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La faute de personne par Eckhart Tolle

 
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Papillon


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MessagePosté le: Sam 27 Fév - 05:10 (2016)    Sujet du message: La faute de personne par Eckhart Tolle Répondre en citant

Si tout est parfait dans la Totalité, peut-on alors blâmer l’humanité d’être inconsciente? 
Une question de Jugitta Scharmer (elle n’est pas ici) : Si tout est parfait, pourquoi alors blâmer l’humanité d’être inconsciente ? Il doit en être ainsi et nous devrions l’accepter. 
Oui. C’est ce que nous faisons. Personne ne blâme personne : « Vous ne devriez pas être inconscients ! Vous devriez savoir ! ». Or, ils sont inconscients et ne savent pas. C’est donc discuter ce qui est. Vous pouvez simplement le constater. Donc, vous ne blâmez pas, mais vous voyez ce qui est. Vous voyez aussi que ce n’est la faute de personne et qu’être inconscient ne représente l’identité de personne. Ce n’est pas qui l’on est véritablement. Quels que soient les schémas qui vous traversent, l’état d’inconscience n’est pas qui vous êtes. L’état actuel d’évolution de l’humanité se manifeste à travers vous, tout comme l’éveil peut également se manifester sous cette même forme. 
Beaucoup continuent de manifester l’inconscience et vous le voyez simplement, sans blâme. Le voir fait partie de l’éveil. Le voir en autrui fait partie de l’éveil. Le blâme ne fait plus partie de l’éveil. Si l’on voit l’inconscience en la blâmant, on fait partie de l’inconscience, mais si l’on voit l’inconscience pour ce qu’elle est, cela fait partie de l’éveil, même en la voyant chez autrui. Il y a quelque chose qui s’éveille dans la totalité. Et si vous la voyez en vous, c’est encore mieux. Il y a un éveil considérable si vous voyez l’inconscience en vous-mêmes. 
Vous pouvez vous en rendre compte au moment même où cela arrive, en vous disputant avec quelqu’un. Vous vous identifiez avec vos positions mentales ; vous vivez des émotions ; vous vous mettez à attaquer l’autre pour vous défendre. Et soudainement, vous vous rendez compte que vous vous battez pour votre vie, que vous essayez d’avoir raison, parce que vous vous êtes identifiés à une illusion, une image mentale conceptuelle et une position mentale. Votre sentiment de soi est constitué de votre position mentale. Vous avez l’impression qu’elle est menacée et vous vous battez alors pour votre vie. Vous vous mettez même à mentir juste pour défendre votre position mentale, pour vous tirer d’affaire. Et si à ce moment-là, vous vous réveillez et voyez ce qui se passe, c’est le véritable éveil. C’est alors que toute la structure en cause s’effondre. 
Vous pouvez aussi vous réveiller après coup, juste après que cela se soit passé, après que vous vous soyez disputés âprement avec quelqu’un. Vous vous sentez épuisés, même si vous aviez raison et que vous avez l’impression d’avoir gagné. Peut-être que vous avez fini par le menacer physiquement et qu’il s’est sauvé. Vous en revenez vainqueur, mais vous vous sentez vidés. Tout à coup, vous vous réveillez et vous voyez tout simplement ce que vous avez fait. 
C’est l’éveil, mais à ce moment-là, vous ne devriez pas dire : « C’est horrible, je n’aurais jamais dû agir ainsi ! C’est atroce ! ». Vous l’avez fait. Cela est arrivé à travers vous. L’éveil se transforme à nouveau en inconscience dès l’instant où vous vous jugez vous-mêmes du fait d’être inconscient. C’est de nouveau de l’inconscience, parce que le jugement implique que des pensées arrivent et que vous vous mettez à y croire. Elles vous disent qui vous êtes. Vous êtes d’autant plus inconscients si vous vous jugez du seul fait d’être inconscient. 
J’ai rencontré des gens qui déplorent la façon dont ils ont élevé leurs enfants en disant qu’elle était terriblement inconsciente. Peut-être est-ce justement leur sentiment terrible de culpabilité qui les a conduits à se comporter comme ils l’ont fait. Je peux comprendre ça. Or, il y a conscience désormais pour les enfants dont le défi a été de vous avoir comme parents. C’est ce que la vie leur a donné. La vie nous présente toujours des limitations et c’est une bonne chose au bout du compte. La vie nous limite d’une manière ou d’une autre et cela arrive par exemple à travers nos parents. 
C’est également ce qui m’est arrivé. Mes parents étaient continuellement en conflit. Ils criaient sans cesse et il y avait même de la violence physique. Ce fut mon destin de naître dans un tel environnement. Je n’ai jamais été à l’aise en tant qu’enfant, mais tout cela a contribué à ce que l’éveil survienne finalement. La souffrance qui a déjà commencé à ce moment-là, qui s’est traduite plus tard en dépression, anxiété et tristesse, a fait partie de tout ça et ce n’est donc pas un problème. 
Ce fut donc le destin de votre enfant de vous avoir en tant que père ou mère et ce fut votre destin de manifester des comportements inconscients et que vous n’avez pas choisis. Vous étiez conditionnés par vos propres parents, eux-mêmes conditionnés par les leurs. Ils ont été conditionnés par leurs parents à vivre en Angleterre, en Italie, en Grèce, dans un village, et ils ont manifesté la même inconscience que vos parents ou vous-mêmes avez manifesté à New York. Elle a traversé l’océan avec les immigrants. Ils n’ont pas laissé leur soi derrière eux, ils sont venus avec. 
Vous pardonner vous-mêmes revient à vous rendre compte que votre comportement n’est pas qui vous êtes et n’a pas été qui vous êtes. Voir cela maintenant est le plus beau cadeau que vous puissiez faire au monde, le voir et vous en libérer maintenant. Vous faites alors ce que vous pouvez pour aider vos enfants, mais non pas pour neutraliser quelque comportement réactionnel. Où que vous alliez, vous apportez votre aide, bien sûr, et la plus grande aide que vous pouvez apporter à un autre être humain, c’est en amenant votre présence. Qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte, faites-lui le cadeau de la présence, de la présence véritable, non pas de votre présence en tant que personne, mais de votre présence en tant que conscience. 
C’est le cadeau qui guérit beaucoup de choses, y compris des choses que vous avez peut-être provoquées par votre inconscience. Ce n’était pas la vôtre, c’était l’inconscience humaine. Dire que vous les avez provoquées n’est même pas vraiment exact. Cela est arrivé à travers vous. L’inconscience s’est manifestée à travers vous. Vous n’étiez même pas là. Maintenant, vous êtes là, parce que vous êtes la présence ; vous êtes la conscience. Il est donc absurde de dire « J’ai fait ça ! ». 
Non. Vous devenez alors dans ce monde une force en faveur du bien. Vous amenez votre présence. Et si vous n’êtes pas en situation d’aider vos enfants, vous pouvez aider les autres. 
La culpabilité est bien sûr aussi quelque chose où l’identification avec les images mentales émotionnelles est très forte. La culpabilité doit aussi être abandonnée, à la fois le blâme plaqué sur autrui et l’auto-accusation, le fait de s’en vouloir. Vous devez transcendez les deux, accuser autrui et vous accuser vous-mêmes. Les deux doivent être transcendés pour être libéré, parce que tant que vous accusez, vous êtes piégés dans une structure mentale, une structure de la pensée concernant qui les autres sont ou qui vous êtes : « Je suis mauvais », « Ils sont mauvais ». 
Pour parler de responsabilité, si vous voulez utiliser ce terme, c’est être responsable de son état de conscience dans l’instant présent. Vous avez la responsabilité d’être présent, maintenant. C’est tout ce dont vous pouvez être responsables. Vous ne pouvez assumer la responsabilité de rien de ce qui est arrivé dans le passé. Vous ne pouvez être responsables que maintenant, être présents. Vous êtes alors véritablement responsables dans la vie. Et dans une certaine mesure, vous annulez même le passé, vous le guérissez par votre présence. 
Il y a ici une question proche qui est la suite de ce dont nous parlons. Philippe écrit : « Comment ne pas juger quelqu’un qui a fait quelque chose d’horrible ? Le nombre de personnes tuées par Mao Tsé-toung surpasse le nombre total des personnes tuées par Hitler, Staline et Pol Pot. Merci de m’expliquer à comprendre ce que veut vraiment dire « Ne juge pas » ! 
Eh bien, je pense que la réponse a déjà été donnée. N’assimilez pas l’inconscience à ce qu’est un autre être humain. Des choses horribles se sont produites sur la planète, se produisent toujours, à travers une profonde inconscience. Qu’est-ce que le mal? La complète identification à la forme. Il peut s’agir de sa propre forme, avec l’incapacité totale de sentir la vie en tout autre forme. On peut appeler « le mal » l’incapacité totale à sentir la vie en tout autre forme de vie. On est coupé. Cela s’applique également quand la forme à laquelle on est identifié est une entité de groupe. En ce monde, les pires maux n’ont pas été infligés aux gens par des individus isolés, mais par des gens identifiés à leur groupe, au collectif, que ce soit une tribu, une nation, une religion, une secte ou je ne sais quoi d’autre. 
Vous pouvez le vérifier en considérant l’histoire humaine. Nous pensons que des criminels ont commis les pires choses. Non, ce furent des citoyens dits sensés, respectables, normaux, identifiés à un sentiment collectif de soi et qui n’est qu’une forme-pensée que tout un groupe de gens maintient dans la tête, la forme-pensée « nous ». C’est l’identification complète au collectif, à la forme, à la forme d’un groupe, qui aboutit à l’incapacité de sentir la vie en tout autre forme, groupe ou individu qui n’appartient pas à ce collectif. 
Le mal survient alors très facilement. On peut tuer, torturer, mutiler sans rien sentir, parce qu’on est à ce point identifié à une forme rigide. Les autres ne sont que des concepts. Vous avez déjà fait de vous-mêmes un concept, « nous », quelle que soit l’étiquette attachée au groupe ou à la nation, et vous agissez en faveur de la religion quelle qu’elle soit, du pays quel qu’il soit ou de l’idéologie quelle qu’elle soit. Donc, si le mal a une quelconque réalité, alors c’est sa réalité, l’identification complète à la forme et comme nous le savons, finalement, l’identification à la forme est l’identification avec les pensées. Le mal survient ainsi, on est dominé par la pensée qui, dans sa forme extrême, conduit au mal, lequel est en réalité la perte de la sensibilité et de toute empathie. Il n’y a plus rien. 
Et le contraire se produit quand on abandonne cela. L’identification à la forme se dissipe et l’on se rend compte que l’essence de qui l’on est, c’est le sans-forme. On voit alors la même chose en tout autre. On n’approche plus les autres êtres avec des concepts qu’on projette sur eux ; on les rencontre sans projeter sur eux des concepts. C’est qui vous êtes. 
En fait, c’est l’inconscience qui est à l’oeuvre. On pourrait presque dire qu’il n’y a personne. Il n’y a que des dream walkers somnambules, que ce soit Hitler, Pol Pot, Mao Tsé-toung ou des millions d’autres personnes qui font des choses horribles sur une échelle plus petite. Des somnambules… 
Ma quête n’est-elle pas finalement qu’un tour joué par l’égo? 
– Q. – Merci. Plus qu’une question à poser, je recherche une petite guidance. 
– E. – Oui. 
– Q. – J’ai la ferme intention de transcender et de dissoudre l’illusion de la séparation. Et je me demande de quelle façon cette recherche est un tour de l’ego, de l’identification qui me maintient dans l’idée que rien n’est suffisant dans le moment présent. Est-ce que c’est clair ? 
– E. – Oui. Pouvez-vous dire ce que vous recherchez, la transcendance ? 
– Q. – Oui, je recherche… 
– E. – L’éveil ? 
Q. – À faire davantage l’expérience de la désidentification à la forme. 
R. E. – OK. 
E. – Et il semble, d’une certaine façon, que la recherche ne soit pas de tout repos. 
F. E. – Ah, merci. C’est une bonne question. 
Il est vrai que le gros obstacle, en particulier pour le chercheur spirituel, c’est le fait qu’il recherche quelque chose. Certes, en ce monde, tout un chacun cherche une sorte de soulagement, à sentir plus de vie. Même les gens dominés par l’ego veulent se sentir plus pleinement vivants, plus pleinement qui ils sont. Ils veulent être plus pleinement eux-mêmes et ils le recherchent donc à travers ceci, à travers cela, en s’identifiant à ceci ou à cela, finalement toujours à partir de certaines pensées. Il y a une recherche, un schéma qui implique cette recherche. 
Même quand on perd ses illusions concernant les choses habituelles à travers lesquelles on croit trouver son bonheur dans ce monde… On se rend compte qu’on ne le trouvera pas là, que ça n’est pas dans ce qu’on possède, que ça n’est pas dans ce qu’on accomplit. On ne peut pas y trouver la paix véritable et durable, ni le sentiment de vie. Finalement, on ne se trouve pas soi-même dans les choses, dans les pensées. Elles ne peuvent pas nous donner ça : le sentiment profond d’enracinement dans l’être ou d’être à la maison en soi-même. 
Et l’on devient une personne spirituelle. Une personne spirituelle ne cherche plus à travailler à Wall Street. Je ne dis pas qu’une personne qui y travaille ne peut pas devenir spirituelle. Le fait de chercher repose sur une structure mentale et en voyant qu’on n’y parviendra pas de cette façon, on se dit : « OK, ce dont j’ai besoin en réalité, c’est la réalisation spirituelle que vous pouvez aussi appeler « l’éveil » ou comme vous voulez. Je sais que la voiture ne le fera pas, ni la grande maison, ni le job exceptionnel, ni les primes annuelles, parce qu’on a pu déjà essayer ça ou parce qu’on est suffisamment mûr pour savoir que ça ne marche pas. On a pu voir aussi des gens qui ont toutes ces choses et qui sont complètement malheureux. 
Et vous vous dites alors que ce qui marchera, parce que vous lisez des livres spirituels, que vous écoutez des enseignants spirituels, c’est l’illumination ou l’éveil, qu’une telle chose existe. C’est ce qui va marcher. C’est là où je me trouve moi-même finalement, ce qui est vrai bien sûr. Or, vous traînez avec vous la structure mentale qui incite à chercher et maintenant, vous retirez la structure mentale des choses matérielles pour la plaquer sur le spirituel et vous devenez un chercheur spirituel. Il y a donc quelque chose que vous cherchez et cela implique bien sûr le futur. 
Vous savez que vous n’allez pas trouver la réalisation en la cherchant dans l’espace. Vous n’allez pas regarder autour de vous, dans la pièce, en vous disant « je cherche l’éveil dans cette pièce ». Cette recherche ne fait donc pas explorer l’espace encore que des gens se disent « En allant en Inde, je pourrais le trouver. Je vais essayer ça. ». Vous ne le trouverez en aucun endroit particulier. Cette recherche ne se fait donc pas dans l’espace, mais dans le temps. C’est la recherche dans le futur. Autrement dit, la recherche implique le besoin du futur pour être qui vous êtes véritablement. C’est une croyance. Le chercheur spirituel a besoin du futur. Il peut essayer l’Inde, mais il constate qu’il ne se trouve pas lui-même là-bas non plus. 
Cela ne se passe donc pas en un lieu, mais cela implique le futur ou disons le moment suivant : « Je l’aurai peut-être dans un moment ». Or, vous ne le pouvez pas, parce que la réalisation est la réalisation du moment présent. Cela n’a rien à voir avec le temps, ni avec le futur et qui vous êtes ne nécessite pas le temps. Tout le reste demande du temps : apprendre à jouer d’un instrument demande du temps, apprendre une langue demande du temps, bâtir une maison demande du temps, acquérir des connaissances demande du temps, faire une tasse de café demande du temps, traverser la rue demande du temps, mais pour être soi-même, connaître qui l’on est, le temps n’est pas un obstacle. C’est le futur qui vous en empêche. 
Donc, aller dans le moment présent et trouver une nouvelle attitude envers le moment présent, à savoir une attitude d’ouverture plutôt que de l’utiliser comme tremplin pour le moment suivant. C’est l’erreur. C’est aussi l’erreur du chercheur spirituel : utiliser le moment présent comme tremplin pour le moment suivant. Vous dévaluez donc le moment présent, parce que vous pensez que vous allez au moment suivant, mais c’est quoi le moment suivant ? Quelle existence a-t-il ? C’est une pensée dans votre tête. Il n’a pas d’autre existence. Il n’arrive jamais. Le moment suivant reste toujours comme pensée dans votre tête. Il n’est jamais la réalité, il ne le peut pas, parce que la réalité et le moment présent sont indivisibles. Ils font un. 
Vous continuez de compter sur la pensée quand le moment présent est dévalué, réduit à un tremplin pour le suivant qui est la promesse de l’épanouissement. Vous le ratez alors continuellement, parce que le moment suivant est une pensée, rien de plus. Il n’existe pas. Conventionnellement, il existe, mais dans l’absolu, il n’existe pas. S’il existait, on l’aurait déjà vu ou touché. Je n’ai jamais rencontré le futur. Dès qu’il arrive, il est le présent. . . Il n’y a que ceci. 
Donc, ne soyez pas un chercheur ou disons que s’il vous faut chercher, cherchez à vous ouvrir au moment présent. Dites oui à tout ce qui se présente, quelle que soit la forme que cela prenne. Quelle que soit la forme qui se présente dans votre vie en cet instant, dites-vous que c’est ce qui est. Vous n’y surajoutez pas des jugements. C’est ce qui est. Déjà, c’est ! Vous êtes alors arrivés. Vous réalisez alors que vous êtes l’espace pour la chose, pour ce qui est ; vous n’êtes pas ce qui arrive ; vous êtes l’espace pour cela. Vous n’êtes pas la pensée, vous êtes l’espace pour la pensée ; vous n’êtes pas l’émotion, vous êtes l’espace pour l’émotion. 
Vous êtes l’espace sans forme de la conscience elle-même, laquelle n’est pas le temps. Le temps ne lui est pas attaché. Et c’est donc la fin de la recherche. Ne cherchez pas une expérience. Certains ont des expériences spirituelles, mais les expériences vont et viennent. Certains ont de grandes expériences spirituelles, comme des feux d’artifice. Elles durent un moment et elles s’estompent, parce que ce sont des formes. Elles disparaissent : « Oh, j’ai fait une expérience extraordinaire, il y a trois ans, il y a cinq ans, et j’aimerais bien la revivre. J’essaie de la revivre, mais ça ne marche pas ». 
Il ne s’agit pas d’une expérience. Vous êtes conscient de l’arrière-plan de toute expérience, de l’espace pour toute expérience, le silence derrière toute expérience qui est toujours là, seulement couvert par le bruit mental, les pensées. Soyez conscients que c’est qui vous êtes. Vous pouvez alors l’incarner. Vous êtes une ouverture à cela et c’est tout. C’est l’accomplissement de votre vie ici, être l’ouverture à cela. Peut-être la réalisation de cela s’approfondit-elle alors. 
Ce n’est pas une expérience, mais le sentiment d’espace s’approfondit et de plus en plus, l’équilibre change… Au début, vous êtes peut-être une personne 90 % du temps et l’espace 10 %. Vous n’êtes donc plus une personne complètement identifiée. Il y a de l’espace et c’est bien. C’est une grande amélioration dans votre vie. Ensuite, peu à peu, il y a plus d’espace qui survient entre les pensées, entre les émotions : 70 % la personne, 30 % l’espace, et peut-être finalement 50 % la personne, 50 % l’espace et vous êtes déjà alors un enseignant spirituel magnifique. Et c’est bien : 50 % la forme, 50 % le sans-forme. 
Je quantifie quelque chose qui ne peut pas être quantifié. C’est un peu ridicule, mais il y a un équilibre, la danse entre la forme et le sans-forme dans votre vie. Et en vieillissant, peut-être à 80 ans, il y a plus de sans-forme ou il peut déjà y avoir 90 % de sans-forme et vous pourriez alors décider d’aller en Inde, parce que ce n’est que là-bas que c’est pleinement apprécié. Vous pouvez rester assis sous un arbre. De temps en temps, vous dites quelques mots. Ce sont les 10 % où la personne est encore là, mais principalement, vous êtes l’ouverture à la conscience comme le fut un sage tel que Ramana Maharshi en Inde. Vous restez simplement assis là. 
Et en Inde, quand vous restez assis suffisamment longtemps dans cet état, les gens arrivent et vivent près de vous : une, deux, trois, dix, vingt, trente, et avant de vous en rendre compte, vous vous retrouvez au milieu d’un ashram. Je dois avouer que j’ai parfois été tenté de le faire, mais il y a encore tant à faire en Occident. 
Merci. 
Comment peut-on dire qu’il n’y a partout que la Conscience? 
– Q. – Bonjour. La conscience permet en soi beaucoup de compréhension. Comment peut-on dire qu’il n’y a partout que la conscience, la conscience qui se dissimule dans les formes ? 
– E. – Oui. 
– Q. – Comment peut-on affirmer qu’il n’y a que la conscience ? 
On ne peut le faire qu’à partir de sa propre réalisation. Ce n’est pas une affirmation dont on pourrait montrer qu’elle est vraie à partir d’un point de vue scientifique ou extérieur. La science ne connaît rien de la conscience et la plupart des scientifiques nient même l’existence de la conscience. Donc, si vous considérez l’approche scientifique, vous n’irez nulle part ; vous resterez bloqué. Votre propre réalisation est la base et la plupart des gens qui sont ici sont attirés ici, parce qu’ils en ont déjà au minimum quelques aperçus. 
Les aperçus que vous avez de la vérité qu’il n’y a que la conscience constituent une réalisation intérieure. Cela peut ne pas être une pleine réalisation, mais juste un aperçu. C’est cet aperçu qui vous attire ici. Il peut y avoir une ou deux personnes qui sont attirées ici par simple curiosité en pensant que c’est une manifestation intellectuelle. Or, évidemment, si vous pensez qu’il s’agit d’une manifestation intellectuelle, vous n’allez pas vous sentir très bien en restant assis ici. 
Vous pouvez donc être attirés ici, ou bien par curiosité intellectuelle, ou bien par quelque chose en vous-même que vous ne pouvez pas vraiment définir, mais qui vous a effectivement attiré. Vous seul pouvez savoir ça, mais si vous êtes toujours ici, cela veut peut-être dire qu’il y a plus que l’intérêt intellectuel. Il peut y avoir un élément important relatif à la curiosité intellectuelle, mais puisque vous n’êtes pas encore parti, ce que vous allez faire dans un moment, comme tout le monde d’ailleurs, c’est qu’il y a quelque chose d’autre en vous. Ne comptez pas toujours sur votre mental pour connaître les vraies réponses immédiatement. Le mental est bien pour beaucoup de choses, mais pas pour ça. 
Ne comptez pas sur votre mental. Sentez s’il y a quelque chose à l’intérieur qui répond à ce qui est dit. Vous ne pouvez pas conceptualiser la réponse au champ d’énergie ici. Il vous faut un peu d’humilité, quant au point de vue intellectuel, pour accepter qu’il y ait quelque chose en vous que vous ne pouvez pas conceptualiser, au moins tout de suite, ni comprendre de façon analytique. Donc, sentez que c’est pourquoi vous êtes toujours là. Il y a la connaissance obscure, une sorte de ressenti qu’il y a quelque chose là. Peut-être vous sentez-vous un peu plus vivant alors que vous êtes assis ici. Peut-être pas. Peut-être avez-vous supporté le temps passé ici par un effort de volonté avec le sentiment que vous n’obtiendriez pas les réponses que vous attendiez. C’est possible également et vous seul pouvez le savoir. 
– Q. – Non, je comprends ça. Quand vous dites qu’il n’y a que la conscience, je le comprends et je le sens. 
– E. – Bien, bien ! 
– Q. – Je me demandais comment on peut dire qu’il n’y a que la conscience, que le champ de conscience est ce qui seul existe finalement partout. 
– E. – Quand vous cessez de conceptualiser le monde continuellement, il y a un silence qui sous-tend vos perceptions et quand il y a un silence qui sous-tend vos perceptions, vous sentez cette essence qui est le silence en vous, vous sentez cette essence en toute chose. C’est une affirmation mystique. Elle ne peut pas être comprise intellectuellement. Vous la sentez dans la fleur. C’est presque comme une reconnaissance de soi-même : sentir son essence dans la fleur. Je la trouve même dans l’eau. Je la trouve même dans les objets dits inanimés. Ils comportent un état d’être et une présence que je reconnais et c’est pourquoi je dis, que je regarde le soleil ou la lune, un arbre ou un oiseau, je m’y vois moi-même, je m’y sens moi-même, quand je ne les conceptualise pas. 
– Q. – Merci. 
– E. – Merci. 
Partagé par : http://messages.terrenouvelle.ca – Messages Célestes 

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MessagePosté le: Sam 27 Fév - 05:10 (2016)    Sujet du message: Publicité

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