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Bidi par Bidi Septembre 2015

 
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Françoise
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 06:50 (2015)    Sujet du message: Bidi par Bidi Septembre 2015 Répondre en citant


  
 
 BIDI par BIDI  
 
SATSANG (Dernier Chapitre)  
 
Septembre 2015  
 
Audio MP3  
 
  
 
Eh bien Bidi est avec vous. Je vous salue.  
 
Me voici avec vous pour quelques satsang afin d’élucider encore ce qui peut exister en vous d’interrogations, d’incompréhensions ou de non vécu concernant le Soi ou le Parabrahman. Le but de ma présence n’est pas de vous enseigner mais bien plus d’échanger sur ce qu’il peut rester encore en vous d’incertitudes, de doutes, d’indécision, concernant tout ce que j’ai pu dire voilà quelques années. Nous ne parlerons plus de réfutation mais nous orienterons ces satsang en les centrant sur la conscience et sur votre situation actuelle.  
 
  
 
Bidi est avec vous, mais il n’est pas seul. Ainsi nous aurons, entre chaque question et chaque réponse, un moment de silence propice à Shantinilaya vous permettant, comme à ceux qui me découvriront ultérieurement, la Réalisation du Soi, le vécu du Soi et pour certains d’entre vous la Libération et la Liberté. Mes interventions représentent en définitive les derniers éléments qui vous sont communiqués dans la compréhension de votre vécu, ici même dans ce sac de viande. Alors, installons-nous dans le Silence, afin d’être dans un état propice à l’accueil de chacune de vos interrogations.  
 
  
 
Je vous demande d’oublier ma forme passée, pour ceux qui m’ont reconnu ou qui m’ont lu, dans ce que j’ai pu exprimer lors de mon passage sur cette Terre. Accueillons d’abord le Silence, gage de la Présence et du Soi.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Chaque mot que je prononcerai sera pesé et soupesé afin que les mots ne soient que le support de la Vérité nue, vous donnant à voir, vous donnant à vivre de manière stable la réalité du Soi. Ce que nous allons réaliser ensemble n’est pas destiné à nourrir quoi que ce soit au sein de votre mental ou au sein de votre personne mais bien plus, si cela est nécessaire, à vous découvrir entièrement afin d’être libre. Nous pouvons maintenant tous ensemble écouter la première question.  
 
  
 
Question : il y a un flux continu de pensées qui semble ne jamais s’arrêter, même dans les moments d’alignement et de méditation. Les mouvements de Li-Shen ralentissent ce flux mais des pensées continuent à émerger. Le Silence n’est jamais installé en totalité. Avez-vous un éclaircissement?  
 
  
 
L’important n’est pas de constater un flux incessant de pensées, quelles que soient ces pensées, mais bien plus, dans ce cas-là, de se pencher sur l’origine des pensées. Les pensées ne font que passer, même si elles sont itératives. Tel que tu formules la question, tu te définis toi-même comme  
 
l’observateur de tes propres pensées. Ne leur accorde aucun crédit, aucun poids, laisse-les émerger, ne les refreine pas mais surtout ne t’identifie jamais à elles. Quand la pensée est là, continue à la voir traverser mais dirige surtout ta conscience, puisqu’elle est encore présente, sur le moment précis où naît la pensée. Ne t’intéresse pas au contenu des pensées mais bien plus au mécanisme de la pensée. Les pensées vont et viennent.  
 
En tant que pensée, aucune de ces pensées ne peut provenir de l’Absolu. Les pensées proviennent de différentes strates de la conscience, ordinaire comme de sommeil et même éventuellement au sein de la conscience Turiya. Ne lutte pas, ne contraint rien même si, comme tu le dis, tu as repéré des moyens qui permettent de limiter ce flux de pensées.  
 
  
 
D’où vient le flux ? Est-ce que ce flux t’affecte ? Ce flux t’affecte dès l’instant où tu crois ce que tu penses, surtout quand tu es, comme tu le dis, au repos et en alignement, ou que cela soit aussi par les mouvements de la Danse des Éléments et du Silence. Ne cherche rien à contraindre, ne cherche rien à arrêter, mets-toi dans la neutralité du centre. N’analyse aucune de ces pensées, contente-toi de les voir, continue à voir leur flux, là dans la position de l’observateur, tu prendras ainsi très vite conscience que ces pensées ne font que traverser. Comme tu le dis, c’est un flux. Ne médite surtout pas pour arrêter ces pensées. Laisse-les arriver, ne les retiens pas, laisse-les partir et s’évacuer d’elles-mêmes.  
 
  
 
Comme tu le sais, les pensées peuvent s’accompagner d’images, de sensations, de perceptions. Tu t’apercevras alors que de ton accueil et de ta façon d’accueillir ces pensées, celles-ci peuvent demeurer ou effectivement ne faire que passer.  
 
  
 
Si tu restes, dans ces moments-là, dans la neutralité, sans chercher à t’opposer, sans chercher à comprendre, alors à ce moment-là, tu ne seras pas le maître de tes pensées mais tu les verras naître, tu les verras passer. Une fois cela identifié, reste tranquille, n’entreprends rien. Sois l’observateur silencieux du milieu, placé dans son coeur, qui voit se dérouler cela aussi comme une scène de théâtre. Je te rappelle que tu ne peux t’opposer avec ton mental ou avec ta conscience à ces pensées-là, car la pensée ne résulte pas de ce qui vient de ton coeur, même si cela en est parfois coloré, mais naît de l’interaction entre l’intérieur et l’extérieur. C’est cela qui crée les pensées.  
 
Dans la pensée, il y a toujours un processus d’adhésion, de propriété même de la pensée. Mais aucune des pensées que tu vis ne vient de toi, de ce que tu es au sein de ton coeur. Les pensées naîtront toujours tant que tu seras posé en ce monde, même si celles-ci peuvent se ralentir, voire s’arrêter. 
 
  
 
 Ne t’attache pas plus à elles qu’à aucune de tes expériences, comme à aucune de tes vibrations. Car tu n’es rien de tout cela et cela tu le sais, même si tu ne le vis pas. Observe. Retire-toi de ce flux et tu comprendras que tu es ce sur quoi s’appuie ce flux. Dès l’instant où tu réaliseras cela réellement, tu constateras réellement, de façon fort naturelle, que cela soit dans la vie courante ou que cela soit à l’intérieur de toi, tu ne seras plus tributaire ni affecté par aucune des pensées qui te traversent.  
 
  
 
La pensée ne vient que de l’interface entre l’intérieur et l’extérieur, te montrant par là même qu’il y a encore présente quelque part, tapie en toi, l’opposition entre la dualité et l’Unité. Mais observant tes pensées comme je l’ai dit, les voyant réellement te traverser, tu arrives déjà à ne pas être affecté par elles. Seule la personne est gênée par la pensée, l’être que tu es ne peut en aucun cas être affecté par ces pensées. Trouve le milieu et vois ces pensées se répartir en périphérie de ta conscience. Mais jamais au coeur de la conscience, que cela soit dans l’Infinie Présence ou dans l’Absolu.  
 
  
 
Dès l’instant où il y aura neutralité de toi-même par rapport à tes propres pensées, tu seras libéré de tes pensées, ce qui ne veut pas dire qu’elles disparaîtront. La pensée est inhérente à l’interfaçage entre intérieur et extérieur, résultant d’une vision duelle en route, je dirais, vers sa propre unité et sa propre résolution. Tu prendras donc connaissance de la naissance des pensées avant que celles-ci se concrétisent en tant que pensées, mais aussi de son évacuation. À un moment donné, tu seras tellement au milieu de toi-même, dans la réalité de l’être profond, que les pensées n’auront aucune incidence, n’entraîneront aucune perturbation et en définitive s’arrêteront d’elles-mêmes, dès l’instant où tu ne les arrêtes pas, dès l’instant où tu ne leur donnes pas de poids et surtout dès l’instant où tu assistes à leur naissance et à leur départ.  
 
  
 
Cela portera ta conscience à l’interface entre l’intérieur et l’extérieur, tout en étant au milieu de ton coeur. À ce moment-là ta conscience ne dépendra d’aucune pensée comme d’aucune émotion, quelles qu’elles soient. Il ne s’agit pas là maintenant de réfuter la pensée comme ne t’appartenant pas, car effectivement elle ne t’appartient pas, néanmoins elle te traverse dans ce flux que tu qualifies d’incessant. Ne t’attache pas à elles, ne crois pas une seconde à ces pensées, que cela concerne des préoccupations quotidiennes, des interrogations plus spirituelles ou quelles qu’elles soient. Résiste à la tentation de comprendre, résiste à la tentation de t’en saisir, sois juste là aussi l’observateur silencieux et muet qui observe, comme la scène de théâtre, la naissance et la mort des pensées. Tu t’affranchiras ainsi de tout ce qui vient du limité et qui ne représente que la rencontre entre ce limité et ton propre illimité.  
 
  
 
Le coeur et le milieu se libéreront, te donnant accès alors par le mouvement, ou par le silence, à la vacuité de l’être et à la plénitude du Soi. Cela peut se faire très rapidement. Cela te permettra, au sein de ta vie courante, de ne plus être tributaire de tes pensées mais réellement du flux de la vie ou de la Grâce de la Lumière, comme vous le dites en ce moment. Tu constateras aussi que tu peux exprimer à ce moment-là ce qui ne vient pas des pensées qui te traversent, mais que tu exprimeras plutôt le silence de ton coeur et que tu exprimeras la vérité de ton être, en quelque phrase et en quelque rencontre que ce soit.  
 
  
 
Certains d’entre vous en occident ont appelé ça la voie de l’Enfant Intérieur, mais il y a un danger. C’est de prendre la voie de l’Enfant Intérieur pour une réalité, de même que de confondre les pensées avec la voix intérieure. La meilleure attitude, dans ce cas-là, c’est cette neutralité où il n’y a rien à décider, rien à dire et où toutefois les mots sortent spontanément de toi sans être liés à une quelconque pensée préalable. La pensée ne sera pas mise en mots, ce qui sera mis en mots est ton coeur, qui ne dépend d’aucune pensée, d’aucune croyance, d’aucune adhésion à quoi que ce soit. Alors à ce moment-là tu seras libre d’exprimer ce qui ne vient pas de tes pensées, de ton histoire, de la personne mais directement de l’Essence de la Vie que vous nommez, je crois, le Verbe Créateur.  
 
Le Verbe Créateur n’est pas une pensée. Il est l’expression spontanée de la rythmique du coeur de celui qui est placé au centre de l’être, au milieu du coeur, comme vous le nommez : au coeur du coeur.  
 
  
 
L’intensification de la vibration de l’énergie de la Citta qui se manifestera alors t’apparaîtra clairement comme n’ayant aucun lien ni aucune résonance avec la pensée qui traverse mais sera purement l’expression de ton centre immuable, te donnant à vivre parallèlement à cela la félicité, la béatitude du Soi que rien ne peut altérer, quelle que soit son intensité.   
 
  
 
Il vous est donné, les uns et les autres, de voir aujourd’hui à l’oeuvre vos pensées et de constater que la plupart de ces pensées ne sont que des projections de votre propre conscience au sein de ce monde, qui seront le reflet d’une éducation, de mémoires ou d’anticipation de l’avenir. Mais rien de cela ne concerne le présent. Le présent n’a aucune pensée. Le présent se délecte de l’instant. Il se délecte de la vacuité, il se délecte du silence, de l’absence de mouvement. C’est le moment où, sans effort, vous voyez à l’oeuvre ce qu’il reste de personne et vous voyez à l’oeuvre aussi le coeur.  
 
  
 
Souvent, quand vous vous exprimez, il y a une pensée préalable et votre expression est alors colorée par la pensée préalable. Mais la pensée ne vient pas de l’être, je l’ai dit, elle résulte de l’interfaçage et de la résonance, la réaction, existant entre l’être que vous êtes en éternité et ce monde éphémère. Réalisant cela, sans effort les pensées se dilueront, deviendront de moins en moins prégnantes, de moins en moins présentes et vous donneront ainsi un accès plus intime et plus lucide à la voix intérieure, qui n’est que Silence et qui surtout n’a aucun point d’appui dans le passé et aucune projection dans l’avenir.  
 
Quelles que soient ces pensées, aucune de ces pensées ne concerne l’être. Parce que l’être n’a pas besoin de pensées. L’être a besoin de l’être et a besoin d’être. Le reste est superflu et je dirais même vient altérer la perception de l’être bien au-delà de la vibration et du vibral, comme vous le nommez.  
 
Plaçons-nous maintenant dans ce Silence afin en quelque sorte d’intégrer, pas les mots que j’ai prononcés mais surtout la conscience qui l’accompagne, faisant résonner en vous le coeur de l’être. Et là, tu trouveras Turiya, non plus en tant qu’expérience mais en tant qu’état de plus en plus permanent, reflet et réalité de ton coeur ou de ton enfant intérieur.  
 
  
 
  
 
... Silence…  
 
  
 
Eh bien Bidi poursuit.  
 
  
 
Question : la vision de la visite d’un être en combinaison argentée le jour de la naissance de mon fils est-elle une visite familiale ? Quelle en est la signification?  
 
  
 
Lors de la naissance du corps d’un nouveau-né, il existe une ouverture présente systématiquement aux mondes que je nommerais subtils, c’est-à-dire des Présences qui ne sont pas liées à un sac de viande mais à une structure que vous nommez éthérée et libre.  
 
N’ayant pas assisté à cette naissance, je ne peux rester que dans des généralités. L’ouverture de cette porte, liée à la naissance, peut être accompagnée, comme cela a été décrit dans toutes les traditions et comme c’est toujours le cas, par un ange. Terme générique signifiant surtout non pas un angelot mais un être subtil indépendant, je le précise, de ce que vous nommez ange gardien futur, mais qui profite en quelque sorte de ce passage qui s’ouvre au sein de cette nouvelle naissance, non pas pour gérer ou encadrer mais bien plus pour manifester la réalité de l’ouverture temporaire entre deux mondes. Le corps qui sort n’est formé que de l’assemblage des particules de la Terre mais est porteur d’une particule d’Éternité.   
 
  
 
L’interaction entre l’éphémère et l’Éternité à ce niveau-là, lors de la naissance, s’accompagne effectivement de la présence systématique d’un ou plusieurs de ces anges, dont la présence est purement conjoncturelle et non pas liée à une quelconque utilité ou signification de cela. N’y voyons pas de merveilleux ou d’extraordinaire par rapport à cet enfant ou par rapport à tes capacités mais simplement le processus logique se produisant lors de l’entrée en incarnation et lors de la sortie de l’incarnation.  
 
  
 
C’est en quelque sorte un témoin de la réalité de l’Éternité. Ne cherche rien d’autre par rapport à cela mais sache simplement que ce processus vous est de plus en plus accessible en quelque milieu que ce soit, en quelque culture que ce soit. N’en tirez aucune conclusion. Là aussi nous rejoignons l’interfaçage de la rencontre entre l’intérieur et l’extérieur. Non plus dans un sens horizontal comme décrit dans la pensée de la question précédente mais sur un sens vertical et direct. Ainsi, la naissance, l’entrée en ce monde, comme la sortie de ce monde sont des moments privilégiés de contacts et de témoignages de la vraie réalité.  
 
  
 
Pour nombre d’entre vous des portes se sont ouvertes au niveau des sens et de la perception de ce qui est nommé invisible. Mais ne vous attardez pas à cet invisible parce que cet invisible-là, qui est conjoncturel, ne représente là aussi que l’interfaçage entre deux mondes. N’y vois rien de merveilleux mais vois-y simplement la logique de la vie lors des mécanismes de passage de l’éphémère à l’Éternel ou de l’Éternel à l’éphémère. Rien de plus et rien de moins. Cela ne traduit rien de bon comme rien de mauvais, c’est simplement la logique de la vie passant d’un état à un autre, d’une forme à une autre, d’un monde liquide à un monde aérique ou d’un monde matériel à un monde subtil, lors de la mort.  
 
  
 
D’ailleurs, les êtres qui meurent aujourd’hui, qui quittent ce sac de viande, avant de le quitter, ont des facultés beaucoup plus grandes de voir, ici-même dans ce corps, avant de passer et de trépasser, les mondes subtils. Cela est d’autant plus fréquent pour les enfants qui quittent ce monde, leur donnant accès dans leurs yeux de chair à la vision de ce que vous nommez « au-delà ». Tout ceci est naturel, n’a pas besoin d’autres explications, n’a pas besoin d’être émerveillé par cela, n’a pas besoin de donner de sens autre que ce sens du passage, un peu comme les pensées qui naissent, qui passent et qui s’évacuent.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Poursuivons le satsang.  
 
  
 
Question : une soeur a demandé de vous transmettre ce message : elle dit qu’elle vous fait confiance même si elle ne vous connaît pas et que c’est la première fois qu’elle rentre en contact avec vous. Elle demande si vous pourriez l’aider pour son problème de peau, sa douleur à l’estomac, ainsi que l’aider à passer son examen le 14 septembre ?  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Voilà qui est fait. Je tiens simplement à te dire que quelle que soit la confiance que tu me portes, dont je te remercie, j’attire toutefois ton attention que la seule confiance véritablement efficace, de  
 
manière permanente, est la confiance en le Soi et en rien d’autre. Ceci provient en toi d’une difficulté à connaître tes limites et donc ainsi à te limiter toi-même du fait de ce que tu as vécu et vis encore. Alors oublie-moi, oublie-toi et penche-toi sur ce que tu es, qui n’est rien de ce que tu présentes à ce monde et en ce monde. 
 
  
 
J’ai répondu à ta requête, non pas pour que tu aies encore plus confiance en moi, puisque tu dois m’oublier, mais bien plus pour découvrir en toi, non pas au sein de ta personne tributaire d’une histoire mais bien plus la confiance en la Vie, afin d’être réellement en vie.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Continuons.  
 
  
 
Question : la mort peut-elle faciliter la manifestation de l’Absolu ?  
 
  
 
Aujourd’hui cela est vrai pour un nombre de plus en plus important d’humains quittant l’éphémère et shuntant, en quelque sorte, les étapes intermédiaires liées à l’enfermement pour retrouver nécessairement leur Essence avant la Liberté. Les règles du jeu ont changé de par ce qui s’est déroulé en vous comme en ce monde depuis une génération.  
 
Le Soi comme l’Absolu deviennent donc plus évidents à reconnaître pour celui qui quitte ce monde. Là aussi sans effort même s’il demeure encore, au moment du départ, quelque attachement que ce soit, quelque lien que ce soit. De plus en plus de transitions individuelles s’accompagnent, je dirais, d’une perception claire de la conscience, de la non-réalité de ce qui a été quitté et donc une possibilité plus grande de Liberté et de Libération pour celui qui accepte de tourner sa conscience vers la Lumière qui est vue, et qui peut donc être traversée sans aucune difficulté. Ceci est la conséquence directe des actions menées sur cette Terre, comme je le disais, depuis une génération.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Poursuivons.  
 
  
 
Question : est-il suffisant d’être conscient des peurs qui nous traversent, sans les suivre, pour qu’elles disparaissent ?  
 
  
 
Je dirais que cela est un préalable mais la reconnaissance des peurs, l’identification des peurs, les rend moins efficaces et moins intenses sur ton être. Mais l’être est Amour. S’il y a peur qui traverse, cela est une incitation à vivre l’Amour parce que la peur disparaît au milieu de l’être et au coeur de l’être. Être conscient de ses peurs, les voir, peut être utile mais ne suffit pas. Penche-toi sur ton coeur, identifie ton coeur, vis ton coeur, à ce moment-là aucune peur ne pourra te traverser, ni de la mort, ni de quelque entité que ce soit, ni de quelque élément de son vécu au sein de ce monde. Vois cela plutôt comme une balance, d’un côté la peur, de l’autre l’Amour. Tant que la peur sera plus dense que l’Amour, même si cela est vu, la peur te traversa. Il faut rendre plus dense l’Amour dans le sens de plus de présence à l’Amour.  
 
De même que les pensées passaient, les peurs passent mais elles peuvent continuer à passer tout le temps, même si elles sont moins gênantes, même s’il y a une forme de domestication de tes peurs. Mais le seul antidote réel et total à la peur est de densifier l’Amour. La peur n’est donc que le reflet de l’insuffisance de densité de l’Amour au sein de ce sac comme au sein de la conscience. Il ne sert à rien d’en chercher l’origine ou les origines, il ne sert à rien de les nier, il est utile de les repérer mais cela ne suffit pas.  
 
  
 
La peur, quand elle te traverse, ne montre simplement qu’elle est plus dense que l’Amour. Quand l’Amour devient plus dense que la peur, plus présent si tu préfères, plus compact, alors il n’y a plus d’espace pour la peur. Celui qui vit l’Amour ne peut vivre la peur, ni être traversé par la peur. Il peut être soumis aux émotions de peur par moment, mais à aucun moment il n’y sera soumis. Il ne dépendra aucunement d’aucune peur. L’Amour est donc l’antidote de la peur et je dirais même son opposé.  
 
  
 
Celui qui vit l’amour et qui pourtant manifeste des peurs ne fait que se montrer à lui-même que son amour procède d’une cause émotionnelle, et donc conditionnée, et non pas d’un Amour inconditionné qui est, lui, réellement affranchi de toute notion de personne. Tant qu’il y a identification à la personne, les peurs passeront, vus comme telles ou pas. Mais les voir comme des peurs est déjà effectivement une première étape mais ne t’arrête pas là. Si tu luttes contre tes peurs, elles se renforceront d’une manière ou d’une autre. Cherche plutôt à nourrir et à cultiver l’Amour de quelque façon que ce soit car il est le seul antidote aux peurs qui te traversent, même quand elles sont identifiées. Ne t’embarrasse pas là non plus d’explications, de justifications, mais accepte le principe que si des peurs te traversent, c’est que l’amour, qui est pourtant vécu, n’est pas libre. Il est donc conditionné. Cela même suffit à créer la peur, quelle que soit cette peur. L’Amour est défini comme l’absence de peur, non pas comme une bravoure ou un courage mais bien plus le résultat direct de la Grâce de l’Amour.  
 
  
 
Les peurs quelles qu’elles soient qui peuvent traverser, indépendamment de refléter un amour conditionné sont aussi un encouragement à déconditionner l’amour, à ne pas l’attribuer à des situations ou à des êtres mais bien plus à la force de vie et à la seule réalité de la Vie et donc de la conscience, où qu’elle soit, ici ou ailleurs. La peur est liée à la personne dans son histoire passée ou dans ses projections futures. L’Amour est indépendant de la personne dans ses mémoires et ses blessures, ainsi que de ses propres projections.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Poursuivons.  
 
  
 
Question : est-il important, à l’heure actuelle, de manger des aliments sans gluten?  
 
  
 
Cela est important pour ce corps et pour la conscience limitée, le Soi et l’Absolu n’ont que faire de ça. D’ailleurs ceux qui sont installés dans le Soi n’ont besoin que de très peu de nourriture, quelle que soit cette nourriture. Mais il est indéniable que tant que vous croyez à la connexion entre l’Éternité et l’éphémère au sein même de votre vie, l’un interagit sur l’autre. Et donc, il y a des aspects limitant  
 
à l’expansion de la conscience qui ne concernent aucunement l’Absolu, mais qui toutefois peut sembler s’en approcher.  
 
  
 
Ainsi donc le gluten peut être un obstacle, comme d’autres aliments, non pas à la Libération, qui est acquise, quoi que vous fumiez, quoi que vous mangiez, quoi que vous absorbiez, quoi que vous pensiez, mais a un effet délétère sur l’expression même de la conscience.  
 
Mais le toxique le plus violent n’est pas d’ordre alimentaire. Le toxique le plus violent est d’abord la croyance, au sens large, et juste après vient la peur. En quelque sorte les polluants chimiques absorbés n’arriveraient qu’en troisième ou quatrième place. Mais rien de tout cela ne peut affecter ce que vous êtes en vérité, et affecte simplement la façon dont vous découvrez la vérité mais ne l’empêche pas d’éclore. Les toxiques bloquent la conscience, la figent en quelque sorte et l’empêchent en quelque sorte de vivre le flux de la vie mais tout ça n’est qu’accessoire. 
 
  
 
 Vous savez pertinemment, même si vous ne le vivez pas, même si vous l’avez oublié, que le plus important est l’Amour et que l’Amour ne peut être entaché d’aucun élément venant de l’éphémère, que cela soit les pensées qui traversent, que cela soit la mort même ou encore du gluten ou tout autre poison.  
 
Rappelez-vous qu’ici vous n’êtes qu’un assemblage de molécules qui se sont réunies un jour et qui se dissoudront un jour. Est-ce que vous êtes cela ? Seulement cela ? Seul le limité peut considérer qu’un poison quel qu’il soit peut limiter la manifestation de l’Éternité. Être en vie, pleinement en vie, c’est ne plus être affecté, que cela soit par votre propre maladie, votre propre mort ou quelque poison que ce soit parce que même s’il y a souffrance, ceci n’appartient qu’à l’éphémère. L’Éternité ne connaît aucune souffrance et n’en connaîtra jamais.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Poursuivons.  
 
  
 
Question : pourquoi certaines personnes qui affirment savoir ce qu’est l’Absolu et affirment voir ce monde tel qu’il est, c’est-à-dire une illusion, désirent que ce monde s’achève le plus vite possible ?  
 
  
 
Bien-aimé, comme tu le dis, c’est la personne qui désire cela et non pas l’Absolu. L’Absolu n’a que faire de ce monde, de son début et de sa fin, n’a que faire du temps. Mais tant que vous êtes inscrit au sein d’une personne, vous êtes tributaire du temps, du début comme de la fin, de votre vie comme de la vie en ce monde.  
 
Pas une fois, lors de mon incarnation, je n’aurais accepté de répondre à une question concernant le temps et la fin du temps, ou la fin des temps, parce qu’effectivement l’Absolu ne peut être aucunement concerné par ça. Mais cela peut être une distraction pour la personne, à condition d’en être conscient. Celui qui vit l’Absolu n’a pas besoin de le dire et encore moins le besoin de démontrer quoi que ce soit. L’Absolu n’est pas concerné ni par la trame historique ni par les différentes altérations de la vérité parce qu’il a saisi que le monde est à l’intérieur de lui et que rien de tout cela n’est éternel. Et tout ce qui est éphémère a une fin.   
 
  
 
Dès l’instant où vous êtes conscient de cela, peu importe que ce début et cette fin s’inscrivent dans le cadre de votre vie, entre le début de votre vie et la fin de votre vie, peu importe que l’échelle de temps soit des milliards d’années ou des dizaines de milliers d’années, cela ne change rien. Celui qui attend, ou espère, c’est la personne mais saisissez aussi que le Libéré vivant est encore une personne. Mais il ne faut pas être dupe. Si votre vie n’est fonction que de la fin des temps, vous êtes dans l’erreur, si votre vie est fonction de l’instant, vous êtes dans la Vérité. Parce que l’instant est éternel. Même la fin elle-même est éphémère et elle traduit l’éphémère. Le plus dur est de ne rien désirer, de ne rien projeter mais d’être lucide sur la scène de théâtre et sur l’acte qui se joue. Ça ne veut pas dire que vous croyez au théâtre, ça ne veut pas dire que vous croyez au jeu qui se joue et surtout que vous n’en êtes pas tributaire, d’une façon ou d’une autre.  
 
  
 
Le Libéré vivant n’est pas pressé de mourir, n’est pas pressé d’attendre la fin du monde mais vit d’instant en instant l’instant présent. Il a mis fin à la souffrance et à la peur, il ne redoute ni sa propre fin ni la fin du monde. Il vit ce que la vie lui donne à chaque instant, sans modifier quoi que ce soit, sans être modifié par quoi que ce soit et surtout pas par la fin. Un spectacle de théâtre a un début et une fin. Mais n’oubliez pas que le théâtre n’existe pas, de même que l’observateur. Ce ne sont que des fragments de vous-même destinés à disparaître. Mais vous n’avez pas à le faire disparaître, il disparaîtra de lui-même. Il vous faut vous dégager, même de la fin, parce que si vous êtes Absolu vous savez que le théâtre n’existe pas, pas plus que l’observateur et qu’il n’y a rien à en attendre.  
 
N’attendant rien, ne projetant rien, n’espérant rien, vous êtes disponible à vous-même en votre éternité quel que soit le devenir et l’avenir de votre corps comme de ce monde. Seul ce corps est lié au temps et à l’histoire, pas ce que vous êtes. Mais celui qui a observé le théâtre, même s’il sait qu’il n’est pas vrai, sait très bien que le dernier acte est en train d’être joué. 
 
  
 
 Mais il n’en est pas affecté, il ne se réjouit pas, ni de la persistance de ce monde ni de sa disparition, cela est indépendant de ce qu’il est. Mais vous avez le droit quand même de jouer dans le théâtre mais il faut pas que vous soyez attaché ou lié à votre projection de conscience concernant le scénario de la fin de l’acte final.  
 
  
 
Envisagez bien plutôt, quelle que soit la fin de la scène de théâtre, penchez-vous plutôt sur votre propre mort. Comment envisagez-vous la mort ? Rappelez-vous, lors de la réfutation, je vous invitais à plonger dans l’origine de votre naissance. De la même façon, afin de ne pas être altéré, dans le Soi comme dans l’Absolu, il est préférable non pas de repérer le temps, ou si vous préférez ce que vous nommez le timing, mais bien plus d’être lucide sur ce qui se joue sur la scène. Mais ne pas être tributaire de la scène, parce que cela vous désaxe.  
 
  
 
Cela ne fait que montrer en définitive que la balance pèse plus du côté de la peur que de l’Amour, même s’il y a espoir en un temps de fin quel qu’il soit, donc la fin du théâtre. Tout dépend de votre affectation, tout dépend de votre conscience, de vos pensées, de vos émotions, de vos projections ou de votre capacité à rester immuable en quelque circonstance que ce soit, sans avoir besoin de contrôler, de maîtriser. C’est là que vous montrerez réellement la densité de l’Amour en vous, même au sein de l’éphémère. Mais vous ne pouvez pas nier la notion même de cycle de la vie, indépendamment de toute altération ou falsification réelle de tout ce qui est éphémère. Or vous l’êtes, en ce corps et en cette chair, vous l’êtes en ce monde sur une autre échelle de temps, même si des temps se rencontrent.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Poursuivons.  
 
  
 
Question : lors de la lecture d’un de vos satsang en tant que Nisargadatta par ma compagne, je n’ai pas entendu le dernier tiers de cette lecture. Que pouvez-vous me dire par rapport à cela ?  
 
  
 
Heureux celui qui disparaît en m’écoutant. Heureux celui qui n’a plus de question et dont la conscience s’éteint en la présence d’un Libéré. J’ai toujours dit, dans mon incarnation, que mes mots ne pouvaient pas échouer parce que j’exprimais la seule vérité éternelle et désencombrais vos mémoires de tout ce qui a trait à une quelconque évolution, à une quelconque dimension, vous mettant à nu dans la vie éternelle, à la source de la conscience, là où tout est parfait, là où tout est durable et éternel. Ainsi donc, en m’écoutant tu t’écoutes toi-même en ton éternité, et non plus celui qui exprime des mots, même s’il est réellement Libéré vivant. Tu vas au-delà du mot, au-delà du Verbe, tu rejoins les Demeures du Silence éternel antérieur au son primordial, que j’ai nommé, de mon incarnation, le Parabrahman.  
 
  
 
Ainsi donc béni est celui qui disparaît en m’écoutant car il montre qu’il ne fait plus que m’écouter ou m’entendre mais qu’il s’est trouvé lui-même. Sans rien refuser du limité mais en transcendant ce limité par la Grâce de l’Amour et de l’Éternité.  
 
  
 
J’avais déjà dit que la meilleure corrélation que l’on puisse faire concerne le sommeil. Quand vous dormez, le monde disparaît en totalité. Vous créez parfois d’autres mondes dans l’état de rêve mais le plus souvent vous êtes vous-même à ce moment-là, Turiya. L’endormissement est le moment où vous sortez du théâtre. Il n’y a plus de jeux de la conscience, il n’y a plus d’interactions des consciences les unes avec les autres mais il y a retour à la source de la conscience qui est, je vous le rappelle, la a-conscience.  
 
  
 
Seule la personne se pose ensuite des questions mais elle n’aura jamais de réponse parce que la personne n’est pas concernée par l’Absolu, même si l’Absolu englobe la personne quand vous êtes Libéré vivant. Mais vous n’êtes pas dupe, et surtout, vous n’êtes pas affecté. Là est l’Éternité de l’Amour, là est la Vérité, la seule, qui ne connaît aucun temps, aucun espace et aucune manifestation de la conscience et je dirais même aucune apparition de la conscience elle-même en quelque dimension que ce soit, et qui pourtant est présente dans le même temps dans toutes les dimensions, dans tous les espaces et dans tous les temps. Mais cela la conscience limitée, de même que le Soi, ne pourront jamais le goûter, juste s’en approcher.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Poursuivons.  
 
  
 
Question : des souvenirs d’enfance ressurgissent en ces temps et sont systématiquement vus en tant qu’observateur, puis s’effacent d’eux-mêmes. Certains reviennent plusieurs fois, pourquoi ?   
 
  
 
L’accès au Soi et la permanence du Soi nécessitent l’élimination de tout ce qui appartient à la mémoire, de tout ce qui appartient aux projections. Ainsi donc il est tout-à-fait observable pour nombre d’entre vous que des éléments appartenant à la personne se présentent à votre conscience. Il n’y a pas à s’y arrêter, il n’y a pas à s’y identifier, il y a juste, comme tu le fais, à observer. Il n’y a pas de pourquoi non plus. La vie apparaît et la vie disparaît. Ceci est la caractéristique de ce qui est éphémère, de ce qui ne dure pas, de ce qui n’est pas la Vérité. Se vider de la personne n’est pas faire un effort, c’est simplement observer, réfuter et laisser passer. Ne te préoccupe pas du nombre de fois où cela t’est présenté, laisse faire ce qui se déroule, contente-toi d’être là où tu es, conscient de ton éternité, cela te permettra alors de maintenir cette permanence du Soi.  
 
  
 
Quoi qu’il se déroule sur l’écran de ta conscience, laisse-le se dérouler car tu n’es pas cela. Il n’y a rien à rechercher, juste à observer et laisser passer. Quel que soit le nombre de fois où cela t’est présenté, la vacuité, le Silence est l’apanage du Parabrahman qui n’a que faire de ta partie limitée et éphémère. Par ta conduite dans ces moments-là où se manifeste cette mémoire, ou toute autre projection, dépend la facilité de la permanence du Soi. La conscience doit se désengager d’elle-même de toute identification à une forme, à une histoire, à un passé ou un avenir. C’est cela que vous vivez les uns et les autres de différentes manières, mais vous renvoyant à l’éphémère afin de, en quelque sorte, renforcer l’Éternité.  
 
  
 
Il n’y a pas d’explication précise à donner, car cela nourrirait la personne, or tu n’es pas cette personne. Tu n’es même pas celui qui observe. Cela vous le découvrez, vous le vivez, chacun à votre rythme, soit par la répétition, soit par la fugacité de ce qui se déroule sur l’écran de la conscience. Aller à la source de la conscience n’est pas refaire le chemin à l’envers mais bien plus se tenir là, entièrement et intégralement, transcendant par là même la notion d’histoire, la notion de personne et la notion de mémoire ainsi que des projections. La Vérité ainsi se dévoile, elle a toujours été là mais elle est comme éclairée, parfois de manière violente, parfois de manière douce, mais ne te préoccupe pas de la manière. Le but n’est pas cela. Accepte qu’il n’y ait aucun but, reste simple, ne te saisis de rien, laisse venir à toi et de la même façon laisse partir de toi. Ne réagis pas et n’interviens pas.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : lors de votre soin, mon corps s’est mis progressivement en début de stase, au point de ne plus pouvoir bouger ni bras ni jambes jusqu’en dessous de la tête avec une douleur intense dans le bras gauche. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Peut-on estomper cette douleur ? Pourquoi tout le corps n’est-il pas concerné par la stase ? Pouvez-vous aider les reins à se rétablir ?  
 
  
 
Le processus que vous nommez la stase est le dévoilement progressif, la mise à nu de l’éphémère en tant que tel. Cela correspond à un mouvement de la périphérie vers le centre, dont le point de départ est pourtant bien le coeur. Les zones les plus lointaines s’éteignent en quelque sorte en premier, et donc les bras et les jambes.  
 
En ce qui concerne ta santé, la personne voudrait bien guérir, l’Éternité n’a que faire de la guérison. Bien sûr il y a une notion de confort. Mais le confort de la personne est très limité par rapport au confort du Soi. Quand le Soi s’établit par la disparition de la conscience au sein des extrémités, alors  
 
le retour au centre peut se faire tranquillement, dès l’instant où tu n’interviens pas, dès l’instant où tu ne cherches pas, dès l’instant où tu ne veux pas, dès l’instant où tu ne demandes rien. Disparais de toi-même et la Lumière en elle-même et par elle-même modifiera ce qui est altéré. Si cela ne se modifie pas, c’est que cela correspond au projet de la Lumière et absolument pas au projet de la personne. À toi de voir, à toi de choisir.  
 
  
 
Laisse-toi gagner par ce que tu décris, ne te préoccupe pas du reste, le reste se suffisant à lui-même et allant là où la Lumière le veut. La médecine concerne la personne et la conscience limitée mais pas l’Éternité. Libère-toi de la maladie, libère-toi de la souffrance, non pas par un acte délibéré de la personne mais par une reddition à la Grâce totale. Ne t’interroge pas sur le pourquoi et le comment, ni sur l’origine ni sur la fin, car ta conscience te prouve à toi-même que l’Éternité est touchée et vécue. Installe-toi là où tout est Grâce, quel que soit le devenir ou l’avenir de ce corps. Laisse-le se réparer, laisse-le expulser de lui ce qui n’a pas à y être. Ainsi est expliquée la douleur de ton bras.  
 
Bien sûr, en certaines maladies il y a nécessité de vigilance, de surveillance, de mesure. Cela est une règle. Mais toi, qui es-tu au sein de cela ? Es-tu ce corps malade ou es-tu ce qui se présente à ta conscience dans tes relations à l’Éternité ? Positionne-toi une fois pour toutes et laisse oeuvrer et démontre-toi à ton éternité la propre puissance de la foi. C’est donc pour toi un renversement de paradigme mettant fin à toute lutte, à toute résistance et à toute opposition. Ce qui se manifeste en ta conscience n’est que le résultat du poids respectif de l’Éternel et de l’éphémère. À toi de définir et de voir où tu te situes. Cela ne concerne bien sûr pas seulement ta maladie mais toutes les maladies, quelles qu’elles soient.  
 
  
 
Celui qui vit l’Éternité, que cela soit dans le Soi ou l’Absolu, ne se préoccupe pas de ce qui vit naturellement, c’est-à-dire ce corps qui est apparu et qui disparaîtra. N’inter-réagissant plus avec ce corps, il possèdera en lui ses propres semences de guérison ou de disparition. Dans un cas comme dans l’autre il n’y a pas à s’attacher à un résultat ou à une volonté. Cela n’est pas une démission, cela n’est pas un déni, cela n’est pas une réfutation mais c’est la réalité de ton positionnement.  
 
En ce que tu vis, dans l’accès à l’Éternité, se trouve la solution. Mais ne raisonne pas comme une personne par rapport à cela, même si la personne a besoin de s’occuper, de mesurer, de contrôler. C’est son rôle. Mais tu n’es pas celle qui contrôle, qui mesure et qui vérifie. 
 
  
 
 Positionne-toi plus près du centre et oublie la périphérie. Ne projette plus ta conscience, reste immobile, reste tranquille, disparais de toi-même, disparais de toute expérience ne serait-ce qu’un instant, et tu constateras par toi-même les effets sur ce corps et sur ton éphémère, quel que soit le résultat. Dépasse le monde des causes, dépasse la causalité, dépasse ta propre question. Quel que soit le devenir de la douleur, de la souffrance ou de la maladie, dès l’instant où tu seras fermement ancré dans ton éternité, rien de l’éphémère ne pourra apparaître comme contraire à ton éternité.  
 
Ce que j’ai réalisé, lors de la séance, n’est juste qu’une information de la Vérité se confrontant en toi en tes zones de résistance. Ne vois pas la résistance comme un matériel étranger, par exemple, mais ne vois pas non plus comme cela t’appartenant ; situe-toi au milieu. Là est ta Liberté, la vraie. Pas celle de rétablir la santé d’un corps, la réalité de l’Esprit est bien plus primordiale et importante que quelque guérison que ce soit.  
 
Laisse se produire ce qui se produit, ne porte pas ton attention sans négliger pour autant ce qui est demandé par ce corps, sur ce corps. Mais porte ton attention sur l’Éternité, ancre-toi dans l’Éternité. L’ancrage de tes reins alors n’aura plus aucun sens parce que les reins c’est la mémoire, c’est l’hérédité, c’est ce qui t’attache à ce monde, ce qui t’attache à l’incarnation et t’empêche de vivre la Liberté au sein de l’incarnation.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : le feu du Satsang a-t-il un rôle sur la conscience et si oui, lequel ?  
 
  
 
Celui d’informer le milieu du coeur, de le faire résonner sur son éternité et non plus sur l’éphémère. Le coeur éternel est bien au-delà du coeur ascensionnel ou de ce que vous avez nommé la Couronne radiante du coeur ou encore le Feu du coeur. Ce dont je te parle pourrait être assimilé, dans vos mots, au Feu de l’Esprit, assimilable aussi à ce que le Commandeur des Anciens avait nommé le grille-planète. Laisse-toi griller et tu trouveras la félicité tant recherchée, dans la conscience, dans l’Esprit, dans la a-conscience et aussi dans ce corps, quoi qu’il dise et quoi qu’il manifeste. Là est la guérison. Tout le reste ne serait que palliatif et transitoire. Parce que quand une fonction du corps disparaît, il faut bien être conscient que tout ce corps disparaîtra, à un moment donné ou à un autre. Partant de là, il appartient bien à l’éphémère. C’est en ce sens que je l’avais nommé sac de viande, mais aussi un Temple, sacré. Ne contrôle rien, relâche-toi et tout ira pour le mieux. Il s’agit de poser tes priorités.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : en écoutant votre réponse sur l’origine de nos pensées, malgré la présence de votre voix, je ne retenais rien. Mes pensées défilaient sur l’écran de ma conscience sans que j’y porte attention. J’étais là sans être là. À un moment je me suis retrouvé dans l’espace à regarder les étoiles. Pouvez-vous m’éclairer sur ce qui s’est passé et me donner un conseil ?  
 
  
 
Ce qui s’est passé, c’est simplement : au-delà des mots tu as rejoint ton éternité. Ayant rejoint ton éternité, quelle importance peuvent recouvrir ces pensées. Pourquoi veux-tu te raccrocher à une explication ? Elle t’a été donnée, elle a été perdue par le fait de trouver l’Éternité. Pourquoi veux-tu revenir à la question ? Retourne là d’où tu viens. Il n’est pas question de parler de méditation, qui pourtant calme les pensées, bien sûr, mais il est question de quelque chose de bien plus vaste qui est ce que tu es et non pas ce que tu penses. Tes pensées ne sont pas tes pensées, je l’ai expliqué hier. Tu ne t’en souviens plus, cela prouve que tu as compris et dépassé la chose, n’y reviens pas. Là où tu mets ton attention, là où tu mets ta conscience se cristallise alors le même mécanisme. Décristallise-toi.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : avez-vous un conseil pour celui qui peut parfois être en réaction quand la vie apporte des éléments actionnant les leviers réactifs de la personne restante.  
 
  
 
La réaction, même ajustée et adaptée, n’est que le résultat de la dualité. En le Soi il n’y a aucune réaction, il y a éventuellement pro-action mais en aucun cas réaction qui appartient irrémédiablement à la dualité et à l’éphémère. Si tu saisis l’essence de mes mots alors cela est dépassé. La réponse n’est pas dans la causalité ; la réaction ne fait que traduire les habitudes de ce corps et de cette conscience limitée. Dès l’instant où tu te découvres libéré, dès l’instant où tu découvres ce que tu es, la réaction n’a plus lieu d’être en quelque circonstance que ce soit. Il y a réellement pro-action et pro-activité. Le Soi établi ne laisse place à aucune accroche, à aucune perturbation et à aucune réaction. Cela sera toujours la personne qui réagit, le Soi ne réagit jamais, il « est ». Alors soit ce que tu es de toute Éternité et les réactions cesseront. Parfois aussi les réactions sont des mécanismes automatiques venant de l’apprentissage de ce monde, de cette illusion. En restant présent à toi-même sans décision, sans vigilance, complètement ouvert, alors toute réaction cessera. Mais rappelle-toi que là aussi tu ne seras jamais tes réactions. Les réactions sont les conséquences de la vie de ce corps, mais pas de ce que tu es.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : d’après votre citation « Aime et fais ce qu’il te plaît » et dans les exemples suivants : relation à la nature, végétaux, animaux, peuples élémentaux, jardinage, peinture, aide spontanée à l’environnement, cela ne nous maintient-il pas dans les domaines du corps de désir ou de l’âme ?  
 
  
 
Le but de tout cela est de libérer ce que vous êtes. N’oubliez pas que les circonstances de la nature, les circonstances de vos occupations sont bien différentes de ce qu’elles auraient pu être dans le passé. Aujourd’hui il y a une rencontre, et cette rencontre n’a que faire de toi. Vis tes relations, ton jardinage ou tout ce que tu as dit, de manière libre. Si tu n’y es pas attaché, tu ne risques pas d’être attaché le moment venu. Fais cela en toute liberté, ne cherche rien d’autre que la notion de relation parce que cette relation t’apporte la liberté ou au minimum te montre le chemin, illusoire certes, mais vers ta liberté. Fais ce que la vie te demande, au niveau de tes responsabilités, au niveau de tes impulsions, qu’elles viennent de l’ego ou de la Lumière, sans t’attacher à quelque résultat que ce soit, sans y voir quoi que ce soit d’autre que la possibilité de retrouver l’Éternité au travers de cela.  
 
Mais si bien sûr tu t’attaches par toi-même aux êtres de la nature, effectivement tu ne seras pas libre. La même relation peut se vivre de deux points de vue, l’essentiel est donc le point de vue et le positionnement de ta conscience, plutôt que ce qui se déroule. 
 
  
 
 Tu es la Vérité, que tu fasses des gâteaux ou que tu plantes des petits pois ou que tu parles avec un être de la nature. Ne cherche pas un accord par rapport à ce qui est éternel mais bien plus le dévoilement de l’Éternité. Ceci est une distraction, une occupation qui vise à simplifier l’éphémère, à le fluidifier et aussi à le libérer, à le dissoudre. Il ne faut rien rejeter, parce que c’est la seule réalité tangible, même si elle est illusoire. Mène à bien tes tâches, celles que te propose la vie et celles qui incombent à ta position au sein de ce monde, mais ne soit pas dupe. Tu t’éloignerais encore plus de toi, de ce que tu es en vérité en te retirant de ces activités qui sont comme tu l’as dit, spontanées. Vis-les comme un besoin de ta conscience et de ton corps, mais n’y sois pas identifié.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant. 
 
  
 
Question : dissoudre sa volonté, être ici et maintenant, être dans la Grâce, ne plus être inscrit dans une histoire, demeurer dans la paix et le silence, j’ai l’impression que ces phrases restent parfois des idéaux mentaux et non du vécu. Comment passer du bla-bla mental au vécu réel ?  
 
  
 
Mais il suffit de sortir de la tête et de le vivre. Si tu le vis réellement, il n’y a aucun idéal qui peut demeurer. Rends-toi compte qu’il y a, à ce niveau, il y a une volonté d’échapper, d’ailleurs tu parles de volonté, or ce n’est pas une affaire de volonté ni de force ni de persévérance mais justement l’inverse, de relâchement. Mais pour autant tu ne peux pas fuir ou te détourner de ce qui se déroule en ta vie, même au sein de cet éphémère. Tu es apparu, tu disparaîtras, c’est la seule chose dont tu as la certitude. Ne te préoccupe pas du jour de ta disparition mais remonte à la source de ta conscience et vois-toi agir. Dès qu’il y a effort, tu ne peux être ce que tu es. Ce n’est pas une question de fainéantise mais vraiment, comme je l’ai nommé, de relâchement. Quels que soient les attributs que tu puisses y mettre sur le plan psychologique, ce n’est ni de la volonté ni de la détermination ni un idéal mais la réalité de l’instant. Si tu vis cette réalité de l’instant, quoi que vivent ce corps et cette conscience limitée, tu n’es plus effectivement identifié à cela.  
 
  
 
Donc il n’y a pas à lutter contre, il n’y a pas à refuser, il y a simplement à ne pas être dupe de ce qui se déroule. Tant que la conscience est projetée, que cela soit à travers le mental, à travers un idéal, à travers un futur ou à travers une mémoire, tu n’es pas libre, tu ne reconnais pas ta liberté. La Liberté appartient à l’inconnu, tu ne peux t’appuyer sur aucun connu. Laisse le connu se vivre et pénètre dans ton inconnu qui est ta seule vérité éternelle. Fais ce qui t’incombe mais ne le nourris pas par une quelconque attention, par un quelconque désir de fuite ou de réalisation de quoi que ce soit. Et là, tu retrouveras ce que tu es en Éternité et la vraie Liberté, qui n’a que faire de la liberté de ce corps ou de cette conscience limitée. Parce que cette liberté-là disparaîtra elle aussi à l’instant de ta mort. Tu n’auras plus rien sur quoi t’appuyer pour faire durer l’illusion.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : vous avez dit « je viens parmi vous afin d’élucider encore ce qui peut exister en vous d’interrogations, de non-vécu concernant le Soi et le Parabrahman ». Je ne vis pas le Soi ni le Parabrahman ni l’Infinie Présence. Tout ceci n’est pas simple pour moi, je ne sais même pas comment vous poser ma question.  
 
  
 
Quelle est la question ? C’est un constat. Le fait de dire déjà que ce n’est pas simple t’éloigne de la vérité. Parce que ce qui questionne, en l’occurrence ici, c’est la personne. Tant que tu crois être une personne tu ne peux pas être autre chose. L’Éternité est en toi mais pas dans ce qui apparaît en ce monde. Il faut te libérer de tout ce qui t’est connu, cela appelle à voir en toi la peur de l’inconnu. Là est la problématique. Ce que tu constates est la vérité de l’éphémère mais n’a rien à voir avec ton éternité. Au travers de ta réflexion et de ton constat, ou de ta question puisque tu l’as conçue ainsi, il t’est montré que la personne est encore là et qu’elle veut contrôler, comprendre, se saisir, s’emparer, l’inverse de ce qui doit être vécu et fait.  
 
  
 
Tant qu’il y a identification totale à ta vie, à tes expériences ou à tes absences d’expériences, tu ne pourras jamais être libre et pourtant tu es un être libre. Ce n’est pas la personne qui est libérée mais tu es libéré de la personne. Saisis cela, c’est la seule clé. Tu ne te libèreras jamais, comme chacun, de 
 
la personne, mais bien plus la capacité à accepter intégralement l’inconnu. Il y a un retournement à faire ou à être, au sein de la conscience.  
 
  
 
Tant que tu crois être cette forme, tant que tu crois être cette histoire, tu le seras, et rien d’autre. Et cela effectivement tournera en rond parce qu’il ne peut y avoir que ce mouvement, et tourner en rond n’est pas la liberté. Donc il ne faut pas te saisir de concepts, ne te pose même plus la question du Parabrahman ou de l’Absolu mais découvre la source de ta conscience en toi. Tant que tu veux ramener à ta personne ce qui ne dépend pas de la personne, tu resteras une personne. Es-tu prêt à te sacrifier en tant que personne pour retrouver le sacré que tu es ? Il n’y a rien à chercher pourtant, il n’y a rien à expliquer dans ce cas-là. C’est un déficit, non pas de vibrations ou de perceptions mais un déficit de la conscience elle-même qui te limite et t’entrave.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : la notion du Soi, même s’il semble vécu par moment, reste floue. Cela ne paraît pas être un obstacle pour le vivre car l’expliquer concerne le mental, cependant c’est un obstacle quand il s’agit de partager cette notion.  
 
  
 
Mais le Soi ne peut pas se partager, ni se communiquer, il ne peut qu’être vécu de l’intérieur quand tu es justement dépouillé de l’identification à quelque relation que ce soit, à quelque identification que ce soit, à quelque histoire que ce soit, à quelque conception que ce soit. Vivre la paix, c’est accepter de se vider de tout ce qui encombre, non pas comme un effort, comme quelque chose plutôt qui est vu et accepté. Dès qu’il y a sentiment de manque, de non-compréhension, de non-vécu, de non-installation au sein du Soi, ce qui fait écran est la personne, rien d’autre. Il n’y a aucun obstacle extérieur, il n’y a aucune limite corporelle. C’est un déficit de vision, non pas de perception encore une fois, non pas de vibration. Quand ta vision comprendra qu’il n’y a rien à voir, tu trouveras ta vacuité, mais tant que tu t’appuieras sur ton connu, l’inconnu restera inconnu. Ces mots sont simples, c’est la personne qui filtre, qui interprète et qui modifie la simplicité. Il n’y a pas besoin d’intelligence, il n’y a pas besoin d’expérience, il y a simplement besoin de « être ». Et être ne s’embarrasse pas, encore une fois, de toute référence à quelque expérience que ce soit, même la plus gratifiante pour la personne.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : la suite à la question est : pouvez-vous éclaircir cette notion et nous redonner les marqueurs du vécu du Soi ?  
 
  
 
La permanence du Soi se traduit, comme je l’ai déjà dit, par une capacité d’accueil de ce que la vie joue sur l’écran de la conscience, sans interrogations, sans appropriation, sans justifications, dans la liberté la plus totale. Tout ce qui provient de l’éphémère t’entraînera vers l’éphémère. C’est l’action-réaction de ce monde, c’est les occupations que vous avez au sein de ce monde qui vous permettent, comme vous le dites, de vivre ou de survivre mais qui n’ont rien à faire avec ce que vous êtes. Vous avez à vivre cela mais vous n’y trouverez rien. Il faut accepter cela afin justement de s’en libérer.   
 
  
 
Les marqueurs du Soi sont l’inébranlabilité, l’incapacité à douter, l’incapacité à sortir de la paix, l’incapacité à se considérer seulement comme une personne, l’incapacité de croire à quoi que ce soit. Dans le Soi permanent, il ne peut exister aucune place pour aucune peur. La joie est permanente, la paix est permanente quoi que vive ce corps et quoi que vive cet éphémère. Tu n’es plus en quelque sorte accroché par quelque élément et quelque expérience que ce soit, tu demeures au centre. Tu n’es gêné ni par la maladie ni par la mort ni par l’avenir ni par le manque ni par l’abondance. Tu es indépendant donc des circonstances de ce monde tout en étant sur ce monde ; en ne refusant rien, en ne cherchant rien, car il n’y a rien à chercher. Là est le Soi et nulle part ailleurs.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : quels sont les marqueurs de l’Absolu ?  
 
  
 
Ce sont les marqueurs du Soi avec en plus le vécu que ce Soi n’est rien d’autre qu’un reflet, qu’un pâle reflet de la Vérité, manifestable au sein de l'illusion mais qui n’est toujours pas la Vérité, mais une vérité relative comme le disait Anaël qui lui-même est relatif. L’Absolu ne connaît ni objet ni forme ni entité, même si l’entité est là. L’Absolu ne peut être piégé aucunement par le Soi, alors que le Soi est piègeable par la personne elle-même. L’Absolu, le Jnani vit la personne, le Soi, mais sait que tout cela ne représente que des jeux, que des illusions éphémères. Que veut dire le Soi pour celui qui est Absolu ? Rien de plus qu’un jeu.  
 
  
 
L’Absolu, le Jnani, le Libéré, accepte tout, sa mort comme sa vie, sa disparition comme son apparition. Parce qu’il sait qu’il n’est pas cela, il sait qu’il est le Tout et bien plus que le Tout et ses parties. Il ne revendique rien, il ne transmet rien, il laisse simplement la parole s’écouler parce qu’il sait aussi que même ses paroles disparaîtront. Il n’est pas plus identifié à son corps qu’à son âme qu’à son Esprit. Le Jnani est libéré de toute forme, de toute dimension et de toute conscience mais il accepte quand même le jeu, tant que le jeu se déroule. Mais il n’est pas dupe, il voit clair, il peut même apparaître bien sûr comme moins établi que d’autres dans le Soi, parce que le Soi ne l’intéresse pas, il sait qu’il est aussi éphémère.  
 
  
 
L’Absolu ne fait pas de discours, l’Absolu ne fait pas de réflexions, il laisse simplement s’exprimer la parole telle qu’elle veut s’exprimer. Il ne s’appuie pas sur une appropriation, sur le besoin de jouer quelque rôle que ce soit, mais accepte de jouer quelque rôle que ce soit mais n’en est jamais prisonnier ni tributaire. Il sait qu’il est à la fois ce corps, à la fois cet éphémère mais aussi bien plus que cela parce qu’il l’a vécu et que cela n’est pas traduisible en mots parce que c’est un mécanisme intime dont rien ne peut être dit, mais dont on peut observer les effets effectivement.  
 
  
 
Vous savez pertinemment qu’au-delà de l’anthropomorphisme, au-delà de la forme, même au sein des mondes nommés libres, il y a la Source, le Brahman. Mais la Source, elle vient d’où ? De la même façon d’où venez-vous ? Ce qui constitue votre identité personnelle n’est que le résultat d’un assemblage de cellules, de viande, qui s’est fait et qui se défera. Comment espérer la moindre permanence là-dedans ? Or l’Absolu est permanent, il a toujours été là, il est toujours vécu même si vous dîtes que vous ne le vivez pas, parce que vous cherchez à le vivre et occupé à chercher à le vivre, vous ne le vivrez jamais. Arrête la recherche et le temps s’arrêtera, et tu sortiras du temps en ne refusant rien, en acceptant tout et en transcendant tout.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : bonjour…  
 
  
 
Bonjour.  
 
  
 
Question : j’ai des acouphènes qui me posent problème. Pouvez-vous me dire quelque chose à ce sujet ?  
 
  
 
Qui est gêné ? Quel est ce vocable médical qui correspond déjà, dans le nom, à la notion d’une atteinte ? Qui est gêné ? La personne. Alors change de mots, change de terminologie et pose-toi la question non pas de l’acouphène mais vraiment de qui est gêné et qu’est-ce que ça gêne plutôt que vouloir traiter ou faire disparaître un acouphène, qui n’en est pas un. Change de question et reviens.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : comment sait-on si on est libéré vivant ?  
 
  
 
Ce n’est pas quelque chose qui peut se savoir, ni se montrer, ni se démontrer, c’est la certitude de ce que tu es. Tant qu’il y a question sur cela, tu en conclus nécessairement que tu n’es pas libre. Le Libéré vivant ne peut pas se poser la question de sa Liberté, elle est acquise, elle est évidence à chaque souffle, à chaque respiration, elle est inébranlable, elle n’a besoin de rien démontrer. Dès l’instant où tu te poses la question, tu n’es pas libéré vivant. Il suffit de regarder comment tu vis ce que tu as à vivre ici même, il suffit de regarder ce qui se manifeste sur l’écran de ta conscience dans ta vie. Le Libéré vivant n’est pas limité, sauf bien sûr par ce corps mais l’Esprit en lui est libre, il coule librement. Ce n’est pas son Esprit mais l’Esprit Universel, la Source. Il n’est plus identifié à quelque personne que ce soit, à quelque entité que ce soit, il n’est assujetti à rien.  
 
  
 
Il ne peut exister la moindre croyance en quoi que ce soit. Il ne peut exister la moindre projection d’une quelconque évolution vers une Libération. Le Libéré vivant ne crée aucune histoire, aucun scénario et n’est tributaire d’aucune vie. Il est « La Vie ». Il a trouvé sa Demeure, il peut s’y réfugier, s’y ressourcer, même en pratiquant les activités les plus ordinaires, à chaque instant, et d’ailleurs c’est le cas. Quelle que soit la manifestation de sa conscience, quelle que soit l’expérience qui se vit, il n’est pas dupe.  
 
  
 
Le Libéré vivant n’a besoin d’aucune connaissance parce qu’il est la vraie Connaissance. Elle ne s’appuie sur aucune tradition, sur aucune religion, sur aucun enseignement, c’est la pleine disponibilité de la Vie en quelque expérience que ce soit comme en quelque monde que ce soit parce qu’il sait très bien qu’il n’est rien de tout cela. Il le sait pour l’avoir vécu, ce n’est pas une croyance, c’est une vérité intrinsèque et c’est la seule. Il ne tient à rien, il n’est tenu par rien, même si la personne qui est vivante obéit aux règles, aux conventions, aux obligations, sans aucune difficulté, même si parfois il peut rechigner comme toute personne. Mais là aussi il n’est pas dupe.  
 
Si vous êtes disponible à l’instant présent, quelle que soit la perception, quelle que soit la vibration, quel que soit le désagréable ou l’agréable de mes mots, vous dépassez cela et vous vous découvrez  
 
vous-même. Il vous faut arrêter le moteur de la souffrance, non pas comme si vous vouliez faire quelque chose mais en vous désincrustant de toute notion de manque, de toute notion d’histoire et de toute conscience. Une fois suffit, réellement et concrètement, et c’est simple, de plus en plus simple.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : pourriez-vous nous parler du véritable guru?  
 
  
 
Le véritable guru est le Jnani car en lui il n’y a aucun risque d’asservissement, de prédation ou de quelque altération que ce soit. Le vrai maître n’a pas besoin d’élèves. Il se suffit par sa présence. Même s’il emploie des mots, il ne crée pas de mouvement, il ne crée pas de religion, il montre simplement par sa présence là où est la Vérité. Il ne contraint personne, il ne séduit personne, il demeure fidèle à lui-même en son éternité. Son seul but, c’est que celui qui l’écoute ou qui le rencontre se trouve lui-même. Il n’y a pas d’autre transaction ni d’autre échange entre le Jnani et celui qui le rencontre. Il n’a besoin d’aucune cour, il n’a besoin d’aucune reconnaissance et surtout pas de ce monde. Il vous rend à votre liberté et aucunement à son point de vue. Il ne tire aucun profit d’aucune sorte au sein de ce monde ni dans aucun autre monde. Ses paroles ne peuvent jamais échouer quelle que soit la dureté de ses mots, parce qu’il voit clairement toutes les illusions et tout ce qui concerne la personne comme n’étant pas vrai.  
 
  
 
Le véritable guru ne se prend pas pour un guru, même dans le sens noble du terme. Il est simplement celui qui vous offre la Vérité, à condition que vous acceptiez de la vivre. Il ne cherche aucun élève, aucun disciple, il n’a besoin de rien pour être lui-même. Et surtout il veille à ce que jamais ne s’installent la moindre dépendance et la moindre soumission. Dès l’instant où le guru se sert d’une connaissance autre que celle de la conscience, il tombe dans le piège de la possession et de l’absence de Liberté. Le seul vrai guru, c’est celui dont on est débarrassé soi-même en allant le voir. Il n’entretient rien, il ne donne rien, il ne prend rien, il est.  
 
  
 
Le véritable guru ne peut être qu’un Jnani mais pas un Jnani déclaré mais un Jnani qui le vit lui-même. De plus, il n’est souvent reconnu qu’après son départ de ce plan, rarement de son vivant et c’est tant mieux. Celui qui cherche les feux de la reconnaissance se trompe, celui qui joue un rôle se trompe. Le véritable guru est libre de toute condition et de toute situation. Il se présente tel qu’il est. Il n’a aucune démarche spirituelle, il est lui-même la Vérité. Il reconnaît l’Éternité en chacun mais sait mettre fin à toute relation si celle-ci présente un piège pour lui ou pour l’autre. Tel est le véritable guru, le Jnani.  
 
  
 
Rappelez-vous que dès que vous suivez quelqu’un vous n’êtes plus vous-même. Ce qui n’a rien à voir avec le don d’imitation. Parce que si vous imitez le guru, dans le sens noble du terme, vous vous libérez vous-même. Il ne doit laisser s’établir aucune adoration, de lui ou de ce qu’il dit. Il aime impersonnellement et n’est pas soumis au jeu des personnes, sa personne comme toute autre personne. Il laisse arriver spontanément les choses. Il ne contraint rien, il n’impose rien. Encore une fois, il ne cherche pas à séduire. Il peut être détestable, il peut être agréable, il adapte ce qu’il est en  
 
fonction de ce qu’il voit, non pas avec ses yeux, non pas avec sa personne, mais au niveau de la Vérité.  
 
  
 
Il n’a pas besoin d’ornements, aussi bien vestimentaire qu’ornemental. Il n’a pas besoin d’un lieu particulier, parce qu’il sait justement que les lieux particuliers ne sont que des ornements, qui ne sont qu’un pâle reflet de la Vérité. Il peut parler, il peut se taire, cela ne change rien. Il demeure. Il ne cherche à vous emmener nulle part ni à vous sauver de quoi que ce soit. Tel est le véritable guru 
 
.  
 
… Silence…  
 
  
 
Question suivante.  
 
  
 
Question : J’ai vécu plusieurs fois la sensation de basculer, de disparaître, de revenir sans souvenir. Qu’est-ce qui bloque à me reconnaître Absolu ?  
 
  
 
Mais où vois-tu un blocage ? Pourquoi imagines-tu que cela est un blocage ? Que cherches-tu à voir de merveilleux ? Que cherches-tu à saisir, à prendre ? Disparais et ne cherche rien. C’est la meilleure preuve que tu es Absolu. Tout souvenir, toute visualisation, tout élément rapporté lors de ta disparition prouve que tu n’as pas disparu. Seules les conséquences en sont visibles, au sein de la personne. Que veux-tu ramener de l’Absolu ? Que veux-tu voir ? Que veux-tu prendre, au lieu de tout donner ? Pourquoi chercher ce qui bloque, si ce n’est ton propre mental et ta propre volonté de se saisir de quelque chose dont tu ne peux te saisir ? Tu ne peux que l’être. La mémoire n’a rien à voir là-dedans, les souvenirs n’ont rien à voir là-dedans et toute expérience de la conscience, même la plus mystique, n’est rien devant la béatitude totale de celui qui a disparu. Mais dès l’instant où tu reviens, si tu cherches un sens, si tu cherches une image, si tu cherches à te raccrocher au sein du connu, tu ne pourras pas gagner ce que tu es vraiment, c’est à dire l’Absolu. L’Absolu n’est ni quantifiable, ni exprimable. C’est pour cela que j’ai tant parlé, voilà quelques années, de la réfutation.  
 
  
 
L’Absolu n’a que faire des chakras, n’a que faire de la Kundalini, n’a que faire des Archanges. Il ne nie pas leur présence, mais il est au-delà. Non pas dans le sens d’une supériorité mais bien plus dans le sens de quelque chose de bien plus vaste, qu’aucun cerveau, qu’aucune vibration, qu’aucun chakra ou qu’aucun être de Lumière, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, qui est déjà lui-même cela, ne peut représenter.  
 
  
 
Il faut se libérer du connu. Et comment se libérer du connu dès que tu cherches à ramener quelque chose ? Tu en constates les effets, là est l’essentiel, et ensuite tu restes tranquille là où tu es. Ce que tu cherches à saisir ou à ramener est ce qui t’empêche de voir clair. C’est-à-dire qu’il n’y a rien à voir, il n’y a rien à sentir, il n’y a rien à expérimenter, il y a juste ce qu’est l’Amour non manifesté, non représenté, permanent et immuable. Jamais la personne ne pourra se la représenter. Il n’y a rien. Pour l’ego, c’est le néant. Il y a ni ombre, ni lumière. Il y a seulement, quand tu touches l’Infinie Présence et que tu t’autorises toi-même à y demeurer, où il peut exister encore une conscience et donc une vision. Que celle-ci soit éthérique ou du coeur. Mais même de cela le Jnani se fout littéralement. Il est libre de tout conditionnement, de toute vision, de toute image et de toute expérience. Il ne les refuse pas pour autant, mais il n’en a pas besoin, parce qu’il sait que cela est 21  
 
  
 
illusoire. Même si cela est réel. Il n’a que faire des objets. Il n’a que faire des dimensions même s’il peut en parler mais cela ne représente rien d’autre qu’une expérience pour lui et absolument pas l’état qu’il est.  
 
  
 
Il n’y a donc rien à ramener, rien à rapporter, rien à prouver. Il faut se débarrasser de cela dans la tête et arrêter de croire qu’il va arriver cela ou que cela va se manifester comme cela. Le seul témoin de l’Absolu est la disparition de ce monde et de toute expérience. Là est la Vérité, là est le milieu du coeur, là est la Paix Suprême.  
 
  
 
Le Jnani n’a aucune volonté propre. La seule vérité pour lui, avant de découvrir ce qu’il est en tant que Jnani, est seulement d’être lui-même, de se débarrasser des carcans sociétaux, moraux, spirituels, karmiques, sans lutter contre, en les traversant sans s’y attacher, sans être retenu par quoi que ce soit. Là est la Vérité, devant laquelle toutes les vérités dites relatives s’estompent et disparaissent. Cela n’a aucune implication sur ses activités, quelles qu’elles soient, en quelque plan que ce soit sur ce monde. Il n’est plus tributaire de la forme, même s’il est inscrit dans sa propre forme. Il n’est pas tributaire de l’énergie, il n’est pas tributaire de la conscience. Il n’est tributaire de rien, même pas du Soi qui ne veut plus rien dire pour lui.  
 
  
 
Ce que j’exprime correspond à la réalité de l’Absolu au sein de ce monde. La question de l’Absolu ne se pose même pas pour ceux qui expérimentent la conscience en quelque plan que ce soit, excepté ici sur cette terre.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Le Jnani ne doute jamais. Quand tu disparais, quel doute peut-il exister ? S’il y avait un doute, tu en ramènerais la vision, l’expérience de la conscience, la vibration. La seule chose qui est absolument certaine en revenant, c’est qu’il n’y a plus personne pour poser de questions. Il n’y a plus personne pour s’interroger. Ce qui n’empêche pas de mener sa vie, quelle qu’elle soit, et de répondre aux obligations, quelles qu’elles soient. Il laisse tout arriver, parce qu’il est justement le « connaissant ».  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : de nombreuses synchronicités par rapport à ma compagne me mettent en position d’être accusé par elle d’ambiguïté, de trahison, alors que je ne suis pas du tout dans ce scénario. Cela est désarmant, me donnant un sentiment d’impuissance face à la vie, à cette relation, même si je peux en rire également. Que dois-je comprendre ?  
 
  
 
Dans ce que vous nommez un couple, il suffit que l’un des deux ait des projections suffisamment puissantes pour créer des situations qui vont le confirmer dans ses pensées altérées. Et effectivement, tu n’y peux rien. Que veux-tu faire de plus ? Quand ce genre de chose se produit, il y a nécessairement l’autre qui crée cela par lui-même, par ses pensées itératives, il crée ce qu’il craint. Qui peut changer les pensées de l’autre, surtout si elles sont récurrentes ? Aucune preuve ne satisfera celui qui crée des choses ainsi. C’est juste cela qu’il faut observer et voir clairement. Et  
 
effectivement, il vaut mieux en rire plutôt que d’en souffrir. C’est un jeu de dupe. 
 
  
 
 Quelle que soit la relation entre ces deux personnes, fussent-elles même ce que vous nommez des monades. Dès l’instant où l’un des deux personnages crée des histoires qui ne sont pas vraies, celles-ci se matérialisent dans sa conscience et dans sa vision, lui prouvant par là même qu’il avait raison.  
 
Comment veux-tu contrarier ou éviter cela? En disparaissant. C’est la seule façon pour que l’autre voie ce qu’il crée lui-même. Cela résulte de la peur. Ce n’est pas seulement un problème de conscience, ce n’est pas seulement un problème au niveau du psychisme mais c’est bien plus ce que je nommerais une altération de l’illusion, se nourrissant de ses propres chimères et se justifiant lui-même pour rester dans sa souffrance et dans sa peur. Aucune aide extérieure ne peut être possible dans ces circonstances. Et cela ne concerne pas seulement les couples mais cela peut s’observer dans n’importe quelle situation, l’important alors étant de ne pas donner prise à ce qui est créé ainsi. Parce que ce genre de comportement, de l’un comme de l’autre, maintient l’illusion de ce monde et la renforce même, si je peux dire, quel que soit ce qui est vécu au sein du Soi, ce qui est impossible pour l’Absolu.  
 
  
 
Tout ce qui est proposé comme aide ou comme service sera systématiquement inversé et falsifié. La falsification au sein de la falsification elle-même et de l’illusion ne fera qu’éternellement renforcer l’illusion. C’est une croyance qui se réalise pour celui qui l’a émise, et qui crée des problèmes pour celui qui reçoit de plein fouet cette croyance et menant donc, comme tu le dis, à des synchronicités complètement aberrantes qui viennent justifier l’autre, le renforcer, en sa personne et en sa souffrance. Ainsi donc il y a une victime et le sauveteur devient le bourreau, en alternance. C’est encore des jeux de rôles, c’est encore des pertes de temps. Cela est complètement stérile.  
 
Je précise aussi, dans ce que vous nommez le Soi, que plus l’état vibratoire progresse chez l’un des deux partenaires ou conjoints ou relations, plus cela s’amplifie. C’est normal. Il n’y a rien à comprendre, il y a simplement à observer la réalité de ce que je viens de dire et ne plus nourrir cela, ni en sauvant ni en quoi que ce soit d’autre. Il faut se rendre mutuellement la liberté afin que chacun voie clair. Et ceci est valable dans toute relation de quelque nature que ce soit. Ne tissez pas plus de liens que ceux qui existent.  
 
  
 
Je répète, c’est un jeu de dupe. Et comme tu dois t’en apercevoir, cela tourne en boucle, je dirais même en spirale, parce que c’est chaque fois de plus en plus intense et ça a l’apparence d’être de plus en plus vrai au sein de l’illusion. Que veux-tu faire?  
 
Dès l’instant où au sein de cette relation il y en a un qui dit vraiment « je ne joue plus », eh bien le jeu s’arrête. Ce qui ne veut pas dire qu’il y a séparation ou fracture, mais il y a nécessité de se voir soi-même. Rien de plus et rien de moins. Quand cela se produit et tourne en spirale de plus en plus intense, c’est qu’il y a peur et culpabilité, d’un côté comme de l’autre ; il n’y a pas de responsable, vous êtes deux à jouer la scène. Quel que soit le côté où l’on envisage les choses, ce jeu ne peut pas se jouer seul ; il faut bien être conscient qu’il se joue à deux. Et c’est un jeu qui ne connaît pas de fin. Sauf bien sûr si l’un voit clairement les choses et passe par-delà la personne et par-delà ses propres affects pour mettre fin à cette spirale. Ne nourris pas ce que tu ne veux plus voir. Ne te détourne pas non plus, mais vois clair. La vie au sein de l’illusion te resservira toujours, à plus ou moins brève échéance, les mêmes scénarios, tant que ceux-ci ne sont pas transcendés.  
 
  
 
Il n’y a pas de victime, il  n’y a pas de bourreau, il n’y a pas de sauveteur, il n’y a que deux acteurs qui ne voient même pas qu’ils jouent. Pris chacun par leurs propres chimères, leurs propres projections et en définitive l’absence de liberté. Personne n’appartient à personne, à aucun moment. Tomber là-dedans, c’est faire le jeu de l’illusion.  
 
  
 
En fait, dans ce genre de relation, vous vous mettez vous-même des chaînes, illusoires. Acceptez l’expérience mais dépassez-la et voyez clairement ce qui se joue. Ce n’est même pas la relation de couple, ce n’est même pas en définitive la position de victime, de bourreau ou de sauveteur mais bien plus les choix de l’âme, ce que vous pourriez nommer vos origines stellaires, qui sont à l’oeuvre. Rien de plus.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : j’ai fait à deux reprises le protocole de l’assignation vibrale. À chaque fois j’ai vu des triangles alignés à l’infini. Qu’en est-il ?  
 
  
 
Je pense qu’il est fait référence à ce qu’a mis en place le Commandeur des Melchisédech permettant de vous situer au-delà des rencontres même des êtres de Lumière qu’il représente. Certains d’entre vous n’ont soit rien vu, rien perçu, rien expérimenté, cela veut dire que vous n’êtes concernés par aucun de ces jeux.  
 
Ce que tu décris prouve simplement que lors de cette expérience tu as largement dépassé le plan des Anciens et que tu as contacté des dimensions au-delà de toute forme, de toute entité. Même si cela représente certaines entités qui n’ont rien à voir avec les jeux de la conscience mais bien plus d’être les supports de la conscience, comme le sont vos triangles élémentaires, comme l’est votre coeur ou votre corps d’Êtreté en totalité. Voilà ce que je peux en dire.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : une soeur qui avait transmis une requête m’a précisé que j’en avais altéré le sens. En fait, elle souhaite que vous l'aidiez pour sa santé en général, ses études et tous ses examens en général.  
 
  
 
Me prend-elle pour Dieu le Père ? Elle se trompe. Je ne suis pas un sauveur et ne le serai jamais. Qu’elle se tourne vers elle-même. C’est certainement une personne qui cherche toujours l’appui ou l’accord à l’extérieur d’elle-même, du fait d’une fragilité. Comme d’ailleurs elle le perçoit dans son ventre et sur sa peau. Qu’elle se tourne vers elle. Qu’elle se rende compte de sa dépendance aux circonstances extérieures. Je ne suis ni un guérisseur, ni un sauveur. Je ne fais que la renvoyer à elle-même. Non pas pour négliger sa demande, mais justement pour répondre à sa demande, au-delà des mots qu’elle prononce.   
 
  
 
Que cherche-t-elle à se masquer à elle-même ? Certes l’âge et l’expérience peuvent être insuffisants. Mais ceux qui souffrent ou celles qui souffrent de cela doivent au plus vite trouver leur propre source intérieure, parce que sinon ils se créent une vie de dépendance et d’absence de liberté. Or, je ne veux pas la priver de sa liberté. Je ne peux priver personne de liberté. Je ne peux que la renvoyer à elle-même, non pas pour la punir mais bien plus pour la libérer d’elle-même et de ses croyances. Si elle ne le voit pas maintenant, elle le verra nécessairement.  
 
  
 
L’Amour n’est pas toujours de répondre à une demande mais de retourner la demande quand l’être a la nécessité impérieuse, pour survivre, de se trouver, quel que soit l’âge et quelle que soit la maturité. Il existe suffisamment d’égrégores lumineux et non falsifiés qui pourront l’aider dans quelque religion et dans quelque croyance que ce soit. Mais je ne suis pas là pour ça, je ne suis pas là pour mentir, je ne suis pas là pour mettre un plâtre ou apporter une aide extérieure mais je suis là pour vous aider à déchirer vos voiles, si vous l’acceptez.  
 
  
 
Comment veux-tu que cette personne découvre l’autonomie, si elle ne s’aide pas elle-même en transcendant ses propres insuffisances et ses propres peurs, et ses propres limites ? Toutes les solutions sont en elle, comme pour tout un chacun. Alors bien sûr parfois il est nécessaire d’aider, ce que j’ai fait la dernière fois. Mais on ne peut pas aussi vite sauter sur l’occasion pour demander autre chose, cela est le reflet d’une incompréhension. Je ne condamne rien, mais je fais voir clair.  
 
De même que dans tout chemin de vie ou dans tout cheminement que vous nommeriez spirituel, il en est de même. Bien sûr que vivre des contacts avec des saints, vivants ou décédés, est une aide. Mais l’aide ne veut pas dire se reposer sur cela. Cela ne veut pas dire non plus se connaître en tant que personne mais se reconnaître en tant qu’être parfait, quelles que soient les circonstances de ce corps, quelle que soit la maturité, quelle que soit la maladie ou quelle que soit la santé. Bien sûr qu’il est possible de faire disparaître instantanément quelque trouble que ce soit, mais à quoi cela servirait-il si les choses ne bougeaient pas, s’il y avait seulement une guérison ? Le Christ disait lui-même : « C’est ta foi qui t’a sauvée ». Mais quelle foi ? Pas en un sauveur extérieur. En elle-même, au-delà des apparences de l’âge, des maladies, des souffrances ou de quoi que ce soit.  
 
  
 
Depuis des temps très anciens l’homme, au sens large, a pris pour habitude de croire que tout vient de l’extérieur, le privant de l’accès à son être intérieur. Et je ne parle même pas d’Absolu, simplement du Soi. Le miracle peut être quotidien mais à quoi servirait-il si l’être ne trouve pas sa Liberté et son Autonomie ? Cela aura effet à long terme, un effet totalement inversé. Cette personne ne peut pas le voir pour l’instant mais elle le comprendra au moment où elle le décidera. Le vrai miracle n’est pas l’amélioration d’une condition, d’une situation ou d’un corps, le vrai miracle c’est de se découvrir soi-même. Et c’est la seule vérité et c’est la chose la plus simple. Le carcan des croyances, le carcan de l’éducation, le carcan de la famille, le carcan de la profession, le carcan des désirs, il faut balayer tout ça. Ça ne veut pas dire le renier et d’abandonner toute chose mais bien voir clair, aller au-delà de tout ça.  
 
Voilà ce qu’il faut lui répondre.  
 
  
 
Bien sûr que pour l’homme il est beaucoup plus agréable d’entendre des mots doux, d’être recouvert par ce baume, mais ce baume vous cachera toujours la Vérité. Il en est ainsi. Tant que vous croyez être une personne et seulement une personne. J’ai pas dit de n’être personne, j’ai dit de voir que vous êtes une personne, mais aussi beaucoup plus. Et que vous êtes le Tout. Acceptez-le déjà comme postulat, quels que soient votre âge et votre maturité, et vous le vivrez. J’ai vécu cela dans la chair en trois ans, et ceci très jeune. Il faut accepter de lâcher les croyances, les idées toutes faites, les carcans dont je viens de parler, se mettre à nu. Voir sa peur, voir ses propres peurs. Il faut laisser éclore l’Amour sans le chercher. Quel Amour ? Celui qui ne connaît ni personne ni objet ni but ni quoi que ce soit. C’est l’Amour que je qualifierais personnellement d’intrinsèque, ne dépendant d’aucune chose, d’aucune relation, d’aucune circonstance. Il est là présent, tout de suite. Mais pour cela, il faut se désincarcérer de tout le reste.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : après une lecture de Maharshi, j’ai ressenti une grande fatigue, je me suis mis en méditation et après quelques minutes un mot s’est imposé à ma conscience : Antigone. Ce mot grec signifie : « celui qui s’oppose aux ascendants et descendants », à la famille proche donc.  
 
  
 
J’ai rien compris.  
 
  
 
Question : ce mot grec signifie « celui qui s’oppose aux ascendants et descendants », donc à la famille proche.  
 
  
 
Je comprends toujours rien à ce que ça veut dire cette phrase.  
 
  
 
Question : celui qui s’oppose aux parents et aux enfants…  
 
  
 
D’accord.  
 
  
 
Question : … à la famille  
 
  
 
Et alors?  
 
  
 
Question : c’est d’ailleurs le cas, sans que cette situation soit conflictuelle. Récemment, sur le haut d’un immeuble, de part et d’autre d’une fenêtre, était écrit en grand à gauche Anti et à droite gone. Que faire avec cela sachant que le Soi ou l’Absolu n’ont que faire de la notion de famille ?  
 
  
 
Je crois qu’il faudra reformuler cette question à un autre moment. À part l’élément de co-création consciente, je ne vois aucun lien ni aucune logique. Elle est peut-être inhérente à la personne mais je ne peux rien répondre, formulé ainsi. Excepté de voir la co-création consciente et la synchronicité de l’entente d’un mot et de le voir ensuite écrit. Ensuite, je ne saisis pas le lien entre Maharshi et ce mot là. Donc c’est à reformuler autrement dans la suite du satsang.  
 
  
 
…Silence…   
 
  
 
Nous allons rester en silence quelques instants. Ne demandez rien, n’observez rien et disparaissons…  
 
Pour ne rien attendre je vais compter jusqu’à dix.  
 
(Chaque comptage est rapide et suivi de long silence)  
 
  
 
Un…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Deux, trois…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Quatre, Cinq, six…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Sept…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Huit…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Neuf…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Dix.  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Poursuivons les questions…  
 
  
 
Question : pourriez-vous nous parler de la neutralité ?  
 
  
 
Ce mot possède plusieurs acceptions possibles. De quelle neutralité parle-t‐on ?  
 
Au sens spirituel, de l’esprit, la neutralité correspond totalement à l’accueil total, sans interférer, de la Lumière mais de la Vie aussi, même ici‐bas. La neutralité est l’état où tout est observé sans interférer sur l’observation en aucune manière, sans chercher à s’en saisir, sans chercher à interpréter, sans chercher d’émotion. L’observateur est dans la neutralité ; sans ça il n’y a pas d’observateur, il y a acteur. La neutralité débouche sur la bienveillance, sur le coeur, et sur la vraie Connaissance qui ne passe par aucun filtre.  
 
  
 
Voilà ce que je peux en dire en ce qui concerne l’acceptation de ce mot dans ce sens-là. Mais encore une fois je ne sais pas ce que cette personne demande sur la neutralité, si ce n’est pas ce que j’ai répondu, parce que souvent, au sens humain, la neutralité c’est ne pas s’engager. Être un observateur est un engagement précis qui met fin à l’action/réaction, afin de laisser s’exprimer, se manifester et se dérouler le tapis de la Grâce, aussi bien au niveau de l’action de Grâce que de l’état de Grâce. La neutralité parfaite peut déboucher de manière directe sur Shantinilaya, mais au minimum cela conduit à être un observateur fin, sans jugement, sans parti pris de ce qui se déroule vraiment, par-delà les voiles de toutes les illusions, de toutes les projections, de toutes les pensées et de toutes les émotions.  
 
Je précise enfin que dans cet état de neutralité il est loisible de laisser les énergies, quelles qu’elles soient, oeuvrer dans le champ de votre conscience, dans le corps, sans altérer quoi que ce soit par une volonté quelconque de s’en saisir, de la manipuler, de la transformer ou de l’altérer. La neutralité est une forme d’équilibre conduisant là aussi à la Demeure de Paix Suprême et à l’Infinie Présence.  
 
  
 
Suivant.  
 
  
 
Question : quelles sont les caractéristiques de la Lumière Noire ?  
 
  
 
La Lumière Noire est ce qui est antérieur à toute Création, à toute manifestation de la conscience et même à la Source. C’est elle qui sous‐tend les mondes, qui sous-tend la manifestation, mais qui n’a besoin de rien d’autre qu’elle-même. Là est l’Absolu. C’est la dernière Lumière aperçue avant l’extinction de la conscience, avant l’extinction de la Lumière pour laisser l’Amour, Principe primordial, apparaître. C’est notre Demeure à tous, la seule qui soit éternelle. Une fois que certains d’entre vous auront épuisé les expériences, si tant est qu’ils décident de le faire, alors cela sera leur seule Demeure d’Éternité possible, il n’y en a pas d’autre 
 
.  
 
La Lumière Noire n’est pas l’ombre, ce n’est pas une absence de Lumière, ce n’est pas le négatif, bien que pour la personne comme pour le Soi, où la personne est mêlée, cela puisse être vu comme quelque chose de noir. Mais ces personnes-là confondent le noir et la Lumière Noire. La Lumière Noire est à l’origine de la manifestation, elle est donc antérieure à toute Création ou manifestation de la conscience.  
 
  
 
On dit souvent en ce monde qu’il ne peut y avoir d’ombre sans lumière et de lumière sans ombre. C’est faux. La Lumière n’a pas besoin de l’ombre, elle a besoin de la Lumière Noire pour se manifester, mais confondre la Lumière Noire avec l’ombre est un signe d’ego magistral, au sens spirituel. Il n’y a que dans ce monde éphémère et enfermé que le principe de l’ombre a été posé comme restriction de la Lumière, et dualisme.  
 
  
 
La Lumière Noire est au-delà de toute notion de dualité et même d’Unité. L’Unité du Soi stabilisé, c’est la Lumière Blanche. Mais d’où vient la Lumière Blanche ? Allez à la Source de la Lumière Blanche et de la Source, vous y trouverez ce que vous êtes, indépendamment de toute conscience, de toute dimension.  
 
  
 
Question suivante.  
 
  
 
Question : c’est un témoignage. Lors de votre comptage jusqu’à 10, à la première accélération des chiffres émis j’ai ressenti comme un éclatement au niveau du coeur, comme si quelque chose volait en éclat autour du coeur. Puis vers 7 ou 8 une très grande douceur s’est installée jusqu’à la fin.  
 
  
 
Ceci résulte de la déchirure du péricarde, du franchissement de la Porte Ki‐Ris‐Ti débouchant sur l’Infinie Présence et tous les possibles. Pour cela, effectivement, il ne fallait rien attendre pour le vivre, de la même façon que quand je suis intervenu directement sur votre coeur. C’est la même chose. Merci du témoignage.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : l’Absolu n’est‐il pas au‐delà de l’être ?  
 
  
 
L’Absolu n’a que faire de l’être, de même qu’il n’a que faire du Soi, même s’il est vécu. L’Absolu n’a que faire des définitions, n’a que faire de la conscience, n’a que faire de tout ce qui fait que passer.  
 
L’être est le Soi, le corps d’Êtreté est le corps de manifestation de la conscience en quelque dimension que ce soit. L’Absolu ne s’embarrasse pas de ça puisqu’il est tous les possibles passés et à venir, et il est l’absence d’histoire en même temps. Je vous rappelle que c’est ce qui permet à la Lumière d’apparaître 
 
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… Silence…  
 
  
 
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Question : la nuit suivant la mort de mon père, j’ai fait un rêve : j’étais assise en tailleur face à mon guide de l’époque, je suis entrée en lui et me suis réveillée, totalement consciente. J’avais vécu un état de béatitude extraordinaire, cela a duré un long moment. Mon mental s’en est emparé et tout s’est dissout lentement. Quel était cet état ?  
 
  
 
Mais tu as toi-même défini l’état : une extase, une communion, une rencontre avec toi-même au travers de celui que tu nommes « guide ». Bien sûr l’expérience est essentielle, mais comme tu l’as constaté, et comme c’est souvent le cas, la personne s’en empare, que ce soit à travers ses projections de conscience, à travers le mental ou à travers même le souvenir. Vous rejoignez à ce moment-là la ligne du temps et l’expérience s’éteint, l’état n’est pas stabilisé. Jusqu’au moment où tu vivras qu’il n’y a ni guide, ni personne, ni histoire, et tu retrouveras naturellement cet état.  
 
La plupart des humains, au travers d’une expérience transcendante, cherche à tout prix à la faire revivre dans leur mental et dans leur mémoire. C’est une erreur ; le temps n’existant pas, aussi bien pour la conscience que pour l’Absolu.   
 
  
 
L’expérience, quelle qu’elle soit, là aussi doit être traversée sans l’arrêter, sans se préoccuper de sa disparition ou de sa continuité. Là aussi il convient d’être dans la neutralité, ne rien s’approprier, ne rien arrêter, ne rien retenir, suivre le courant, ne pas chercher à reproduire par la volonté mais laisser s’établir.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : comment accueillir aujourd’hui ceux qui viennent vers nous et qui ne vivent pas ou qui refusent le processus de Libération ?  
 
  
 
En les accueillant le plus simplement possible, d’humain à humain. Il n’y a aucune supériorité en qui que ce soit, que l’Absolu soit vu et connu et vécu, que le Soi soit vécu ou que la personne ne connaisse ni le Soi ni l’Absolu. Laissez la relation là aussi couler, ne programmez rien, ne décidez rien, soyez disponible pour ce qui coule et s’écoule de vous spontanément, sans chercher à diriger vos pensées ou à contrôler quoi que ce soit, ou en vous comportant en fonction de ce que l’autre attend. Soyez vous‐même. Ne cherchez rien. Ne vous préoccupez pas de cela dans ce cas-là. Soyez dans l’accueil, ou pas, mais ne décidez rien, ne bougez pas, n’émettez rien, restez centré. Si des mots arrivent, ils doivent couler tout seuls, si le silence s’installe, il s’installe, vous n’avez rien à prouver, rien à sauver, et vous ne pouvez emmener personne.  
 
  
 
Sortir de la personne, ne plus être une personne, c’est pas y revenir en fonction des circonstances. Parce que si vous bougez, vous n’êtes pas établi dans la Vérité, vous vous adaptez. L’Absolu ne s’adapte jamais, la personne oui. Ou alors jouez le jeu de redevenir une personne qui rencontre une personne, mais là il ne se produira rien. D’ailleurs ne cherchez rien à produire, ne cherchez pas à orienter ni les mots ni la relation ; soyez simplement présent, ou absent, tout en étant là. Mais êtes-vous là en tant que personne ou êtes-vous là au-delà de toute personne ? C’est la seule façon de montrer à l’autre, sans rien vouloir démontrer, le mystère de la Grâce.  
 
  
 
C’est le mental qui cherche des stratégies, des signes, des moyens de rassurer, de sauver, de faire comprendre, de faire adhérer, mais tout cela est superflu. Allez au‐delà de tout ce qui est rattaché au connu, à une personne, ou comme je l’ai dit, alors jouez le rôle que la Vie vous attribue en cette occasion. Mais là aussi soyez spontané, ne réfléchissez pas, n’obéissez pas à une quelconque convention d’éducation morale ou sociétale, soyez vous-même.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : lors de votre comptage jusqu’à 10, quelle est l’origine des rires qui ont explosé ?  
 
  
 
Le rire de celui qui n’attend rien, qui est simplement là pour vivre ce qui est à vivre, sans y interférer. Cela permet à la spontanéité, la neutralité, l’enfant intérieur si vous voulez, de se dévoiler. Sans rien 
 
attendre, sans rien espérer, sans rien comprendre. Donc ne cherche pas à comprendre après coup, sans ça tu éloignes encore plus de toi cet état qui a été vécu spontanément. Comme je le disais précédemment, c’est la meilleure façon de faire que ce qui est apparu disparaisse : vouloir s’en saisir. 
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : pourriez‐vous parler de la gratitude au regard de l’Absolu ?  
 
  
 
Je ne comprends rien. De la gratitude au regard de l’Absolu, pour moi ça ne veut rien dire, même si cela veut dire quelque chose pour la personne. La gratitude et l’Absolu par rapport où ? Je ne comprends pas.  
 
La gratitude est une action. La gratitude est une expression de la conscience. L’Absolu n’a que faire de la gratitude, c’est la Grâce qui apparaît justement parce qu’il n’y a rien de cherché. La gratitude est fonction d’une personne, d’une situation, d’un état. Dans le Soi, la gratitude peut être manifestée. Donc, si j’ai un peu compris cette question, il n’y a aucune relation ou rapport entre l’Absolu et la gratitude.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : votre décompte jusqu’à 10 a déclenché chez certains un rire nerveux. Cela correspond-t‐il à une peur ?  
 
  
 
Qui peut mieux le savoir que vous ? La même manifestation peut traduire effectivement soit la Liberté et la Libération vécue à ce moment-là, ou la peur. La peur ou l’Amour.  
 
On va compter jusqu’à 20, bientôt.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : vous avez dit : « Je suis là pour vous aider à déchirer vos voiles, si vous l’acceptez ». Pouvez‐vous alors m’aider à déchirer le voile lié à mes peurs. Je suis dépendante de la peur de l’être, de vivre, de l’inconnu, de mourir.  
 
  
 
La meilleure façon, c’est de mourir à toi‐même. Et il n’y a que toi qui peux le faire. Lâche tout. Tu es identifiée à ton corps, identifiée à ta vie, à ta mémoire. Comment veux‐tu trouver autre chose, ce que tu es ? La mort est inéluctable, tu le sais en arrivant en ce monde. Crois-tu qu’il y ait quelque éternité là-dedans ? C’est quelque chose qui passe, la conscience naît, la conscience meurt.  
 
Même la réincarnation est une stupidité. Un piège de l’ego qui ne te fera jamais sortir de l’éphémère. Alors arrête de te considérer comme une personne, car la personne sera toujours inscrite dans la peur.  
 
  
 
L’ego a peur de la mort et quand tu dis : « J’ai peur de la mort » : qui parle ? L’ego bien sûr. Celle qui est tout étriquée et qui pourtant se veut très grande et qui cherche, et qui cherche, et qui fouille, partout. Et qui trouve rien. Et qui ne trouvera jamais rien. Parce qu’il n’y a rien à trouver à ce niveau-là, c’est un jeu, un spectacle morbide ou un spectacle comique, peu importe. Il n’y a rien de vrai là-dedans, même si c’est la seule réalité que tu vis.  
 
  
 
J’ai été suffisamment expressif il y a trois ans. Que dire de plus ? Ce que j’ai déjà dit à l’époque : « Oublie‐toi ». Tu n’es ni tes peurs ni ta vie ni ton corps, tu n’es rien de ce que tu penses, tu n’es rien de ce que tu as vécu, tu n’es aucune de tes vies passées. Tu es ce qui a toujours été là. Tu ne peux pas nourrir la peur et être Amour. Tu ne peux pas lutter contre tes peurs, il y a juste à acquiescer à cette vérité essentielle, c’est tout.  
 
  
 
Vous tenez à quelque chose qui n’a aucune consistance, aucune durée, et qui n’a pas d’avenir. Dès que tu disparais de ce monde, tout disparaît : les pensées, le corps bien sûr, les émotions, l’histoire. Que veux-tu t’encombrer de tout ça ? Tu ne trouveras rien dans le passé, ni rien dans l’avenir. Croire que quelque chose va subsister de ce que tu crois être, est déjà un défaut de la pensée, bien antérieur à la peur. Alors aime. Aime-toi. Non pas dans ce corps ou dans cette chair, aime la Vie, quelle que soit sa réalité. Il faut voir l’illusion et l’errance de ce monde, mais en aucun cas la renier.  
 
C’est ton décor, mais vois‐le réellement comme un décor, tu n’es pas tributaire de tout ça. Tu n’es rien de ce que tu vis et pourtant tu es la Vie. Accepte cela. Aucune peur ne peut tenir devant ça.  
 
  
 
D’ailleurs tu dis : « Mes peurs, mes voiles », tu mets la possession sur tout ça. Comment veux‐tu que je te libère de tout ça, c’est ce à quoi tu crois, rends‐toi compte.  
 
  
 
Croire que la personne va te donner une solution est la meilleure façon de t’éloigner de la solution. La solution n’a pas à être trouvée, ni à être cherchée, elle est déjà là, accepte-le sans hésiter. Tout le reste découle de là. D’où viens‐tu ? Qu’étais-tu avant d’apparaître dans ce corps et dans cette histoire ? Comment veux‐tu mettre fin à la fragmentation si tu te fragmentes, si tu t’identifies aux peurs, si tu t’identifies à ton corps, à une histoire ou à quoi que ce soit ? Ne refuse pas le corps, ne refuse pas les pensées, ne refuse pas les vies passées, mais tu n’es rien de tout cela.  
 
  
 
Même la vibration, même si elle continue, doit être reconnue pour une manifestation de la conscience et pourtant tu n’es pas la conscience, même supraconscience. Tant qu’il y attachement, il y a souffrance, et tant que tu dis « mes » ou « moi », la souffrance est déjà présente. Par contre si tu es la Vie, il n’y a aucune place pour la souffrance, il n’y a que la place pour l’expérience et pour l’Amour, quelle que soit l’expérience.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Un, Deux, Trois… (Chaque comptage est rapide suivi d'un long silence)  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
  
 
Quatre…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Cinq…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Six, Sept, Huit, Neuf et Dix…  
 
  
 
…Silence …  
 
  
 
Onze…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Douze…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Treize, Quatorze…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Quinze, Seize, Dix sept…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Dix huit, Vingt…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
Dix neuf…  
 
  
 
…Silence…  
 
  
 
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Soyez disponibles pour la surprise.  
 
  
 
Question : en méditation le mot Antigone s’est imposé à ma conscience. Ce mot grec signifie : « celui qui s’oppose à la famille, proche, parent ou enfant ». Plus tard, dans une grande ville, mes yeux voient en haut d’un immeuble ce mot Antigone affiché en grand. Sachant que le Soi ou l’Absolu ne sont pas concernés par cette notion de famille, que dois‐je en conclure ?   
 
  
 
Ah ben c’est beaucoup mieux écrit. C’est ce que vous nommez une synchronicité. Cela n’éclairera jamais autre chose que la personne, et je ne sais pas ce que ça veut dire.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : en état de méditation ou d’alignement, il m’arrive de me sentir m’enfoncer ou tomber ou de voir des scintillements dans les yeux. Je me laisse aller au vécu mais à un moment la peur de l’inconnu surgit, je me sens impuissant face…  
 
  
 
Mais bien sûr que tu es impuissant face à ça... c’est pas fini.  
 
  
 
Question : ...même si je l’ai identifiée, comment traverser cette peur de la mort, de l’inconnu ? Pouvez m’accompagner ou me conseiller pour lever et dépasser les voiles de la peur ?  
 
  
 
Mais chacun vit cela pour vérifier par soi-même que tu es capable de lâcher, de rien retenir. Si la peur te saisit, c’est que toi‐même a saisi la peur, quoi que tu dises. Traverse cela. Désidentifie‐toi de toute peur, et tu verras. Mais vis-le et fais‐le. Il faut tout lâcher. Comme si vous mouriez. C’est un jeu. Considère cela comme un jeu. Il n’y a rien de sérieux, surtout dans la personne. Comment peux‐tu devenir léger si tu crois à ces bêtises de peur ? C’est un conditionnement. L’ego a peur de mourir, mais toi tu ne meurs jamais. Comment pourrais‐tu mourir, puisque tu n’existes pas, ici. C’est un fragment de toi qui joue. Avant la peur, il faut éliminer le sérieux. Riez. Parce que le rire est l’antichambre de l’Amour. Un éclat de rire vous surprendra, comme certains d’entre vous hier, favorisant les passages quels qu’ils soient, et surtout le dernier.  
 
  
 
Il faut vous lâcher, vous relâcher. Vous ne tenez rien, quoi que vous croyiez tenir, parce que ce que vous tenez disparaîtra nécessairement. Le corps, il est périssable. Les pensées aussi, les émotions aussi, les histoires aussi, les mémoires aussi. Traversez tout cela. Si vous vibrez, montez en vibration et ensuite oubliez ça même, sans ça vous resterez figé dans la conscience, même libre. Mais vous êtes libre.  
 
  
 
La peur est inhérente à ce monde justement à cause de l’éphémère, parce que vous êtes identifié à l’éphémère. Voyez cela comme une évidence. Votre vie d’ailleurs en est la démonstration, ça vous le montre à chaque instant. Est-ce que t’as peur de t’endormir ? Est‐ce que tu te demandes chaque soir si tu vas te réveiller le lendemain ? Il y a bien un jour, si tu meurs dans ton sommeil, où tu te réveilleras pas. Alors ! Et pourtant tu dors comme si t’étais sûr que t’allais te réveiller. Y en a un qui a dit « Veillez et priez », ça veut bien dire ce que ça veut dire.  
 
Jouez. Et riez. Ne vous prenez pas au sérieux avec ce qui n’est pas sérieux, c'est-à‐dire ce corps, cette histoire et cette mémoire, jouez le rôle, mais c’est tout.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : depuis l’intervention de Marie, je vis une joie intérieure profonde, je baigne dans cet état qui, je pense, correspond au Soi et non à l’Absolu. Comment traverser cet état sans quitter cette joie profonde pour que l’Absolu se révèle à moi ?  
 
  
 
Laisse mourir l’expérience. Elle se transformera d’elle‐même. Seuls ceux qui enferment le Soi sont dans l’erreur. Accepte cette joie mais ne cherche pas à t’en saisir, ne cherche plus rien, ne cherche pas à maintenir ce qui a été vécu, ne t’y attache pas non plus.  
 
Si le Soi s’éloigne, c’est que tu as cherché à le tenir. Si le Soi s’installe, c’est que tu n’es plus dupe et que tu ne retiens rien. C’est la seule façon. Ne fige pas l’expérience, et le vécu, en t’y attachant, même si je conçois que cela te semble un trésor inestimable. Aucun trésor ne peut tenir, il passera lui aussi, de toute façon. Comme ce corps, comme ces pensées et comme ces expériences. Comme tous les états possibles.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
21…  
 
  
 
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Question : pouvez-vous développer sur le thème que vous avez abordé : densifier l’Amour ?  
 
  
 
Densifier l’Amour, c’est le mettre en manifestation en ce monde. Non pas par une quelconque volonté, ce qui est impossible, mais bien plus par la Grâce, bien plus éventuellement en étant un observateur. C’est laisser apparaître la Lumière, l’Amour, la Connaissance qui est indépendante de toute émotion, de tout mental, et de toute histoire de karma. C’est l’instant présent, c’est le moment où la densité de l’Amour se déploie par votre simple Présence ou par votre simple Absence. Sans rien demander, sans rien attendre, sans rien projeter et surtout sans rien interpréter, c’est-à-dire en ne se servant de rien de ce qui est connu.  
 
  
 
Densifier l’Amour, c’est ne plus interférer avec ce que vous êtes ici même, le Parabrahman, quel que soit d’ailleurs ce que vous avez décidé, quel que soit d’ailleurs ce que vous pensez et quels que soient vos desiderata. C’est exactement dans ce contexte historique précis que vous vivez. De la même façon que celui qui quitte ce corps, et qui a le temps de le savoir, vit déjà cette rencontre et cette densification de l’Amour dans les instants, les jours ou les semaines précédant la disparition du corps.  
 
  
 
Cette disparition du corps, lors de la transition normale, est la condition optimale pour que se manifeste la densité et la densification de l’Amour. Je peux dire que l’Amour devient palpable. Non pas l’Amour entre deux êtres, non pas l’Amour de circonstance, mais en tant que première émanation du Parabrahman ou de l’Absolu. C’est-à-dire la Source elle-même, le Brahman. Voilà ce qu’est densifier l’Amour.  
 
  
 
  
 
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Question : la soeur que vous avez aidée avec sa santé et son examen a lu les deux réponses que vous lui avez fournies. Elle vous remercie.  
 
  
 
Eh bien moi aussi. Le simple fait de m’avoir lu est déjà efficace, même si il y a incompréhension ou refus, parce que ça passe au-delà. Au-delà des mots, au-delà de la circonstance actuelle, et cela s’imprime au plus profond d’elle. Qu’il y ait acceptation ou déni ou incompréhension, ça n’a aucune importance. Il en est de même pour toutes les réponses que je vous ai fournies.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
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Question : comment différencier la voix intérieure de la voix du mental ?  
 
  
 
Pour celui qui le vit ou celui qui observe ? Parce qu’il y a deux réponses. Alors voyons les deux si vous le voulez bien.  
 
La voix du mental est stérile. Elle ne conduit qu’à toujours plus se poser de questions et à toujours essayer de se situer, dans une relation, dans une circonstance, et donc dépend de la personne. Elle n’a rien à voir avec l’Absolu. L’Absolu réel, comme je l’ai dit, vécu réellement, ne s’embarrasse pas de convenances, des rôles, des fonctions dans ce monde, il laisse la vie couler et s’exprime spontanément. Parce que ce qui parle à ce moment-là n’est pas la personne. Que vous l’appeliez entité, que vous l’appeliez le Christ, que vous l’appeliez la Source, peu importe. Les mots sont libres de toute attache, de tout conditionnement et de toute connaissance antérieure, même si elle peut s’appuyer dessus. Mais ce ne sont que des mots. Qui coulent d’eux-mêmes.  
 
  
 
L’Absolu réel ne connaît aucune peur, quelle que soit sa vie ici-bas, surtout les peurs correspondant à son devenir et à ce qu’il est. Alors que celui qui ne le vit pas, et la réponse, là, se met dans le deuxième aspect, va se traduire par un jeu de rôle. L’Absolu ne joue pas un rôle, il est lui-même. L’Absolu mental a besoin de se reconnaître dans le regard de l’autre. Pour l’Absolu, il n’y a pas d’autre. Il n’y a personne. Non pas dans les mots, mais dans le vécu réel. La vie s’exprime librement sans entrave aucune liée à la personne, aux circonstances, à un quelconque karma ou à une quelconque situation.  
 
  
 
Dans un cas c’est la parole, qui est mensonge (dans l’Absolu mental), et dans l’autre cas, c’est le Verbe. Le Jnani s’exprime directement depuis l’Absolu, même en étant avec vous et en jouant un rôle, celui qui transmet la parole qui est Verbe. Mais celui qui est dans la confusion trouvera toujours sur sa route un faux Absolu, pour lui montrer sa propre erreur, et à l’autre aussi. Le Jnani n’a que faire de tous ces jeux, de toutes ces interactions et d’une quelconque justification au sein d’une religion, d’une énergie, d’une religion, d’une vibration ou d’une culture.  
 
  
 
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Question : quel est l’enseignement de la souffrance du corps physique, et comment se désidentifier de la personne quand il y a souffrance et douleur physique ?  
 
  
 
Ne pas s’appuyer sur le connu. Bien sûr il existe des règles de ce monde et des règles de ce corps qui doivent être suivies. Que cela soit la médecine normale ou la médecine naturelle ou quelque sachant que ce soit qui peut vous venir en aide. Il faudrait être stupide pour croire que l’Absolu ne souffre pas. Quand je suis mort en cette incarnation, je souffrais. Mais cela n’a jamais affecté ma conscience parce qu’il n’y avait personne. Donc celui qui souffre dans son corps aujourd’hui est encore identifié à la personne. Mais il faut traiter la personne jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne, auquel cas tu t’apercevras que la souffrance ne peut avoir aucun impact. Elle est vécue, expérimentée, mais sans aucun impact nulle part. C’est une souffrance que je qualifierais de muette.  
 
  
 
Vous savez très bien, surtout en Occident, que vous avez des mystiques dans les temps passés qui souffraient. Mais la souffrance de la personne n’est pas la souffrance de l’Absolu. Se libérer de la souffrance, c’est déjà se libérer de soi-même. Parce qu’à ce moment-là, la souffrance ne peut s’accrocher. Elle est traversée avec bonheur. Et il y a souvent une relation intense entre la souffrance et la jouissance, chose bien connue chez les mystiques occidentaux, qui que vous regardiez parmi les Anciens. Par exemple Un Ami avait bien sûr d’innombrables souffrances. Est-ce que cela affectait sa Lumière, son sourire et sa Présence ? Non. Alors que celui qui souffre au sein de la personne affectera sa propre conscience de par la présence de la souffrance.  
 
  
 
Mais rappelez-vous que ce que vous éprouvez n’est là que justement pour être traversé. Mais il faut aussi vous occuper de la personne. Ce qui est à la chair relève de la chair, de la chimie, de la vibration, de l’énergie, de tout ce qui est appelé thérapeutique. S’il vous faut de la thérapeutique pour oublier la souffrance, alors ne soyez pas stupide, traitez-vous. Ne cherchez même plus l’explication du pourquoi du comment mais trouvez ce qui est efficace, parce que jamais l’Absolu ne fera disparaître une quelconque souffrance. C’est simplement la disparition de la personne qui n’affecte pas ce que vous êtes, quelle que soit la souffrance, quelle que soit l’invalidité.  
 
  
 
Quand j’ai eu ce que vous nommez un cancer, rien n’a bougé ; j’étais juste fatigué. Mais cela ne changeait rien au Parabrahman, sinon j’aurais menti. Comprenez cela. Ce qui relève du corps relève de la matière. Ce qui relève de l’Esprit relève de l’Esprit. Quand il n’y a pas de reconnaissance du Jnani en vous, vous passez par la souffrance quand il y a maladie, et cette souffrance affecte effectivement votre personne. Mais saisissez que même là il n’y a aucun obstacle pour être ce que vous êtes. Il y a obstacle pour être une personne, c’est tout. Et comme le Jnani n’est plus une personne, il y a souffrance mais il ne souffre pas. Il identifie la souffrance, non pas en tant qu’origine mais comme manifestation de ce monde éphémère, qui elle aussi disparaîtra.  
 
  
 
Et ne pas oublier aussi que souvent vous êtes attaché à vos habitudes et donc aussi à vos propres souffrances, parce qu’il y a des avantages : à ce qu’on vous regarde, à ce qu’on vous soulage, à ce qu’on vous aide. Le Jnani ne se pose jamais la question de la souffrance. S’il a mal, soit il passe à travers, soit, s’il a besoin de chimie, il prendra de la chimie, ou autre chose. Mais il n’est pas dépendant de cela, il n’est pas affecté. Il est pleinement présent, en ce sac de viande, en sa Présence ou son Absence, mais rien de ce qui vient du sac de viande ne peut l’altérer. Seul le Soi peut être altéré, et encore, pas toujours. Je prenais l’exemple d’Un Ami ; il y en a d’autres, bien sûr.   
 
  
 
Regardez l’Étoile Thérèse. Elle était en extase, et l’impatience de rejoindre ce qu’elle était. Elle n’a jamais renié sa vie mais ce fut une grande joie pour elle de laisser l’éphémère, sans pourtant vouloir mettre fin à l’éphémère. Êtes-vous pareil ? Alors vous êtes en bonne voie pour vous découvrir vous-même. Sinon, occupez-vous de la personne, de ce sac.  
 
  
 
Dès l’instant où vous acceptez totalement que vous êtes éphémère, dès l’instant où vous acceptez ce que même en tant que personne vous appelez le néant et votre vérité éternelle, la souffrance se dissout et vous ne souffrez plus. Sur le plan de l’Esprit, le Jnani ne s’occupe pas de la souffrance, il ne s’occupe de rien par rapport à cette souffrance. S’il est gêné, alors il ne se pose pas de questions, il prend ce qu’il faut et la vie lui enverra ce qu’il faut, sous quelque forme que ce soit. Que cela soit de la chimie, que cela soit une main salvatrice ou qu’il n’y ait rien, ça ne change rien. 
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Question suivante.  
 
  
 
Question : pouvez-vous développer sur la Grâce de Marie lors des temps ultimes ?  
 
  
 
Cela est exactement la même chose que ce que j’exprimais au moment de la mort. Le moment de la mort est le moment où vous relâchez le lien de l’éphémère, parce que vous y êtes contraint et forcé. Il y a plusieurs étapes qui ont été déjà nommées, que vous pouvez vous appliquer à vous-même, au niveau du Choc de l’humanité. C’est la même chose que vous vivez en ce corps.  
 
  
 
La Grâce de Marie, si vous la reconnaissez, bien au-delà du personnage historique, vous y reconnaîtrez l’Intelligence Créatrice à l’oeuvre, indépendamment de toute entité. Cette Intelligence Créatrice est l’antichambre du Parabrahman. Cela rejoint totalement l’Infinie et l’Ultime Présence. Accueillir cela, c’est accueillir la Grâce, même si cela est personnifié au niveau historique par Marie ou quelque nom que vous lui donniez. La Grâce de Marie, en ces temps, c’est d’entraîner un bouleversement au niveau de ce qu’il peut rester de la personne, dans ses émotions, dans son mental, en réactivant en l’être cette Intelligence Créatrice, ce Féminin sacré qui débouche sur le Brahman et le Parabrahman.  
 
  
 
La Grâce ultime, c’est rire de ses erreurs, de s’être cru une personne, de s’être cru cette vie, même avec la croyance en l’au-delà. C’est s’alléger de toutes les peurs et densifier l’Amour comme j’ai exprimé. Là, dans cet espace, il n’y a plus d’autre place et d’autre positionnement possible que de le vivre et de le reconnaître. C’est le moment où toutes les barrières tombent, pas seulement les voiles et les peurs mais vraiment tous les conditionnements liés à ce corps éphémère et à cette société éphémère. Et à ce monde éphémère. C’est le moment où vous sortez de la linéarité du temps pour rejoindre ce que j’ai nommé de mon vivant « l’état primordial », antérieur à toute naissance, à toute Création et à toute manifestation où que ce soit. C’est le moment privilégié où l’impulsion de la Lumière sur les structures éphémères devient si intense que vous êtes submergé, s’il reste une personne. La personne se noie et ne voit pas d’autre solution que de s’abandonner à cela. Parce qu’il n’y a pas de voie de sortie autre que cela.  
 
  
 
  
 
C’est ce que chacun vit lors de sa mort, qui est en fait la mort d’un sac de viande, des pensées, des émotions et tout ce qui vous retenait à ce monde ou à quelque désir que ce soit, même au niveau de ce qui pourrait être appelé l’âme ou l’Esprit. C’est aussi la vacuité qui permet la Grâce. À un moment donné vous étiez plein et lourd, de toutes ces histoires, de toutes ces expériences, et le moment d’après tout cela disparaît. Il ne reste rien à quoi se raccrocher, et le moment où le désespoir est au plus fort, c’est le moment où vous lâchez. C’est cela la Grâce de Marie. C’est à la fois votre reconnexion à vous-même et la reconnaissance de vous-même, où rien de ce corps ne peut interagir. D’ailleurs ça s’appelle la stase. Quand il y a stase, il y a plus de corps, il y a plus de conscience, c’est la mort. In fine, ça sera toujours la mort.  
 
  
 
Accepter la mort et tout ce que cela entraîne, c’est déjà être Vivant et pas seulement en vie, et pas seulement inscrit dans un début et une fin. Vous transcendez le début et la fin tout en étant encore inscrit dans un début et une fin, mais vous n’êtes pas dupe, vous savez que tout cela n’est rien. Pas parce que vous y croyez mais parce que vous le vivez.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Question suivante.  
 
  
 
Question : j’ai le mot merci qui revient régulièrement, donc je voulais juste vous dire un grand merci pour tout ce que vous avez imprimé en moi.  
 
  
 
Merci. Aussi. D’avoir joué le jeu, celui de la Liberté et de la Libération, qui est déjà là. Vous êtes la Liberté, vous êtes l’Amour, vous êtes le Jnani, quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez. Je dirais même que c’était indépendant de votre point de vue et indépendamment de votre chemin d’expériences dans ce que vous pourrez nommer l’au-delà. Vous vous êtes reconnu en tant qu’être véritable et votre vie est un Merci permanent. Pas seulement envers moi, pas seulement envers vous, mais envers la Vie. Parce que vous n’êtes pas seulement en vie, pas seulement inscrit entre une naissance et une mort, mais vous êtes la Vérité.  
 
  
 
Et quand le Merci émerge de vous, qu’il soit tourné vers vous, vers moi ou vers la Vie, alors vous êtes libre. Vraiment. Vous êtes vivant à chaque souffle, et même sans souffle. Vous êtes le Verbe, mais vous êtes aussi ce qui précède le Verbe. Vous êtes au-delà du commencement, bien au-delà.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Question suivante.  
 
  
 
Nous n’avons plus de questions.  
 
  
 
Si vous avez des questions orales, ne vous inquiétez pas, je répondrai à tout le monde. Vous ne serez pas visé aucunement.  
 
  
 
Question : j’ai fait ce rêve : je suis arrivée dans une prison, la gardienne m’a donné un médicament à prendre. Lorsqu’elle a ouvert le sachet, le médicament était en poudre avec plein d’insectes  
 
dedans. J’ai refusé de prendre le médicament et je me suis mise à danser le tango toute seule. La gardienne a lâché le médicament et s’est mise aussi à danser le tango toute seule.  
 
  
 
Et vous n’avez pas pensé à sortir de prison. Vous êtes restées dans la prison. À toi de voir. Préfères-tu danser dans la prison ou danser dans la Liberté ? Il y a une peur de l’inconnu. Le médicament qui contient des vers, qu’est-ce que c’est que le ver ? C’est un aliment. Tu as refusé donc de manger la Vie et tu as dansé la Vie tout en restant en sécurité. Tu n’as plus qu’à y retourner et à manger le sachet. Et là tu pourras danser avec la gardienne et tu t’apercevras qu’il n’y a ni gardien ni sachet ni barreaux ni prison.  
 
  
 
Symboliquement, pour un occidental, ça veut dire ne pas manger le corps du Christ. Non pas dans ce qui se passe dans vos églises mais bien plus en Vérité. Cela traduit un besoin de sécurité et en même temps de Liberté. Or l’un est antinomique avec l’autre, parce que le besoin de sécurité entraîne la peur, quelle que soit cette sécurité : d’avoir à manger, d’avoir un toit, d’avoir un compagnon, d’avoir de l’argent… C’est une fausse sécurité qui appartient au corps. Et dans les rêves, c’est d’autant plus vrai.  
 
  
 
C’est-à-dire que cela te montre, dans ce que tu es aujourd’hui, qu’il y a encore des choses à lâcher au niveau des croyances, et au niveau de la recherche. Tu n’as besoin ni de la prison ni de la gardienne, tu as juste besoin du sachet. Et là tu seras libérée car les vers, c’est ce qui va manger ta viande et donc te guérir. Il y a encore une volonté de Liberté, bien sûr, mais c’est l’âme qui mène la danse. D’ailleurs, tu danses avec la gardienne de la prison qui n’est autre que ta propre âme qui t’a présenté ton Esprit et ta Vérité, mais tu ne l’as pas vu. C’est ça qu’il t’est montré.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Autre question.  
 
  
 
Question : j’ai rêvé que j’achetais un restaurant et j’avais l’intention d’y faire des travaux : abattre un mur et le remplacer par une grande baie vitrée afin de pouvoir voir de l’autre côté trois chevaux dans trois box. Pouvez-vous nous donner une explication ?  
 
  
 
La première partie signifie que tu veux bien voir la Vérité, rentrer chez toi, dans ce restaurant qui est le tien, qui concerne donc la viande, le sac, le tien et tous les sacs à qui tu donnes à manger, que cela soit un produit animal ou végétal. Donc tu te nourris encore de l’illusion, même si tu connais la Vérité. Les trois chevaux sont ici la tri-Unité, dans le panthéon indien, comme la Trinité en Occident. Tu sais qu’elle existe, tu veux bien la voir, mais tu continues à nourrir et entretenir, même en ayant ouvert certaines portes, l’illusion. Il te reste plus qu’à sortir du restaurant et à partir avec les trois chevaux. Le cheval a la particularité d’être rapide, bien plus qu’un âne. Les chevaux sont dans les box, comme si il y avait besoin de liberté, mais pas trop.  
 
  
 
Donc là aussi, non pas la volonté de rester dans le connu, puisque tu entraperçois l’inconnu, tu te tiens sur le seuil mais tu continues à nourrir un peu, ou beaucoup, l’illusion. À croire encore à ce sac de viande, à son expérience, même si tu as ouvert des fenêtres et des portes. La Lumière pénètre plus mais elle ne t’a pas encore révélée en tant que Lumière, et exclusivement Lumière. Mais c’est 
 
déjà un grand pas, parce que tu crois encore qu’il existe des pas, à faire, quelque chose à changer, dans le décor, dans la cuisine, dans le restaurant, alors que tout est là. Tu le vois, tu le sais, tu le vis, mais tu ne vas pas au bout. Au bout de quoi ? De l’illusion.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Question suivante.  
 
  
 
Nous n’avons plus de questions.  
 
  
 
Alors mettons-nous ensemble dans la Vérité.  
 
  
 
… Silence…  
 
  
 
Eh bien Bidi vous remercie. Je vous salue.  
 
  
 
Merci.  
 
  
 
Je referme donc le Livre. Au revoir.  
 
  
 
Au revoir.  
 
  
 
Publié par : Blog Les Transformations 
 
https://lestransformations.wordpress.com/2015/09/28/bidi-par-bidi-satsang-dernier-chapitre-septembre-2015/ 
 

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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 06:50 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 2 Oct - 20:15 (2015)    Sujet du message: Bidi par Bidi Septembre 2015 Répondre en citant

Je me souviens des premières canalisations de Bidi sur AD ou un blocage ou résistance m'éloignait de cet enseignement car je n'étais pas encore prête à intégrégrer et maintenant que tout s'éclaire de l'intérieur je réalise l'ampleur de la justesse de cet enseignement.
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 01:35 (2015)    Sujet du message: Bidi par Bidi Septembre 2015 Répondre en citant

L'absolu se fout totalement de ce monde illusoire et c'est la raison de tous ses guerres illusoires depuis des temps immémoriaux, donc la grande importance de se réveiller et de se libérer en totalité de tous les jeux de rôles car le passage dans une autre dimension ne sera pas le même pour tous en cet fin de cycle.
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 21:01 (2015)    Sujet du message: Bidi par Bidi Septembre 2015 Répondre en citant

Papillon a écrit:
L'absolu se fout totalement de ce monde illusoire et de toutes ses guerres illusoires depuis des temps immémoriaux, donc la grande importance de se réveiller et de se libérer en totalité de tous les jeux de rôles car le passage dans une autre dimension ne sera pas le même pour tous en cet fin de cycle.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:31 (2017)    Sujet du message: Bidi par Bidi Septembre 2015

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