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Cadeau de YesEL FIN

 
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Jean?


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Inscrit le: 28 Oct 2013
Messages: 34

MessagePosté le: Mer 1 Jan - 12:08 (2014)    Sujet du message: Cadeau de YesEL FIN Répondre en citant

Alors surtout pour M'Uriel voici donc la fin de "Mana et la coccinelle". 
J'ai une fille qui s'appelle Mana. 
Je dois dire que cette petite histoire a du m'être "soufflée" car bien que datant de 95 elle contient beaucoup de ce que nous avons intégré plus tard. 
Du fait de cette date pour certaines petites choses je vous demande votre indulgence. 

 
Comme en chemin le premier tiers a changé de post je vous les remets ici: 

 

 
1) http://www.lecollectifdelun.com/t1632-PERMETTEZ-MOI-DE-VOUS-OFFRIR-UN-CADEAU-DE-YES-EL.htm 

 
2) http://www.lecollectifdelun.com/t1645-Cadeau-de-YesEl-suite.htm?q= 

 
et voici donc la fin: 

 
8 
  
  
La nuit était déjà fort avancée. 
Toute la journée il s'était battu. 
Il avait fait montre de trésors de patience, d'ingéniosité, de rapidité, d'intelligence. 
Des dizaines de fois on aurait pu penser qu'il allait succomber mais toujours il renaissait plus fort du feu de sa passion de vaincre. 
Maintenant il se trouvait là, si près du but suprême, bloqué! 
Quand il était arrivé ici, il lui avait fallu éliminer avec sang-froid, détermination et avec des réflexes sûrs tous les monstres et gardiens qui se trouvaient à ce niveau. 
Maintenant et depuis des heures il cherchait une clef ou un passage secret mais toujours il se heurtait à un mur ou à une solide porte bouclée. 
La fatigue finit par avoir raison de lui. 
Il s'endormit, n'ayant même plus la force d'éteindre son ordinateur. 
- On dirait mon cousin, Matthieu – dit Mana - il passe des journées entières à jouer avec son ordinateur; ou Thierry, le fils d'un ami de papa, il est déjà grand, puisqu'il sera bientôt médecin mais lui y passe des nuits entières. 
- Ce qui est remarquable, c'est l'intensité de l'attention et la force de concentration que ces jeux suscitent. 
- Mais, quel est le lien avec nos barrières ? 
dit Mana. 
- Ce n'est pas, par hasard, si ce type de jeux a un tel succès auprès des jeunes. 
Beaucoup de personnes plus mûres, prisonnières des structures mentales qu'elles se sont construites, deviennent imperméables à tout ce qui est situé à l'extérieur des enceintes qu'elles ont élaborées. 
Si ces jeux rencontrent un tel engouement, c'est qu'ils évoquent la structure même de votre psyché. Avant que n'existe le multimédia c'est au travers des contes que l'enfant, non encore figé par ses structures mentales, trouvait une analogie avec les profondeurs de sa nature. 
Il ne faut pas voir ailleurs le prodigieux essor du dessin animé qui reprend souvent par le biais de l'image les contes traditionnels. 
Comme nous l'avons dit, l'être qui est arrivé au stade humain est constitué d'une multitude de couches. C'est ce que nous signifient les labyrinthes occidentaux, et que l'on retrouve jusque dans les cathédrales, ou les mandalas orientaux. Mais aussi dans la forêt de la belle au bois dormant ou celle du petit Poucet. 
Chaque dédale du labyrinthe est une barrière. Une vie entière ne suffit pas toujours pour en trou ver l'issue. 
Les salles du labyrinthe portent pour noms: peur, orgueil, inertie, doute, bêtise, fermeture, etc ... Et les portes s'appellent tranquillité, humilité, dynamisme,  confiance, sagesse, ouverture, etc ... 
Les salles du labyrinthe sont si nombreuses que ce serait inhumain de vouloir toutes les visiter. 
Quand l'assurance de la vie éternelle est acquise alors il faut savoir se laisser aller. Se laisser aller c'est abandonner le labyrinthe. C'est se laisser baigner dans l'Unité de la Lumière aimante de vos frères aînés. 0n ne triomphe pas du labyrinthe en l'affrontant mais tout simplement en le laissant. Eh oui, on ne triomphe pas de son EGO en l'affrontant, mais en le laissant s'ouvrir! 
- Oui, je comprends, vouloir affronter nos barrières c'est encore leur donner de l'importance. 
Nous pourrions peut-être en évoquer quelques-unes, des plus importantes? Dit Mana, qui n'avait de cesse de vouloir au mieux préciser les choses. 
Avec une infinie patience la Dame lui sourit. 

  
  
9 
  
  
Ils fuyaient ! Tous fuyaient dans la même direction. La peur panique inscrite depuis des temps immémoriaux dans leur mémoire ancestrale les possédait. Au loin dans la direction opposée, on sentait vaguement une odeur de fumée. L'œil  injecté de sang, le regard fixe, droit devant, ils détalaient à perdre haleine.
Toutes les habitudes, tous les instincts étaient oubliés, la peur prenait toute la place et rien n'existait hormis elle.
C'est ainsi que l'antilope galopait aux côtés du lion et le léopard à côté du babouin dans cette plaine immense du Tanganyika.
Les yeux exorbités, ils ne se préoccupaient même pas des obstacles. Certains se fracassaient contre des baobabs, d'autres se brisaient les pattes sur un rocher, aussitôt laminés par tous ceux qui derrière se pressaient.
C'est bouleversant - dit Mana - il leur suffirait d'un instant de calme pour se rendre compte qu'il n'y a pas vraiment de danger et la terreur qui les habite en tue des centaines.
Mais ce sont des animaux !
Crois-tu que les hommes se sont débarrassés des vieux schémas inscrits dans leurs profondeurs, souvenirs lointains hérités du monde animal ?
Cherchons un peu ; à chaque instant il se passe sur la terre, dans le monde des hommes, des événements analogues.
La Dame se pencha. La terre apparut dans son entier, magnifique globe roulant dans l'espace.
Leur vision se précisa. Elles virent des gens assis les uns à côté des autres regardant un
écran de cinéma. Soudain quelqu'un cria : Au feu !
Un instant la salle fut pétrifiée, puis des cris fusèrent de toutes parts. Ils se levèrent tous en même temps et se précipitèrent vers la sortie. Une monumentale bousculade s'ensuivit.
Les plus forts poussèrent les plus faibles pour arriver le plus vite possible dehors. Certains, parmi les plus vieux, mais aussi des enfants, tombèrent. Ils furent piétinés par les autres. Une femme mourut de peur. Trois enfants et deux personnes âgées moururent écrasés par la cohue.
Dans le restaurant à côté, une bouteille d'huile brisée sur la cuisinière avait provoqué un début d'incendie et, des efforts faits pour l'éteindre, était née une épaisse fumée ressentie jusque dans la salle de cinéma.
- C'est incroyable que des hommes puissent manquer à ce point de contrôle de soi ! - dit
Mana.
- Rappelle-toi ! Nous avons déjà dit que l'homme était construit comme un oignon.
Dans les profondeurs de ses couches successives, il garde la mémoire ancestrale de tout ce qu'il a vécu dans son lointain passé.
Tant que la tranquille assurance de sa nature éternelle et divine sommeillant tout au centre de l'oignon n'a pas été perçue, chacune des couches gravées peut prendre les rênes et submerger la personnalité consciente.
Un événement extérieur exhume un souvenir douloureux inconscient et voici la PEUR qui telle un raz de marée envahit toute la conscience.
Plus aucun contrôle n'est possible. La peur domine tout. Elle se nourrit d'elle-même, s'autogénérant, contagieuse, elle se transmet aux autres à la vitesse de l'éclair par ses cris, sa gestuelle, ses odeurs et surtout ses regards hallucinés.
- Pourquoi certaines personnes qui s'intéressent à l'au-delà, le craignent-elles tant ?
- Toutes les peurs se résument à la peur de l'inconnu et le plus grand inconnu pour les êtres humains c'est la mort, donc l'au-delà. La sérénité se rit de la peur qui est tellement animale.
Un morceau de glace peut-il embrasser le  soleil ?
La peur perçue chez les autres ne peut générer que de la compassion chez celui qui va, conscient de son éternité et de l’unité de Tout, sur le chemin de sa fusion avec Lui. Au fond de l'être brille la sereine lumière, sa peur n'est que le manteau de l'ignorance qui la drape.
Si les gens qui s'intéressent à l'au-delà peuvent être gagnés par la peur, c'est que leur recherche reste au niveau de l'intellect, voire même de la curiosité parfois malsaine.
- Mais certains, cherchant à avoir des contacts avec l'au-delà ont eu des expériences malheureuses !
- Souviens-toi de la grisaille que nous avons traversée lorsque nous avons quitté la terre. Cette grisaille est composée de tous les êtres qui, bien que dans l'autre dimension, se trouvent englués dans leurs désirs  égoïstes tout à fait terrestres. Ces êtres disposent du pouvoir que chacun veut bien leur donner. Les apprentis sorciers de la terre qui savent qu'il existe un au-delà et qui tentent de s'en servir pour nourrir leur pouvoir terrestre trouvent leur pendant de l'autre côté du miroir. "Qui se ressemble s'assemble" et "Tel est pris qui croyait  prendre" ! La grisaille n'a aucun pouvoir sur celui qui s'est ouvert, car il sait que ce gris n’est que de la lumière qui s'ignore encore. Il ne peut qu'avoir de la compassion pour ses frères attardés, qu'ils soient dans ce monde ou dans l'autre.
- Et la solution ?
- Il ne faut pas douter ! Mais, avoir confiance en soi et en la Divine providence, ce qui est la même chose, car comme tu le sais maintenant, tout est UN.
- Mais d'un point de vue pratique?
- Comme tu l'as déjà dit, ne luttez pas contre vos petites faiblesses, car c'est là rester dans la dualité et leur donner de l'importance.
La Lumière Divine ne projette pas d'ombre. Considérez vos travers avec bienveillance, ils sont aussi là pour vous construire et, quand vous serez baignés dans le grand Tout, ils ne seront plus qu'un souvenir attendri. Ce souvenir sera le garant de votre humilité et de la compréhension pour nos frères qui alors en seront à ce stade. Car seul est bien compris ce qui par soi-même a été vécu.
- Ça me rappelle mon papa qui, citant Hippocrate, dit souvent :
"Le meilleur médecin est celui qui a eu toutes les maladies."


 
  
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Il allait droit, cravaté et bien mis. Il était important et il l'affichait. Il fallait que du premier coup d'œil tous ceux qui lui étaient inférieurs, sachent à qui ils avaient à faire. Il avait son idée sur tout et n'acceptait pas que l'on discute sur ce qui était évident pour lui. Il était marié et avait des enfants. Quand il rentrait le soir, fatigué de tous les dossiers importants qu'il avait traités, il était chez lui ! Sa femme devait le comprendre et s'arranger pour que tout soit fait pour son repos, sa distraction et son plaisir. De toute façon, n'était-ce pas là le rôle des femmes ? Et la sienne avait de la chance. N'était-elle pas avec lui ! De plus, c'était grâce à lui qu'ils avaient cette place dans la société et qu'ils pouvaient se permettre d’avoir ce niveau de vie.
Si les enfants chahutaient, il appelait sa femme : comment osaient-ils troubler son repos, lui qui en avait tant besoin ?
Quand il n'y avait pas de match de foot, à la télé, pas de dîner avec une relation d'importance - bien sûr - il trouvait parfois quelques instants pour jouer avec ses enfants. Avec son fils surtout, lui qui allait le prolonger dans le temps, la chair de sa chair, le sang de son sang. Pour l'éduquer,  il l'éduquait, punissant à tour de bras s'il s'éloignait de ce qu'il attendait de lui. Punissant encore, s'il n'était pas le premier à l'école. D'autant qu'au dernier classement il avait été dépassé par la fille d'un de ses obscurs employés dont il ne se souvenait même pas le nom.
 
- Ça existe ça! - dit Mana
- Ils sont encore nombreux sur la terre à être de la sorte, mais ne juge pas! Nous avons tous la même lumière en nous. Quand on voit le gland on ne devine pas toujours le chêne.
Que vois-tu comme barrières ?
 
- D’abord l’orgueil, puis la rigidité de ses structures mentales empêchant le développement de sa sensibilité.
Tout cela semble tellement ancré, cela va prendre un temps infini pour qu’il évolue !
 
- Pas du tout, cela peut être très rapide.
 
- Comment ?
 
- Sa femme lassée, s’enfuira ; ou mis au chômage il perdra son statut social ; ou encore son fils décédera d’une grave maladie ou de façon accidentelle.
Des événements de ce type pourront lui apprendre rapidement l’humilité. Ils viendront briser la rigidité de son mental, et la coque de son ego.
Il s’ouvrira !
- Il souffrira ! ! – dirait-on avec l’accent pas très loin de chez ma Mamie qui habite en Lorraine.
- Bien sûr, qu’il souffrira ; plus la structure est rigide, plus la coque est épaisse, plus l'ouverture sera douloureuse.
- C'est comme un enfantement, une naissance à une nouvelle dimension de compréhension.
- Sans cesse, il faut mourir à quelque chose pour pouvoir naître à autre chose, tant qu'une certaine porte ne s'est pas ouverte.
- Mais c'est très dur !
- Peut-être, d'un point de vue humain, mais quand vous verrez cela d'ici, vous bénirez le ciel de vous avoir fait vivre ce dont vous aviez besoin pour grandir. Quelqu'un a dit: "Ce que la chenille appelle la fin du monde, le maître l'appelle papillon!"
 
- L'intellect est nécessaire à l'homme tout de même.
- L'intellect est un outil qui ne doit pas prendre toute la place. C'est le principal artisan de la construction du bocal. C'est le trésor qui nous a permis la prise de conscience du «JE SUIS».
Mais, c'est lui aussi qui rumine sur hier et s’angoisse sur demain. C'est un outil terriblement dangereux, celui des armes et des guerres, des systèmes et des dogmes, celui de la science, de ses merveilles et de ses horreurs.
C'est celui par qui en un demi-siècle la planète agonise. C'est un piège, même pour celui qui s'ouvre spirituellement, construit son petit système, s'y raccroche rassuré et fier mais prisonnier.
L'intellect, outil bien lourd comparé à la vision qui vous attend ici.
Une histoire peut vous aider à comprendre.
Il était une fois, au milieu de la forêt, une grosse fourmilière. La reine voulut comprendre l'univers dans lequel elle vivait. Elle envoya ses fourmis chercher tous les renseignements qu'elles pourraient trouver sur tout ce qui les entourait. Elles partirent, bien décidées à satisfaire leur reine. Elles étudièrent tout dans les moindres détails : les feuilles mortes, les brindilles, les cailloux... Elles rapportèrent les renseignements à la fourmilière. Ils devinrent si nombreux que bientôt elles ne surent plus qu'en faire.
C'est alors qu'un oiseau s'envola du haut d'un chêne. Il prit de l'altitude, et d'un coup d'œil vers le bas il vit dans son entier la forêt ou se trouvait la fourmilière.
- C'est comme ici - dit Mana - on voit tout de tellement haut, avec tout son être, il n'y a besoin d'aucune réflexion, ni d'aucune analyse pour comprendre.
- Quand les choses sont réfléchies et que le miroir est déformant la compréhension ne peut qu'être déformée. C'est pourquoi il faut que le miroir du mental soit de plus en plus transparent afin que vous deveniez ''passage".
Quand vous disséquez par trop les choses en les analysant vous perdez la vision du tout que vous aurez naturellement ici.
Trop de mental nuit au cœur, et le déséquilibre ainsi créé est l'une des causes, avec d'autres bien sûr, d'un phénomène qui se développe actuellement sur la terre.
- Je ne vois pas lequel ? - dit Mana
- Eh bien, parlons-en. - dit la Dame.

  
  
  
  
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Il se tenait droit, la tête altière, le thorax gonflé, il était le plus grand, il était le plus fort et il le savait. Des milliers se tenaient autour de lui, mâles et femelles, vieillards se traînant et tout petits, venant à peine de naître, se traînant aussi.
Le disque du soleil levant commençait à rougir l'horizon.
Gonflé de tous ses pouvoirs, son regard parcourut sa troupe immense. Il prit une profonde inspiration et poussa un puissant meuglement repris comme en un écho infini par tous ses lieutenants d'abord, par la multitude ensuite. Il n'était plus un gnou, il était le Gourou de tous les gnous.
Alors, d’un pas lent et majestueux d’abord, au trot sec et tendu ensuite, empreint de toute son importance, au petit galop faussement léger enfin, il se mit en route vers le soleil levant. Et la multitude, en un grondement de plus en plus assourdissant, en un nuage de poussière se soulevant petit à petit, le suivit.
- C'est impressionnant - dit Mana
- Et dangereux - reprit la Dame - un troupeau, une meute n'a pas le jugement d’une personne isolée. Une meute est capable du pire. Les énergies des groupes, troupes, meutes, stimulées par un meneur puisent dans les plus bas instincts animaux, l'intellect de l'homme nourrissant ces pulsions, elles peuvent atteindre le comble de l'horreur. Porté à l'échelle d'un pays, cela peut mener aux abominations que les hommes ont connues lors de la deuxième guerre mondiale.
- Mais - dit Mana si cela réveille les instincts animaux c'est un retour en arrière ?
- Exactement  - dit la Dame - L'animal, qui n’a pas conscience de lui lui-même, suit aveuglément le chef de meute qui est guidé par son instinct. Il n'est pas venu apprendre la conscience de soi. Alors que le travail de l'homme c'est justement de développer Son potentiel, de prendre conscience de Son - JE SUIS -.
Cela ne peut être en se prosternant devant un autre. Etre dans un groupe mené par un gourou, rechercher le sentiment de sécurité que procure le troupeau, c'est contre-nature c'est une involution, car la Vie ne se conjugue pas avec hier.
- Mais on peut trouver un être plus élevé que soi qui nous aide ?
- Il y a toujours plus grand et plus petit que soi mais si peu. Sur l'immense échelle qui va des bas-fonds aux clartés les plus lumineuses l'humanité ne représente qu'un échelon.
Si tu trouves un tel être, ne lui vends pas ton âme et s'il est vraiment élevé, il ne te demandera rien mais vraiment rien. Souviens-toi que personne ne peut faire ton chemin à ta place et que nul ne peut te donner sa connaissance.
Souviens-toi encore qu'il n'existe pas un rite ou une initiation qui puisse te faire avancer d'un seul pas. Et encore qu'il n'y a pas d'élus, car tous vous êtes élus.
- Et pourtant - dit Mana - il y a de plus en plus de sectes ! Pourquoi?
- Depuis toujours sur la terre il y a eu des exploiteurs et des exploités. Tant que l'homme sera dans son O il en sera ainsi. Les exploiteurs ont toujours su utiliser toutes les énergies - en conscience ou non - susceptibles de les aider dans leur travail de vampire. Beaucoup d'êtres qui cherchent sont perdus et immatures; ils cherchent un guide et ils le trouvent.
Cependant, il est important de faire attention, quelqu'un a dit que lorsqu'un arbre tombe il fait plus de bruit que toute une forêt qui pousse. Il ne faut pas, sous prétexte de lutter contre les sectes en voir partout. Actuellement il y a sur la terre une grande soif de spiritualité. Il est normal que des liens se tissent entre ceux qui cherchent. C'est même très bien, et c'est à l'image de ce qui vous attend ici. Jésus aurait dit : "Que vous soyez deux ou trois réunis en mon nom et je serai parmi vous".
Souviens-toi de la corde de l'instrument de musique.
- Et la solution?
- Avoir confiance en Soi; nous avons tous en nous le même potentiel Divin.


 
  
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Mana regarda la Dame et dit: On a bien travaillé!
- Pas mal, pas mal ...
Elles se regardèrent et partirent dans ce que l'on pourrait appeler sur la terre: un énorme fou rire.
- Mais nous nous sommes souvent répétées.
- C'est vrai. Ça ne gênera pas ceux que nous aurons touchés au niveau du cœur; quant aux autres, ils trouveront toujours à redire. De toute manière, un coup ne suffit pas, pour faire entrer un clou!
- Il me reste quand même quelques questions.
- Je suis là, petite Mana - dit la Dame avec un sourire bienveillant - on peut encore se répéter un peu.
- Y- a-t-il une doctrine?
- Il n'y a pas de doctrine, c'est peut-être à votre niveau une théorie des valeurs, avec des valeurs communes aux civilisations dans le temps, dans la géographie ...
- Quelles sont ces valeurs communes?
- Il y a la foi, il y a une ouverture spirituelle, il y a l'accompagnement de soi et des autres, cet accompagnement s'atteint par un certain détachement, mais un détachement mesuré qui ne doit pas être mépris des choses matérielles. Elles sont là, elles vous entourent, servez-vous en, mais ne les accaparez pas.
- L'accompagnement de soi et des autres?
- C'est en quelque sorte avoir foi en soi et dans les autres. J'espère que ce sont des mots qu'ils sauront comprendre.
- Et l'amour, la compassion?
- Ça fait partie de l'accompagnement, ce sont là des petits mots très humains, mais c'est vrai qu'il faut s'en servir.
- Peut-on donner des directives?
- Il n'y a pas de directives, il n'y a pas de doctrine. Qu'ils ne systématisent pas les questions. Qu'ils soient plus réceptifs, sensibles, et cessent de s'agiter comme des petits diables.
Le chemin ne se trace pas avec des petits cailloux.
Qu'ils se laissent baigner, accepter, et envelopper. Nous sommes là, je le répète, mais il faut savoir être perméable. Il faudra faire des efforts.
Ce n'est pas entaché d'idéologie, de morale... C'est une faculté que vous avez, qu'il faut développer et elle vous aide.
- Nous n'avons évoqué que la première porte qu'en est-il de la seconde?
- La seconde n'est possible à ouvrir qu'après la première. Chaque chose en son temps. Il va déjà y avoir beaucoup de travail pour ceux qui seront sensibles à ton appel. Oh les mots ! Travail, je dis travail, mais ce n'est pas un travail, c'est un état. Tu reviendras, le moment venu, il sera temps alors d'évoquer la seconde porte.
- Je vais donc retrouver les dures coques des «gens» comme je les appelle quand je suis petite en bas. C'est drôle, je me sens souvent mieux avec les animaux, quand je suis avec eux, quelque chose me rappelle le monde d'ici.
- C'est la fusion que tu perçois, à un autre niveau de la spirale. La fusion avec la nature pour les animaux, la fusion des esprits, ici.
- Qu'elle est belle et lumineuse; leurs yeux ne pourront jamais concevoir la beauté de ce qui les attend.
La Dame reprit - Alors que quand tu es sur la terre tu te heurtes aux «coques» des «gens». Tu le perçois moins avec les enfants car leur coque n'est pas encore complètement fermée.
Mais, tu ne te heurteras pas, à tous ceux qui auront ouvert leur première porte. Ils se sentiront unifiés avec tout l'Univers. Ils auront conscience d'être entourés et baignés par l'énergie de Lumière et d'Amour que tu perçois ici. Cet état leur apportera équilibre et bonheur. Les difficultés de la vie sur la terre n'arriveront plus à entamer leur stabilité. Ils se comprendront mieux et comprendront leurs frères humains. Cette compréhension et le sentiment de faire partie d'eux leur donnera tolérance et compassion. Dans leur regard brillera la petite lumière de ceux qui savent. Ils ne seront plus ni pressés, ni méchants.
Alors mon petit ange - dit la Dame, en entourant Mana de sa lumière orangée d'une incroyable énergie d'amour et de douceur - nous aurons, grâce un peu à toi, avancé d'un grand pas, sur le chemin qui les conduira tous vers une nouvelle métamorphose.
Bon, il serait peut-être temps que tu me quittes, on va finir par te chercher en bas. Mais c'est vrai, j'oubliais ta coccinelle. Tu vois, ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle «bête à Bon Dieu», elle résume à elle seule tout ce que nous venons de dire.
Il y en a qui sont orangées, comme moi et toute la Lumière qui est à mon niveau. – Partout une intense Lumière jaune-orangée, comme celle d'un lever ou d'un coucher de soleil ou mieux celle que l'on perçoit fixant le soleil les yeux fermés, vibrait de sa force vivante. - Il en est, beaucoup plus nombreuses, de rouges; et le rouge est infini! Quand nous serons dans le rouge, nous percevrons l'infini.
Sa forme ressemble à celle d'une tortue. Dans l'ancienne Chine, la tortue symbolisait l'Univers. Son dos rond correspondait à la voûte céleste qui vous couvre; son ventre plat à la terre qui vous porte. Tout ceci s'intégrait dans la juste théorie du yin-yang de ces anciens chinois. Le dos correspond en effet au yang comme le ciel et le ventre au yin comme la terre. Ils disaient que la première condition pour que le monde manifesté dans la matière soit ; est le passage à la dualité; en opposition avec l'Unité que tu perçois ici.
Notre petite coccinelle a la même forme que la tortue, parfois même, elle a deux points sur sa carapace qui symbolisent la dualité. Elle possède aussi une coque, d'où elle tire son nom.
- Comme la coque de notre ego!
- Exactement, mais tout comme vous, elle peut ouvrir sa coque, alors apparaissent de fines ailes qui lui permettent de s'envoler.
- C'est incroyable - dit Mana - tout ce que nous avons dit, se trouve résumé dans la petite « bête à Bon Dieu » qui dort dans mes mains, avec moi, en bas !
- Tu vois que c'est simple, maintenant il faut que tu la rejoignes.
- C'est dur, je suis si bien ici!
- Je te l'ai dit, tu reviendras et un jour, ce sera pour toujours. Je t'embrasse, va ma grande Mana.


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MessagePosté le: Mer 1 Jan - 12:08 (2014)    Sujet du message: Publicité

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M'Uriel
Invité

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MessagePosté le: Mer 1 Jan - 17:22 (2014)    Sujet du message: Cadeau de YesEL FIN Répondre en citant

Gratitude Jean Paul,en effet,j'avais manqué cette partie!miam,je vais me régaler!

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:41 (2018)    Sujet du message: Cadeau de YesEL FIN

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