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Des dinosaures ont cotoyé les hommes, il y a seulement quelques milliers d'années !

 
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Alteran


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MessagePosté le: Ven 5 Déc - 20:03 (2014)    Sujet du message: Des dinosaures ont cotoyé les hommes, il y a seulement quelques milliers d'années ! Répondre en citant



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Des dinosaures ont cotoyé les hommes, il y a seulement quelques milliers d'années !


Source

Un nouveau pavé dans la mare des défenseurs de la théorie de l'évolution. Les dinosaures auraient cohabité avec les hommes, c'est ce que soutenait déjà Immanuel Velikovsky (voir l'article du BBB). Voici une autre preuve-découverte qui a valu à un chercheur d'être licencié.

Un scientifique découvre une preuve allant contre la théorie de l'évolution et se retrouve licencié – un cas honteux pour la communauté scientifique

Le but ultime de la science devrait être de découvrir la vérité. Ce n'est pourtant pas toujours le cas dans la communauté scientifique.

Il existe des exemples de scientifiques ayant découvert des preuves qui contredisent les théories actuelles solidement établies et qui se retrouvent sans travail.

Voici un exemple flagrant expliquant pourquoi de nombreux scientifiques ont peur de s'exprimer pour ne pas risquer leur place.

En début d'année 2013, le chercheur Mark Armitage travaillait sur le site de l'excavation de Hell Creek dans le Montana, et il découvrit ce qu'il pensait être la plus grande corne de tricératops jamais exhumée sur le site.


De retour à CSUN (California State University, Northridge) et après examen de la corne sous un puissant microscope , Armitage fut fasciné par la découverte de tissus mous sur l'échantillon.

Les collèges d'Armitage se montrèrent moins que ravis par cette découverte, car elle présentait de sérieuses implications pour la théorie de l'évolution.


Squelette de tricératops au Musée d'Histoire Naturelle de Los Angeles


La découverte d'Armitage indiquait que les dinosaures sillonnaient toujours la terre il y a seulement quelques milliers d'années et ne s'étaient pas éteints il y a 60 millions d'années selon la théorie officielle.


Peu de temps après avoir annoncé sa découverte, Armitage fut licencié. Selon l'explication officielle du CSUN, on se passait des services d'Armitage en raison d'un manque de financement pour son poste.

Armitage, dont le travail était publié depuis plus de trente ans, intenta un procès au conseil d'administration, mentionna avoir subi une discrimination pour considérations religieuses.

Les découvertes d'Armitage furent finalement publiées en juillet 2013 dans le journal scientifique Acta Histochemica.

Résumé

Des tissus osseux mous fibreux ont été extraits d'une corne sus-orbitale d'un Tricératops horridus collectés à la formation de Hell Creek dans le Montana, USA. Du matériel mou était présent dans l'os pré et post-décalcifié. Le matériel de la corne présentait de nombreuses petites couches de matrice osseuse en lamelles. Cette matrice possédait d'importantes microstructures visibles avec des ostéocytes lamellaires. Des couches de tissu mou présentaient de multiples épaisseurs de tissu intact avec des structures de style ostéocyte montrant des interconnections et des ramifications secondaires. C'est le premier rapport de couches de tissu mou provenant d'une corne de tricératops portant des épaisseurs d'ostéocytes, et il élargit la gamme et le type de spécimens de dinosaures connus pour contenir du matériel non fossilisé dans la matrice osseuse.

Selon les documents du tribunal, peu de temps après la découverte originale des tissus mous, un officiel du CSUN a dit à Armitage, "Nous n'allons pas tolérer votre religion dans notre département !"

"Virer un employé pour ses idées religieuses est totalement inapproprié et illégal", a déclaré un avocat de l'Institut de Justice du Pacifique.

"Mais le faire pour tenter de réduire au silence un discours scientifique dans une université d'état est encore plus alarmant. Ce devrait être un signal d'alarme et un avertissement pour le monde universitaire."

Mark Armitage n'est malheureusement pas le seul scientifique à être renvoyé après avoir révélé une découverte qui contredit les théories orthodoxes. Ce qui conduit les gens à remettre en question et à douter de l'honnêteté et de la signification réelle de la science actuelle.


***************

Rappel : photo publiée d'une empreinte humaine et d'une empreinte de dinosaure découverte en 1908 au Texas




Message ToEagle.com


Pierres péruviennes montrant des dinosaures et des technologies avancées, considérées comme un OOPArt ou un canular




Les pierres d'Ica sont une vaste collection de pierres gravées, trouvées au Pérou dans le département d'Ica à partir des années 60, dont certaines représentent notamment des dinosaures, des technologies très avancées ou des scènes se déroulant dans l'espace...



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant deux hommes luttant contre des dinosaures
(Source : Brattarb)

Popularisées par Javier Cabrera Darquera, les pierres d'Ica ont soulevé de nombreuses polémiques mais sont considérées de nos jours comme un canular moderne par la majorité des spécialistes. Elles sont toutefois encore souvent citées comme preuves par les créationnistes et les partisans de la théorie des anciens astronautes.


Description

Les pierres d'Ica sont en andésite, une roche volcanique abondante dans la région d'Ica. Elles sont le plus souvent noires, mais peuvent prendre d'autres teintes (gris, jaune ou rose).
Leur taille est également très variable, du galet de 20 g pour les plus petites au rocher de 500 kg pour les plus grosses. La grande majorité des pierres sont cependant de gros galets de quelques kg.
Les pierres d'Ica sont le plus souvent gravées, parfois sculptées en bas-relief, dans le style des cultures précolombiennes pré-incas (Nazca, Paracas, Tiahuanaco...) et incas. Certaines pierres sont très frustres, tandis que d'autres présentent des compositions artistiques plus riches et détaillées.
Elles dépeignent une grande variété de scènes, parmi lesquelles on peut ainsi observer :

  • des animaux divers et des plantes locales ;
  • des scènes de la vie courante, des cérémonies religieuses ;
  • des monstres imaginaires (dragons, chimères, sirènes...) ou des dinosaures ;
  • des populations précolombiennes combattant des dinosaures et des monstres, ou les utilisant comme monture ;

Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant un tricératops chevauché par un homme

  • des technologies futuristes : des astronomes utilisant des télescopes, des chirurgiens réalisant des opérations complexes (transplantations d'organes, césariennes, opération à coeur ouvert, trépanations, études d'embryons humains ou animaux), des machines volantes...
  • des paysages étranges ou des cartes montrant des continents inconnus, dans lesquels certains (comme Javier Cabrera) ont reconnu d'autres planètes ou des continents perdus comme l'Atlantide et Mu ;
  • des cartes du ciel montrant des étoiles et des astres divers ;
  • des scènes sexuelles : masturbation, homosexualité, bestialité...
Toutefois, certaines pierres d'Ica sont parfois difficiles à lire et leur interprétation est en grande partie laissée à l'imagination de l'observateur. Les scènes « d'opérations chirurgicales » peuvent être ainsi être vues comme des actes de cannibalismes, les machines volantes évoquent davantage des oiseaux que de vraies machines...
Les dessins des pierres d'Ica se répètent souvent, et certaines présentent des gravures similaires à quelques détails près.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant un « homme glyptolithique » observant une étoile filante avec une longue-vue
(Source : Geschichte in Chronologie)



Découverte

Les premières pierres d'Ica ont été trouvées à la fin des années 50, par un architecte du nom de Santiago Agurto Calvo et deux collectionneurs d'art précolombien, les frères Carlos et Pablo Soldi ; ils se constituèrent une petite collection de pierres gravées en les achetant à des paysans. En compagnie de l'archéologue Alejandro Pezzia Assereto, Agurto Calvo mena également des fouilles dans des tombes pré-Incas de la région d'Ocucaje en 1966, ce qui le conduisit à trouver d'autres pierres du même style.
Calvo écrivit un article sur le sujet en 1966 (Las piedras mágicas del Ocucaje) ; la même année, l'archéologue Herman Buse eu l'occasion d'étudier les pierres de la collection Soldi, et en parla dans son livre Introducción al Perú ; toutefois, ces deux mentions des pierres d'Ica passèrent assez inaperçue dans le monde scientifique.
Le Muséum Régional d'Ica montrait au début des années 60 quelques pierres gravées d'origine diverses, mais elles furent retirées de l'exposition quand des doutes sur leur authenticité apparurent.
C'est tout à fait par hasard en 1966 que le médecin péruvien Javier Cabrera Darquea découvrit sa première pierre d'Ica : il s'agissait d'un cadeau pour son 42ème anniversaire, offert de la part de son ami d'enfance Felix Llosa Romero qui connaissait l'intérêt de Cabrera pour l'archéologie précolombienne. Javier Cabrera pensa reconnaître sur la pierre gravée une espèce disparue de poisson et il commença alors à collecter d'autres pierres similaires.
Javier Cabrera se procura dans un premier temps 341 nouvelles pierres d'Ica en les achetant aux frères Soldi pour la faible somme de 7000 soles péruviennes (moins de 40 euros). Puis Cabrera en acheta plusieurs milliers d'autres à des paysans de la région d'Ica, notamment Basílio Uschuya et Irma Gutierrez de Aparcana.
Il est souvent affirmé sur certains sites internet que Cabrera avait hérité de son père une petite collection de pierres gravées, ce qui a toutefois été démenti par plusieurs auteurs. Si la famille de Cabrera a effectivement déterré des artefacts précolombien sur leur propriété, en revanche, ceux-ci furent perdues et Cabrera n'a jamais pu les voir.



La pierre donnée par Felix Llosa Romero à Cabrera, dans laquelle celui-ci reconnut une espèce éteinte de poisson
Entre la fin des années 60 et les années 80, Javier Cabrera Darquea enrichit sa collection de 11000 pièces. Les pierres d'Ica furent exposées dans un premier temps dans la Maison de la Culture d'Ica. Puis dès 1968, craignant que les pierres ne soient soustraites à la vue du public comme celles du Muséum Régional d'Ica, Javier Cabrera Darquea déplaça sa collection dans dans sa propre maison qu'il reconvertit en un musée consacré exclusivement aux pierres d'Ica.
Cabrera contacta également des spécialistes de l'histoire précolombienne pour leur demander d'examiner les pierres d'Ica, et il attira l'attention de la presse sur leur existence.
Suite à la parution du best-seller d'Erich von Däniken Présence des extraterrestres (plus connu sous son nom anglais : Chariots of the Gods ?) en 1968, de nombreux auteurs partisans de la théorie des anciens astronautes rédigèrent des livres sur l'existence d'un ancien contact avec les extraterrestres ; les pierres d'Ica y furent souvent mentionnées, ce qui contribua à faire connaître leur existence dans le monde entier.
Ainsi en 1974, suite à deux visites au musée des pierres d'Ica, Robert Charroux discute de l'affaire d'Ica dans tout un chapitre de son livre L'Enigme des Andes.
En 1976, Cabrera publia lui aussi un livre, El mensaje de las piedras grabadas de Ica (dont la traduction anglaise The Message of the Engraved Stones of Ica ne fut publiée qu'en 1989), dans lequel il exposait ses théories sur la nature et l'origine des pierres - qu'il appelait les glyptolithes (« pierres gravées » en grec). Il y spéculait également sur les informations d'ordre médicale, astronomique, historique... qui étaient selon lui données par les pierres.



Javier Cabrera Darquea, pris en photo dans son Musée des Pierres Gravées à Ica (date inconnue)
(Source : Bad Archeology)

En 1980, ayant appris que la reine d'Espagne Sofia manifestait un intérêt pour les pierres d'Ica, Cabrera lui fit expédier une des plus grosses pierres de collection... Un monolithe pesant plusieurs centaines de kg, qui nécessita une grue pour le charger et le décharger, et voyagea en avion jusqu'en Espagne.
En 1996, Javier Cabrera Darquea abandonna sa carrière de médecin (il était à la tête du département de médecine de l'Université de Lima) pour se consacrer exclusivement à l'étude des pierres gravées.
Cabrera mourut en 2001 des suites d'un cancer. Quelques 11000 pierres sont toujours actuellement exposées dans le musée, classées sur des étagères par catégorie (astronomie, médecine, transports, animaux... La collection est tenue par Maria Eugenia, la fille de Javier Cabrera.


Interprétation

Quasiment dès leur découverte, les pierres d'Ica ont été vues comme des Out of Place Art, des objets archéologiques anachroniques remettant en cause notre conception habituelle de l'histoire.
Selon les théories, les pierres d'Iva démontreraient l'existence à l'époque préhistorique d'une civilisation humaine possédant une technologie extrêmement avancée et des connaissances scientifiques très poussées. Robert Charroux pensait ainsi les pierres d'Ica avaient été réalisées par les survivants du continent perdu de l'Atlantide, en témoignage de leur civilisation jadis glorieuse.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) figurant une mappe-monde avec quatre continents, dans lesquels Javier Cabrera et d'autres auteurs ont cru reconnaître l'Atlantide, Mu et la Lémurie
(Source : Brattarb)

D'autres personnes y ont vu un argument supplémentaire étayant la théorie des anciens astronautes. C'est notamment le cas du principal promoteur des pierres d'Ica, Javier Cabrera Darqua.
Selon Cabrera, les pierres auraient été réalisées par la civilisation des « hommes glyptolithiques » il y a plusieurs millions d'années, alors que les dinosaures existaient encore sur Terre. Ce peuple extraterrestre aurait été originaire de la constellation des Pléiades et d'une très grande intelligence ; d'après Cabrera, ils sont décrits sur les pierres d'Ica avec une large tête, des bras petits et faibles, un torse large et des jambes trapues.
La civilisation des glyptolithes aurait implanté des « codes cognitifs » chez certains primates (de l'espèce des Notharctus selon Cabrera) ce qui les aurait conduit à évoluer pour donner naissance à l'Homo sapiens modernes. Ces hommes modernes, organisé en diverses castes selon leur intelligence et regroupés dans une unique mégalopole gigantesque, étaient au service des hommes glyptolithiques qui les utilisaient pour réaliser diverses tâches : études scientifiques, aménagement de la terre...
Toutefois, la Terre connu une suite de catastrophes (séismes, réchauffement climatique puis ère glaciaire) qui conduisirent les extraterrestres à quitter la planète pour retourner sur leur monde originel. Les êtres humains, abandonnés par leurs créateurs et instructeurs, retournèrent à une vie sauvage et perdirent leur connaissances et leur technologie.
Avant de partir, les hommes glyptolithiques auraient cependant sculpté les pierres d'Ica, dans le but de transmettre à la postérité l'histoire de leur civilisation et de prévenir les générations futures de la survenue de nouvelles catastrophes.
Les populations précolombiennes seraient apparues bien après la civilisation des glyptolithes, et elles se seraient appropriées les pierres d'Ica en leur attribuant une origine divine. Cabrera spécule également sur la possibilité que les Incas et les peuples pré-Incas aient tiré une partie de leur savoir et de leur culture des pierres d'Ica.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant, selon certaines interprétations, un « homme glyptolithique » observant des « embryons » avec une loupe
(Source : Geschichte in Chronologie)

Plus rarement, les pierres d'Ica sont associées aux reptiliens, puisque certaines d'entre elles montrent des dinosaures humanoïdes.

Plusieurs créationnistes Terre-Jeune (qui s'appuient sur une lecture littérale de la Bible et affirment que la Terre n'est en réalité âgée que de 6000 ans) ont utilisés les pierres d'Ica comme preuve de leur théorie, notamment Dennis Swift et Don Patton. Selon eux, ces pierres confirmeraient que les hommes ont bien cohabité avec des dinosaures et des animaux préhistoriques il y a quelques milliers d'années dans le jardin d'Eden... Toutefois, le monde scientifique refuserait d'analyser ces pierres et tournerait en ridicule ceux qui en défendent l'authenticité, car il ne souhaiterait pas que le dogme de l'évolution et l'histoire officielle soient remis en question.
Sans aller jusqu'au créationnisme, les pierres d'Ica sont parfois citées par certains cryptozoologues qui veulent argumenter la possibilité que des dinosaures aient survécu plusieurs millions d'années après la date de leur extinction.

Les pierres d'Ica sont très souvent reliées aux figurines d'Acarambo?, une autre série d'OOPArt mexicains représentant des dinosaures cohabitant avec des humains, et aux géoglyphes de Nazca? situées non loin d'Ica (dans lesquels certains ont parfois vu un aéroport destiné aux vaisseaux spatiaux des hommes glyptolithiques).


Controverse autour de l'authenticité des pierres

Après une dizaine d'années de controverse, un consensus est progressivement apparu :

  • un petit nombre de pierres sont vraisemblablement d'authentiques artefacts précolombiens.
  • les autres, une majorité, sont des fraudes fabriquées ou bien dans les années 60 alors que Javier Cabrera cherchait à acheter un maximum de pierres auprès des paysans, ou bien des copies plus récentes réalisées pour les touristes depuis que les pierres d'Ica ont acquis une certaine notoriété dans le monde.

Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant une grande variété de dinosaures : on peut y voir un sauropode (gauche), un carnosaure (en haut à gauche), un ptéranodon (en haut, peu visible sur la photo), un stégosaure (en haut à droite), un tricératops (milieu) et un dinosaure non identifié (en bas).
(Source : Geschichte in Chronologie)

Le terrain de la polémique s'est déplacé : la problématique consiste dorénavant à distinguer les pierres relevant du canular de celles qui sont authentiques.
La majorité des spécialistes et archéologues ont peu de doute sur la nature frauduleuse des pierres les plus extravagantes (montrant des dinosaures, des scènes chirurgicales ou des extraterrestres) ; et même des auteurs pourtant très favorables à la théorie des anciens astronautes comme Erich von Däniken et David Hatcher Childress ont exprimé leur sérieuse réserve quant à leur authenticité.
Seule une poignée de personnes, comme l'auteur créationniste Dennis Swift ou les partisans des théories de Javier Cabrera Darquea, maintiennent encore que les pierres sont de vrais artefacts anciens.
Age et origine des pierres
Il n'existe pas ou très peu de preuves démontrant l'existence ancienne des pierres d'Ica. D'après l'auteur créationniste Dennis Swift, un père jésuite accompagnant Pizarro le long de la côte péruvienne en 1535 aurait exprimé son étonnement devant les pierres sculptées de la région ; quelques unes d'entre elles auraient même été envoyées en Espagne, mais elles auraient disparu depuis. De même, un chroniqueur indien, Juan de Santa Cruz Pachacuti Llamqui, aurait témoigné qu'au XVIème siècle, de nombreuses pierres gravées pouvaient être observées dans les royaumes chinchas.
Ces éléments démontreraient l'ancienneté des pierres, et donc selon les participants de l'authenticité des pierres d'Ica, exclurait l'hypothèse d'un canular moderne de grande ampleur.
Les sceptiques avancent toutefois que ces traductions sont impossibles à retrouver dans les textes originaux, ce qui jette un doute sur leur authenticité. En outre, il est de toute façon impossible de déterminer si les pierres brièvement mentionnées dans les textes anciens sont bel et bien des pierres d'Ica, ou des pierres gravées sans rapport avec celles-ci...
A l'inverse, les archéologues Alejandro Pezzia Assereto (Ica y el Perú Precolombino, 1968) et Alberto Rossel Castro (Arqueología sur del Perú, 1977) ont souligné très tôt l'étrangeté des circonstances de la découverte des pierres d'Ica, émergeant en nombre dans les années 60 sur les étals des huaqueros (pilleurs de tombes), alors que la région d'Ica avait déjà été l'objet de nombreuses fouilles scientifiques et qu'aucune n'avait permis de découvrir jusque là de telles pierres gravées.
Il est possible, toutefois, que les pierres aient pu être cachées durant cette période. Dans son livre de 1966, le préhistorien Herman Buse témoigna comment quelques années plus tôt en 1961, une crue de la rivière Ica avait mis en évidence de nombreuses pierres précolombiennes que les paysans avaient récupéré et vendu.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant un « dragon »
(Source : Brattarb)

La datation des pierres d'Ica se heurte à deux écueils :

  • les méthodes de datation absolues dites "radiométriques" sont inefficaces pour déterminer l'âge des gravures des pierres d'Ica... puisque toute analyse effectuée sur les pierres ne permettra que de déterminer l'ancienneté de la roche elle-même, et non pas l'époque à laquelle la gravure a été réalisée.
  • les méthodes de datation par stratigraphie (étudiant l'âge des couches géologiques où les pierres ont été trouvées) sont également impossibles à réaliser sur les pierres d'Ica, puisque dans la presque totalité des cas, les pierres ont été achetées à des paysans qui ne révélaient pas l'endroit où ils les avaient découvertes. La seule exception concerne les pierres déterrées dans des tombes par Agurto Calvo et Pezzia Assereto en 1966, qui furent attribuées à la culture Paracas (800 - 200 av. J-C.).

Le seul moyen de dater les pierres consiste donc à étudier les gravures elles-même, en déterminant avec quels outils elles ont été réalisées, dans quelles circonstances... Une technique souvent utilisée par les laboratoires consiste à étudier la patine d'oxydation qui recouvre les pierres, qui ne peut se former qu'après plusieurs années et qui donne une indication approximative de l'âge des pierres.
Javier Cabrera Darquea a toujours clamé, de 1966 jusqu'à sa mort en 2001, avoir cherché à attirer l'attention des archéologues sur les pierres et avoir demandé que celles-ci soient analysées en laboratoire. Selon ses dires, il se serait heurté à une vaste indifférence de la communauté scientifique.
Plusieurs études ont cependant été effectuées, dont les résultats sont souvent contradictoires.
Javier Cabrera affirmait avoir fait réaliser en 1967 une expertise d'une trentaine de ses pierres, dont certaines parmi les plus controversées, montrant des dinosaures. Elles furent examinées par le géologue Eric Wolf, qui observa que les pierres étaient recouverte d'une fine patine d'oxydation, y compris au niveau des gravures, ce qui le conduisait à penser qu'elles étaient anciennes. En outre, les gravures avaient été exécutées juste avant que les pierres n'aient été déposées dans les tombes ou les lieux archéologiques où elles avaient été découvertes... ce qui, selon Cabrera, indiquait qu'il ne s'agissait pas de simples objets d'art décoratifs mais qu'on avait cherché à les mettre à l'abri pour les transmettre à la postérité.
Des études complémentaires à l'Université de Bonn indiquèrent que l'andésite constituant les pierres d'Ica avait été formé durant l'ère Mésozoïque (entre 230 et 65 MA), aussi Javier Cabrera en déduisit-il que les gravures avaient plusieurs millions d'années (ce qui constitue un contresens en terme de datation, comme expliqué ci-dessus).



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant deux hommes en adoration devant le soleil
Une autre étude fut réalisée indépendamment en 1966 par deux ingénieurs, Fernando de las Casas et Cesar Sotillo, sur des pierres que Agurto Calvo avait acheté à des huaqueros en 1962. L'étude conclut que les pierres étaient d'une dureté faible permettant de les travailler avec n'importe quel outil rudimentaire en os, en obsidienne ou en métal... ce qui pouvait en faire des artefacts précolombiens, mais n'excluait pas pour autant l'hypothèse du canular.
En 1976, le biologiste américain Ryan Drum étudia les pierres au microscope et n'y décela aucune trace d'usinage. La même année, un ingénieur de la NASA, Joseph Blumrich, analysa lui aussi une pierre d'Ica et observa une patine d'oxydation recouvrant toute la pierre, y compris les gravures.
Mais en 1998, l'ufologue espagnol Vicente Paris et José Antonio Lamich (directeur de la société d'étude du paranormal Hipergea) publièrent les résultats de 4 années d'enquête sur les pierres, à l'issue de laquelle ils concluaient au canular : des microphotographies de certaines pierres prouvaient que du papier de verre avait été utilisé, et en certains endroits, le crayon de couleur et la peinture ayant servi à dessiner le patron de la gravure étaient encore visibles, le couteau ayant débordé du patron.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant une « machine volante » ; l'observation microscopique met en évidence la trace d'un crayon de couleur rouge
(Source : José Antonio Carav@ca)

Dennis Swift affirme avoir étudié au microscope trois pierres gravées, auprès de deux entreprises spécialisées dans la vente de matériel optique de pointe (Palm Abrasive et Mason Optical Inc) : une pierre fabriquée à sa demande par Basilio Uchuya, une de la collection Cabrera, et une autre trouvée lors de fouilles à Nazca en 2001 montrant des « dinosaures ». Les observations auraient révélé que la première était récente (pas de patine d'oxydation) et présentait des marques d'outillage moderne ; les deux autres ne présentaient pas de marques d'usinage, la deuxième semblait "vieille" (sans qu'aucun âge ne puisse être déterminé de façon certaine), la troisième avait l'air très ancienne et présentait un aspect typique des pierres précolombiennes.
Ces travaux, outre qu'ils ne permettent pas de se prononcer sur l'authenticité des pierres de la collection Cabrera, ont été vivement critiqués pour leur caractère pseudo-scientifique : une entreprise commerciale n'est pas un laboratoire, et au demeurant Dennis Swift n'a pas les compétences pour expertiser les pierres (il est pasteur avec une formation en théologie). Ses détracteurs l'ont ainsi accusé de chercher uniquement à défendre ses croyances créationnistes à travers les pierres d'Ica.
Herman Buse rapporta en 1966 des propos des frères Soldi, qui affirmaient que les pierres qu'ils avaient trouvé au début des années 60 étaient souvent couvertes d'une couche de salpêtre, ce qui indiquait qu'elles avaient une certaine ancienneté... ce qui ne signifie pas, toutefois, qu'elles étaient vieilles de plusieurs millions d'années comme l'avançait Javier Cabrera.
Cabrera admettait que certaines pierres d'Ica étaient effectivement des créations "récentes" : des Incas ou des populations pré-Incas les auraient fabriqué en se servant de motifs et dessins transmis de génération en génération depuis des temps immémoriaux, ou ils se seraient inspirés de motifs qu'ils auraient vu sur des pierres anciennes de l'époque des hommes glyptolithiques. Selon lui, ces pierres "modernes" fabriquées par les précolombiens, étaient cependant reconnaissables à leur gravure et leurs dessins plus frustres que les pierres d'Ica réalisées par la civilisation des glyptolithes... Ce qui va à l'encontre de l'avis émis par Neil Steede (voir ci-dessous).



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant une opération chirurgicale à coeur ouvert
(Source : Geschichte in Chronologie)


Les paysans et principaux pourvoyeurs de pierres d'Ica ont eu une attitude ambiguë, avouant à plusieurs reprises avoir fabriqué eux-même de toute pièce les pierres, avant de se rétracter et de clamer leur authenticité.
Le célèbre Erich von Däniken lui-même (considéré comme le père de la théorie des anciens astronautes) se rendit régulièrement à Ica pour enquêter sur les mystérieuses pierres gravées. En 1973, lors d'un entretien avec Basilio Uchuya, ce dernier lui avoua avoir créé lui-même les pierres qu'il avait vendu à Javier Cabrera Darquea. Il avait copié les gravures en s'inspirant de bandes dessinées, de magazines et de livres divers.
Däniken, pourtant au départ très favorable à l'authenticité des pierres, conclut à la fraude pour une grande partie des pierres d'Ica. L'auteur persistait cependant toujours à affirmer que certaines pierres de la collection Cabrera étaient authentiques, et qu'une étude au microscope permettait de distinguer les vraies pierres (patine avec microorganismes dans les gravures) des fausses (traces d'usinage).
Toutefois, quelques temps plus tard, Uchuya affirma au journaliste allemand Andreas Fischer que les pierres étaient authentiques. S'il avait prétendu les avoir fabriquées, c'est parce qu'il craignait d'être mis en prison pour recel d'artefacts archéologiques - les autorités péruviennes réprimant fermement le pillage de sites archéologiques.
Cet argument sera souvent utilisé par la suite par les partisans de l'authenticité des pierres, qui réfutent ainsi la sincérité des aveux de falsification d'Uchuya.
En janvier 1975, Basilio Uchuya et Irma Gutierrez de Aparcana affirmèrent à nouveau au journal péruvien Mundial qu'ils avaient fabriqué eux-même leurs pierres. Ils en avaient vendu principalement à Javier Cabrera Darquea, ainsi qu'à divers touristes dans une moindre mesure. De Aparcana montra aux journalistes l'endroit où elle extrayait les pierres et affirma qu'elle se dédiait entièrement à la fabrication des pierres, ce qui lui permettait d'en réaliser une vingtaine chaque semaine. Uchuya précisa quant à lui qu'il fabriquait des pierres depuis près de 10 ans mais qu'il avait arrêté d'en faire depuis quelques années déjà. Il détailla le processus lui permettant de produire les pierres : il brûlait les roches, les gravait avec un couteau à double lame, puis les plaçait un certain temps dans de l'argile, et il terminait son travail en les passant au cirage noire à chaussure. Enfin, Uchuya affirma que Cabrera lui-même était au courant de la supercherie.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant une scène ésotérique : un serpent s'enroulant autour d'un arbre, dans laquelle certains ont vu une représentation symbolique d'une double hélice d'ADN
(Source : Brattarb)

Quelques années plus tard en 1978, Uchuya réitéra ses aveux devant des journalistes qui tournaient le documentaire The Case of the Ancient Astronauts pour les chaînes PBS NOVA/BBC Horizon. Il fabriqua sous leurs yeux en une journée une pierre d'Ica, en la gravant avec un couteau, puis en la cuisant dans une corne remplie de fumier et en la passant au cirage à chaussure pour obtenir la patine extérieure.
Des photographies de pierres de la collection Cabrera furent également montrées à Uchuya, qui reconnut les avoir fabriqué.
Enfin, l'Institut des Sciences Géologiques de Londres examina une des pierres prêtées par Javier Cabrera ; il conclut qu'il s'agissait d'un faux, l'étude microscopique montrant qu'aucune patine d'oxydation ne recouvrait les gravures. Les gravures étaient en outre beaucoup trop nettes et trop claires pour des pierres supposées vieilles de milliers d'années.
En 1996, Irma Gutierrez de Aparcana montra à Vicente Paris la façon dont elle procédait pour fabriquer les pierres ; cette méthode était très similaire à celle employée par Uchuya.
Il n'est pas connu, à l'heure actuelle, si les techniques employées par Uchuya et de Aparcana auraient pu permettre de créer la « patine d'ancienneté » observée au microscope par certains spécialistes.
En 1996, la NBC publia un nouveau documentaire intitulé Jurassic Art, très sceptique à propos des pierres d'Ica. Uchuya, interrogé par l'archéologue Neil Steede, continua à affirmer que les pierres d'Ica n'étaient pas d'authentiques artefacts mais des faux réalisés par ses soins. Il précisa également que « graver des pierres était plus facile que travailler la terre », mais qu'il n'avait pas fabriqué toutes les pierres préservées dans la collection du musée d'Ica.
Steede observa également quelques pierres d'Ica de la collection de Cabrera, et nota que la patine qui les recouvrait n'était pas présente dans les sillons des gravures, indiquant ainsi une origine tout à fait moderne des pierres. A l'inverse, Steede eut accès à la collection de pierres du Muséum Régional d'Ica, aux origines diverses (vendues par les frères Soldi et divers paysans, ou récupérées des fouilles archéologiques de Calvo et Assereto) ; non seulement ces pierres ne montraient pas d'animaux préhistoriques ni de scènes futuristes, mais il leur trouva un travail beaucoup plus fin et plus précis que les pierres de Cabrera.

Cabrera a toujours nié avoir commandé des pierres à Uchuya ; il affirmait au contraire que les pierres étaient authentiques, et que les paysans lui avaient montré une grotte, révélée suite à un effondrement de terrain à proximité de la rivière Ica, dans laquelle une grande quantité de pierres gravées étaient entreposées. Il refusa cependant toujours d'en révéler l'emplacement, y compris à son proche ami Erich von Däniken, et à Neil Steede qui se proposait pourtant d'être amené sur le lieu les yeux bandés.
L'honnêteté de Javier Cabrera a été remise en question par plusieurs enquêtes ; lors de leurs enquête en 1998, Vicente Paris trouva de nombreuses personnes qui lui affirmèrent avoir vu le docteur Cabrera remettre aux paysans des dessins, qu'ils lui retournaient ensuite avec des pierres gravées. En 1971, Basilio Uchuya montra au reporter Alex Chionneti un des magazines que Cabrera lui aurait donné, qui exposait différents types de dinosaures, pour qu'il s'en serve comme source d'inspiration. La famille Uchuya confirma à nouveau ce fait à l'archéologue Federico Kauffmann en 1977.



Basilio Uchuya pris en photo avec un des magazines que lui aurait donné le docteur Cabrera (1971)
(Source : José Antonio Carav@ca)

En 1997, des journalistes de la chaîne allemande Kabel 1 menèrent leur propre enquête. Javier Cabrera Darquera les emmena - ignorant qu'ils tournaient en caméra cachée - dans un pièce secrète, inaccessible au public, dans laquelle il avait entreposé des figurines en argile montrant des dinosaures, des humanoïdes à a tête étrange, des kangourous... L'équipe allemande montra les images à Uchuya, qui affirma avoir réalisé également ces sculptures ; pour prouver ses dires, il leur montra une figurine similaire en tous points à celle de Cabrera.
La même année, dans son livre Arrival of the Gods, Erich von Däniken raconta qu'il avait pu observer les mêmes figurines en 1983, et que Cabrera l'avait même autorisé à les photographier en 1996 ! Däniken put également envoyer une de ces figurines pour analyse à l'Université de Zurich et de Weimar : les chercheurs conclurent à une origine moderne des figurines, l'argile contenant même encore de l'eau.
Les sculptures furent toutefois décrites comme authentiques et « vieilles de 50 millions d'années » en 1998 par le journaliste Iker Jiménez dans la revue Enigma.
Vicente Paris eut également accès à cette sale secrète dans les années 1990 ; il put y observer des pierres d'Ica représentant la crucifixion de Jésus, et une autre imitant La Cène de Léonard de Vinci !

Le créationniste Dennis Swift a rejeté en bloc les affirmations des sceptiques, et notamment le travail de Neil Steede. Il affirme que Basilio Uchuya lui aurait avoué ne pas avoir créé les pierres d'Ica mais les avoir récupéré sur des sites archéologiques de la région d'Ocucaje ; en guise de preuve, Uchuya lui aurait même montré des tombes dans lesquelles des pierres gravées similaires étaient visibles (chose qui n'a pas été prouvée par Swift, bien qu'un film aurait été apparemment tourné).



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant une relation homosexuelle
(Source : Piedras de Ica)


Il a été souvent avancé que compte-tenu du nombre impressionnant de pierres d'Ica (près de 11000 dans la seule collection de Cabrera, sans compter les nombreuses autres possédées par diverses collections, exportées à l'étranger ou vendues à des touristes... Cabrera avait évalué le nombre total de pierres à 15000) et du laps de temps très court durant lequel la plupart d'entre elles furent collectées (moins de 10 ans), il était impossible que toutes soient des canulars réalisés par des faussaires. Leur création aurait représenté un temps et un travail beaucoup trop important, surtout en comparaison du prix dérisoire auquel les huaqueros vendaient les pierres.
Cette hypothèse fut notamment défendue par l'archéologue Herman Buse, qui soutenait qu'une partie au moins des pierres d'Ica étaient authentiques.
Toutefois, en dehors du très médiatique Basilio Uchuya, il n'est pas du tout exclu que d'autres paysans et huaqueros aient fabriqué des pierres d'Ica. Les divers reportages menés auprès d'Uchuya ont également montré qu'une pierre d'Ica pouvait être fabriqué en moins d'une journée, ce qui nuance le temps nécessaire à leur création. Irma Gutierrez de Aparcana montra également en 1991 à Vicente Paris comment elle et Uchuya choisissaient des pierres tendres pour pouvoir les graver plus facilement.
Vicente Paris a également mis en évidence que sur les 11000 pierres d'Ica de la collection Cabrera, seule une toute petite minorité était de vrais compositions artistiques ayant nécessité de longues heures de travail ; la plupart des pierres sont des petits galets gravés de façon très sommaire.

A l'heure actuelle, de nombreuses boutiques touristiques de la région d'Ica vendent de fausses pierres, fabriquées par des artisans locaux qui copient les pierres gravées conservées dans collection Cabrera. Le fils de Basilio Uchuya a repris le commerce de pierres gravées que tenait son père, et il les présente lui aussi comme d'authentiques artefacts anciens.
Le contenu des gravures
Il est souvent avancé par sceptiques que les pierres d'Ica dont l'origine serait réellement précolombienne ont un contenu beaucoup plus sage et moins original que celles de la collection de Cabrera. Elles ne dépeindraient pas de dinosaures ou de technologies futuristes, mais des animaux réels ou imaginaires, des plantes locales, des êtres humains, des scènes rituelles... Motifs que l'on retrouve habituellement dans la production céramique et textile des cultures pré-incas et incas.
Ainsi, Agurto Calvo n'a jamais observé la moindre originalité sur les pierres de sa collection, pas plus qu'Herman Buse sur les pierres de la collection Soldi qu'il a pu examiner en 1966. Les pierres gravées déterrées par Agurto Calvo et Pezzia Assereto dans les années 60, les seules à avoir jamais été authentifiées de façon sûre et certaine, montraient une fleur stylisée et des poissons. De même, les pierres du Muséum Régional d'Ica observées par Neil Steede ne figuraient que des thèmes très classiques de l'art précolombien.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant une opération chirurgicale sur le cerveau
(Source : Geschichte in Chronologie)

Les partisans de l'authenticité des pierres d'Ica affirment souvent que celles-ci présentent une technologie et des connaissances qui dépassent de loin celles de notre culture moderne, preuves que les gravures ont bien été réalisées jadis par une civilisation très évoluée. Cabrera avait déduit d'une série de pierres d'Ica montrant une greffe de coeur, que les hommes glyptolithiques avaient trouvé un moyen pour contourner la réaction de rejet de l'organisme : ils prélevaient du sang d'une femme enceinte (sang qui, comme le supposait Cabrera, devait contenir un « hormone anti-rejet » en raison du foetus) et le réinjectaient au patient.
Toutefois, les sceptiques ont remarqué qu'aucun signe de technologie avancée ne pouvait être décelé sur les pierres : les hommes combattent des dinosaures avec haches, opèrent à coeur ouvert avec des outils extrêmement rudimentaires, les « machines volantes » figurent sous la forme d'oiseau... Et qu'une grande partie des "informations transcendantes" que les partisans voient dans les pierres d'Ica proviennent de l'interprétation qu'ils en font.
Javier Cabrera justifiait l'absence de technologie visible en affirmant que les dessins des pierres d'Ica étaient une sorte d'écriture codée et métaphorique. Pour cette raison, la technologie et les machines des « hommes des glyptolythes » n'étaient pas montrées clairement sur les pierres, mais suggérées de façon implicite ou schématisées sous des formes simplifiées : une simple lame en silex pouvait représenter un bistouri de chirurgien, par exemple.
Cabrera s'appuyait également sur une lecture symbolique des dessins non-figuratifs des pierres, et montrait une très grande liberté d'interprétation des gravures. Il voyait ainsi une feuille comme un symbole « d'énergie biologique » ou « d'énergie cognitive » ; un chameau primitif, animal résistant à la chaleur, représentait un réchauffement planétaire ; deux cercles concentriques symbolisaient un vaisseau spatial et des hommes venus d'un autre univers... Cette méthode lui permettait de "déduire" un grand nombre d'informations très détaillées à partir des gravures des pierres d'Ica, pas toujours compréhensibles ni faciles à lire.
Cette liberté d'interprétation a été très critiquée par les détracteurs de Cabrera, qui y voient un preuve du manque patent de sérieux et de rigueur du médecin. L'exemple le plus frappant de l'imagination débridée de Javier Cabrera serait la facilité avec laquelle il a identifié une espèce de poisson disparue sur la gravure approximative de la première pierre d'Ica de sa collection.



Pierre d'Ica montrant des géoglyphes de Nazca : on y reconnait le singe, l'araignée, le condor, le héron et le colibri
Il est souvent avancé que les paysans qui fournissaient les pierres d'Ica, issus d'un milieu pauvre et défavorisé, n'étaient pas assez cultivés pour avoir pu graver les scènes sur les pierres. Toutefois l'un des reporters à l'origine de l'émission de la BBC de 1977, Ray Sutcliffe, a témoigné que Basilio Uchuya n'étaient pas du tout un paysan illettré mais quelqu'un d'intelligent, fier de ses oeuvres, et dont la maison était équipée d'une TV et d'un groupe électrogène.
Basilio Uchuya avait également avoué à Erich von Däniken en 1973 qu'il avait produit ses gravures en s'inspirant de bandes-dessinées et de magazines.
Vicente Paris a montré, durant son enquête dans les années 90, que les pierres d'Ica reproduisaient souvent des motifs présents sur des artefacts précolombiens anciens, dont les paysans auraient pris connaissance via des magazines et des journaux. Certaines pierres d'Ica de la collection Cabrera figurent ainsi les célèbres géoglyphes de Nazca. Roger Ravinez, membre de l'Institut National de la Culture du Pérou, a affirmé dans la presse que les pierres d'Ica ne possédaient pas d'unité stylistique et empruntaient des éléments des cultures Nazca, Mochica, Paracas, Tihuanacu...

Les sceptiques pointent en outre du doigt les incohérences visibles sur les pierres d'Ica : les pierres montrent des animaux ayant vécus en des lieux et des époques très éloignées, qui n'auraient jamais pu se rencontrer. Des mammifères tout à fait modernes cohabitent ainsi avec des mammifères préhistoriques, des dinosaures de diverses époques du Mésozoïque, et des animaux primitifs extrêmement anciens.
Cabrera observa ainsi sur les pierres de sa collection personnelle des alticamelus (des chameaux préhistoriques du miocène, 14 à 15 millions d'années), des mammouths (à partir de la fin du pliocène, 3 millions d'années), diverses espèces de dinosaures (tyrannosaure, Crétacé, entre 70 et 65 millions d'années ; et stégosaure, Jurassique, entre 150 et 140 millions d'années) et des agnathes (des poissons primitifs sans mâchoires du Paléozoïque, il y a plus de 400 millions d'années).



Pierre d'Ica montrant un dinosaure sauropode mangeant un homme
Les pierres montrant des dinosaures sont pour la plupart assez fantaisistes (dinosaures avec un pis de vache, un oeil humain au milieu du dos...). Même les plus réalistes témoignent souvent d'une méconnaissance de ces derniers, preuve qu'elles ont été réalisées par des gens qui n'avaient jamais vu de dinosaures de leur vivant.
Ainsi, les théropodes carnivores sont représentés avec une posture verticale, comme les anciens paléontologues les imaginaient... Alors que des études de biomécanique ont clairement montré depuis les années 90 qu'ils avaient nécessairement une station horizontale pour pouvoir se déplacer avec aisance malgré leur masse. De même, certains sauropodes sont représentés en train de dévorer des êtres humains, alors que ces animaux étaient herbivores.
Cabrera a également interprété certaines pierres comme des preuves que les dinosaures se développaient en passant par divers stades de métamorphoses, comme les têtards des grenouilles actuelles ; d'autres pierres montrent des femelles dinosaures "enceintes" avec un foetus... Or, les découvertes paléontologiques ont définitivement montré que les dinosaures étaient ovipares et que des oeufs naissaient des petits déjà formés.
Certaines pierres montrent également des chevaux tirant des chariots... alors que le cheval était absent sur continent américain avant l'arrivée des Conquistadors et que les populations précolombiennes ne connaissaient pas la roue. Ceci exclut la possibilité que les pierres aient été fabriquées par une population pré-inca ou incas, ou même par une civilisation perdue en des temps anti-déluviens (le cheval moderne étant apparu il y a 5 millions d'années), et pointe de façon irréfutable un canular.



Pierre d'Ica (collection Cabrera) montrant un cheval tirant un chariot
Les théories créationnistes affirmant que les hommes ont coexisté avec les dinosaures sont, de manière générale, très vivement critiquées par le monde scientifique qui dénonce leur caractère pseudo-scientifique et le dogmatisme religieux de leurs défenseurs. Les études paléontologiques montrent en s'appuyant sur la géologie, l'étude des fossiles et la phylogénèse, que les derniers dinosaures se sont éteints il y a 65 millions d'années, alors que les premiers représentants de la lignée humaine sont apparus il y a 3 millions d'années.


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MessagePosté le: Ven 5 Déc - 20:03 (2014)    Sujet du message: Publicité

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