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Libre arbitre et perspective non-duelle

 
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Françoise
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 18:16 (2016)    Sujet du message: Libre arbitre et perspective non-duelle Répondre en citant

Une magnifique vidéo de Ramesh Balsekar

http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2015/11/libre-arbitre-et-perspective-no…



Un extrait de discussion sur le libre arbitre :

La perspective non-duelle








La perspective non-duelle : dialogue entre Suyin Lamour et David Dubois (vu sur Facebook)



Suyin Lamour : Bonjour David, j’ai lu attentivement ton texte et j’ai le sentiment qu’il y a un amalgame de fait.
La perspective non-duelle dit qu’il n’y a pas d’individus séparés, que tout est interconnecté, que chaque organisme est unique et différent mais qu’aucun d’entre eux ne contient un moi-je central qui serait auteur des pensées, réactions, actions de l’organisme. L’individu est l’ensemble des multiples « je » qui cohabitent dans la psyché de chaque être, et il n’y a là aucun auteur central auquel on pourrait attribuer la faute ou le mérite des actes commis, car ceux-ci sont le fruit d’un ensemble de mécanismes et de conditionnements interdépendants avec l'environnement qui échappent à toute volonté, et surtout, au fond, à tout contrôle.La perspective non-duelle propose une valeur absolue, qui est celle de la non-séparation, de l’union fondamentale de toutes choses. Que certains aient utilisé cette notion pour manipuler les foules est possible, mais ce n’est que le fruit d’une mauvaise compréhension, car cette valeur de non-séparation, si elle est vraiment réalisée et non pas récupérée par la morale (qui n’a rien à voir là-dedans), ne nie pas la personne mais au contraire fait se dissoudre toute forme de conditionnement aveugle visant à se conformer à une masse ou à une idéologie pour échapper à l'isolement, et fait se révéler l’unicité de chacun dans sa forme originale, créative et libre. C’est une individuation. Si chaque être se reconnaissait dans cette nature fondamentale non-séparée, il serait impossible d’imaginer un monde où les êtres se déchirent et se divisent. C’est le sentiment d’être un moi-je séparé du reste qui créé la peur, le manque, l’isolement, le besoin de reconnaissance et d’appartenance. Une profonde souffrance dont le monde d’aujourd’hui n’est que le reflet. C’est du moins de cette manière que pour ma part, je résonne avec la perspective non-duelle. Comme le  disait je crois Arnaud Desjardins "différents, mais pas séparés".




David Dubois : Oui, je crois comprendre ce que vous voulez dire. Mais ce texte n'est pas sur la non-dualité. Cependant, pour vous répondre en quelques mots, il faut d'abord admettre qu'il y a plusieurs visions de la non-dualité. Vous en décrivez une. Je n'y adhère pas. Selon moi, la personne n'est pas une illusion, non plus que la morale, ni la politique. Tous ces éléments s'articulent en un tout harmonieux. "Non-dualité" signifie alors que nous existons, que nous sommes réels, mais que nous n'existons pas séparément de l'absolu, quelque soit le nom qu'on lui donne. Nous existons comme les vagues dans l'océan. Les vagues existent, mais pas séparément de l'océan. La personne n'est une illusion que dans la mesure elle ignore son unité avec la Source de tout. Vous dites que l'éveil est une individuation. Oui, c'est aussi ce que je dis. Mais vous dites que cette personne "ne contient (aucun) moi-je central qui serait auteur des pensées, réactions, actions". Là, nous sommes en désaccord. A quoi ressemblerait une personne sans centre des actions, sans libre-arbitre, sans autonomie ? A un zombie ! Comment un individu peut-il être une personne, au sens moral (quoi d'autre ?), sans âme, sans un absolu pouvoir de choisir, sans ce merveilleux pouvoir de dire "je" qui nous distingue des choses ? Qu'est-ce qu'une conscience sans cette liberté ? Je dis que ce n'est pas une conscience du tout ! Le centre de l'individu, c'est Dieu, en qui chacun à l'être, le mouvement et la vie. Mais reconnaître ceci, ce n'est pas dire que la personne n'existe pas. Au contraire. Et c'est aussi ce que, à votre manière, vous voulez dire. Mais vous adoptez des concepts et tout un système d'idées qui, je le crois, sont finalement destructeurs de l'humanité. Et, pour reprendre votre formulation, le monde n'en est aujourd'hui que le reflet, ravagé par une vision nihiliste et mécaniste du monde, sans plus aucune foi en la raison et en le pouvoir de l'homme de vivre de manière autonome. Or c'est seulement ainsi, en se reconnaissant "différents (par notre arbitre individuel), mais pas séparés (puisque reliés à une même Source)", que nous iront, progressivement, vers une paix universelle. Et non pas en nous suicidant, non pas en renonçant à notre arbitre, lequel seul fait notre dignité.



Suyin Lamour :  J’hésite à vous répondre car le sujet du libre-arbitre est très délicat et les débats à ce sujet sont généralement stériles… 
Tout dépend à quoi nous nous identifions. Si nous sommes identifiés à un individu, l’idée que nous n’avons pas de libre-arbitre est inacceptable. Si nous sommes identifiés à la Conscience, le libre-arbitre apparaît comme un concept dénué de sens. Oui nous sommes réels, oui nous existons, mais en tant que quoi, en Réalité ? La vague n’est que l’océan sous forme de vague. La forme est-elle ce que vous êtes fondamentalement ? Si la vague disparaît, disparaissez-vous ? La vague a-t-elle le choix du courant qui la porte ? Est-elle autonome, peut-elle décider d’aller où elle le souhaite ?
Oui Dieu, la Conscience, la vie, est au centre de chaque être. Et au plan de la Conscience, tout est intime, tout est aimé, rien n’est nié, mais rien n’est personnel, dans le sens que rien de ce qui est vécu n’appartient à une personne en particulier. Toute expérience est vécue par la Vie, appartient au Tout.Les enseignements non-duels ne disent pas qu’il faut renoncer au libre-arbitre, ils disent qu’il n’y en a pas et qu’il n’y en a jamais eu, et que réaliser cela est la liberté. Ce n’est pas destructeur, mais salvateur. Ce n’est destructeur que si c’est mal interprété, et en effet il y a là un risque. Ce n’est pas l’enseignement en lui-même qu’il faut remettre en question, mais la façon dont il peut être compris et récupéré. Au fond, cela ne peut qu’être vu, réalisé. Au niveau du mental, c’est souvent soit inconcevable, soit inacceptable. C’est à cela que vise l’enseignement non-duel, à cette réalisation, et non pas à créer une nouvelle morale qui permettrait tout et n’importe quoi au nom du non-libre-arbitre. Là, on est à côté de la plaque.


David Dubois : J'ai longtemps pensé comme vous. Je croyais que voir l'illusion du moi était libérateur, que nous voir tous en une conscience impersonnelle unique était suffisant, et que l'action juste en jaillirait comme par enchantement, instant après instant. Je ne le crois plus. J'admets que, dans un contexte intelligent et expérimenté, on peut, poétiquement, s'exprimer ainsi. Mais j'en vois de moins en moins la nécessité et de plus en plus les dangers. Encore une fois, je suis en pleine résonance avec le ressenti dont vous témoignez, mais pas avec sa formulation. Mais comme vous dites, c'est un sujet délicat, qui demande une écoute intense pour ne pas se perdre dans des méandres stériles. J’aborderai donc à nouveau ces questions dans des articles, après quelques bonnes crêpes ! Je vous remercie pour votre effort de clarté et de partage.


Suyin Lamour : Merci à vous David, en ce qui me concerne, le truc c'est qu'une fois que l'illusion du moi a été vue, je ne peux plus revenir en arrière, faire comme si c'était autrement... En effet, cela ne signifie pas pour autant que l'action harmonieuse va toujours jaillir, car les conditionnements sont longs à déconstruire, peut-être même seront-ils toujours là. Mais il est devenu impossible d'entretenir bien longtemps un conflit, avec autrui, avec moi-même ou avec la réalité. ça ne "prend" plus. Et cela est libérateur. Je vous souhaite d'excellentes crêpes et de belles inspirations ! 





Site de Suyin Lamour : La joie d'être
Blog de David Dubois : La vache cosmique



Publié par Patrice à 13:53

http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2015/11/la-perspective-non-duelle
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 18:16 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Françoise
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 18:36 (2016)    Sujet du message: Libre arbitre et perspective non-duelle Répondre en citant

Il n'y a rien à faire... ou pas
 
Cette question revient souvent chez les chercheurs spirituels :
S’il n’y a pas d’individu aux commandes de l’organisme, si « personne ne fait rien », à quoi cela sert-il de faire des demandes ou des prières, et à quoi bon pratiquer pour s'éveiller ?
Observons ce qui est à l’origine de cette question.
Y-a-il quelqu’un qui pose la question ? Y a-t-il une personne qui a compris qu’il n’y a personne et qui se demande si elle doit continuer ou pas à tendre vers un but, un idéal ? Cette phrase, par son absurdité, contient la réponse.
Evidemment non.
Personne ne se pose cette question.
Cette question est une pensée qui apparaît dans la conscience, produite par une croyance, un mécanisme neuronal.
La croyance que puisqu’il n’y a personne aux commandes, alors il ne faut rien faire car on ne peut rien faire.
C’est une récupération subtile du mental.
Remontons un peu plus loin.
La pensée de faire une demande ou de pratiquer apparaît.
A sa source, un mouvement d’énergie, une vibration, la saveur de la liberté et de la connaissance qui répand son parfum depuis l’absolu et que l’organisme perçoit.
La pensée, miroir du système de croyance, la transforme en quête si cette vibration est filtrée par la croyance « je suis un individu séparé ».
Et s’il s’y rajoute la croyance « il n’y a personne aux commandes de l’organisme », cela donne : « je veux me libérer, ou améliorer ma vie, mais je ne peux rien faire ». Avec pour conséquence un sentiment d'absurdité ou de désespoir.

Pourtant, il est fréquent qu’une demande soit entendue, qu’une question posée à l’univers reçoive une réponse, qu’une guidance soit offerte au cœur qui prie sincèrement, qu’une pratique permette de franchir des caps ou ouvre des portes.

Alors qu’en est-il de l’utilité de la demande ou de la pratique ?
Qui pose la question de cette utilité ? Personne.
S’il est bien compris qu’il n’y a personne à l’origine de cette question, alors toute demande ou désir de réalisation peuvent être accueillis, s’exprimer librement, et attirer ainsi l’attention vers leur source. La conscience répond à la conscience.
Cela se fait naturellement dès qu’il n’y a aucune résistance à ce qui se manifeste.
Il n’y aucun problème avec les demandes ou avec les pratiques, ce ne sont pas des pensées ou des élans volontaires, personnels.
Il n’y a jamais rien de personnel.
L’idée de lâcher toute pratique ou demande ne l’est pas davantage.
Ce sont seulement des mécanismes à l’œuvre.
A l’origine de tout cela, la croyance « je suis un individu séparé ».
Du point de vue impersonnel, aucun problème avec cette croyance non plus. Personne n’en est responsable. Il n'y a personne en réalité qui croit à cette notion, à ce concept de séparation. C’est juste un programme qui a été installé dans le système neuronal de l’organisme.
Il n’y a rien à faire. C’est profondément vrai.
Mais si cela devient une croyance, cela a pour conséquence un blocage de l’énergie créatrice, et du processus d’éveil.
Cela n’a pas à être cru. Cela ne peut être qu'une évidence qui découle de la vision impersonnelle. Et dans cette vision, tout ce qui doit se faire se fait sans volonté, et sans résistance à l’action.
En conséquence, tant que cette évidence n'est pas vécue, inutile de rajouter une souffrance à la quête en se croyant piégé dans un paradoxe. Personne n'est piégé. Il n'y a que des mouvements de vie qui s'expriment, des croyances qui créent des pensées et des états de perception. Respirons, simplement, au coeur de l'apparent paradoxe, et suivons le courant de la vie telle qu'elle s'exprime, sans chercher à comprendre ni à savoir ce qu'il faut faire ou pas...


http://suyin-lamour.fr/textes-c26106062
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Françoise
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 18:42 (2016)    Sujet du message: Libre arbitre et perspective non-duelle Répondre en citant

Il n’y a personne

Sébastien : Dans la phrase : "l'éveil, c'est réaliser qu'il n'y a personne, que le moi que je crois être n'existe pas"
Ce "il n'y a personne", est-il possible, peut-on le comprendre avant l'éveil ?

Suyin : Oui il est possible de voir l'illusion du moi par une investigation.
Cette investigation repose sur une observation directe de la façon dont fonctionne l'idée d'un moi.
Se poser la question : si ce moi existe, où se trouve-t-il ? Peut-on le localiser quelque part ?
Autres questions fondamentales : suis-je l'auteur de mes pensées ? Comment les choix se font-ils dans ma vie ? Est-ce que je décide ce que je pense, ou est-ce que les pensées échappent à ma volonté, à mon contrôle ? Y a-t-il un "je" qui contrôle, agit, fait des choix, décide de ressentir telle sensation ou telle émotion, ou d'aimer telle ou telle chose/personne ?

Sébastien : En fait, je comprends le fait que le moi soit une illusion. Mais c'est quand je lis "réaliser l'éveil, c'est voir qu'il n'y a personne", je suis bloqué sur le "il n'y a personne". Beaucoup disent cela mais sans apporter plus d'explications, de détails....et j'aimerais un approfondissement.
De plus, celui qui réalise et qui voit donc "qu'il n'y a personne", et bien celui-ci est bien là pour constater, voir cela.....

Suyin : « Il n’y a personne » signifie qu’il n’y a pas d’auteur aux pensées ni aux actions. Pas d’individu au centre ou aux commandes de l’organisme. L’organisme corps/mental s’auto-gère, sans personne au contrôle. Le cœur bat spontanément, les poumons respirent spontanément, et de la même manière le cerveau produit des pensées spontanément. Il n’y a pas de penseur, pas de « faiseur ».
Il y a constat et réalisation de cela mais "par personne", et cela est difficile à comprendre intellectuellement.
C'est la conscience qui constate, qui réalise, qui sort du rêve, qui cesse de s’identifier à un individu illusoire. La conscience n'est pas quelqu'un, n'est pas une personne, c'est le fait d'être conscient, c'est la vision impersonnelle. La vision, le fait de voir, n'est pas un individu, c'est un fait.

Sébastien : Oui on est Conscience... pas comme dans le sens d'être une personne, cela va au-dessus ... n'est ce pas ?

Suyin : Oui, dans le sens d'un espace qui perçoit... Et en lequel ce qui est perçu apparaît (le corps, les sensations, les pensées, l'idée d'un moi...)
Peut-être que ce qui pourrait vous aider c'est de mettre votre attention sur ce qui observe / constate / perçoit le sentiment d'un moi, et de vérifier si cet espace qui perçoit a le sentiment d'être un moi séparé, ou si cette notion à ce niveau perd son sens...
C'est l'intérêt de l'investigation. Pas seulement comprendre mentalement, mais retourner l'attention vers elle-même et explorer comment c'est, goûter cela, vérifier comment les questions du mental résonnent dans cet espace...
Et aussi, aller au bout du questionnement pour constater la complète impuissance du mental à comprendre peut être une voie d'accès...

Sébastien : Dans votre livre, vous écrivez :
P.40 -"La conscience ne sait pas ce qu'elle est elle-même, elle est simplement conscience d'elle même..."
>et c'est ça oui, elle est conscience = conscience d'elle même. Et à mon avis, elle se sait être cela
P.123-"La conscience d'être peut ne pas être, mais être est toujours"
>Pour ma part, je ne pense pas ainsi, à moins que je l'interprète mal. En effet, à notre niveau "relatif", identifié, la conscience d'être peut ne pas être. Mais dans l'absolu, au niveau ultime, de ce qui est réellement, Etre = Conscience. Et Conscience = Etre. Ils sont indissociables.
D'ailleurs, quel serait l'intérêt d'être s'il n'y en a pas de conscience. Etre sans conscience, c'est comme ne pas être. Qu'en pensez vous ? Suis je à côté ?

Suyin : Oui, c'est ce que j'ai voulu dire.
Au niveau relatif, la conscience d'être peut ne pas être (on peut vivre sans conscientiser le fait d'être)
Et au niveau absolu, Etre est conscience d'être.
La perception (qui est conscience), peut ne pas être consciente d'elle-même quand elle est focalisée sur les objets, ou bien elle peut se tourner vers elle-même et conscientiser son êtreté.
Vous dites : "Etre sans conscience, c'est comme ne pas être. " Oui, et d'une certaine façon, c'est ce que vivent la plupart des gens, et ils passent leur temps à chercher à se sentir exister, à travers le regard des autres ou des expériences intenses. Alors qu'ils existent déjà, mais ils n'ont pas appris à tourner leur attention vers ce simple fait, qui est pourtant une évidence ! D'où les enseignements de Ramana Maharshi ou Nisargadatta Maharaj qui préconisent de rester avec le sentiment "Je suis".



http://suyin-lamour.fr/il-n-y-a-personne-p1090760
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Françoise
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 19:18 (2016)    Sujet du message: Libre arbitre et perspective non-duelle Répondre en citant

Extrait d'une préface de Nicole Montinéri

L’Ashtâvakra Gîtâ est comme une balise qui éclaire notre compréhension et
qui s’évanouira à l’instant où… Tous les maîtres des voies radicales répètent
qu’un seul élan suffit, un saut sans effort, sans appui, du phénoménal au
nouménal, du temporel à l’instant éternel, du pluriel à l’absolu. « Ce n’est
que dans le silence dénué d’effort du vide phénoménal (qui est le plein
nouménal) que le saut peut se produire », nous dit Ramesh Balsekar. Silence
de la transmission, de l’efficience du maître et de l’accueil dans le coeur du
disciple. Silence de l’essence en sa plénitude.
Les maîtres savent bien que là où il n’y a ni pensée, ni mot, ni corps, ni sens, ni
objet, l’enseignement n’a pas de sens. Il n’y a pas de connaisseur, il n’y a donc
rien à connaître. Seule cette indication, « simplement un mouvement dans la
Conscience ». Moins la pensée vibre à ce que les sens perçoivent, plus le mot
se raréfie, le concept s’éteint. Comment dire la Réalité qui a le vide pour fond
et la liberté pour forme ? Reste le silence, qui englobe et pénètre tout, unique
expression possible de soi à Soi.
Janaka auprès d’Ashtâvakra, Ramesh Balsekar auprès de Nisargadatta Maharaj,
se sont mis en situation de recevoir, dans une attitude humble, un état recueilli
d’attention, l’esprit reposant dans sa vacance et laissant surgir puis se résorber
ce qui vient sans rien conceptualiser. L’énergie d’amour qui unit peut dès lors
circuler.
Tout regard duel ayant disparu, le maître transmet de coeur à coeur le souffle
d’énergie cosmique qui brûle les dernières identifications chez le disciple. Celuici
retrouve son universalité, en laquelle seule il a réalité.
Aucun d’entre eux n’est dupe : c’est une même Conscience qui écoute et
questionne en tant que disciple, qui éclaire et répond en tant que maître. Elle
est illumination en Elle-même. La réalisation survient par simple réfléchissement…

Nicole Montinéri.
Nice, 2011

http://ventdeveil.blogspot.ca/search/label/Ramesh Balsekar


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Papillon


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MessagePosté le: Dim 31 Jan - 00:10 (2016)    Sujet du message: Libre arbitre et perspective non-duelle Répondre en citant

Françoise a écrit:
Extrait d'une préface de Nicole Montinéri

L’Ashtâvakra Gîtâ est comme une balise qui éclaire notre compréhension et
qui s’évanouira à l’instant où… Tous les maîtres des voies radicales répètent
qu’un seul élan suffit, un saut sans effort, sans appui, du phénoménal au
nouménal, du temporel à l’instant éternel, du pluriel à l’absolu. « Ce n’est
que dans le silence dénué d’effort du vide phénoménal (qui est le plein
nouménal) que le saut peut se produire », nous dit Ramesh Balsekar. Silence
de la transmission, de l’efficience du maître et de l’accueil dans le coeur du
disciple. Silence de l’essence en sa plénitude.
Les maîtres savent bien que là où il n’y a ni pensée, ni mot, ni corps, ni sens, ni
objet, l’enseignement n’a pas de sens. Il n’y a pas de connaisseur, il n’y a donc
rien à connaître. Seule cette indication, « simplement un mouvement dans la
Conscience ». Moins la pensée vibre à ce que les sens perçoivent, plus le mot
se raréfie, le concept s’éteint. Comment dire la Réalité qui a le vide pour fond
et la liberté pour forme ? Reste le silence, qui englobe et pénètre tout, unique
expression possible de soi à Soi.
Janaka auprès d’Ashtâvakra, Ramesh Balsekar auprès de Nisargadatta Maharaj,
se sont mis en situation de recevoir, dans une attitude humble, un état recueilli
d’attention, l’esprit reposant dans sa vacance et laissant surgir puis se résorber
ce qui vient sans rien conceptualiser. L’énergie d’amour qui unit peut dès lors
circuler.
Tout regard duel ayant disparu, le maître transmet de coeur à coeur le souffle
d’énergie cosmique qui brûle les dernières identifications chez le disciple. Celuici
retrouve son universalité, en laquelle seule il a réalité.
Aucun d’entre eux n’est dupe : c’est une même Conscience qui écoute et
questionne en tant que disciple, qui éclaire et répond en tant que maître. Elle
est illumination en Elle-même. La réalisation survient par simple réfléchissement…

Nicole Montinéri.
Nice, 2011

http://ventdeveil.blogspot.ca/search/label/Ramesh Balsekar






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