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ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF

 
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Ayla


Hors ligne

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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 15:55 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

ENTRETIENS DE MARS 2017   



O.M. AÏVANHOV - Q/R 1 OK
O.M. AÏVANHOV - Q/R 2 OK
BIDI - Q/R 1 OK
BIDI - Q/R 2 OK
BIDI - Q/R 3 OK
BIDI - Q/R 4 OK
O.M. AÏVANHOV - Q/R 3 OK

O.M. AÏVANHOV - Q/R 4 OK    

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PDF : La Grâce de la Nouvelle Tri-Unité + Entretiens

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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


Dernière édition par Ayla le Mar 28 Mar - 13:31 (2017); édité 9 fois
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MessagePosté le: Mar 14 Mar - 15:55 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Ayla


Hors ligne

Inscrit le: 13 Oct 2013
Messages: 499

MessagePosté le: Mer 15 Mar - 13:36 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

ENTRETIENS MARS 2017



Omraam Mikaël AÏVANHOV

Questions/Réponses Partie 1



Eh bien chers amis, je suis extrêmement réjoui de vous retrouver, pour la plupart d'entre vous toujours aussi fidèles au poste et toujours présents à la surface de votre monde. Je vous transmets toutes mes bénédictions et si vous le voulez bien, nous allons d'abord prendre un moment très court de communion avant d'échanger ensemble, dialoguer et parler, si vous voulez bien. Alors, un moment de cœur à cœur comme on dit, je crois.

… Silence…

Alors chers amis, chers frères et chères sœurs, je me doute que vous avez beaucoup de choses à dire, moi aussi d'ailleurs. Si vous le voulez bien, j'espère comme toujours avoir l'occasion de dire ce que j'ai à vous dire en échangeant et en répondant à vos questions mais si ce n'est pas le cas, bien sûr j'interviendrai avant la journée de la Sainte Trinité pour dire ce que j'aurais pu omettre de vous dire durant tous ces échanges que nous allons avoir. Vous savez peut-être aussi qu'après moi vous aurez deux jours à supporter notre cher Bidi qui vient mettre quelques petites choses au clair, si je peux dire, maintenant que vous avez vécu ce que vous aviez à passer durant cet hiver qui s'écoule maintenant, et qui s'achève. Donc je vous laisse la parole et nous allons voir où vous allez orienter les choses. Alors je t'écoute, cher ami.

Question : y a-t-il une raison particulière à l’installation de nombreux aigles dans le nord du Gard depuis 3 ou 4 ans ?

Alors là, cher ami, je connais pas le mode de vie des aigles mais ce que je peux dire, c'est qu'effectivement les aigles, comme tous les animaux d'ailleurs, qu'ils soient dans les airs, dans les eaux ou sur terre, ont tous cette capacité innée à pressentir un certain nombre de choses. Vous n'êtes pas sans ignorer par exemple que beaucoup d’animaux, de races animales, quittent le plan de la 3ème dimension pour rejoindre en quelque sorte leur plan d'éternité. Ça a commencé y a déjà de nombreuses années et ça a surtout concerné, dans un premier temps, les animaux comme vous dites, de l'eau, et les mammifères marins, et maintenant toutes les espèces marines.

Ça touche aussi la terre et bien sûr ça a touché, avant de toucher l’eau, mais dans une moindre mesure, du fait de l'impact des rayonnements électromagnétiques de Nibiru mais aussi du centre de la galaxie, comme de Sirius ou encore du rayonnement dit Ultraviolet, Soleil de Mikaël, ont entraîné y a de nombreuses années, avant même d'ailleurs les phénomènes de l'eau, les phénomènes de l'air, et certaines espèces d'oiseaux, à des endroits ponctuels si vous voulez, sont partis, ont quitté ce plan. Mais c'est toujours lié, au niveau de l'air, à l'impact qui était plus restreint, si je peux dire, de la Lumière adamantine voilà quelques années. Ça, ça s'est produit pour les volatiles qui étaient dans l'air. Pour les mammifères marins, tout ça était lié, si vous voulez, à la dispersion de la Lumière adamantine à l'intérieur même de l'eau, alors que dans les airs, il fallait que les oiseaux qui étaient en cause dans ce processus d'extinction, traversent en quelque sorte ce qui a été nommé les Piliers de Lumière, qui maintenant, comme vous le savez, sont stabilisés par le peuple des dragons, d'où qu'ils soient.

Alors tout ça pour dire que les aigles, effectivement, peuvent suivre, comme d'autres mammifères et d'autres animaux, et même les insectes, des couloirs qui sont pas des migrations habituelles mais qui anticipent, si vous voulez, des changements structurels de la Terre, que j'avais appelés l'expansion de la Terre, liée entre autres au rayonnement du centre galactique, à la triple radiation de l’Esprit Saint, de l'Ultraviolet et de la Source, mais bien évidemment maintenant relayés par cette étoile nommée Nibiru ou Hercobulus – qui, comme vous le savez, joue à cache-cache avec vous et est très proche comme vous le savez, déjà depuis l'année dernière, de se montrer à vous, qui donnera le signal du, comment vous dites, du top départ.

Donc bien sûr vous pouvez observer que les comportements animaux, les comportements humains, les comportements des insectes et même des végétaux, sont maintenant modifiés de manière importante par la Lumière adamantine et par la Liberté qui se présente sur la terre. Donc oui, y a nécessairement une implication. Quand un animal change d'habitat, même si je connais pas les rites, si je peux dire, de ces rapaces, il est évident qu'ils sont informés par les récepteurs magnétiques qui sont plus développés que chez l'homme, de toutes les modifications du signal électrique ou magnétique de la Terre, venant du noyau cristallin de la Terre ou venant de l'atmosphère terrestre, et donc se répercutant depuis des espaces très lointains, comme Sirius, comme la Source ou comme encore le Centre Galactique.

Tout ça, si vous voulez, influe maintenant de manière directe sur tous les comportements de tout ce qui vit à la surface de la terre. Et d'ailleurs, comme vous l'avez peut-être vécu durant les derniers mois de l'année précédente et du mois précédent de cette année, vous avez vu des choses qui se sont passées en vous, autour de vous. L'ensemble des processus qui se passent, que ça concerne des choses désagréables, que ça concerne des accidents, si je peux dire, ou des troubles au niveau de votre corps ou de votre conscience, ne sont là que pour stipuler, en quelque sorte, et appuyer, si je peux dire, la Libération par la Lumière et de la Lumière par vous-mêmes.

Ce qui se déroule en ce moment n'est que l'illustration de la Révélation totale et finale. Ça concerne aussi bien les humains que tout ce qui vit à la surface de la terre, comme toutes les organisations, même des mammifères chez les animaux, ou encore de la présentation de la société humaine dans les différentes parties du monde, parce que les changements que vous observez en Europe, tout ce qui peut se produire sur l'écran de votre conscience dans votre environnement proche, dans votre corps, se déroule de partout sur la planète, bien sûr. C'est un processus qui depuis l'installation des lignes de Lumière créées entre les villages des elfes, a permis d’asseoir, avec les Piliers des dragons, les Piliers de Lumière et les Piliers de Feu, d’asseoir la Lumière et de permettre un déploiement qui n'est plus maintenant, comme je l'avais déjà dit, uniquement sur les vortex mais touche la totalité de votre corps physique et de vos cocons éphémères, mais aussi de votre véhicule d'Éternité lié, si vous le voulez, au corps ascensionnel.

Donc certains d'entre vous ont vécu ces modifications qui se produisent, je dirais, à l'insu de votre volonté ou de vos désirs. La Lumière vous amène à la confiance totale puisque vous êtes Lumière et non pas cette personne. Donc s'il y a concrétisation de la Lumière en vous, non plus au niveau des Portes, au niveau des chakras, au niveau des Couronnes, mais au niveau de cette imprégnation de l’Éternité, l'activation des Portes, l'activation des ultimes corps liés à votre Êtreté, comme le 13ème corps, sont dorénavant pleinement fonctionnels. C'est-à-dire que je dirais en quelque sorte que vous n'avez rien à préparer, tout se prépare maintenant de lui-même et n'est plus fonction, ni de la Terre, ni de vous, ni de nous, ni du centre galactique, ni de la Source, ni du Soleil, ni même de Nibiru elle-même, mais c'est l'alchimie de ces différents facteurs qui rend compte de ce que vous vivez. Et bien sûr le processus est démarré, comme ça avait été annoncé.

Maintenant, comme vous le savez et comme nous vous le répétons à chaque fois, il y a des périodes plus propices que d'autres. Alors nous n'allons pas jouer le jeu, cette année, de déterminer des périodes propices, vous les connaissez parce qu'elles se reproduisent, je dirais, peu ou prou à la même date chaque année maintenant, déjà depuis de nombreuses années, mais effectivement avec une intensité et une organisation de la Lumière qui est telle que ça ne peut plus laisser quoi que ce soit derrière soi. Et c'est pareil aussi pour vous, que vous l’acceptiez ou pas d'ailleurs, et votre niveau de bonheur, de joie, votre humeur, dépend fortement de comment se déroule ce processus en vous. Et je vous rappelle que ni votre conscience ordinaire, aujourd'hui, ni votre Supraconscience ne peut interférer ou modifier quoi que ce soit. La seule solution, si je peux dire, c'est de suivre comme toujours ce que dit l'Intelligence de la Lumière, parce qu'elle vous parle en permanence maintenant.

Y a plus besoin, je dirais, de manière absolue, des peuples de la nature, des cristaux, des expériences de la conscience, mais simplement de vivre ce que la Vie vous donne à vivre, avec le même bonheur quel que soit l’événement qui survient dans votre corps physique, dans votre vie, et ça rejoint l'exemple de l'aigle : changement de lieu, changement d'atmosphère. Tout ça – vous avez l'impression que vous le décidez, que vous en avez peur ou que vous le redoutez, ou que vous travaillez pour le réaliser – ne dépend pas de vous, quoi que vous fassiez ou quoi que vous ne fassiez pas. Parce que le destin de la Terre maintenant, dans cette phase d'Ascension et de Libération où l'Appel de Marie peut survenir à n'importe quel moment, ne vous demande qu'une chose, c'est de baisser la garde, d’abandonner toutes les armes et toutes les stratégies qui peuvent rester en vous, que ce soit lié à vos habitudes, que ce soit lié à votre façon de vivre, de vous exprimer, et votre façon tout simplement de manifester votre conscience ordinaire.

Il vous faut, si c'est pas déjà fait, comprendre que vous n'avez plus aucune possibilité d'action au sein de ce que vous êtes en vérité. Bien sûr, la personne a toujours l'impression de décider, d'acheter tel vêtement, de faire tel voyage, mais même ça, c'est votre petit cerveau ou gros cerveau qui vous le dit et qui vous fait croire que vous avez décidé quelque chose. Mais vous ne déciderez jamais plus de rien parce que dorénavant, et ça depuis la date butoir que j'avais donnée, c'est-à-dire le 7 janvier de cette année, même si certains d'entre vous en ont vécu les prémices avant, vous ne pouvez que vous conformer à ce que la vie vous fait vivre.

Laissez donc la Vie vous vivre, maintenant plus que jamais, plutôt que de vouloir vivre votre vie, parce que tout est pris en charge par la Lumière. Alors ça rejoint à ce niveau-là à la fois la clarté, la précision avec laquelle vous avez traversé ce qui était à traverser durant l'année précédente, mais surtout aujourd'hui de votre capacité, au sein même de l'éphémère, à accepter et à dire « oui » à tout ce qui se produit et à ne pas interférer avec ce déploiement de la Lumière qui vise avant tout, pour vous, pour chacun de vous, l'allumage de la Merkabah interdimensionnelle au niveau du Lemniscate sacré, et surtout maintenant, au niveau du 13ème corps.

Et si vous identifiez ça, que ce soit par la perception ou même par l’analyse des circonstances de votre vie, ça prend pas des journées. Une heure vous suffit, même intellectuellement, pour vous rendre compte que vous devez remettre votre Esprit à l'Unique que vous êtes, et que tout ce qui était encore vital pour vous, que ce soit votre famille, que ce soit votre flamme jumelle, que ce soit votre travail, que ce soit votre spiritualité, ne pèse rien du tout devant le poids de la Vérité et de la Lumière, qui ne dépend aucunement de vous, à aucun niveau. C'est ça qui est en train de se réaliser, avec plus ou moins d'évidence, plus ou moins de résistance. Et même, je dirais, s'il vous arrive de vous trouver transportés en un autre lieu, en un autre travail, en un autre lit, peu importe, c'est pas vous qui avez décidé, même si vous croyez que vous avez décidé ; vous n'avez fait que suivre, consciemment ou inconsciemment, l'Intelligence de la Lumière, et cela va vous apparaître de plus en plus clairement.

Même une douleur, même une souffrance, même une perte, aujourd'hui, ne sont que des moyens de vous faire découvrir la totalité de qui vous êtes, ici même dans ce corps, ici même dans cette 3ème dimension dissociée qui aujourd'hui, je peux le dire, à travers ce que nous observons au niveau subtil depuis, je dirais même, comme je l'ai dit, quelques jours avant le 7 janvier, un peu avant Noël, de constater que les choses changeaient à toute vitesse. Ceci n'est pas fait pour vous faire, comme les appels de la Lumière, vous faire vivre des états d'Unité, des états d'Infinie Présence, mais simplement pour mettre au clair, je dirais, votre conscience, non plus séparée et divisée entre conscience éphémère et conscience éternelle, ou même la A-conscience, mais directement de vous faire vivre cela quelles que soient vos opinions, quels que soient vos souhaits, quelles que soient vos croyances, quelles que soient vos douleurs ou quelles que soient vos joies. Parce que maintenant, ce n'est plus l'appel de la Lumière par petites touches ou par touches de plus en plus grandes, c'est la Lumière que vous êtes qui est là, en totalité.

Les corps d'Êtreté maintenant sont quasiment totalement activés, qui que vous soyez sur cette terre et quoi que vous ayez vécu. Ça signifie quoi ? Ça signifie que depuis la période avant Noël, la Merkabah interdimensionnelle collective est allumée, et c'est irrémédiable. Maintenant, combien de temps va durer la mèche, je ne peux pas le savoir, ni vous, mais vous ne pouvez que jauger à l'intérieur de vous-mêmes votre qualité, quand cela se produit, de vacuité, de disparition, de bonheur, de paix. Alors attention à ce niveau-là, parce qu'à ce niveau-là, ce qu'il peut rester de personne peut intervenir et vous susurrer à l’oreille des choses qui vont pas vraiment dans le sens de la Lumière, mais surtout ne culpabilisez pas et ne cherchez pas une faute quelque part. C'est juste cet ajustement de précision qui se finalise depuis de nombreuses semaines, comme je l'ai dit, depuis le solstice d'hiver en gros, et qui vous donne à vous placer là où est pour vous la meilleure place pour vivre la Libération et l'Appel de Marie.

Si c'est être au fond d'un lit avec un cancer en stade terminal, ça sera cela. Si c'est de vous retrouver libres de toute entrave, de tout travail, vous perdez le travail, vous perdez le mari, vous perdez la femme, vous perdez vos biens, vous perdez tout, vous n'êtes responsables de rien. Et c'est au travers de ce qui se déroule en vous depuis quelques semaines que se trouve la meilleure adéquation avec la Lumière que vous êtes.

Donc la Vie vous demande aujourd'hui de laisser faire ce qui se fait, en vous comme autour de vous. Vous voyez bien que dans le monde, que ce soit les trous en gruyère de la Terre, que ce soit les séismes, que ce soit les volcans, que ce soit les Éléments, que ce soit votre conscience elle-même ou la conscience sociétale, que tout est en train de se modifier pour se réajuster sur des circonstances ultimes. Et c'est d'ailleurs achevé, je dirais, en quelque sorte ; y a qu'à titre individuel qu'il resterait à laisser se peaufiner l'Intelligence de la Lumière dans votre conscience que je qualifierais dorénavant de globale. Parce que y aura de moins en moins de différence entre votre conscience que vous nommez éphémère, et que nous avons nommée éphémère, liée la personne, et la conscience éternelle, ici même sur cette terre. Et ça, c'est lié directement à l’allumage de la Merkabah interdimensionnelle collective et non plus votre Merkabah seulement personnelle, à travers soit l'Onde de vie, à travers le Feu Igné, ou encore à travers la mise en service, si je peux dire, de la Fontaine de Cristal ou du 13ème corps.

Les animaux, bien sûr, n'ont pas ces préoccupations, même parmi les grands animaux, vous savez, qui sont liés aux origines stellaires. Il n'y a pas, comment dire, de possibilité de modifier cet instinct de la Lumière. J'emploie le mot instinct à volonté, parce que ce n'est plus de l'intuition. Ce n'est pas quelque chose que vous avez à choisir, ce n'est pas quelque chose que vous avez à percevoir, mais ça fait partie de cet instinct qui n'est plus animal mais qui est l'instinct de la Lumière. L'instinct de la Lumière n'appelle aucune réflexion, aucune cogitation ni aucune résistance, vous voyez. Et donc les aigles, les autres animaux, peuvent tout à fait changer de comportement, de lieu de vie, de façon de se présenter, et eux ils n'ont pas le mental, donc ils ne peuvent pas souffrir, d'accord ? Ils n'ont pas d'émotions, même s'il y a une vie qui s'individualise pour certains d'entre eux parmi les peuples domestiques comme les chats, les chiens ou encore les animaux qui sont, comme on disait de mon vivant, en cours d'individuation, c'est-à-dire en train d’acquérir, je dirais, un médium qui est l'âme, ou un Esprit individuel aussi dans certains cas.

Donc oui, les comportements animaux, humains, bref, de tout ce qui vit à la surface de cette planète, est profondément transformé par la Lumière elle-même qui n'est même plus l'Intelligence de la Lumière mais je dirais, comme je l'ai déjà dit, l'Évidence de la Lumière. Et quoi qu'il vous arrive, même si vous êtes dans le noir, dans vos pensées, dans votre vie, c'est toujours cet instinct de Lumière qui guide vos pas et qui guidera dorénavant vos vies, actualisant ce qui avait été dit de façon poétique par Uriel et par d'autres aussi Archanges, qu'il fallait laisser votre vie se vivre. Dans ces conditions, il n'y aura plus d'interférence de quelque chose du passé, d'une quelconque projection dans un futur quant à votre destination ou encore par rapport à une date quelle qu'elle soit.

Et d'ailleurs vous le savez, après moi reviendra l'empêcheur de tourner en rond, qui tourne en cube, d'ailleurs, c'est normal, tourner en rond ne sert à rien mais il tourne en cube, c’est-à-dire qu'il peaufine la pierre brute que vous étiez pour vous rendre à vous-mêmes, dans la perfection éternelle de votre Lumière. Et ça, ça ne nécessite rien, je dirais, même pas de recherche, même pas de compréhension, même pas d'explications, mais juste reconnaître l'Évidence. Et reconnaître l'Évidence ne peut pas se faire, vous le savez, depuis ce qu’il peut rester de votre personne. Alors attention aux décisions hâtives concernant cet instinct de Lumière qui prend tout en charge. Ne mêlez pas votre grain de sel et tout se passera pour le mieux, du moins jusqu'à l'Appel de Marie, n'est-ce pas ?

Donc oui, les animaux peuvent changer de territoire. Y a des migrations qui ne sont pas des flux saisonniers mais des migrations liées aux nouveaux espaces de vie de cette dimension intriquée qui est la vôtre en ce moment, c'est-à-dire à cheval sur deux dimensions, la 3ème et la 5ème. Ce qui explique, comme je l'ai dit, que toutes les barrières de communication tombent et que vous percevez par différentes voies, que ce soit la vision, que ce soit l'audition, que ce soit la perception directe, la sensation de l'énergie, toute cette vie qui est autour de vous et qui jusqu'à présent vous était invisible et même insoupçonnable.

Donc vous allez voir et vivre de plus en plus de choses qui sont les témoins de la rencontre de la Lumière, et cette rencontre n'est pas par petite touches, elle est maintenant massive, totale et définitive. Donc ce qui se déroule dans votre vie n'est que le résultat de cela. Il n'y a plus à chercher de causes dans vos mémoires, il y a simplement à se rendre à l’évidence, et réellement et concrètement capituler. Et ça se traduit comment ? Par une espèce de béatitude, par un Amour total et permanent. Même quand vous êtes au sein de la personne, l'Amour, comme je le disais, est devant, est derrière, est à gauche et à droite et en haut et en bas, et vous ne pouvez rien changer à cela parce que cela est votre vraie nature, si je peux dire, et votre véritable essence.

Là j'ai pu en caser un petit peu sur cette question. On continue.

Question : la chatte qui m'accompagne est venue souvent me faire des soins lors d'une bronchite. Elle se plaçait de part et d’autre de certaines Portes et reliait régulièrement une Porte avec le cœur. Le Canal Marial étant alors souvent activé, elle regardait à ma gauche. Des Présences, Êtres de Lumière, Étoiles ou Anciens, œuvrent-ils ensemble auprès de nous et la chatte reçoit-elle des guidances ?

Oui, je poursuis ce que je viens de dire en répondant à l'autre question où j’ai dévié un peu, c'est que bien sûr les animaux suivent l'instinct de la Lumière, de manière beaucoup plus aisée maintenant, surtout pour un animal dit domestique, n'est-ce pas ? Donc pour l'instant vous avez encore, pour beaucoup d'entre vous quand y a des manifestations de guérison ou de Lumière tout simplement, vous avez besoin de vous référer à un qualificatif et à une forme. Bien sûr qu'il y a d'innombrables entités, bien sûr qu'il y a des peuples de la nature – vous savez par exemple que les gnomes peuvent traiter tout ce qui est solide, vous savez que les dragons peuvent vous aider à brûler les derniers voiles, etc., etc., les elfes peuvent vous aider à mieux communiquer, avec vous-mêmes et avec les frères et les sœurs, humains ou pas –, mais tout ça, c'est accessoire maintenant. Parce que bien sûr, on a toujours tendance à avoir besoin de nommer, d'identifier, et bien sûr, quand la Lumière est là, c'est rempli de consciences et de Présences, mais ce qui agit, ce n'est même plus nous, ce n'est plus vous, c'est ce que je viens de dire : c'est plus que l'Intelligence de la Lumière, c'est l'instinct de la Lumière elle-même qui agit.

Alors bien sûr vous avez peut-être besoin d'attribuer la perception, la vision, à une forme, à une entité précise, avec des caractéristiques et des qualificatifs précis, mais en définitive ce n'est que la Lumière, parce que vous savez que le monde est vous. Quand vous dormez, comme disait notre cher Bidi, est-ce que le monde existe ? Non. Et ça, c'est ce que vous vivez maintenant, vous n'avez plus besoin de dormir. Comme je disais aussi, vous n'avez plus besoin de manger – en fait, vous n'avez besoin de rien, si ce n'est d'être dans la joie. Mais c'est pas un besoin maintenant, c'est pas quelque chose à chercher, c'est quelque chose qui fleurit abondamment, si je peux dire, dès l’instant où vous capitulez, dès l'instant où vous ne faites pas usage de ce qui constitue la personne éphémère. Bien sûr vous n'allez pas disparaître, du moins jusqu'à l'Appel de Marie, mais dans certains cas, la Lumière vous demande autre chose que ce que vous aviez projeté, vu ou perçu. Et c'est ça qui est en train de se produire.

Alors bien sûr vous avez l'impression, et c'est vrai aussi à un certain niveau, que vous voyez de plus en plus de choses, que vous communiquez de manière de plus en plus large avec l'invisible, avec les peuples de la nature, avec la nature elle-même, avec les frères et les sœurs. C'est normal puisque les voiles se sont dissous et qu'il reste juste l'ultime dernier voile de la couche et des cocons de Lumière, pour ceux qui n'ont pas dissous l'âme, qu'on appelle le corps causal. Ce corps causal est troué de toutes parts par l'Intelligence de la Lumière. Vous savez d'ailleurs, dans les écrits initiatiques, même avant, que ce qu'on appelait la libération de l'incarnation, du samsara, passait aussi par cela, c'est-à-dire le fait de brûler le corps causal afin de ne plus être soumis, si je peux dire, à l’illusion de la personne et à l'illusion de la réincarnation. Et c'est ça, cet ultime voile qui vous donne à voir, qui éclaire, non pas pour juger, non pas pour corriger, non pas pour changer, mais pour voir l'évidence, tout simplement. Y a, je dirais, même ce que vous avez l'impression d'avoir à traverser encore comme mémoires, comme souffrances, comme doutes, n'est que le reflet de l'installation de la Lumière et ne dépend plus de vous dans une quelconque explication ou dans une quelconque compréhension.

Y avait une autre partie je crois dans la question. On peut la relire ?

… la chatte qui m'accompagne est venue souvent me faire des soins lors d'une bronchite. Elle se plaçait de part et d’autre de certaines Portes et reliait régulièrement une Porte avec le cœur. Le Canal Marial étant alors souvent activé, elle regardait à ma gauche. Des Présences, êtres de Lumière, Étoiles ou Anciens, œuvrent-ils ensemble auprès de nous ?

Mais ils œuvrent en permanence, puisque nous sommes tous à l'intérieur de vous, simplement vous le conscientisez maintenant. Y a pas de ciel et de terre. Avant, vous aviez l'impression, avec le regard fragmentaire, pour ceux qui étaient clairvoyants, que quand par exemple j'arrivais, ils voyaient à côté du canal cette forme qui descendait. Après, vous avez eu la possibilité de sentir les Présences dans le Canal Marial. Mais quand je vous avais dit que tout est dans le cœur, que le monde entier est en vous, c'est ça que vous voyez maintenant : y a aucune séparation, y a aucune forme même. Toutes les formes que vous voyez ne sont que vous ; et moi qui m'exprime, c'est vous, chacun de vous et tous ensemble. Bien sûr c'est délicat, pour la conscience morcelée, quand il y a une limite corporelle comme dans la forme carbonée quand nous sommes incarnés, il est difficile d'accepter cela, il est difficile de le comprendre. D'ailleurs ça ne peut pas se comprendre, parce que le cerveau n'est d'aucune utilité pour cela, et le mental non plus, c'est juste à vivre, parce que c'est ce que vous êtes, c'est tout.

Donc vous ne pouvez plus ergoter, vous ne pouvez plus avoir le sentiment d'avoir le choix, parce que tout se fait à l'insu de votre volonté, n'est-ce pas ? Et plus vous voyez cela, plus vous êtes légers, et plus vous voyez cela, plus vous vous détachez, si je peux dire, de tout ce qui pouvait encore vous retenir d'une manière ou d'une autre, au sein de l'adhésion à la personne. Alors bien sûr ça peut être déstabilisant, pour ceux d'entre vous qui, quelles que soient les expériences vécues, sont encore attachés à une histoire. Mais c'est la fin de l'histoire, et cette histoire n'est pas remplacée par une autre histoire parce que toutes les histoires n'ont qu'un temps, une histoire a toujours un début et une fin, et vous, vous n'avez ni début ni fin. Je pense que Bidi reviendra là-dessus de façon plus intensive, on va dire.

J'ai répondu donc à la question.

Question : dans les mouvements du Lemniscate, j'ai les yeux qui piquent comme s'il y avait des aiguilles. Est-ce normal ?

Oui, d’ailleurs vous devez sentir ces aiguilles, bon là tu parles du Lemniscate sacré qui est fait effectivement, ce qui avait été donné il y a déjà de très nombreuses années pour permettre la facilitation, si je peux dire, de la descente et de la montée de la Lumière, dans les deux sens. La descente de la Shakti et la montée de l'Onde de Vie, c'est-à-dire la Kundalini redressée, si vous préférez, c'est pas la vraie Kundalini, et donc le Lemniscate sacré va, par cette hyper-oxygénation de Lumière et non pas d'oxygène tout seul, permettre de fluidifier.

De la même façon, c'est pareil à tous les autres niveaux. Vous allez sentir souvent des picotements extrêmement brefs comme des petits coups d'aiguilles, répétés quelquefois mais c'est très bref, à différents endroits du corps, et pas nécessairement sur les Portes, à des endroits extrêmement variés. Ça peut être les yeux, ça peut être une épaule, ça peut être un coude. Tout ça, c'est la Lumière. Y a aucune faille, y a aucune dualité, y a juste des perceptions, c'est tout. Mais ces perceptions, ces ressentis énergétiques, vibratoires, ou de la conscience, vont de moins en moins changer l'immuabilité de ce que vous êtes et qui est maintenant présent. C'est pour ça que la Merkabah interdimensionnelle personnelle et collective, est maintenant mise à feu.

Autre question. Vous avez droit aussi d’interrompre les questions écrites si vous avez besoin de compléments hein, c’est une discussion à bâtons rompus bien sûr.

Bien, si y a pas de demande, on fait la prochaine question.

Question : durant les mois de janvier et février, j'ai eu des remontées de colère, d'émotions parfois très violentes, une grande activité mentale, et aussi des pensées suicidaires qui me traversaient. Pouvez-vous m'éclairer ?

Bah c'est tout à fait logique, l'ego n'a aucune porte de sortie. La personne elle-même, c'est-à-dire la conscience éphémère comme on la nommait encore l'année dernière, n'a plus aucune issue, que ce soit bien sûr bientôt au niveau physique, que ce soit au niveau spirituel (c'est déjà acquis), ou encore au niveau des croyances ou des histoires quelles qu'elles soient. Et ça, ça peut être effectivement déroutant pour ceux qui s'appuyaient encore sur leur histoire et qui s'appuyaient sur l'histoire comme des béquilles, qui parlaient de leur vie passée, de leurs amours passés, de la projection dans le futur. Autrement dit, c'est l'Instant Présent qui s'installe, et dans l'Instant Présent, vous le savez, y a pas de place ni pour le passé ni pour l'avenir, y a juste ce qui est dans l'instant.

La vraie Vie, comme je l'ai dit, elle est là, elle est nulle part ailleurs, elle est pas dans la poursuite d'un objectif lié à la personne, même si cet objectif, au départ, était présenté par la personne elle-même comme spirituel. Vous voyez ? Donc plus ou moins aisément, pour ceux qui ont vécu l'absence de résistances ou l'absence de colères, l'absence d’émotions, l'absence de souvenirs, c'est évident, mais pour ceux qui ont vécu cela parfois, comme là c'est exprimé, une colère comme ça très violente, ça peut désarçonner, déstabiliser. Mais c'est fait pour ça, je dirais.

Vous allez avoir honte de vos colères, vous allez avoir réellement honte des médisances que vous avez prononcées, vous allez avoir honte, entre guillemets, de vous être conduits de telle façon. Mais qui vit la honte ? C'est la personne. Quand y a plus de personne, y a plus de honte, y a plus de réflexions, y a plus besoin d'explications, y a plus besoin de compréhension. À ce moment-là, vous êtes totalement libres pour être en vie et non pas vivre la vie que vous imposent les conventions quelles qu'elles soient, et surtout celles qui viennent du monde archaïque, c'est-à-dire tout ce qui est lié à la prédation, à l'ascendance, au besoin de contrôler, au besoin de diriger, ne serait-ce que votre vie. Et bien sûr, si vous aviez été surtout quelqu'un qui était dans le contrôle, c'est-à-dire le besoin d'observer, rappelez-vous, l'observateur et le témoin n'est pas quelque chose qui contrôle.

Certains d'entre vous ont joué, mais on vous l'avait pas dit à l'époque, parce qu'il fallait que vous passiez par là, y en a qui ont voulu jouer les observateurs mais qui en fait étaient des « contrôlants ». Et là, ça vous explose à la figure mais c'est une grâce extraordinaire d'avoir pu vivre ces colères éreintantes. Ça te prouve simplement qu'avant, eh ben, tu y étais pas, y avait encore la personne qui se croyait elle-même libérée. Mais vous n'êtes pas libérés de personne, ce n'est pas possible, vous êtes libres, tout court, quelle que soit la personne et quel que soit le cœur et le corps. Et ça, ça tombe dessus sur tout le monde maintenant. Vous n'avez rien demandé et pourtant c'est là. Et puis, à l'époque, je disais aussi que vous faisiez tournicoti-tournicota, avant je parlais de chaises, vous aviez le c-- entre deux chaises. Après on vous a dit qu'il y avait pas de chaises, et maintenant vous voyez que y a pas de mental. C'est-à-dire que même si vous vous en servez et que vous croyez que vous décidez quoi que ce soit, eh ben il serait temps de vous rendre compte que vous ne décidez rien.

Et ça revient sur ce qui avait été exprimé voilà de très nombreuses années, en préambule ou accompagnant les Noces Célestes, par l'Archange Anaël, concernant l'Abandon à la Lumière. Vous voyez ? Sauf que maintenant c'est réalisé en totalité, et non pas seulement dans votre Supraconscience mais dans votre conscience éphémère, dans le corps transitoire où vous êtes encore, comme dans tous les aspects sociétaux, politiques, économique, géophysiques, astronomiques. Vous voyez ? Donc vous avez droit d'être ébranlés par le fait d'avoir vécu des souvenirs passés, que vous aviez pourtant traités, si je peux dire, de différentes façons. Mais remerciez pour cela, et surtout ne culpabilisez pas. L'instinct de la Lumière vous montre et vous le fait exploser en pleine figure. Si c'est une douleur, elle va pas partir, elle va se cristalliser de plus en plus, jusqu'à ce que vous ayez compris. Tant que vous voudrez expliquer, comprendre, agir, par votre personne avant de mettre la Lumière devant, eh ben vous serez perdants. C'est normal, y a pas de punition, c'est la vérité de la Lumière, tout simplement.

Alors il est pas question de faire une observation, une réfutation comme à l'époque, mais de voir les choses plus que jamais clairement. Les voir ne veut pas dire les arranger, les transformer. Et d'ailleurs beaucoup d'entre vous commencent à ressentir ce que j'appellerais… allez, le mot le plus humain, c'est pas la joie, c'est pas le Samadhi, c’est plus ça, c'est l'Évidence et la Légèreté, la Grâce si vous préférez. Avant, nous vous parlions d'action de Grâce, d'état de Grâce, mais maintenant vous êtes la Grâce, que vous le vouliez ou pas. Mais si votre personne veut s'approprier cette Grâce, ce qu'il peut rester de votre personne, ça va frapper, ça va cogner. Ça a déjà cogné mais ça peut cogner encore plus fort, tant que vous êtes identifiés à quoi que ce soit d'éphémère. Et rassurez-vous, une fois que vous êtes libérés de ça, vous n'avez plus rien à changer parce que c'est la vie qui se charge de tout. C'est à vous de vous le démontrer à vous-mêmes.

Quand nous vous disions par exemple que vous n'aviez pas besoin de manger, j'avais parlé aussi de faire un jeûne, rappelez-vous, 24h simplement. Mais là, vous n'avez même pas à le décider, vous n'avez même pas à avoir la réponse du cœur par rapport à tel ou tel aliment. Si vous êtes dans l'instant, ce qui doit se passer se passera, ce qui ne doit pas se passer, se passera pas. C'est pareil pour la nourriture, c'est pareil pour les relations, c'est pareil pour le sommeil, c'est pareil pour l'argent. C'est-à-dire que la Lumière aujourd'hui, vous dit littéralement : « Alors, tu es la Lumière ou pas ? », mais là tu ne peux plus être une personne et la Lumière.

Jusqu'à présent, tu pouvais être une personne qui abritait la Lumière, parce qu'elle avait trouvé son cœur, parce qu'elle avait vécu les Couronnes, elle avait vécu le Feu, elle avait vécu l'Onde de Vie, ou même une seule Couronne de la tête ou le Canal Marial. Maintenant, c'est plus ça, c'est fini, même si ça se produit bien sûr. Mais votre conscience n'est plus attirée vers les Portes, vers les Étoiles, vers la Merkabah, elle est libre, et la liberté, c'est de vivre intégralement l'instant de votre vie sur terre, quoi qu'il y ait. Et si vous acceptez « Père, je remets mon Esprit », sans faux-semblants et sans faux-fuyants, alors la Grâce fera de vous quelqu'un de libre puisque vous êtes la Grâce.

Mais la Grâce ne peut pas se marier maintenant. C'est, je dirais, un divorce total entre la Grâce et la personnalité. Donc vous n'avez pas à vous en prendre ni à vous-mêmes au sein de ce que vous êtes, ni à un proche, ni aux circonstances, ni à l'environnement, mais vous n'avez à vous en prendre à personne. Devenez simplement encore plus humbles, encore plus simples. Redevenez cet enfant qui est spontané et vous verrez que votre vie deviendra, quel que soit votre âge, quelles que soient vos interrogations, un nuage de félicité parfaitement incarné sur terre. Voilà ce que vous dit la Lumière dans ces temps.

Et comme je l'ai dit et je le redis, plus le temps s'écoule de façon linéaire sur votre monde, plus ça sera brutal et personne, même ceux qui sont informés, si y en a qui commencent à l'être, ne pourra se douter jusqu'au moment venu que c'est le moment, et vous ne pourrez être trompés par quoi. C'est ça l'effet de surprise du Choc de l'humanité. Parce que nous vous l'avions dévoilé de manière intellectuelle mais même pour les Libérés vivants, il faut bien que ce choc se produise aussi de manière collective, n'est-ce pas ? C'est ce qui est en train d'arriver. Je peux pas vous dire mieux.

Alors bien sûr, pour ceux qui sont curieux, mais attention de pas être entraînés, par la curiosité, à des nouvelles croyances quelles qu'elles soient qui vont vous faire espérer, attendre ou redouter. Soyez pleinement dans votre vie, totalement. Donnez-vous entièrement, que ce soit à la fourmi qui passe devant vous, au frère et à la sœur qui vous emmerde prodigieusement et qui se met à vous parler. C'est la vie qui vous l'envoie, c'est pas un problème de personne maintenant.

Voyez au-delà de la forme et au travers de la forme, non pas pour comprendre et vous saisir de quoi que ce soit mais justement pour rentrer de plain-pied dans l'innocence de l'enfant intérieur, dans l'Androgyne Primordial, dans le Verbe Créateur, dans la Cocréation consciente, dans l’Impersonnel, dans le Feu Igné, dans le Chœur des Anges, dans la peau d'Uriel, dans la peau d'Anaël, dans ma peau. Et petit à petit, et de façon très rapide si ce n'est déjà fait, vous allez vous rendre compte que le monde c'est vous, et que ce monde est Maya. Il est réel et il est Maya par rapport à ce que vous êtes. Vous voyez ?

Donc si vous avez des émotions, si vous avez des réminiscences, si vous avez envie de tout plaquer, si vous avez envie de vous tuer, si vous avez envie de tuer votre voisin parce qu'il fait toujours le même bruit à la même heure, c’est pas important, n'est-ce pas ? C’est votre regard qui doit changer. Passez de la connaissance, énergétique, vibratoire, de la connaissance même de la conscience, à l'ignorance. Je vous rappelle que cette ignorance est la vraie spontanéité et est la vraie connaissance.

Même le « Je suis », et Bidi reviendra là-dessus je pense, que moi j'avais appelé le Soi de l'orgueil spirituel, n'a plus aucun espace pour s'installer. Vous voyez ? C'est à ça que vous êtes confrontés dans la multiplicité de votre histoire personnelle. Tout renvoie à ça et pas à une histoire et pas à une projection. Votre corps, votre physiologie, votre conscience Une est en harmonie, même si vous exprimez en ce moment une grave dysharmonie. Et ça rejoint ce que je vous ai toujours dit, je disais l'Amour devant, l'Amour derrière, l'Amour partout, mais c'est aussi le Royaume des Cieux.

Bien sûr, votre forme est encore là, je vous l'accorde, mais tellement peu. Et pourtant vous êtes pleinement présents, vous n'êtes pas ailleurs. Vous n'êtes pas entre le ciel et la terre, ou parfois au ciel, parfois sur la terre. C'est, depuis le solstice d'hiver, la réunification de la conscience où nous vous parlerons de moins en moins, aussi bien des événements que des différentes fractions identifiables de votre conscience, parce que la vie est Une maintenant, la Lumière est là. Et même cette subdivision que nous avons éclairée, si je peux dire, entre la conscience éphémère, la conscience éternelle, le corps physique, les cocons éphémères et le corps d'Êtreté, n'a plus de raison d'être. Vous voyez ce que je veux dire ?

Et votre vie, c'est le terrain de jeux. C'est-à-dire qu'indépendamment des vibrations, indépendamment des contacts avec les peuples de la nature, et là, ceux qui ont vécu les vibrations ou les Couronnes n'ont aucun avantage par rapport à ceux qui se présentent vierges, c'est-à-dire qui n'ont rien senti et rien vécu. Ceux-là sont les plus aptes aujourd'hui, c'est les derniers, et c'est donc les premiers. Vous voyez ?

Donc changez, si je peux dire, votre fusil d'épaule, ou changez de regard. Bien sûr qu'il y aura toujours une explication au sein de la matière par rapport à une remontée émotionnelle, par rapport à une souffrance, mais vous n'avez plus besoin de connaître ou de comprendre cela pour avancer. Il y a d'ailleurs nulle part où avancer si ce n'est de s'installer au Cœur du Cœur. Et vous allez constater quoi ? Je vais prendre des exemples très simples. Vous aviez par exemple, vous aviez du temps, l'habitude de profiter de votre temps pour vous rendre à tel endroit, par exemple pour venir ici. Et puis maintenant, qu'est-ce qui se passe ? Avant ça vous semblait vital, d'accord, et maintenant vous êtes prêts à laisser votre place. Vous voyez ce que je veux dire ? Y a rien d'autre de vital que vous-mêmes, y a aucune autre entité que vous-mêmes – et d'ailleurs y a aucune entité.

Alors bien sûr ce qui s'exprime, c'est ma forme telle qu'elle était incarnée, à l'intérieur d'un canal, mais ni le canal ni moi n'existons. Nous vous avons toujours dit que nous étions stabilisés au sein de nos vaisseaux, dans une strate intermédiaire où là y avait des histoires, où là il a fallu trouver, je dirais, avec pédagogie, un scénario adapté à cette terre pour vous emmener dans une histoire, pour ouvrir certaines choses. Mais tout a été ouvert, plus rien ne peut être fermé. À vous de voir, avec ces éléments-là, comment vous allez vous adapter, si je peux dire, parce que c'est une adaptation.

Que vous viviez le Soi, que vous soyez Libérés vivants, que vous ne viviez rien, vous êtes tous, par rapport à ça, au même stade. Y a pas quelqu'un qui est devant, y a pas quelqu'un qui est derrière. Y avait les premiers et les derniers, qui se sont ouverts les premiers, mais maintenant c'est l'Appel de Marie à n'importe quel moment, c'est l'apparition de Nibiru à n'importe quel moment. Vous voyez ?

Alors ça rejoint aussi ce qu'avait dit Maître Philippe de Lyon sur la simplicité et sur l'humilité ; Frère K aussi en avait parlé. Mais aujourd'hui, allez vers le plus simple. Bien sûr que les rencontres avec les peuples de la nature, les entités, même par le Canal Marial, vont continuer, mais il vous reste à identifier que c'est nulle part ailleurs que vous-mêmes. Et quand vous vivez ça, vous êtes libérés, que vous soyez avec forme ou sans forme ne changera plus rien.

Que l'Appel de Marie se produise demain, que l'Appel de Marie ne se produise jamais, ça changera strictement rien. Si vous avez l'impression que ça change quelque chose, ça veut dire quoi ? Que vous résistez à la Lumière, quel que soit votre amour, quelle que soit la réalité que vous avez déjà vécue, de ce que vous êtes. Donc y a plus de chaises, et je dirais y a plus de culs non plus, ça je l'ai déjà dit mais y a même plus d'entités. Y a la conscience – ce qui s'en rapprocherait le plus, c'est ce qui est nommé Sat Chit Ananda chez nos frères et sœurs orientaux, la Demeure de Paix Suprême ou la conscience de la Félicité. C'est le dernier stade avant le Maha Samadhi.

Vous êtes tellement absorbés par la Lumière que dans un premier temps vous avez l'impression que vous n'avez plus goût à rien, que vous pourriez rester effectivement des heures, des semaines, des mois, dans cette vacuité où il n'y a plus de forme, où il n'y a plus de volition (j’ai bien dit volition, hein, et non pas évolution, je précise parce qu’avec l’accent, y en a qui vont mettre évolution), y a aucune volonté. Quand vous êtes là, pour la personne qui vous voit de l'extérieur, vous êtes un légume. Mais vous êtes dans la Vérité, vous n'êtes plus à la périphérie, vous êtes au Cœur du Cœur. Même si y a pas de vibrations, même si y a pas de Feu du Cœur, même si y a pas eu l'Onde de Vie, même si vous n'avez pas vécu ou perçu l'allumage de votre Merkabah interdimensionnelle personnelle. C'est ça qui se vit.

Et vous allez voir des enfants, des gens plus âgés mais qui vivaient leur vie de façon tout à fait ordinaire mais avec cœur, que ces gens-là sont libérés, même s'ils n'ont aucun mot à dire parce qu'ils n'ont pas les connaissances intellectuelles pour les exprimer.

Vous savez, j'ai pris souvent l'exemple par exemple des sœurs Étoiles. Elles vous ont, elles beaucoup plus que nous, dévoilé, vous vous rappelez à un certain moment, leur vie. Parce que dans le Féminin Sacré, ou le féminin qui découvre sa sacralité, ce qui est la même chose, c’est-à-dire devenir épouse du Christ ou épouse de la Lumière peu importe, vous l'appelez comme vous voulez mais à un moment donné vous êtes réellement la Lumière, et ça donne toutes les manifestations de la Lumière. Que ce soit l'apparition de diamants, d'or, que ce soit la lévitation, la bilocation, ça se produit indépendamment de vous. Vous n'êtes plus dans la recherche des pouvoirs ou de preuves, vous devenez la preuve vivante de la Lumière.

Saisissez bien cela parce que c’est ça qui se vit maintenant, quoi que vous en pensiez, quoi que vous en disiez et quel que soit le basculement des pôles, quel que soit l'Appel de Marie et quel que soit le jour de la visibilité de Nibiru. Donc vous êtes, si je peux dire, à une octave supérieure à ce qui était le cas l'année dernière. Même si vous avez pensé que vous êtes tombés, que c'est dramatique, que vous croyez avoir vécu le Soi stabilisé et que vous découvrez votre petite personne avec ses colères et ses mauvaises langues, si je peux dire, c'est pas grave. Pourquoi tournez-vous votre conscience encore vers cela alors que tout se déroule en vous et que toutes les réponses sont en chacun de vous – les réponses éternelles à ce que vous êtes mais pas les réponses par rapport à ce monde, parce que comme nous vous l'avons dit, tout a été réalisé, absolument tout.

Toutes les étapes que nous avons gardées, au cas où, entre 2012 et 2016, auraient très bien pu ne jamais exister, mais comme vous étiez présents au sein de la linéarité, nous vous les avons dévoilées. Alors bien sûr, y aura certainement des questions sur ce qui se joue au niveau Vibral en ce moment, à travers certaines Portes ou certains circuits qui s'activent, mais ça c'est le témoin, vous voyez ? Donc j'y répondrai, bien sûr, si y en a, mais l'essentiel n'est plus là. Il n'est plus dans le fait de savoir si vous vivez le Feu Vibral, le Feu Igné, la petite Couronne, la grande Couronne, l'Onde de Vie, l'Onde de l’Éther ou le Feu Igné. Tout ça maintenant, je dirais, va devenir de plus en plus accessoire et éloigné de vos préoccupations.

Alors parfois c'est très abrupt, parce que vous vous levez un matin et vous vous dites : « J'ai plus rien à faire là », que ce soit dans ce monde, donc des idées de suicide, que ce soit à votre place dans votre travail, dans la famille, avec les membres plus ou moins proches. C'est pas important. Vous voyez la différence qui se précise maintenant ? Et je précise d'ailleurs, même ici, si on posait la question, y en a plein qui vivent déjà ça depuis un ou deux mois. Et d'autres aussi, et plein aussi, qui vivent exactement l'inverse. Une douleur qui apparaît, une maladie qui apparaît, des émotions qui reviennent, des mémoires qui reviennent. Mais elles n'ont pas à être traitées, elles ont juste à vous faire voir le mécanisme précis de basculement de la conscience, c’est-à-dire passage éphémère à Éternel, comme nous parlions, et vous rendre compte maintenant que vous n'avez plus à passer de l'un à l'autre. C’est les deux qui sont en juxtaposition totale, et vous êtes une conscience unifiée.

Et si vous êtes unifiés avec l'Éternité, eh bien votre vie devient magique, parce que vous n'avez rien besoin de demander à l'univers, vous n’avez rien besoin d'expliquer, vous n'avez rien besoin de justifier, vous êtes totalement disponibles pour l'instant présent. Alors bien sûr, regardez en vous. Si vous êtes toujours en train de vous projeter dans un évènement futur, ou de parler de votre petite personne, mais ça va devenir de plus en plus visible, comme le nez du clown au milieu de la figure. Et par contre celui qui le voit pas, c'est dramatique, parce qu'il le voit pas et vous, vous le voyez. C'est pas un jugement mais votre amour fait que vous êtes dans la bienveillance par rapport à ce frère ou cette sœur et qu'avant, vous auriez dit : « Celui-là, il m'emmerde. » et aujourd'hui vous vous dites : « Bon, celui-là, avant, il m'aurait emmerdé. » mais l'Amour se met avant qu'il vous emmerde, vous voyez ?

Et regardez bien toutes vos relations, les plus détestables comme les plus heureuses. C'est pas de l'indifférence, c'est pas du déni, c'est pas un refus de la vie, c'est le juste emplacement. Et je sais qu'ici, je le vois, y en a qui le vivent déjà, à qui c'est tombé dessus alors qu'ils étaient persuadés d'en être très loin. Et vous en avez d'autres qui étaient persuadés d'être arrivés totalement là où ils ont vécu l'expérience et qui n'y sont pas encore. Mais y a pas de prédation, y a pas de compétition, y a juste à le voir, là aussi, et vous en rirez très bientôt, même si vous riez pas pour certains que je vois ici, n'est-ce pas ?

Vous rirez de vous-mêmes comme je ris de vous d'ailleurs, et comme tout Libéré vivant ne peut que rire de vous. Il vous aime et il rit. C'est pas de la moquerie parce qu'il est passé par là, lui aussi, donc il rigole parce que lui aussi il est tombé sur la peau de banane, et il sait que vous devez nécessairement y tomber. Donc il se marre parce qu'il connaît la suite, vous voyez ? Et tout va être comme ça. Vous le voyez sur la scène, dans tous les pays du monde, au niveau société, politique, média, à tous les niveaux. Quel que soit le niveau que vous voulez interroger ou observer, c'est la même chose qui se joue.

Allez, autre question.

Question : depuis plusieurs mois, je ressens des douleurs ou des brûlures côté gauche qui remontent à l’oreille, avec gonflement des glandes jusqu’au point KI-RIS-TI et la Porte HIC. Parfois combinées à une sensation de brûlure de tout le corps, surtout au niveau du système nerveux. Est-ce l’Amour qui fait son travail ?

Exactement, t’as rien à faire.

J’ai répondu. Mais j’ai déjà répondu dans les deux questions précédentes, c’est exactement la même chose mais c’est normal que ces questions, vous allez voir, il va y en avoir plein. C’est tout à fait logique.

Question : sachant que nous jouons le jeu divin, peut-on, jusqu’à la fin, s’aider de techniques, de thérapies, pour entretenir son corps physique afin d’être plus opérationnels ?

Mais bien sûr, personne ne vous a dit de négliger le corps. On vous a pas dit de le rejeter, on vous a dit de l’écouter. Alors avant, vous l’écoutiez, par exemple quand j’avais expliqué, y a presque trois ans, la réponse du cœur par rapport aux aliments ou aux décisions, ça vous n’en n’avez plus besoin. Dès l’instant où vous êtes alignés, si je peux dire, dès l’instant où vous arrivez à être posés, y a plus d’émotions, y a plus de pensées, y a plus de projections, y a plus de mémoires. Il reste quoi ? Et si vous êtes dans cet état-là, vous allez constater que votre vie devient un vrai rêve, que vous ayez de l’argent ou pas, que vous ayez femme ou pas, c’est un état intérieur qui se traduit à l’extérieur.

Encore une fois, ça ne dépend aujourd’hui ni de l‘âge ni de votre vécu antérieur. C’est ça la Grâce en manifestation ; ce n’est plus l’action de Grâce, ce n’est plus l’état de Grâce, vous voyez ? Donc même quand vous dites : « Je vais rencontrer un dragon », « Je vais sur tel lieu », ou « Je sens le Canal Marial », ou « Je sens une Présence », ou « je vois des Présences, des fois lumineuses, des fois moins lumineuses », ça ne vous concerne pas.

Et celui maintenant qui vit cette phase particulière n’est pas indifférent à tout, au contraire, il sait qu’il est réellement ce qui se tient au centre et qui voit la Vie se dérouler. Vous voyez ? Il est la Vie, donc il ne peut pas tenir à sa vie, il ne peut pas tenir à quoi que ce soit d’ailleurs, il ne peut être que dans l’instant. Ça veut pas dire que y a pas de projets ; il suffit d’une attention et d’une intention et après vous n’y pensez plus. Vous êtes disponibles, que vous le vouliez ou non, pour l’Instant Présent. Et parfois la douleur va vous empêcher de mener vos activités. Là c’est les appels de la Lumière mais j’avais toujours dit que les appels de la Lumière deviendraient de plus en plus expressifs, si je peux dire.

D’ailleurs vous le voyez bien, ceux qui ont des douleurs. Avant vous aviez une douleur, ça durait quelques jours, ça passait, et là, si c’est survenu dans cette phase-là, eh ben ça s’est cristallisé, y a plus de mouvement possible, vous êtes bloqués à un endroit, du cœur, du ventre, du dos, des jambes, des pieds. C’est très inflammatoire, y a des cristallisations partout, mais ça, c’est pas parce que vous avez fait des erreurs, c’est parce que simplement cette phase, comme ça a été dit dans la question de l’Évidence de la Lumière, ne peut que s’amplifier. Et ça ne dépend pas de vous, ça ne dépend d’aucune entité.

Si vous arrivez à voir ça, je vous demande pas de l’accepter comme ça, ni d’y croire, mais de le mettre en pratique, vous verrez par vous-mêmes. Certains ont vu parce qu’ils l’ont mis en pratique spontanément, et ils vivent cette légèreté en ce moment. Et d’autres qui étaient très légers, aujourd’hui se rendent compte qu’il y a quand même des choses très lourdes en eux ; aucune culpabilité, aucune réflexion, tout va très bien. Y a aucune erreur ni aucun danger, n’est-ce pas ? Le danger, il est toujours pour la personne mais pas pour ce que vous êtes.

Alors maintenant, pour revenir à ce véhicule qui est votre corps, surtout maintenant, il faut faire attention pour qu’il soit entretenu à la perfection. Imaginez que, je prends une image, le corps d’avant ce solstice d’hiver était une 2CV, plus ou moins fatigué, plus ou moins usé, et du jour au lendemain, sans rien faire, certains d’entre vous se sont retrouvés avec une voiture de course. Bien sûr, les réglages d’une voiture de course nécessitent plus d’attention que pour une 2CV, c'est-à-dire qu’il faut être à l’écoute non pas de l’intellect, non pas même de la réponse du cœur, mais être à l’écoute de l’instant présent.

Si vous êtes réellement dans cet Instant Présent, je vais prendre un exemple tout simple. Vous décidez : « J’ai faim, je vais manger », d’accord ? Vous arrivez devant votre nourriture, vous vous posez la question de sentir si c’est bon pour vous ou pas, et vous mangez. Mais maintenant c’est plus ça. C'est-à-dire tout ce qui était les repères de vos rythmes, les repas, à heure fixe, tout ce qui était rythmé et programmé, vous voyez bien qu’autour de vous, même si vous faites tout pour conserver un territoire, par exemple de faire telle chose à telle heure, toutes les circonstances de votre vie vont vous montrer exactement l’inverse.

Vous estimez qu’il vous faut être en silence pour dormir ou pour méditer, vous aurez du bruit tout le temps jusqu’à que vous compreniez que vous n’avez pas besoin du silence extérieur mais du silence intérieur. Vous voulez manger quelque chose qui, vous avez fait très attention parce que vous faites attention à votre alimentation, vous bénissez votre nourriture, et vous allez vous apercevoir que cet aliment-là, et ben vous pouvez plus le digérer, ou il peut plus rentrer en vous. Qu’est-ce que vous faites dans ces cas-là ? Soit vous acceptez la Grâce de l’instant présent, soit vous continuez à jouer le jeu de la personnalité, mais ça va frapper de plus en plus fort.

Et si vous avez l’Intelligence réelle de voir cela à l’œuvre, vous ne pourrez plus être dupes des demandes de la personne éphémère, vous êtes installés dans l’Unité définitive et ce, je dirais, au-delà même de tous les processus vibratoires, d’élévation de vibration et de conscience que vous avez vécus quand vous nous avez suivis depuis plus de dix ans, vous voyez ?

La Lumière va être de plus en plus simple, de plus en plus évidente, de plus en plus visible. Et donc, si vous n’êtes pas cela, ça fera bobo, c’est aussi simple que cela maintenant. Et cette douleur, cette résistance, ce trouble, ce changement, s’il survient, n’est là que pour vous faire aller vers cet instant présent et vers l’Éternité, la conscience Une, c'est-à-dire la réunification totale de la conscience éphémère avec la conscience d’Éternité, puisque la Merkabah interdimensionnelle personnelle, pour les plus privilégiés – et encore, est-ce que c’est privilégié, on verra ça plus tard –, ont eu la chance de vivre cela, mais tous vous allez le vivre.

Alors mettez à profit les heures, les jours, les semaines qui restent, les mois… Ah j’irai pas jusqu’à des années parce que y en a qui vont déprimer, mais profitez de chaque minute, non pas pour satisfaire un désir, un plaisir, ou une habitude, ou quoi que ce soit, mais pour être dans la pleine conscience de l’instant, où il n’y a plus de différence entre la conscience éphémère et la conscience éternelle. C’est la superposition totale et finale qui a été rendue possible par l’allumage de la Merkabah.

Alors bien sûr, y aurait d’autres choses à dire, j’y répondrai si y a des questions, parce qu’il faut bien échanger, hein. Mais rappelez-vous que les éléments que nous vous donnerons maintenant ne seront pas aussi pointus que ceux que nous avions donnés par exemple à la même époque, y a deux ans, dans les Carnets de Février. Mais nous attirerons tous, et je crois que Bidi va distribuer suffisamment de coups de marteau pour que ça soit marqué en vous, n’est-ce pas, que tout est simple dès l’instant où vous n’êtes plus assujettis à un rôle, à une fonction, à quoi que ce soit de l’éphémère. Et votre éphémère ne va disparaître tant que vous êtes là, vous aurez toujours des choses à faire, à vivre, mais elles ne se feront pas et ne se vivront pas par vous-mêmes, c’est toute la différence.

Et je vous recommande, c’est un conseil de frère qui n’est plus dans la chair, d’être vigilants par rapport à cela, parce que pour l’instant, comme je l’ai dit, ça devient plus dense, plus lourd, que ce soit le corps, les émotions, ou autre. Mais si vous portez votre attention dessus, avec les réflexes anciens, ce qui ne veut pas dire que vous pouvez pas utiliser ces réflexes anciens mais mettez l’Intelligence de la Lumière devant, et l’Intelligence de la Lumière vous dira quoi faire, mais vraiment.

Alors bien sûr, parfois vous allez tomber sur un livre, vous allez ouvrir une page, vous aurez la réponse. Parfois vous serez en train de vous promener, vous serez attirés par un végétal ou une conscience, et vous aurez la solution. Mais vous n’êtes pas partis vous promenez en cherchant une solution, c’est la solution qui doit venir à vous, vous comprenez ? Ça, c’est la Grâce. Ce n'est plus l’action de Grâce ou l’état de Grâce, c’est la Grâce totale. Le Libéré vivant ne se soucie pas de ses besoins, quels qu’ils soient, parce qu’il n’a pas de besoin, à aucun niveau, puisqu’il est libéré de la personne – de sa personne –, et c’est de plus en plus vrai, avec une évidence de plus en plus éclatante, si je peux dire.

Donc si votre douleur est éclatante, si votre malaise est éclatant, c’est exactement la même chose. Mais dépêchez-vous d’abandonner, dépêchez-vous de vous en remettre à la Lumière parce que l’Intelligence de la Lumière, et ce que j’ai nommé l’instinct de la Lumière viendront à bout de tout ce qui peut vous sembler contraire, mais que ça ne fait que traduire votre difficulté présente, et vous êtes encore à ce moment-là dans la peur de la perte et la peur de la mort. Voyez cela clairement. Vous ne pouvez pas lutter contre cela.

Rappelez-vous le Choc de l’humanité. Même si ce n’est pas encore le Choc de l’humanité, je vous rappelle que ce Choc de l’humanité peut tout à fait se mettre au singulier, c'est-à-dire le Choc personnel. Vous voyez, y a le déni, l’indifférence, le déni, la colère, la négociation, et voyez par exemple certains de vos frères et sœurs qui, même dans cette période, ont vécu la Lumière ici avec vous, entre vous, avec nous, et qui pourtant maintenant arrivent à, non plus yoyoter de la touffe, comme je disais à l’époque, mais à rejeter tout ça. Ils vont vous dire : « Ah non, c’est pas vrai, c’est une secte, c’est des conneries, ça peut pas exister. », et pourtant ils ont vécu la Vérité ; ils le savent au fond d’eux-mêmes. Qu’est-ce qui se manifeste dans ce cas-là ? Simplement leur petite personne, et rien d’autre. Donc faut laisser la petite personne s’éteindre.

Quand vous voyez ces gens-là, vous n’avez aucune médisance, vous n’avez aucune compassion, mais vous les aimez. Ils jouent, ils n’ont pas compris qu’ils étaient en train de jouer encore. Ils se prennent au sérieux, vous voyez ? La seule chose qui soit sérieuse, parce qu’elle est évidente, c’est la Lumière et l’Amour. Le reste n’est pas sérieux puisque ça ne fait que passer. Est-ce que vos colères, par exemple vous prenez les émotions… pour le corps physique c’est différent, parce que quand la douleur elle s’installe, elle, elle ne passe pas, elle va cristalliser, je vous l’ai dit, de plus en plus, que ce soit dans les mouvements, que ce soit dans les douleurs, et dans les manifestations organiques de vos cellules localement où vous avez mal. Vous n’allez pas aller jusque-là quand même, ça sert à rien de souffrir comme ça. Vous n’avez pas à lutter, vous avez juste à voir la Grâce, à la voir (L, A, plus loin VOIR), et à l’avoir (L, apostrophe) aussi. Mais vous ne pouvez la voir puisque vous l’êtes, vous voyez ?

Si vous saisissez ça et que vous mettez en œuvre ça, mais ça va être… alors aidez-vous, bien sûr, des béquilles quelles qu’elles soient. Reprenez la Danse du Silence, utilisez des cristaux, ça va occuper votre personne, et pendant ce temps-là, la Lumière pourra se déployer. Vous voyez, c’est plus la technique qui va agir, la technique va occuper votre personne et pendant ce temps-là, l’Éternité peut prendre toute la place. Alors moi j’emploie mes mots, hein, j’espère que vous comprenez, mais sans ça, je pense que les coups de marteau de Bidi seront beaucoup plus percutants pour ceux qui ont la tête un peu dure, enfin encore dure.

Et encore une fois, hein, c’est pas une question d’âge. Si vous acceptez la Lumière, vous serez comme moi à la fin de ma vie, j’avais des jambes de vingt ans. Je courais, je volais quand j’allais à la rencontre avec le Soleil le matin, même les jeunes n’arrivaient pas à me suivre. Mais c’était pas ma personne, c’était pas mes jambes, c’était la Lumière dans mes jambes qui faisait marcher. C’est ça l’Intelligence, la Grâce de la Lumière, c’est ça l’instinct de la Lumière. Vous ne pouvez pas lutter avec cela, quels que soient vos dons, quelles que soient vos vibrations, quelles que soient vos expériences.

Vous vous rappelez, à l’époque j’avais parlé du bocal avec les cacahuètes, mais maintenant faut vous rendre compte : y a pas de cacahuètes, y a pas de bocal et y a pas de main. Il y a la conscience nue, la conscience qui se rapproche de plus en plus de la A-conscience, de l’extinction, qui correspond, je vous le rappelle, à l’Appel de Marie (collectif), parce que y en aura parmi vous qui ont beau avoir été appelés voilà de très nombreuses années, et qui continuent à jouer à tournicoti-tournicota ou à jouer avec leur personne.

Mais vous avez le droit de jouer avec votre personne, mais il faut quand même reconnaître que c’est un jeu, et quand c’est un jeu, à part quand vous voulez toujours gagner, vous n’êtes pas impliqués, vous prenez du plaisir à jouer, quel que soit le jeu. C’est pareil pour votre vie ; dans cette phase, hein, je parle.

Autre question. Si y a quelqu’un qui veut intervenir, il peut, hein.

Question : en prononçant : « Père, que ta volonté soit faite et non la mienne », j’ai été gêné par le mot « Père ». Par rapport à cette gêne, il m’est venu que peut-être, en ces temps, la Source était Père/Mère. Y a-t-il androgynat en l’Illimité ? Et pourquoi cette gêne ?

Dans l’Illimité, y a même plus d’androgynat puisqu’il y a plus de polarité. Bien sûr, on vous dit qu’un Archange est d’une polarité masculine, certains Archanges – certains sont plutôt efféminés, je dirais, hein, ça serait, comment vous dites aujourd’hui, ah oui des transgenres, c’est à la mode voilà – ils sont à la fois homme et femme, c’est l’androgynat. Mais globalement, vous, là où vous êtes, dans cette Conscience Une maintenant qui se déploie, et c’est une chance inouïe, hein, qu’elle se déploie, parce que vous auriez très bien pu vivre l’Appel de Marie sans avoir vécu ces derniers éclairages depuis deux ans là, ou trois ans, parce que c’était imminent depuis trois ans, n’est-ce pas, hein ? Et le temps qui a été alloué, qui ne dépend, encore une fois, de personne mais d’un ensemble de circonstances que personne ne peut contrôler, même pas la Source.

Vous pensez bien, y a tellement de facteurs en jeu, on est simplement certains, et vous le savez depuis déjà longtemps, de l’issue, mais le déroulement du temps va devenir de plus en plus serré, tout va se regrouper, c’est ce qui se passe aussi pour votre conscience. Quand je parlais de Conscience Une pour remplacer la conscience éphémère et la Conscience éternelle, c’est exactement la même chose sur terre. Donc à vous de voir.

Question : j’ai eu des informations par une personne sensible à l’enseignement des Hathor sur les lignes du temps et comment nous pouvons en jouer pour créer chacun notre réalité. Elle affirmait qu’Hercolubus avait failli se manifester dans la réalité de notre ligne temporelle, conduisant au grille-planète, mais que suffisamment d’êtres humains s’étaient éveillés, amenant l’inconscient collectif à alimenter une ligne temporelle différente, impliquant un choix d’Ascension plus douce...

Alors là je coupe tout de suite, ça va être tout sauf doux. Plus le temps avance, plus ça sera brutal et violent, ça il faut bien en avoir conscience. Maintenant parler de lignes temporelles, même pour quelqu’un de sensitif, ça prouve simplement que c’est quelqu’un qui est pas sorti de l’illusion du temps. Bien sûr qu’il y a des trames temporelles, mais si vous voyez les trames temporelles, c’est que vous êtes soumis au temps, que vous êtes encore dans la personne. Le Libéré vivant, le Jnani, l’Absolu, il n’a que foutre des lignes temporelles puisqu’il est hors du temps, quelle que soit la ligne temporelle.

Vous retombez ici dans le paradis perdu et l’illusion luciférienne de croire que la Terre va aller de mieux en mieux. C’est faux, c’est archifaux. Comment pouvez-vous, à travers la pensée positive, et parler de l’éveil de l’humanité qui est effectivement réel, et vous ne voyez pas ce qui se passe sur terre ? Vous ne voyez pas ce qui se passe en vous ? Vous ne voyez pas les processus d’extinction de la vie qui se déroulent en vous ? Vous le voyez pas autour de vous ? Mais ça, moi j’appelle ça, excusez-moi, mais des doux rêveurs.

Ce n’est pas parce que vous avez exploré les lignes de temps, les lignes temporelles qui sont réelles – et on le sait au niveau physique aujourd’hui, au niveau de la science, les univers parallèles existent, c’est appelé les supercordes, je vais pas rentrer là-dedans parce que ce n’est pas mon domaine mais c’est prouvé. Y a des réalités dimensionnelles différentes, il y a eu intrusion depuis les premières bombes nucléaires, les essais nucléaires, intrusion des consciences qui étaient appelées par Steiner « ahrimaniennes », sur terre, c’était leur but. C’était leur but au niveau de la radioactivité, c’est de créer des failles non pas avec le ciel mais avec les demeures infernales. Bon, ça c’est une ligne temporelle, mais les lignes temporelles, je me tue à vous le dire, et ceux qui sont libérés le vivent, y a aucune alternative possible.

Ça c’est de la rêverie que je qualifierais d’illusion luciférienne ou astrale, de croire que plus vous avez des êtres humains qui s’éveillent, plus la vie va être belle, et on va continuer comme ça, avec l’argent, avec la dualité, avec la prédation, éternellement. Ça, c’est le mythe de Prométhée, ça, c’est luciférien. Je vous renvoie aux canalisations magistrales de Ma Ananda Moyi et de Frère K, durant l’année 2010 et 2011, y en a eu quatre, à peu près au mois d’avril-mai, qui parlaient de cela. Mais est-ce que vous pensez que le Libéré vivant voit des trames temporelles ? Non. Y a plusieurs possibles qui étaient possibles, mais l’évènement ultime, personne ne pourra passer à travers, vous voyez ?

Donc parler de trames temporelles, c’est encore être soumis à l’illusion temporelle. Le Libéré vivant n’a que faire du temps qui s’écoule ; il est hors du temps, même si son corps est soumis au temps et à l’histoire de la Terre. Alors bien sûr, ça fait partie de votre liberté, mais aujourd’hui l’instinct de la Lumière va être tel, chaque jour un peu plus, et vous allez voir l’octave que vous allez franchir à partir du 8 au 15 mars, avant le printemps. Vous allez vous apercevoir que tout ça, c’est même pas de l’histoire, c’est de la rêverie, c’est des projections au sens psychologique, qui tirent leur source d’une information astrale et réelle des lois de l’enfermement de ce monde et qui va vous parler de continuité, vous voyez ? Donc on aurait fait tout ça pour rien, mais c’est stupide.

Comment est-ce que des frères et des sœurs qui vivent des contacts avec d’autres réalités peuvent encore croire qu’ils doivent évoluer, s’améliorer, se perfectionner, trouver l’Esprit, trouver cela ? Mais c’est un manque de réalisme total, surtout maintenant. Y a sept ans, y a dix ans, c’était impossible, mais aujourd’hui y a, et je dirais, un train de retard là-dedans. Demandez à vos scientifiques de la terre ou à vos médias, en regardant et en fouillant, vous allez trouver tous les processus d’extinction globale de l’humanité qui sont largement avancés. Je vous demande pas de me croire ou ce que dirait un être de Lumière, ou votre intuition, ou votre instant, ou vos lignes temporelles, il faut un peu redescendre sur terre et regarder les paramètres physiologiques de la Terre qui ne laissent aucun doute. Le malade est en stade terminal, et heureusement. Il n’est pas en coma dépassé, mais presque.

Question : quand on est dans l’Absolu, il n’y a plus de vie individuelle. Que ressentons-nous et comment cela se passe ?

Une seule chose : tu es chez toi et tu trouves enfin ce que tu es. Donc tant que tu es dans l’espoir de revivre d’autres vies, d’être sur Terre, d’imaginer une progression, de prendre du plaisir, d’expérimenter tout ça, tu n’es pas prêt pour l’Absolu, c’est aussi simple que ça. C’est ta liberté. Mais celui qui vit l’Absolu, y a… Tous ceux qui l’ont vécu, même s’ils n’ont pas les bagages spirituels, ésotériques, asiatiques ou autres, ils vont vous dire la même chose : « Je suis chez moi, qu’est-ce que j’ai à faire d’aller vivre une vie, même dans une dimension des Maîtres généticiens ou d’aller créer des mondes ? Je peux participer, bien sûr, puisque je suis toutes les consciences ». Mais quand tu es chez toi et que tu es bien tout le temps, puisqu’il y a plus de temps, y a plus de corps, y a plus de forme, y a plus de concepts, y a plus d’idées, y a plus rien, ce que ta petite personne pourrait appeler le néant, ou l’ombre même, mais tu sais que tu es chez toi, tout simplement.

Tu ne peux pas te le représenter, tu ne peux pas l’imaginer. À toi de savoir si tu veux lâcher le bocal ou pas ? Y a pas d’autre choix maintenant. Tu peux pas choisir, tu peux pas décider. C’est comme pour la mort : quand ce corps meurt, il meurt, que tu le veuilles ou pas. Alors bien sûr, l’ego se rattache à la notion de réincarnation : « Je vais revenir, je vais m’améliorer ». Mais ça, c’est quoi ? C’est la peur de la mort, tout simplement, et rien d’autre. Tout ce qui se manifeste en vous actuellement, même quand vous dites « Vivement la fin », n’est que la peur de la mort. Y a rien d’autre, c’est du vent.

Question : alors vous dites qu’il y a un « Je » dans l’Absolu ?

À toi, tu entends ce que tu veux, j’ai jamais dit ça.

… je vous ai entendu parler de « Je ».

Y a jamais de « Je » dans l’Absolu, ni « je, J-E » ni « J-E-U ». Tu vois tous les « Je », par contre : « J-E et J-E-U ». Et c’est justement parce que tu es tranquille au Cœur du Cœur, dans l’Absolu, dans ta Demeure d’Éternité, que tu es Dieu, que tu es Tout, que tu es Rien, que tu es le Soleil, que tu es tous les mondes, passés, à venir, toutes les créations de la conscience. Pourquoi aller t’embêter à prendre un véhicule pour cela ? Mais ça, quels que soient les mots que je pourrais employer, quelles que soient les descriptions que pourrait en donner Bidi, ou aujourd’hui Frère K et d’autres, n’est rien tant que toi-même tu n’as pas fait le voyage. Conscientise bien que c’est ton ego et seulement ton ego qui a besoin d’être rassuré, parce que l’ego ne connaîtra jamais l’Absolu.

L’Absolu ne peut éclore que quand l’ego est dissout, soit par la voie de l’Innocence, la voie de l’Enfance de Thérèse, qui se passe de vibrations ou de quoi que ce soit, soit par la voie de la vibration et de l’expansion de la conscience, chemin que nous avons choisi pour vous et que vous avez choisi aussi, la plupart d’entre vous sur terre. Mais tout le reste, c’est un fatras. Quand est-ce que vous allez arrêter encore de croire à ces niaiseries ? De quoi avez-vous peur ? Et là je m’adresse à toi : « De quoi as-tu peur ? » Tu as peur de ce que tu ne connais pas, et tu voudrais le connaître sans le vivre tellement ça fait peur.

Question : c’est long l’Éternité, surtout vers la fin.

Comme y a jamais eu de début, c’est encore mieux. C’est long pour la personne, oui, je le conçois tout à fait. Dites-vous bien que nous aussi, là où nous sommes, on aurait largement préféré se retrouver ailleurs que dans ce système solaire en 2012 déjà, hein, et même 2011. Mais nous sommes soumis, vous êtes soumis, à un bain collectif, vous n’y pouvez rien. Mais encore une fois, là je parle même plus des peurs, faut arrêter avec les croyances, parce que vous parlez par exemple d’âme. Qui peut me décrire son âme ? Qui peut me décrire l’Esprit ? Qui peut mettre des mots sur l’Absolu ? Ça sert à rien. Ah si, je pourrais être poétique et par des mots comme Uriel vous amener à la frontière, mais tant que tu as pas lâché, tu peux pas passer.

L’avantage, c’est que là, en fin de ce cycle d’humanité enfermée, c’est que vous êtes tous, sans exception, libérés ; ça c’est merveilleux. Mais après, si t’as envie de recommencer l’expérience de la conscience, tu as toute la liberté, mais je doute fort, à part si y a quelque chose à accomplir par rapport à l’Esprit, hein, je parle de rôles, de missions d’incarnation, je parle pas d’incarnation du tout d’ailleurs là, mais à part ces quelques rares cas, celui qui goûte l’Absolu et qui est débarrassé de la forme, par la mort ou par l’Ascension, mais n’aura plus du tout envie ni idée de faire quoi que ce soit parce qu’il est dans la Béatitude éternelle, où le temps ne compte pas, où il n’y a pas d’espace, où il n’y a pas de dimensions, où il n’y a pas de projections, où il n’y a pas d’histoire. C’est ta Demeure, c’est ce que tu es.

Alors bien sûr, l’ego, quand je dis ça, va se sentir saisi d’un vide incommensurable, et puis si l’ego est très fort, il va dire « Oh là là, c’est une secte. Oh là là, c’est de la manipulation ». Mais je t’invite dans ces cas-là, si tu as une formation scientifique, à regarder objectivement ce qui se déroule sur terre et que vos médias s’acharnent à vous masquer. Y a juste des courbes à tracer, que ce soit sur les séismes, sur les tempêtes, sur les trous dans la terre faits par les dragons, que ce soit sur l’organisation sociétale, et vous verrez bien que ce monde est fini, totalement fini.

Quand je disais ça en l’appelant le grille-planète, y avait déjà des interrogations, mais là c’est plus dans le futur. D’ailleurs le Feu que certains décrivent, y en a qui brûlent littéralement, mais je vous rappelle que le Feu Vibral, il chauffe mais il brûle pas, et que le Feu Igné est tellement brûlant que vous sentez rien. Celui qui sent, c’est la personne. Ça veut dire quoi ? Que la personne est encore là. Celui qui vit le Feu Igné, l’Impersonnel, l’Absolu, appelle-le comme tu veux, bien sûr qu’il a des moments où il sent le Feu, mais il ne brûle pas, ou alors cette brûlure est une brûlure d’Amour comme vous l’a décrit Sœur Yvonne-Aimée, comme vous l’a décrit Hildegarde, comme vous l’a décrit Gemma et Thérèse avec leurs mots propres et leur expérience propre.

Crois-tu que quand tu es Absolu, même avec une forme, et que tu es en extase, t’aies envie de revenir dans une limitation quelconque ? Donc ce qui s’exprime, au travers de ta question, c’est ce qu’il reste de personne, rien de plus et rien de moins. Vous avez des frères et des sœurs qui ont brûlé intensément à différents endroits du corps, ou à l’échelon du corps ; c’est très bien de brûler, ça veut dire que la personne est en train de disparaître, mais ce Feu Igné, ce souffle de l’Esprit, tout ce que nous avons évoqué, le Chœur des Anges, l’Esprit du Soleil, l’Impersonnel, tout cela, cette brûlure est un Feu d’Amour. Ce qui ressent la torture de la brûlure, c’est la personne.

Alors bien sûr, ceux d’entre vous qui ont joué aux jeux spirituels, mais encore une fois ce n’est ni une critique ni un jugement, c’est un éclairage, et comme je le disais tout à l’heure, moi j’ai envie de rire, le Libéré vivant, il a envie de rire quand il voit des frères et des sœurs qui se débattent dans un Feu intolérable ou une douleur intolérable. Mais oui, voyez ce que ça veut dire simplement. Bien sûr que le Feu vous brûle, ça veut dire qu’il y a quelque chose à brûler, c’est tout simple. Sinon, si vous-mêmes êtes Lumière, c’est quoi la Lumière ? C’est le Feu aussi, bien sûr, le Feu de l’Esprit, et c’est une jouissance, c’est pas une brûlure.

D’ailleurs, y en a qui ont vécu cette brûlure du Feu Igné et qui ont cristallisé, ils se sont bloqué le dos, le ventre, les épaules. Donc ça veut dire quoi ? Qu’y a encore une personne. Parce que si y a aucune résistance et que la personne arrive à s’effacer très vite, y a plus de mental, y a plus d’émotions, et le Feu Igné est une jouissance qui est magnifiée, je dirais, par rapport au Maha Samadhi yogique. C’est plus que l’extase, c’est plus que l’intase.

Allez, on continue.

Question : pouvez-vous apporter des précisions sur les lignes du temps et leur incidence éventuelle sur les processus en cours pour la Terre et ses habitants ?

Oh bah c’est très simple, toutes les lignes temporelles, il n’en reste plus qu’une, elle est inéluctable : c’est l’apparition d’Hercobulus, le grille-planète, et la fin de la 3D dissociée, et le retour à l’Éternité. C’est la seule ligne temporelle qui reste, y en a pas d’autre. Depuis que l’Onde de l’Éther est montée du noyau cristallin de la Terre avant le printemps de l’année 2012, y a plus aucune ligne temporelle possible que celle que nous vous décrivons, que vous l’acceptiez ou pas ; vous le vivrez dans tellement peu de temps que nous nous mettrons à rire avec vous.

Donc si vous percevez des trames temporelles, c’est que vous êtes figés sur des choses qui n’existent pas et qui n’existeront jamais, ce sont des voies temporelles, des lignes temporelles sans aucune issue, c’est des culs-de-sac. Puisqu’il y a un moment collectif que j’avais nommé le grille-planète, l’Appel de Marie, et le grille-planète final. D’ailleurs c’est encore beaucoup plus simple que ça, ce qui s’installe maintenant, si vous êtes dans la Paix, pas une paix que vous cherchez par la méditation mais j’appellerais une paix naturelle qui est la Grâce, mais aucune question peut émerger.

Vous pouvez vous poser la question d’un horaire de train, d’un itinéraire à prendre, mais au niveau de la conscience, du mental, des émotions, c’est limpide et clair : il n’y a plus rien. Il y a juste la plénitude de cette vacuité qui est l’installation de l’Absolu dans la forme malgré cette forme, parce que le vécu de ceux qui sont libérés maintenant n’est plus ce que disait Bidi « l’Absolu avec forme », qu’il différenciait de « l’Absolu sans forme ». Vous êtes Absolus sans forme et Absolus avec forme, les deux se sont superposés, ce qui explique ce regain, pour certains frères et sœurs ici, de sentiment de plénitude, de paix, de disparition de toutes les douleurs, de toutes les souffrances, de toutes les émotions, où il ne reste que la magie de l’instant présent et de la Vie.

Mais ça, tant que vous courez, ou tant que vous parlez de vous, de vos petites affaires, de votre petit futur, de vos petits tracas, mais vous ne pouvez pas le vivre. La Lumière prend tout l’espace quand vous êtes Absolus, sans forme et dans la forme. Y a aucune place pour autre chose, aucune. Et ça va devenir de plus en plus vrai, jusqu’à un certain point où nombre d’entre vous s’apercevront que réellement et concrètement ils ne peuvent plus dormir, ils ne peuvent plus manger, ils ne peuvent plus participer à quoi que ce soit, mais deviendront de plus en plus lumineux, transparents, diaphanes. Vous le verrez dans leur forme, dans leurs yeux, dans leur teint, dans leurs gestes, dans leurs mots. Mais ça, vous l’êtes tous, nous le sommes tous. Si vous voyez une distance ou l’impression que vous avez quelque chose à parcourir, bah, c’est simplement que vous avez à lâcher, c’est tout ; quoi que vous ayez vécu, vous n’avez pas lâché votre personne et votre personnalité.

Alors bien sûr, votre personne va vous dire : « Mais c’est pas possible ». La personnalité, la personne trouvera toujours des choses à redire, même dans les choses les plus parfaites et les plus abouties. Je vous invite, comme je l’ai dit aussi, à relire peut-être certains témoignages, celui de Thérèse, celui de Gemma, sur leur vie, la tension vers la Lumière qui est l’ultime abandon que Hildegarde vous avait décrit, parce que vous avez des choses-clés là-dedans. Alors bien sûr, si vous voulez utiliser des techniques, allez-y, hein. Amusez-vous entre vous, faites-vous des séances de magnétisme, d’ostéopathie, et des séances de médisance même, si voulez, sur ceux qui sont pas là ; c’est humain, c’est normal. Allez-y pleinement.

Vous savez, j’ai déjà dit, ça a été dit dans la bouche du Christ, que Dieu, la Source, vous l’appelez comme vous voulez, vomit les tièdes, parce que les tièdes, c’est ceux qui ne s’engagent jamais – et je ne parle pas de volonté, là, je parle d’engagement. Mais tout ça, ça vous explose à la figure en ce moment, que vous en ayez conscience ou pas pour l’instant. Mais la réalité des changements matériels, c'est-à-dire de votre système biologique incarné, comme de la Terre, est plus qu’évident.

Alors, autre intervention ou autre question.

Question : j’apprends le piano avec un professeur qui affirme qu’il est accessible à tous de faire appel à son musicien intérieur. Je me connecte à mon être intérieur et je joue les yeux fermés. Je ne sais pas ce que je joue, c’est une improvisation. Dois-je continuer ou suis-je en train de m’égarer ?

T’égarer ? Certainement pas. Quand on vous dit que le monde entier est en vous ; Chopin, Bach, Mozart, Caccini, Tartini, les Italiens, les Autrichiens, ils sont tous en vous. Bien sûr que vous avez, si vous aviez la possibilité de vous vider complètement, c'est-à-dire de disparaître et faire appel à l’enfant intérieur ou musicien intérieur, si vous aviez cette confiance-là et cette certitude-là, qui n’est pas une croyance mais lié à l’expérience, vous pourriez jouer du piano ou de n’importe quel autre instrument sans aucune technique ; mais tout dépend de la confiance.

Donc tu vois, à travers la question que tu me formules là, est-ce que tu te fais confiance ? Il est évident que non, puisque tu poses la question. Dès qu’il y a choix, il n’y a pas Liberté. Dès que vous avez l’impression de choisir entre ce qui est bien, ce qui est mal, ce que vous mangez, ce que vous mangez pas, ce que tu dois continuer ou poursuivre, ou arrêter, tu es dans la personne, sans ça la question ne se pose pas. Le Libéré vivant, et surtout maintenant, dans l’instinct de la Lumière, les choses arrivent spontanément, y a pas d’effort à faire. Si vous faites un effort, c’est qu’il y a encore quelqu’un qui est capable de faire un effort, c'est-à-dire votre personne.

Alors bien sûr vous avez d’innombrables moyens pour essayer de vous rapprocher de l’Infinie Présence et du moment où vous lâchez complètement, vous avez qu’à écouter l’Impersonnel, écouter Uriel, vous avez des cristaux qui permettent ça, vous avez la Danse du Silence, vous avez les Libérations mémorielles de Ramatan ; vous pouvez vous amusez avec tout ça bien sûr. Mais quand je dis « amuser », soyez conscients que c’est un jeu qui concerne la personne et qui vous permet de la cerner encore plus dans tous vos recoins cachés auxquels vous étiez identifiés. J’ai parlé de la médisance, le fait d’être attaché à l’histoire, à une projection dans une date dans le futur.

Parce qu’en définitive, celui qui est libéré, l’Absolu, l’Ultime, vous l’appelez comme voulez, le Jnani hein je crois, on dit. Le Jnani, qu’il ait un corps ou pas, ça n’a aucune importance, il a trouvé qui il était au-delà de tout sentiment de « Je suis ». Il n’est même plus le « Je suis Un », il n’est même plus l’observateur, il n’est plus le témoin, il n’est même plus la conscience – il est rien, et donc il est Dieu.

Mais le problème, c’est quand « Dieu » veut jouer avec les autres ; c’est ce qu’ont fait les Archontes, et là ça se passe très mal, la preuve : vous êtes enfermés ici encore. Mais vous ne pouvez pas prétendre vous appuyer sur quelque chose que vous auriez compris pour faire le dernier pas, nous vous l’avons toujours dit, quoi que vous ayez vécu. Alors bien sûr, y en a… l’ego est très malin, parce que quand vous dites : « Ok, je capitule », qu’est-ce qu’il va vous dire ? « Ah oui mais ça sera plus simple si tu pars de chez toi », « Ça sera plus simple si tu changes de compagne », « Ça sera plus simple si tu changes de lieu ». Mais tout ça, c’est du pipeau de l’ego. Ah j’aime bien l’expression « pipeau de l’ego », ou « l’ego-pipeau » si vous voulez, c’est la même chose, hein.

Mais donc c’est très simple, s’il existe encore une question en vous, vous n’êtes pas libres. Je parle d’une question que vous vous posez à vous-mêmes hein, pas des questions que vous posez à nous, sans ça y aura plus de questions, d’accord. Mais est-ce que vous vous interrogez en vous-mêmes, sur vous-mêmes ? Est-ce que vous vous interrogez sur demain ? Est-ce que vous vous interrogez sur vos histoires affectives ? Est-ce que vous vous interrogez sur votre santé ? Mais encore une fois, ne confondez pas ça avec la négligence, hein. D’ailleurs simplement observez votre vie : vous observez quelque chose, y a ni souffrance, ni émotions, ni pensées, ni cogitation, parce que vous êtes au-delà de ça. C’est pas parce que vous vous êtes placés au-dessus de ça, vous vous êtes placés au contraire au plein cœur de ça, au Cœur du Cœur comme nous avons dit, dans le Feu Igné.

Autre question.

Question : dans un rêve, je sors du métro avec ma valise. Tout à coup la valise s’échappe et court devant moi vers la gare. Elle se faufile entre les gens à toute vitesse et il m’est impossible de la rattraper. Pouvez-vous m’éclairer sur ce rêve ?

Bien sûr. D’abord, il faut bien comprendre que tu sors du métro, c'est-à-dire du souterrain ; ton inconscient est extrêmement encombré de bagages inutiles : la valise. Que fait la valise avec la Lumière ? Elle s’en va, y a un train à prendre bien sûr – la Libération – et toi, tu cours après la valise. Vous voyez ce que ça veut dire, n’est-ce pas, hein ? C’est comme les gens qui meurent et qui arrivent au ciel, entre guillemet, dans les mondes astraux avec des valises, hein ; ils n’ont rien compris les pauvres.

Donc y a des rêves qui vous montrent simplement que vous avez un rendez-vous, un train à prendre, et que vous sortez de votre inconscient ou de votre vie la plus dense pour prendre le train pour aller ailleurs, d’accord ? Et qu’est-ce que vous mettez devant – d’ailleurs elle vous échappe –, c’est votre inconscient, c’est vos poids, vos mémoires, vous pensez les emporter avec vous ? D’ailleurs, ils vous précèdent devant vous : la valise, elle court. Tu n’as pas à rattraper ton inconscient, laisse-le arriver au train, tu n’as pas besoin de bagages. Quand la valise arrivera au train, si elle arrive avant qu’il parte, elle se volatilisera.

Donc tu n’as besoin d’aucun bagage, tu n’as besoin d’aucun poids, tu n’as besoin d’aucune référence à un quelconque passé, à une quelconque vie passée, à une quelconque histoire, à un quelconque devenir. Alors ça demande, ce rêve, de t’alléger, et de saisir que tu ne peux pas rater le train, c’est impossible. Mais que la valise, elle, elle ratera le train, ça c’est sûr.

Autre question.

Question : c’est un autre rêve. Je suis dans un petit château en cours de restauration. Il y a des frères et sœurs rencontrés ici. Un artisan peint une fresque murale, il me dit de visiter toutes les pièces mais je prends un couloir qui conduit à un bureau au cœur de la maison. Le couple qui dirige ce lieu est là avec une jeune fille. La femme m’invite à entrer, l’homme m’étant plutôt hostile, elle me demande de m’occuper de la jeune fille. Je m’assieds près d’elle et l’entoure de mon bras. En sortant, je croise un frère qui offre un bouquet de fleurs à une autre jeune fille présente.

Mais c’est très simple. Au lieu d’explorer les pièces, les nombreuses Demeures du Père, tu te retrouves au centre où tu tombes, comme tu le dis sur un couple, qui est ton propre Masculin Sacré et ton propre Féminin Sacré, qui te présente un enfant qui a besoin de protection. C’est qui cet enfant ? C’est ce qui avait été appelé l’Enfant intérieur, l’innocence, la paix, l’instinct de la Lumière dont je vous parle aujourd’hui.

Voilà, donc tu as été attiré par le château, par le décor, les peintures, les fresques comme tu dis, et au lieu de visiter les nombreuses Demeures de ta Maison, qui est la Maison du Père en fait, tu te rends au centre, et là, tu rencontres quoi ? Le Masculin Sacré, le Féminin Sacré et l’Enfant intérieur. C’est là où t’amène la Lumière en ce moment même, pour tout un chacun sur la terre, pas seulement pour toi à travers ce rêve.

Alors bien sûr, selon votre imaginaire, selon vos fantasmes, selon vos représentations intérieures, ça aurait pu se présenter autrement. Mais là, c’est trop beau, vous avez quelqu’un qui voit un château, qui voit ses fresques murales, qui reconnaît des frères et des sœurs, qui décide de partir explorer les pièces, et qui se retrouve au centre.

Donc ce rêve t’invite à aller au Cœur du Cœur, au Centre du Centre, et à laisser ton Enfant intérieur, issu de la fusion de ton Masculin Sacré et de ton Féminin Sacré, émerger. Et effectivement, il a besoin d’être en quelque sorte protégé et guidé, non pas par ta personne mais simplement par ta présence matérielle. Voilà ce que vient te dire ce rêve. L’Enfant intérieur est né, tu l’as trouvé, il t’est confié. Il n’y a plus rien à chercher, il y a juste à réaliser la totalité de ce que tu es par rapport à ce rêve, en laissant s’exprimer l’Enfant intérieur, en étant à son écoute.

On peut continuer.

Nous n’avons plus de questions écrites.

Alors nous passons aux questions orales, à moins que vous ayez besoin de faire le silence de mes mots.

Il reste cinq minutes avant la pause, on peut peut-être faire un peu de silence ?

À moins qu’il y ait une question particulière, effectivement on peut rester dans le silence.

Beaucoup de maîtres, dans le passé vous ont parlé de ce silence. Si vous n’êtes pas capables d’être en silence, que ce soit dans les conversations, que ce soit à l’intérieur de vous, vous ne pouvez pas être Absolus. Mais vous ne pouvez pas rechercher le silence en luttant contre le bruit, je crois que j’ai répondu… j’ai parlé un peu de ça dans une question précédente.

Le Silence découle de votre éternité et de ce que vous êtes. Tant que vous recherchez le silence intérieur, ça veut dire qu’il n’est pas là, c’est aussi simple que cela. Par contre s’il vous arrive, sans vous en apercevoir, d’être distraits, de perdre le fil, de vous trouver assis, que ce soit devant un écran, devant une fleur, devant un insecte, devant la nature, et que vous êtes en train de regarder en laissant flotter votre regard, là vous disparaissez, de plus en plus aussi, parce que vous n’êtes plus tournés vers vous-mêmes, vous êtes tournés vers la vraie Vie, qui n’est pas extérieure mais qui est tout ce que vous êtes. Et si ça vous le vivez, bien sûr, c’est important.

Alors le silence intérieur peut très bien s’accommoder de mots et de bruit, c’est un état de vacuité intérieure. C’est en ce sens que l’Impersonnel, à travers des jeux vibratoires et des jeux de conscience et des mots, vous a amenés, pris par la main, au seuil ultime du Cœur du Cœur.

Alors faisons le silence avant que vous puissiez aller blablater un peu et échanger entre vous, n’est-ce pas, et nous reprendrons ensuite. J’aurai des choses à dire bien sûr, encore, évidemment beaucoup, mais j’attendrai quand même d’autres questions, si possible orales cette fois-ci, parce que nous aurons un peu moins de temps, en attendant un autre jour, n’est-ce pas ? Alors faisons silence pendant ces quelques minutes. Y a rien à chercher et rien à attendre.

… Silence…

Bien, alors mes chers amis, je vous dis : « À après votre pause » si j’ai bien compris. À tout à l’heure.



* * * * *





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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Lun 20 Mar - 09:23 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

ENTRETIENS MARS 2017


Omraam Mikaël AÏVANHOV

Questions/Réponses Partie 2



Eh bien chers amis, nous allons maintenant continuer vos questions et aussi ce que j’ai à dire. Donc nous commençons, s’il y a de l’écrit ou de l’oral ; n’hésitez pas à intervenir à l’issu de mes réponses. Nous pouvons commencer.

Question : le 31 décembre 2005 vous avez donné une prière secrète transmise par votre maître Orionis. Pouvez-vous chanter ou prononcer cette prière ? Est-elle d’actualité en ces temps ?

Une prière ? C’est pas une prière…

… je peux vous dire les mots.

Vas-y, je t’écoute.

… Abraham, Abraham, Abraham, Shaddaï, Shaddaï, Shaddaï, OM, OM, OM, Shaddaï El Chaï, Abraham.

C’est pas une prière ; le terme exact, si tu veux, serait évocation ou invocation, c’est-à-dire faire appel à l’Esprit d’Abraham, l’Esprit des Melchisédech. C’est quand il y a une demande urgente. C’est pas une prière à répéter, c’est une évocation ou une invocation qui fait appel à l’énergie qui était nommée, en hébreu, à l’époque, Shaddaï El Chaï, et qui est liée directement aux Melchisédech qui avaient rencontré Abraham et plus tard le roi Salomon. Donc c’est un appel plus qu’une prière, c’est une demande qui est liée non pas à l’obtention de quelque chose de précis au niveau matériel mais surtout quand il y a un besoin, si je peux dire, de Lumière plus important pour permettre à une situation ou à un élément donné de se soulager, n’est-ce pas ?

Donc on ne peut pas orienter en quelque sorte la demande. C’est un appel direct aux intercesseurs, je pourrais les nommer, de la Lumière, qui sont les Melchisédech, qui sont reliés à ce que j’avais nommé voilà très longtemps : l’Ancien des jours. C’est des énergies qui permettent, à travers cette prière comme tu dis, de faire appel à la conscience des Melchisédech, à la conscience libre de la Lumière quant à son agencement. Voilà ce que je peux dire. Tu voulais utiliser cela pour quoi ?

… la personne qui a posé la question pensait que c’était un mantra, et comme vous parliez d’écouter cette prière, il voulait que quelqu’un la chante ou la dise.

Oui, il existe des chants qui ont été fait par certains êtres qui ont des guidances particulières, concernant en particulier ce que j’appellerais, sans plus de détails si vous voulez, les lignées Énoquiennes. Et les prières, cette prière, cette invocation plus précisément, effectivement a été composée comme musique, mais ne compte pas sur moi pour te chanter cela.

Mais c’est pas un mantra non plus. Les mantras, c’est quelque chose effectivement qui va se répéter, par exemple le mantra qui est lié à la Source, quand elle avait créé, synthétisé, un corps de manifestation sous le nom de Haidhakan Babaji. Là il y a un mantra, et la répétition du mantra crée une atmosphère vibratoire à la libération, par exemple, mais c’est pas un chant, c’est des mantras dans le sens oriental typique du terme, alors que là c’est pas du tout oriental, c’est vraiment lié à l’histoire de ce monde.

Autre question.

Question : je vais m’absenter une semaine loin de ma fille de quinze mois. Comment la préparer pour qu’elle ne souffre pas de cette séparation physique et éviter tout traumatisme ou programme d’abandon en elle ? Depuis ces quinze mois, nous sommes ensemble quasiment 24 heures sur 24.

Eh ben ça s’appelle une maman fusionnelle. Tu auras de toute façon des problèmes, parce que quand tu maintiens une présence – même en étant la mère ou le père de l’enfant – quasi-constante, tu ne permets pas à cet enfant de s’ouvrir au monde, donc tu le retardes dans son développement, sous prétexte de protéger, tu ne lui donnes pas à voir autre chose que ce qu’elle connaît. Et donc elle s’attache, comme tu le dis, de manière exclusive à son environnement le plus proche.

Donc l’étape préalable, c’est bien sûr, avant de l’abandonner une semaine, de la mettre à garder quelque part quelques heures, pour tester ses réactions. Mais j’insiste en te disant que là, c’est toi qui as créé cet aspect fusionnel et qui serais responsable, s’il y avait la moindre blessure chez cet être. Et pour cela, c’est très simple à éviter : commence l’apprentissage de cette séparation de cette fusion en confiant cet enfant à la famille, à des amis, ne serait-ce qu’une heure, que deux heures. T’imagines, je suppose déjà que cette enfant, dès qu’elle ne te voit pas, puisque tu as vécu quinze mois avec elle, doit être paniquée quelque part. Ça, c’est le problème de toutes les relations fusionnelles, où sous prétexte d’un amour maternel protecteur, pour éviter les énergies négatives, on enferme l’enfant dans une cage dorée. Je ne veux pas dire que tu l’as fait, mais le résultat est néanmoins équivalent à cela.

La blessure d’abandon ne peut pas exister, par exemple, chez des nouveau-nés qui ont été mis à la crèche, chez des amis, et qui ont vu plein de monde. Ce cas-là sera beaucoup plus difficile à gérer quand il y a eu une atmosphère de vie en vase clos, avec la mère ou avec le père, ou avec les deux bien sûr, où là, l’enfant construit très vite, lors de cet apprentissage de la toute première enfance, il ne fait que s’imbiber de l’énergie des parents, se nourrit de ça exclusivement, puisqu’il n’y a pas d’autre source d’alimentation, puisque l’enfant n’a pas été mis (ne serait-ce que quelques heures ou quelques journées) au sein de la famille ou même d’un inconnu, qui est par exemple une nounou qui garde les enfants.

Donc les mauvaises habitudes sont très vite prises par les bébés, parce que c’est la période de l’apprentissage. Donc il faut y aller progressivement. Mais le simple fait de penser qu’il peut y avoir une blessure d’abandon est effectivement préjudiciable pour le bébé, parce que la vraie fusion, comme tu le sais, elle se passe de cœur à cœur, ce n’est pas une fusion parce que la chair est présente. Dès l’instant où tu t’absenteras, je crois durant une semaine, il suffit simplement que, même si tu n’es pas là physiquement, tu établisses ce cœur à cœur avec ton enfant de quinze mois, ce qui est tout à fait possible, et même souhaitable, je dirais. C’est-à-dire que malgré l’absence physique de la mère, avec peut-être la blessure d’abandon, celle-ci ne pourra pas s’installer dès l’instant où chaque jour, dans le silence de ton cœur, tu places ton enfant dans ton cœur et tu te places toi-même dans son cœur. Ça a pas besoin de mots, ça a pas besoin d’exercices compliqués, c’est juste une attitude de ta conscience.

Mais ceci dit, tout pourra peut-être très bien se passer. Mais quand on a vécu de façon constante avec un être, surtout avec un bébé… avec les adultes c’est pas pareil, en général on se supporte plus au bout de deux jours permanents, mais c’est différent, mais un bébé c’est pas du tout la même chose, surtout si c’est sa maman qui est comme ça. L’ouverture au monde, chez un bébé, doit se faire dès la fin de l’allaitement. Dès la fin de l’allaitement, le bébé doit être en contact ne serait-ce que cinq minutes par jour, et très souvent, tous les jours, avec d’autres consciences, pour éviter justement ce principe de focalisation sur la mère qui déclenche systématiquement ce que vous appelez une empreinte maternelle, et une empreinte le plus souvent transgénérationnelle.

Le bébé, retenez ça, s’imbibe de toutes les informations de son lieu de vie. Si vous ne lui proposez qu’un seul lieu de vie, en permanence, il prendra bien sûr toute la bienveillance et tout l’amour que vous lui mettez, mais aussi toute votre histoire, sans avoir la possibilité bien sûr de trier, si je peux dire, ce qui est bon et ce qui est mauvais. Le bébé est une éponge, et comment renforcer une éponge ? C’est pas comme vous, quand adulte vous êtes « éponge », vous avez l’impression de souffrir, de tout sentir, d’être affectés par les ondes, par les aliments, par les pensées, par le bruit. Chez un enfant, ça ne fonctionne pas du tout comme ça ; c’est une éponge mais il ne retient rien, sauf ce qui justement va se répéter tous les jours. Ça, c’est quelque chose de très important.

On insiste beaucoup à l’heure actuelle, je crois, sur la grossesse de la maman, de parler au bébé, de lui faire écouter de la musique, et dès que l’enfant est né, souvent les parents se l’approprient et vivent en vase clos, quand ils en ont l’opportunité. Ça, c’est très néfaste. L’Amour doit s’exprimer indépendamment de cet aspect visuel permanent avec la mère, sinon, que vous le vouliez ou non, l’enfant va garder, en tant qu’éponge, d’un évènement qu’il ne fait que traverser mais qui est toujours le même… une séquence d’informations de la maman et du papa va se trouver directement engrammée dans la conscience et l’ADN, et vous n’y pouvez rien. Donc il faut corriger, je dirais, cela très vite, et souvent c’est des erreurs que font les mamans avec le premier mais pas avec le deuxième, parce que là, elles voient tout de suite les effets secondaires de cette démarche fusionnelle maternelle qui a des inconvénients énormes. Sous prétexte de protéger, on fait tout sauf protéger.

Maintenant, il n'est pas question de culpabiliser par rapport à cela. Si la question avait été posée bien avant, j’y aurais répondu avec plaisir bien avant. Là, le bébé a, je crois, quinze mois c’est ça, donc plus d’un an. Donc il faut que cet apprentissage se fasse très vite, c’est-à-dire que le bébé ne soit pas seulement confronté à des jouets dits d’éveil, mais l’éveil le plus important, c’est surtout à travers la conscience, c’est-à-dire les rencontres que fait ce bébé. Et plus il y a des rencontres, plus il y a des êtres qui sont vus, et pas seulement des jouets chez soi, mais que d’autres consciences humaines rentrent en communication avec le bébé, change définitivement la donne parce que le bébé captant tout, il ne va retenir que certains éléments. Mais si c’est toujours le même élément vibratoire qui lui est proposé, il est gravé dans son ADN. Mais rassurez-vous, toutes les mères, la plupart des mamans font ça avec le premier bébé. Ils n’osent même pas le mettre dans la chambre pour dormir, ils le mettent avec eux, et puis après, le bébé, il va prendre l’habitude, et surtout il n’aura pas d’autre point de repère.

Donc la blessure d’abandon, elle s’est construite déjà, avant même la séparation, parce qu'y a une telle certitude de la présence de la même vibration que quand celle-ci s’en va, quand la maman s’en va, ne serait-ce que quelques heures, le bébé est réellement perdu. Ce qui n’est pas le cas, même pour un bébé qui râle quand il quitte sa maman, quand il est tout petit, même s’il est pas content, eh bien plus tard le résultat sera profondément différent. Je dirais même qu’un bébé entre zéro et à peu près un an a besoin d’énormément de stimuli, que ce soit des cris, que ce soit des maladies, que ce soit la fièvre, que ce soit les parents qui s’engueulent, parce que tout ça est important dans sa construction. Sous prétexte de préserver l’enfant, qu’est-ce qu’on fait ? On le prive de liberté. C’est exactement le fonctionnement de votre société, comme vous le voyez tous les jours, on préfère la sécurité à la liberté. Mais la sécurité tue la liberté, la liberté de voir, la liberté d’entreprendre, la liberté de vivre librement ses affects, ses émotions et ses hobbies, comme ses activités mentales plus tard.

Et ça, c’est un comportement qui est lié à la prédation de ce monde, et à un comportement maternel où les mères sont persuadées que les enfants sont leurs enfants. Et y a des grands poètes et des grands écrivains qui ont dit que les enfants ne sont pas vos enfants. Vous leur devez amour, bien sûr, parce qu’ils viennent de votre chair, mais leur Esprit ne vient pas de vous, leur âme ne vient pas de vous ; souvent c’est une âme, d’ailleurs, qui a été en conflit avec la maman ou le papa dans des vies passées, avec des histoires sordides, de meurtre, d’assassinat, de viol, et tout ça doit être réparé. Et si la mère ou les parents ont peur que le bébé attrape ceci ou cela, ou soit contaminé par les énergies extérieures, vous allez induire des peurs importantes sur ce bébé, vous voyez. Il faut pas réagir comme avec un adulte, le bébé a besoin de ces stimuli, et même d’avoir les fesses sales, et même de se sentir mal, et même de pas avoir fait son rototo et de pleurer pendant des heures, vous voyez ? Le rototo, c’est le rot, hein. Je sais pas si ça s’emploie encore, cette expression, alors je précise, le rototo.

Donc si vous voulez, attention. Attention quand vous avez un bébé qui a dépassé un an, de faire l’apprentissage de cette séparation. Ça peut être la grand-mère, ça peut être le grand-père, ça peut être une sœur, une amie de confiance, une nounou, mais il faut impérativement que le bébé soit libre. Or la blessure d’abandon, paradoxalement, ne survient pas chez quelqu’un qui a été réellement abandonné dans la petite enfance ; pas tout bébé, il s’en rappellera pas, mais à partir de cinq-six ans, l’enfant culpabilise parce qu’il croit qu’il est responsable du départ de son père et de sa mère, mais cette culpabilité-là se transforme toujours. Ce n’est plus une blessure d’abandon, à l’âge adulte, c’est un facteur de dépassement, alors que chez le bébé, vous induisez ce que vous vivez, vous induisez ce que vous êtes, vous voyez. Donc là, y a un apprentissage à faire de la séparation, pour pas qu’y ait de vécu d’abandon à cet âge-là.

Le sentiment d’abandon qui survient plus tard, une fois que le sens d’être une identité, une individualité, est apparu, vers quatre ou cinq ans comme vous dirait Bidi, le plus général avant quatre ans, comme disait Bidi, c’est évident que y a pas de souvenirs, sauf si effectivement il y a un seul souvenir, c’est-à-dire une seule vibration, la vibration de la maman, de son âme et de son histoire, ou de son Esprit. Donc plus les stimuli sont nombreux… vous savez, on a l’habitude de dire : faut pas faire de bruit, bébé dort, etc., etc., mais c’est faux. Plus vous éveillez le bébé, même à travers la colère, à travers les pleurs, plus vous le faites rire, plus vous le sortez, plus vous dites des choses, même si il vous répond pas, plus vous allez lui montrer d’autres frères et sœurs humains, plus il sera libre, déjà, et ne pourra jamais construire une blessure d’abandon. Alors que la blessure d’abandon se construit justement quand il y a une autorité maternelle ou paternelle qui est trop présente, parce que nécessairement y a un moment où il y a une séparation. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc il faut juste corriger un peu. Et ça c’est valable pour tous les bébés, hein, j’ai dit à peu près jusqu’à un an.

Autre question, ou complément par rapport à cela, n’hésitez pas à intervenir hein.

Il n’y a plus de questions écrites, on passe aux questions orales.

Question : un ami m’a dit que lorsqu’on regarde le ciel, la nuit, depuis la Terre, on voit des étoiles, et lorsqu’on regarde la Terre de l’espace, on ne voit pas d’étoiles. Et quand on prend l’avion et qu’on est en altitude, on nous interdit de regarder la nuit, on demande de baisser les rideaux…

Qui c’est qui demande ça ?

… les hôtesses, dans l’avion. C’est la règle de baisser les rideaux. J’ai pris l’avion plusieurs fois et je ne me souviens pas avoir vu d’étoiles, de l’avion, la nuit.


C’est un peu n’importe quoi, parce que vous avez des objets qui sont encore plus haut qu’on appelle des satellites, dont certains sont toujours au même endroit parce qu’ils sont sur des équilibres de force, je sais plus comment ça s’appelle…

… géostationnaires.

Géostationnaires. Y a des caméras. Ces caméras, elles vous montrent les étoiles, non ?

… oui.

C’est quoi cette histoire de pas voir d’étoiles dans le ciel ?

… c’était une interrogation.

Y a des étoiles en avion, oui. Et par contre, si les rideaux sont fermés, c’est simplement pour ne pas être gênés par les lumières au moment où le soleil se lève, ou la lumière de la lune est trop forte, c’est tout, pour que les gens puissent dormir.

Question : lorsque mon corps monte en chaleur, la vibration augmente à un point tel que tout mon corps tremble. Est-ce un effet particulier ou le processus normal de la transformation du corps ?

Mais c’est la vibration. La vibration peut devenir tremblement. Mais ça veut dire que la phase d’intégration ou d’ajustement de l’éphémère sur l’Éternel n’est pas achevée, tout simplement.

… quand c’est achevé, il n’y a plus de tremblements du tout ?

Bien sûr. Et le Feu n’est pas vécu comme du feu, on sait que c’est le Feu mais ce n'est pas vécu comme du feu ; ça brûle pas, ça chauffe pas. Ça peut chauffer en certains endroits que vous connaissez, qui sont les pieds et les Portes, mais l’ensemble du corps montre simplement que la chaleur est une dissipation des résistances, quand cette chaleur est vécue comme éprouvante, comme déclenchant des suées, l’impression d’étouffer ou de manquer de souffle, ou de pas tenir debout. C’est la Lumière qui brûle les résistances par l’intermédiaire du Feu Igné. À partir du moment où tout est brûlé, y a plus aucune raison de trembler, voire même de vibrer, sauf si tu le décides, mais tu n’es plus affectée par le Feu Igné, au niveau des symptômes corporels désagréables comme le sentiment d’être brûlé d’un feu terrible.

Et je vous rappelle, pour ceux qui vivent ce Feu Igné avec cette chaleur du corps, quand vous allez recevoir, non pas l’impulsion du grille-planète final mais la visibilité réelle, oculaire, de Nibiru, vous serez soumis au même feu, qui explique, et je l’avais déjà dit, que certains frères et sœurs auraient des problèmes avec leur cerveau, ils grilleront réellement. C’est pas pour rien que j’ai parlé de grille-planète, mais ce qui grille, ce n’est que de la chair, certainement pas l’âme puisqu’elle se désenclave (si elle existe), du corps, à partir du moment où il y a cette espèce de crémation par le rayonnement.

Une crémation est un mot un peu fort. De la crémation, il reste que des cendres, mais là il reste encore des corps, tout au moins jusqu’au grille-planète final. D’ailleurs, pour certains d’entre vous qui vivez soit les rencontres dans la nature ou au fond de votre lit, parfois vous apercevez cette brume adamantine, qu’elle soit dans votre lit ou dans la nature. Si vous êtes dans votre lit, c’est très simple, si vous avancez le bras vers ce que vous voyez, vous allez voir votre main-organe disparaître carrément, vous ne verrez plus que de la Lumière. Donc c’est exactement ce qui est en train de se passer. Mais si vous êtes en résistance et qu’il vous arrive de voir ça, et que vous avancez la main, ça va vous brûler ; si vous n’êtes pas en résistance, ça va vous faire un bien… c’est un baume qui va être appliqué sur votre conscience et votre corps.

Bien sûr, dans les premières étapes, c’est tout à fait logique de sentir un feu dévorant. Ça peut durer une heure, de temps en temps ça peut durer plusieurs jours, mais si c’est au-delà, ça va nécessairement entraîner des cristallisations de résistances, par exemple dans les zones liées au chakra de la gorge, sous la coupe du chakra de la gorge ou des deux premiers chakras, parfois même au niveau du cœur. Vous savez que la chaleur fait partie du « solve et coagula », n’est-ce pas, en alchimie ; c’est la même chose pour votre corps. Le feu vous forge en Éternité, le Feu Igné.

Bien sûr la personne, si elle est encore présente, ça n’aime pas du tout, du tout, du tout ça, parce que même si elle sait que c’est pour l’Ascension, pour la Libération, les conséquences sur la conscience ordinaire sont parfois importantes. Les gens peuvent plus travailler, peuvent plus marcher, peuvent plus bouger, mais ça c’est lié… c’est un travail normal, c’est ce que j’ai exprimé dès la réponse à la première question, que vous êtes en train de vivre en ce moment. C’est plus le petit feu qui chatouille, c’est plus l’Onde de Vie qui monte en vous donnant une extase, c’est un feu dévorant effectivement, mais ce feu dévorant, s’il ne trouve rien à dévorer, eh bien il est un baume, et son carburant, c’est uniquement les résistances, et les attachements, et les peurs, c’est tout.

Donc certains d’entre vous vont vivre ce feu, et d’autres ne vont pas le vivre tout de suite, d’autres vont le vivre une heure, d’autres le vivent déjà depuis plusieurs semaines, ou à plusieurs reprises, et là, ça devient gênant. Ça fait son œuvre, la Lumière, mais les répercussions sur la personne qui est présente peuvent être très importantes.

Je crois qu’y avait quelqu’un qui avait commencé à parler.

Question : pourriez-vous nous donner les dernières nouvelles de ce qui se passe dans le cosmos ?

Ah, le cosmos, c’est très vaste. Je peux simplement te parler de ce qui se passe dans ce système solaire, et particulièrement au niveau du Soleil. Vous savez, Séréti avait dit, y a de très nombreuses années, que le Soleil deviendrait une géante rouge et réabsorberait, dans sa protosphère, Mercure. Ça a été dit y a très, très longtemps. Aujourd’hui vous assistez exactement à cela. Ce qui est nommé les « coronal holes », c’est-à-dire les trous coronaux du Soleil, sont une fracture du Soleil. Ces trous coronaux sur le Soleil sont de plus en plus vastes. Quand ils parcourront l’hémisphère nord à l’hémisphère sud, le Soleil s’ouvrira en deux, tout simplement, et s’expandra à ce moment-là.

Si vous surveillez… je vous ai dit, vous pouvez surveiller les volcans, les tremblements de terre, les trous fait par les dragons, vous pouvez aussi surveiller cela, parce que les trous coronaux, depuis l’année 2009, ont commencé à apparaître et à devenir beaucoup plus importants que tout autre chose. Les éruptions solaires, je dirais que c'est rien du tout par rapport aux trous coronaux, et que le rayonnement, les vents solaires qui s’échappent, ainsi que les charges électroniques et de protons qui arrivent dans l’atmosphère de la Terre, permettent, si vous voulez, aux rayonnements cosmiques, de pénétrer beaucoup plus profondément.

Comme vous le savez, la Lumière adamantine maintenant est partout, elle est plus seulement dans les vortex, donc tout ce qui devait pénétrer a pénétré, n’est-ce pas ? Mais quand le Soleil… vous verrez un trou coronal qui va d’un pôle à l’autre, presque complet, là vous aurez un repère extrêmement important de ce qui se passe dans, je dirais, la finalisation du processus. Ensuite, bien sûr, vous avez – et ça nous vous l’avons dit depuis longtemps – d’innombrables vaisseaux de la Confédération Intergalactique qui émergent du portail solaire pour venir dans l’environnement de ce système solaire. Nous vous avons dit que la plupart des vaisseaux de la Confédération Intergalactique des Mondes Libres, que ce soit de 3ème dimension unifiée, que ce soit de la dimension des Maîtres généticiens, sont tous présents. Vous ne les voyez pas, parfois cachés dans les nuages, parfois vous en voyez réellement, mais nous sommes tous là. De la même façon que quand vous voyez ce que vous voyez dans la nature, les elfes aujourd’hui, ou les dragons, ils ont toujours été là ; vous ne les perceviez pas, c’est tout, mais ils n’ont pas bougé, depuis des millénaires.

Et c’est pareil pour ce qui va se passer dans le ciel. Pour l’instant, nous sommes là depuis maintenant, je crois, un peu plus de une année terrestre pour beaucoup d’entre nous, nous avons quitté le Soleil et nous sommes au-delà de l’atmosphère terrestre, mais vraiment autour de la planète, et nous ne pouvons pas intervenir. Par contre, si vous suivez les actualités des apparitions de vaisseaux, vous allez vous apercevoir que les vaisseaux, maintenant, apparaissent à un nombre toujours plus grand de personnes et dans des villes de plus en plus grandes. Y a une acclimatation qui se fait à notre présence, que vous y croyiez ou pas, que vous le vouliez ou pas. Mais nous suivons la densification de la Lumière telle que vous la vivez dans la nature ou dans votre lit, de la même façon.

Voilà donc les news, comme tu dis, la gazette du cosmos ou du Soleil, c’est que l’ensemble du système solaire s’apprête à se mettre en position astronomique réelle, qui va générer, si vous voulez, l’impact de Nibiru, et qui va modifier le rayonnement à la surface terrestre et dans la ionosphère terrestre, qui est, je vous le rappelle, de plus en plus trouée et perméable.

Il me semble d’ailleurs avoir décrit, de manière non détaillée, dans les premiers temps où j’ai parlé du grille-planète, en disant que ce grille-planète, c’est des radiations que vous pourriez appeler radioactives, mais différentes de celles que vous connaissez, c’est-à-dire c’est bien différent des rayonnements gamma. Y a d’autres rayonnements qui ne vous sont pas encore connus, ni même étudiés, mais dont la particularité est de créer, si je peux dire, une excitation biologique, comme une excitation du noyau cristallin de la Terre, donc de votre ADN avec la multiplication des brins, mais aussi des modifications même, et je le dis, de votre physiologie biologique cellulaire.

Bien évidemment si la cellule… comment je pourrais dire, vibre trop bas, vu l’intensité du rayonnement cosmique, vu l’intensité nouvelle de la fréquence harmonique de la terre, principale, qu’on appelle la résonance Schuman, vu ce qui se passe sur le Soleil, vu le changement de couleur du Soleil qui est de plus en plus visible, qui signifie simplement que la magnétosphère est devenue beaucoup plus mince qu’avant et que la ionosphère ne filtre plus. C’est pour ça que le soleil est blanc, il n'a pas changé de couleur, il n'est pas encore devenu une géante rouge ; la géante rouge ne se produira que quand les trous coronaux iront d’un pôle à l’autre, et ça se fera en quelques jours – mais ça, c’est le grille-planète final, vous n’en êtes pas encore là.

Alors la gazette du cosmos, ça veut rien dire, parce que c’est très vaste, mais la gazette de la Terre aussi, comme je l’ai dit dans une question précédente. Renseignez-vous sur un élément, mais si vous faites la même chose sur tous les éléments, vous allez être extrêmement surpris. Vous vous rappelez Mikaël, l’année dernière je crois, avait parlé de labourer le ciel mais aussi la Terre maintenant. Si vous regardez les météorites, les astéroïdes, le nombre d’objets qui passent chaque nuit, vous seriez effarés, et pourtant ces chiffres sont disponibles pour tout le monde, n’est-ce pas ? Et ça pourrait être la même chose pour n’importe quoi sur la terre, et ça se vit aussi en vous. C’est tout ce que j’ai expliqué dans mes réponses précédentes. Tout ça se déroule sous vos yeux, et dans votre chair.

On peut continuer.

Question : il avait été dit qu’après le deuxième passage de l’étoile, les fuites au niveau des Portes AL et Unité ne pouvaient dépasser deux ans, ce qui donne le 7 janvier de cette année.

Alors là cher ami, soit tu perds la tête soit on a déjà évoqué ça dans la première ou la deuxième question.

… je devais dormir, désolé.

Voilà. La date butoir est effectivement passée, c’est pour ça qu’aujourd’hui je peux vous dire que vous êtes dedans, en plein dedans. Si vous ne le voyez pas, c’est que vous êtes dans le déni ; si vous vous opposez, vous êtes dans la colère et le rejet. Y en a qui sont encore dans la négociation : « Oui mais peut-être que ça va changer, peut-être que… ». Et puis y en a qui sont dans la pleine acceptation, ceux qui sont libérés, qui ont vécu le passage du solstice d’hiver avec légèreté. Donc tout est en cours, bien sûr, mais quand j’ai dit deux ans maximum, c’était la vérité. Quand j’ai dit deux ans, j’ai pas dit l’Appel de Marie avant les deux ans, j’ai dit que toutes les conditions étaient réunies, et elles sont toutes réunies – déjà depuis de nombreux mois je vous rappelle, mais surtout depuis cet hiver.

Là, vous faites comme nous : on suit le rythme et on suit les évènements. On se colle aux évènements nous aussi parce que nous descendons, nous remontons, là où nous sommes invisibles, selon justement ces afflux de Lumière, selon la mobilité même de la Lumière. Les différentes sources de Lumière, hein, la Source, les rayonnements de Sirius, du noyau cristallin, du Soleil et de la Confédération Intergalactique maintenant, parce que vous vous doutez bien que nous ne sommes pas autour de la planète uniquement pour vous faire coucou, hein. Nous sommes là, avant même notre présence concrète, pour agir en respectant la liberté totale de chacun dans l’assistance à l’établissement de la Lumière, non pas avec une Intelligence quelconque, ni avec un sens d’une organisation quelconque, mais juste par notre présence.

De la même façon que vous avez été souvent, nous vous avions appelés des Semences d’Étoiles, des ancreurs de Lumière, puis des semeurs de Lumière, puis des porte-étendards de Lumière, nous faisons la même chose pour toute la terre ; nous nous tenons là, encore invisibles le plus souvent, pour assister la Terre. Nous lui dictons rien, nous sommes là pour l’accompagner, vous voyez ? Donc ce qui se déroule dans votre vie, à votre échelon individuel ou avec les peuples de la nature, se déroule de la même façon à l’échelon de la Terre avec l’ensemble de la Confédération Intergalactique des Mondes Libres.

Question : si on prévoit un voyage, ou de venir ici, est-ce à coup sûr la Lumière qui nous guide ?

Qui peut le savoir à part toi ? Alors bien sûr, comme je le disais, y en a certains de vous qui ont une addiction ; mais cette addiction, elle vous libère, c’est pas une addiction qui vous enferme. Peut-être que vous avez besoin de vivre plus de Lumière pour être sûrs et certains – et d’accepter de lâcher. Mais si tu fais confiance à la Vie, à l’Intelligence de la Lumière, à l’instinct de la Lumière, pourquoi voudrais-tu imaginer te poser ce genre de question ? Je pourrais te traiter d’un homme de peu de foi. N’oublie pas que le Christ a dit : « Va, c’est ta foi qui t’a sauvé », et là on parle de la foi du cœur, je parle pas de croire ou de pas croire à ceci ou à cela. D’abord faut que tu croies en toi, non pas dans la personne, non pas dans l’histoire, mais à ta propre Éternité. Mais croire ne suffit pas, mais c’est déjà une étape, et après faut le vivre.

J’ai déjà dit, dans les premières réponses, que là où tu es, que tu le veuilles ou pas, c’est là où la Lumière te conduit. À partir de là, pourquoi veux-tu retomber en dualité pour savoir si c’est la Lumière ou l’ombre ? C’est-à-dire que tu es porteur en toi de l’ombre et de la Lumière et que l’androgynat n’est pas encore rejoint.

Question : vous avez dit que la Lumière était partout, on ne peut donc pas se tromper quand on fait quelque chose ?

Bien sûr. Même si tu fais quelque chose de néfaste, ça sert la Lumière ; comme les guignols, ils servent la Lumière. J’ai pas dit que t’étais un guignol, hein, j’ai dit « comme » les guignols. Parfois un clown, mais ça c’est pas pareil.

Vous savez pourquoi je les ai appelés guignols et pas clown ? Parce qu’y a des clowns tristes, aussi. Mais le guignol, qu’est-ce qui se passe ? Il est toujours avec un bâton à la main, il induit la peur sous prétexte de justice. Eh bien c’est exactement pareil, c’est pour ça que je les ai appelés des guignols. Rappelez-vous, nous vous l’avons dit aussi tellement de fois : la peur ou l’Amour. Confiance ou pas. Confiance non pas en vous mais en la Lumière. Est-ce que vous mettez en gros la Lumière devant, l’Amour devant ou votre personne devant ? Les résultats sont pas du tout les mêmes, pour la même action.

Continuons.

Question : on dit que les deux premières années de la vie du bébé ont une influence sur son comportement d’adulte et sur les conditions de sa vie future.

Bien sûr.

Question : si un bébé a vécu des choses difficiles, la Lumière peut-elle empêcher que cela ait une répercussion sur sa vie d’adulte ?

Ça ne dépend pas de la Lumière, ça dépend de la force d’âme. On va prendre un exemple très simple : c’est quelqu’un qui a perdu ses parents et qui a été élevé dans la forêt. Il s’agit de Tarzan. Oui c’est un film, Tarzan, hein, on a tous connu ça, et Tarzan qu’est-ce qu’il devient ? Un homme fort, il trouve une femme, il revient dans la société, et il est surtout musclé, et il sait se déplacer, au moins. Donc vous voyez, les blessures, elles n’ont pas toujours cette incidence catastrophique, tout dépend de la force de l’âme qui est à l’intérieur, et donc ce que vous nommez les capacités de résilience, qui sont profondément différentes pour chacun.

Vous avez des bébés qui vont être abandonnés une heure et qui vont avoir une blessure d’abandon toute leur vie, vous avez des bébés qui n'ont plus de parents, qui sont brinquebalés à gauche à droite et qui vont devenir des êtres extraordinaires. Mais ça, ça dépend pas de la Lumière, ou ça dépend de la Lumière de l’âme. Chaque cas est différent, on ne peut pas en tirer des règles. Ce qu’on sait simplement, c’est ce que je vous ai dit tout à l’heure par rapport à cet âge de quatre ans ou cinq ans, et je pense que l’âge n’est pas le même selon les cultures et selon les races humaines, parce qu’on ne retrouve pas le même âge partout.

Effectivement, quand j’avais été en Inde dans mon incarnation, ce que j’avais retenu à travers mes diverses rencontres, c’est que là-bas c’était plutôt quatre ans. Je dirais qu’en Occident, jusqu’à aujourd’hui, excepté bien sûr les bébés indigos ou Lumière qui naissent – on va les appeler bébés Lumière plutôt qu’indigo, parce que ça renvoie à des altérations –, ces bébés Lumière sont différents, ils n’ont pas besoin de la structure patriarcale et matriarcale.

Rappelez-vous qu’en 3D unifiée, même s’il y a conception par voie dite sexuelle, ce n’est absolument pas la norme et la règle, et surtout, surtout, je crois que Ramatan l’avait évoqué quand il vous avait parlé, dans « L’humanité en devenir » de la vie en intraterre, les parents ne sont rien. Rappelez-vous que le lien parent-enfant n’existe que dans les mondes dissociés et que le plus gros karma que vous ayez à vivre, c’est avec vos propres parents ou vos propres enfants, et que les circonstances familiales même les plus épanouies, même les plus enrichissantes, ne vous permettront jamais de trouver la Liberté. Elles vous donnent un équilibre de la personnalité, un équilibre de la personne, un équilibre dans la vie, oui, mais ce n’est absolument pas la garantie de découvrir qui vous êtes, bien au contraire le plus souvent. C’est pour ça que j’ai pris l’exemple de Tarzan.

Un bébé, il a besoin de manger, il a besoin d’être stimulé, il n'a pas besoin de quelqu’un qui est sans arrêt sur lui, que ce soit même sa mère. C’est pour ça que dans la 3D unifiée, même s’il existe une voie génitale de procréation, les enfants ne sont pas les enfants du père et de la mère, c’est pas les enfants de la famille (d’ailleurs y a pas de famille), ce sont les enfants de la communauté, et ils sont élevés par la communauté et certainement pas par les parents. Il ne leur viendrait jamais à l’esprit de s’approprier leur propre progéniture, comme vous dites, qui, avouez-le, est exactement à l’opposé sur cette terre.

Bien sûr, puisque l’amour sur terre est un amour enfermant. Et ceux qui ont vécu l’Amour cosmique, l’Amour universel, la béatitude de l’Absolu, savent très bien faire la différence entre l’amour humain, qui est toujours conditionné, à l’Amour Inconditionnel qui lui, justement, ne peut pas être humain. Même en idéal, même si vous pensez que vous aimez l’autre dans la liberté, c’est pas possible, parce que cette relation est toujours liée aux interférences et aux interactions des uns avec les autres. Or justement, que ce soit… bon les Végaliens n’ont pas de reproduction sexuée, et pour cause y a pas de sexe, mais dans les peuples qui sont encore sexués comme les Arcturiens, alors que c’est un peuple, vous le savez, qui aime bien les arts de combat, les Arcturiens considèrent que les enfants sont les enfants du Soleil central, ce ne sont pas leurs enfants, même s’ils ont fourni un matériel génétique.

L’appropriation est spécifique de la prédation. Sans prédation, c’est-à-dire dans les mondes libres, même en 3D unifiée, il ne peut pas exister d’appropriation d’une quelconque conscience. Y a pas de papa, y a pas de maman, y a pas d’enfants, y a pas de frères, y a pas de sœurs ; nous sommes tous parents, enfants, frères et sœurs les uns des autres.

D’ailleurs je vous l’avais dit franchement, par exemple les Melchisédech, nous travaillons pour la Libération de la Terre avec vous, mais il nous arrive de nous engueuler comme vous, parce que nous adoptons à chaque fois nos stratégies, et les décisions vous savez, comme pour l’architecture des peuples intraterrestres, les décisions sont prises par 24 unités de conscience qui sont disposées dans un espace particulier, et ce qui doit sortir de là, c’est l’Unité, quelles que soient les bagarres préalables. La bagarre, c’est un mot vulgaire de la terre, c’est pas des bagarres, c’est une confrontation d’idées, n’est-ce pas, elle est indispensable.

Mais nous fonctionnons dans les cadres décisionnels que j’appellerais – et je crois que Ramatan l’avait développé – en conscience unifiée à 24 entités. D’ailleurs il me semble que dans un des passages du livre de Ramatan, il avait donné un exercice pour vivre la communion, et la fusion. À l’époque, il n'appelait pas ça comme ça, c’était avant les Noces Célestes, mais il vous donnait des exercices qui permettaient de vivre l’Unité de conscience à plusieurs consciences séparées, en sous-multiples de 24, c’est-à-dire 12-6-3, ou 18 si vous voulez. Et ceux qui ont peut-être expérimenté cela, vivent ce qu’on appelle l’harmonie de la conscience unifiée.

Ça veut pas dire qu’on est d’accord, comme nous chez les Melchisédech, ça veut pas dire qu’on a tous la même vision, parce que nous aussi on est corrélés, vous le savez, nous sommes disposés selon les Éléments ; y a des Melchisédech de Feu et d’Eau. C’est justement l’équilibre des quatre forces qui recrée l’Unité sans perdre, puisque nous sommes là où nous sommes, notre individualité pour l’instant. Et tous les systèmes unifiés fonctionnent comme ça. Y a pas de partis politiques, y a juste des consciences différentes qui ont des proportions élémentaires, des origines stellaires, des lignées différentes, et donc des modes d’expression différents, mais qui se complètent parfaitement dès l’instant où il y a résonance des Éléments deux à deux, hein, c’est-à-dire le Feu et l’Eau, l’Air et la Terre.

À ce moment-là vous créez l’équilibre. Le deux ne crée jamais l’équilibre, le deux c’est la dualité, et même l’enfant du deux crée quoi ? Non pas une trinité opératrice, mais multiplie et démultiplie les possibilités d’être confronté à ce que vous nommez karma, blessure émotionnelle et affective. Tout ça, bien sûr, c’est bien connu en psychologie, même humaine, ça s’appelle les attachements, les projections, les amours un peu abusifs, je dirais, ou exclusifs. Je parle pas de couple hein, là, je parle par rapport aux enfants.

Autre question sur les bébés ? Ou autre question sur autre chose.

Question : quelle est l’incidence sur nous de la puce qui est incrustée dans la photo de la carte d’identité, juste au niveau du chakra de la gorge ?

Oui bien sûr, c’est une onde de forme qui est destinée à bloquer l’Ascension. Mais vous êtes au-delà de tout ça, bien sûr, maintenant, mais c’est effectivement volontaire. Tout ce qui est fait sur cette terre par les guignols, par ceux qui ont le pouvoir, est bien évidemment minutieusement préparé et anticipé. Y a rien de gratuit là-dedans. Mais le niveau de conscience de la Terre, depuis la Libération de la Terre, est que vous êtes toujours plus nombreux à vivre l’éveil, je parle pas d’Éveil, volontairement, mais c’est un vrai réveil que vous vivez. Je parle même pas de Libération, je parle pour la médiane de l’humanité, c’est un processus de réveil. C’est un processus de réveil qui est parfois refusé, qui est parfois douloureux, mais qui est constant, et ça devient de plus en plus vrai.

D’ailleurs vous le voyez, je vous ai parlé tout à l’heure de certaines entités qui canalisent d’autres entités. Je vous ai parlé que même à travers ces énergies de Libération, vous avez encore des guignols subtils, c’est-à-dire des entités, des égrégores personnels et non pas immenses, collectifs –comme les religions – qui sont capables de vous leurrer et de vous dire que tout va bien se passer, que le nouvel âge va être magnifique ; donc ils prônent une continuité. Or vous le savez, sur ce monde comme dans tout ce qui est manifestation de la conscience, il y a toujours un début et une fin. Il y a que l’Absolu qui ne connaît ni début ni fin.

Donc, le processus de la vie, même au sein des mondes libres, l’Éternité ne peut être vécue. Elle est conscientisée, bien sûr, puisque les êtres, où qu’ils soient situés, même au-delà de l’anthropomorphisme – là on peut plus parler d’êtres mais de consciences de forme – sont pertinemment au courant, je trouve pas d’autres mots, de ce qu’ils sont, c’est-à-dire Absolus. Ils jouent le jeu de la création consciente tout simplement, comme l’ont fait les Maîtres généticiens de Sirius envers ce système solaire. Mais c’est tout, ça s’arrête là.

Tout processus vivant, que ce soit dans un monde enfermé de 3ème dimension comme dans un monde libre, jusqu’aux dimensions les plus hautes de manifestation de la conscience, a toujours un début et une fin, même si ça s’étend sur des temps immémoriaux ou sur des échelles de temps, si vous préférez, différentes de la façon dont nous comptons le temps quand nous sommes sur terre, puisque nous parlons à ce moment-là d’éons. Un Archange peut vivre jusqu’à dix éons, pourtant y a rien qui le limite, sa forme ne s’émousse pas, elle ne vieillit pas, elle est identique à elle-même et surtout elle est plastique, elle n’est pas figée. Même ça, n’est pas éternel. Seul est éternel ce qui n’est pas dans la conscience, c’est-à-dire dans la A-conscience ou dans le Parabrahman, comme disait notre ami oriental.

Rendez-vous compte, quand nous sommes incarnés sur cette terre, nous rêvons tous d’Éternité, nous rêvons tous d’Éternité à travers nos adhésions, que ce soit la Résurrection par le Christ, que ce soit au bouddhisme avec le karma, que ce soit dans l’hindouisme, mais partout, c’est-à-dire que nous nous sommes créés nous-mêmes des auto-enfermements. Les Archontes ont bien évidemment mis l’impulsion initiale, et après le travail s’est fait tout seul avec le mental, au fur et à mesure des cycles, que vous le vouliez ou pas. C’est pour ça que les circonstances de la Libération de la Terre depuis les Noces Célestes, qui a été préparée, je vous le rappelle, bien avant 2009, c’était dans les débuts des années 80, très exactement en 1984, ça fait quand même, si vous savez compter, la 33ème année de descente de l’Esprit Saint. C’est pas rien, pour un pauvre humain que ne vit que soixante-dix à cent ans, mais c’est pas les mêmes échelles de temps.

Et je crois qu’y en a un, tout à l’heure, qui a dit : « L’Éternité c’est long, surtout à la fin ». Mais y a rien d’éternel en ce monde. L’éternité de notre vie en ce monde est longue, surtout vers la fin, oui je le conçois, surtout maintenant que vous avez, que nous avons (enfin que vous avez, moi je suis plus incarné), mais la plupart d’entre vous ont vécu des expériences subtiles, comme je les appelle, que ce soit avec la conscience, que ce soit avec la nature, avec les vibrations, avec vos rencontres entre vous, avec des produits, avec des cristaux, avec ce que vous voulez. Donc les choses sont profondément différentes, vous avez eu accès quelque part à quelque chose qui est la foi de saint Thomas, c’est-à-dire que vous avez pu toucher la réalité de l’au-delà et de l’invisible.

Pour autant, tant que vous n’êtes pas libérés, est-ce que ça vous a libérés de la peur ? Non, mais c’est quand même quelque chose sur lequel vous pouvez vous appuyer, parce que vous l’avez vécu, et ça, ça ouvre des portes, même si vous n’en êtes pas encore conscients ou ne le voyez pas encore, qui, au moment du passage, seront essentielles.

Vous savez que dans le Bardo Thödol, le livre des morts Tibétain, il est dit que la façon dont on meurt conditionne toute la suite, et c’est évident. Celui qui meurt en croyant à la réincarnation, se réincarnera, celui qui meurt en n’ayant à l’idée que le Christ, épousera le Christ, réellement et concrètement. Donc la façon de mourir est fondamentale, elle est même plus importante que la façon de naître. Parce que la façon dont vous naissez peut conditionner votre vie sur terre, mais la façon dont vous mourez détermine et conditionne votre avenir. C'est pour ça que nous avons insisté sur cette notion de l’Appel de Marie qui est la Résurrection, bien avant le grille-planète final, parce que la façon dont vous allez le vivre sera exactement votre devenir.

Donc dans les temps indépendants de la fin des cycles d’enfermement, votre mort conditionne votre retour. C’est pour ça que dans le livre des morts Tibétain mais aussi chez les Égyptiens, y avait un protocole à suivre : qu’il fallait parler à la personne qui partait, en lui disant de ne pas s’arrêter aux différents plans. Le problème aujourd’hui que nous avons eu, dans cette ère de Kali Yuga, c’est-à-dire d’âge sombre, de la fin des temps, c’était déjà de vous faire vivre que la mort n’est pas une fin. Pas à travers vos croyances en la réincarnation, qui sont bien pratiques pour Lucifer, mais en votre Éternité, et donc le dévoilement de l’invisible, des peuples de la nature, de l’histoire de la Terre, a permis à beaucoup de frères et sœurs de se rendre compte de l’imposture des religions, de l’imposture du bouddhisme, de l’imposture des philosophies, bref de l’imposture de toutes les règles concernant le fonctionnement de ce monde.

Alors bien sûr tout ça a été travesti, ça a été appelé « la chute », et puis après on vous a dit qu’il fallait être sur terre pour évoluer, et puis après on vous a dit qu’il fallait vous aimer et aimer la vie. Mais avant toute chose, il faut aimer la Vérité, pas ce que vous croyez, et la Vérité y en a qu’une, y en a pas deux. Je commence à philosopher, autre question.

Il n’y a plus de questions.

Alors je vous dis, je crois, à demain, si mes souvenirs sont bons, et je discute, je négocie avec notre ami Bidi pour savoir si on ne peut pas alterner parce que lui, il veut à tout prix venir deux jours de suite. Il me dit que c’est important, mais moi j’avais d’autres choses… on verra. Je vous dis peut-être à demain, je m’en vais régler cette histoire de suite. Je vous transmets tout mon Amour, toutes mes bénédictions, et je vous dis de toute façon à très vite.

Voilà, je vous embrasse et je vous serre sur mon cœur, tous, où que vous soyez.

À bientôt.



* * * * *




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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Mar 21 Mar - 19:31 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

ENTRETIENS MARS 2017



BIDI

Questions/Réponses Partie 1




Eh bien Bidi est avec vous et il vous salue.

Avant de laisser le Verbe s’exprimer, nous installons tout d’abord le Silence.

… Silence…

Bidi est de retour avec vous depuis le sans-forme jusqu’à votre forme. Nous allons échanger au-delà de votre personne car je vais m’adresser dorénavant à ce que vous êtes avant toute naissance, ce qui est éternel, ce qui est immobile. Je vais m’adresser et échanger à ce qui est non né que vous êtes en vérité, quelles que soient vos questions, quelles que soient vos interrogations. Ma réponse traversera votre personne. Nous éviterons tout concept, nous éviterons tout ce qui a trait à la personne qui est périssable. Je m’adresserai à ce que vous nommez l’Esprit, je communiquerai en votre partie non née au-delà de toute forme, de tout temps et de tout espace.

Comme vous le voyez, partout en ce monde se vit la fin d’un cycle, la fin des croyances, la fin de certaines illusions, et vous donner à retrouver ce que vous n’avez jamais quitté, ce qui jamais n’est passé et ne passera, car là est notre ultime demeure, notre ultime Paix et la seule et unique Vérité qui ne souffre aucune explication, aucune justification, aucun mot.

Mes mots, traversant la chair de ce corps où je suis, ne sont pas des mots issus de croyances, issus de concepts ni même issus de ressentis. Le Verbe, ainsi que vous le nommez, s’écoulera spontanément et vous touchera au-delà de votre forme, directement dans l’Illimité, l’Infini, dont pourtant, et vous le savez, rien ne peut être dit, rien ne peut être conceptualisé, et où rien ne peut apparaître. Ainsi sont les temps de la Terre, ainsi sont les temps de l’Illusion car l’illusion du théâtre disparaît, mettant à mal tous les repères des habitudes, des croyances, des certitudes et de la limitation.

Je vous donnerai aussi certains éléments. Vous le savez, j’ai eu longtemps l’occasion de m’expliquer et m’exprimer là-dessus : dès que la conscience apparaît, elle se traduit immédiatement, à l’âge de trois ans, en conscience de veille, conscience du sommeil ou A-conscience du sommeil, et conscience du rêve. Vous êtes en amont de toute forme de conscience. Vous pouvez le nommer et l’appeler comme vous voulez, ce ne seront que des mots et aucun mot ne peut traduire votre vérité qui est Une. Tout le reste ne sont que des jeux de l’expression de la conscience.

Le préambule étant posé, nous refaisons silence avant de laisser libre cours à ce qui s’exprime de vous, en cet instant, en ce lieu. Là où vous tomberez sur ma voix ou sur ce qui a été transcrit, me situant au-delà de tout temps, ce que je vais énoncer, ce qui va s’échapper du sans-forme au travers de cette forme résonnera. Votre personne, aussi affinée soit-elle, ne peut s’en saisir. Vous pouvez écouter, lire, peu importe. Nous allons sortir de toute connaissance liée à un quelconque apprentissage, nous allons sortir des ouï-dire, nous allons sortir de tout concept, là où il n’y a plus d’espace pour aucune manifestation de la conscience en quelque forme que ce soit, là où vous ne connaissez ni formes, ni limites, ni dimensions, ni création, ce qui est au-delà de toute conscience. Le jeu de la conscience est libre mais vous n’êtes pas la conscience, vous êtes ce qui permet à la conscience et aux corps les plus subtils d’entrer en manifestation, en expérience, et en jeu.

Voilà le cadre du jeu de cet après-midi afin de vous faire découvrir qu’il n’existe aucun cadre ni aucune limite à ce que vous êtes, afin de vous permettre, si telle est votre liberté, de dépasser toute interrogation, toute explication, toute revendication et toute illusion.

Alors Bidi écoute.

Question : pratiquer la réfutation est-il dépassé ?

La réfutation peut être encore d’une utilité certaine tant que vous jouez encore. Il vous reste à saisir – mais avant tout à vivre – que vous n’êtes ni ce corps, ni aucune forme, ni aucun des jeux de la conscience. Vivre cela, c’est être rien car être rien vous assure de vous retrouver et d’être tout. Vous ne pouvez pas conceptualiser être tout, vous ne pouvez pas conceptualiser être rien, par contre vous pouvez conceptualiser que vous n’êtes pas ce corps. La réfutation, en cette période particulière du temps de la Terre, puisque l’opportunité vous est offerte, par les circonstances, de parfaire ce que vous êtes, de le dévoiler intégralement, afin de ne plus être soumis en aucune manière aux jeux de ce monde comme de toute manifestation de la conscience.

Comme cela vous a été expliqué de manières fort diverses depuis nombre d’années, il n’y a rien à chercher. Ce que vous êtes, vous l’êtes, que vous le viviez ou pas ; le principe essentiel, c’est de ne plus être identifiés ni au corps ni à la conscience. Cela vous permettra de répondre aux circonstances de cette fin de cycle de la manière la plus lucide et la plus aisée. Pour cela, toute forme de revendication de la personne doit cesser et s’effacer devant la vérité de qui vous êtes. Votre forme en ce monde est moins figée, de par les transformations inévitables à chaque fin de cycle, que ces cycles soient libres ou enfermés.

Vous devez vous occuper de votre corps ; si c’est votre corps, ce n’est pas vous. Vous avez bien conscience que quand vous dites « ma femme » ou « mon mari », il n’est pas vous. Donc de la même façon, quand vous dites « mon corps », il s’agit d’une propriété temporaire mais ce n’est pas vous, saisissez bien cela. La meilleure façon de s’en assurer n’est bien sûr pas d’y croire mais de le poser en tant que concept, le soir avant de dormir ou le matin dès le réveil et votre retour du sommeil. Vous n’êtes pas ce corps mais il faut l’aimer et l’entretenir pour ce qu’il est, un véhicule de la conscience – que vous n’êtes pas non plus.

Beaucoup de maîtres, même ceux qui vous parlent depuis leur sphère, n’ont pas achevé, lors de leur passage sur cette terre, le déroulement de la Libération. Ce n’était pas une erreur mais cela obéissait à des stratégies, à l’Intelligence de la Lumière et de la Vérité. Dès l’instant où toute identification au corps cesse, la Liberté se dévoile à vous, c’est inexorable. Le seul obstacle est votre avidité à chercher des causes. L’Absolu est sans cause, la seule cause possible est au niveau de la conscience. La question est de savoir si votre aspiration profonde est la Paix éternelle ou les jeux de la conscience avec ses fluctuations. Votre liberté est totale, rien ne peut vous limiter, rien ne peut vous astreindre à telle règle ou telle autre règle. Postulez d’abord cette idée et vérifiez-la par vous-mêmes, sans rien demander d’autre que cette affirmation de ce principe, le soir ou le matin.

Ce que vous vivez en ce moment (et quand je dis en ce moment, cela remonte à des dizaines d’années), n’est que l’expression de la rencontre entre ce qui est limité, entre votre forme, et ce qui est illimité et ce qui est sans forme, au-delà de tout temps et au-delà de tous les espaces possibles de la création. Se reconnaître là ôte immédiatement tout voile. Il vous faut pour cela renoncer en esprit au sérieux de tout rôle, de toute fonction ou de toute activité, laisser la vie se dérouler, ne rien contrarier, être au-delà du témoin, se débarrasser de toute vision, de toute pensée. Non pas par le vouloir, non pas par une quelconque ascèse, mais par l’acceptation première : « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas cette vie, je ne suis pas mes vies passées, je ne suis pas mes vies futures, je suis la Vie. Étant la Vie, je ne peux être limité ni par une forme, ni par un concept, ni par une quelconque expérience. ». À ce moment-là votre corps redevient intelligent, il n’a pas besoin de vous. Vous, vous avez besoin de lui pour exprimer le jeu de la conscience, et pour que ce jeu de la conscience s’exprime en facilité, de façon naturelle, l’ensemble des croyances, l’ensemble des expériences doit de dissoudre dans l’infini de la conscience ultime.

Rappelez-vous que toute connaissance acquise, que toute connaissance entendue n’est que vanité et ignorance. Reconnaissez votre ignorance et vous serez libres. Ne revendiquez rien, contentez-vous de faire ce que la vie vous donne à faire, mais vous n’êtes rien de tout cela. Ce que vous nommez l’Intelligence de la Lumière et que moi je nommerais plutôt l’Intelligence de la conscience n’a pas besoin de vous, ni de votre personne, ni d’un quelconque passé, ni d’une quelconque fin du monde, puisque tout ce qui est faux naît et disparaît un jour, ici comme ailleurs.

Quand l’expérience du temps, quand l’expérience de l’espace sera pour vous terminée, alors le temps de rentrer en ce que vous êtes apparaît clairement. L’interfaçage entre le limité et l’Illimité vous a été expliqué en long, en large et en travers, et nombre d’entre vous l’avez vécu.

S’il existe encore en vous le sentiment d’une recherche quelle qu’elle soit, alors oubliez mes mots. Si toutefois, quelles que soient les expériences que vous ayez vécues, qu’elles soient les plus magnifiques ou les plus sombres, si vous êtes lassés d’osciller, si vous êtes lassés de jouer, alors les mots d’aujourd’hui vous toucheront au-delà de toute apparence et de toute croyance. Nous pouvons maintenant commencer à échanger.

L’échange se poursuit même dans le silence, entre chaque interrogation. N’oubliez pas que le Verbe naît du non-Verbe, c’est-à-dire du silence aussi bien des sons que de la manifestation de toute conscience. Ce silence-là est le grand Silence de la vacuité qui se découvre en vous et à vous dès l’instant où vous lâchez toute idée ou sentiment d’être une forme, un temps, un espace ou un nom.

La seule vraie connaissance est donc antérieure à votre naissance comme à toute naissance. C’est cela qu’il vous faut retrouver et vous ne le trouverez pas par une recherche mais par le Silence, où aucun besoin de quelque sorte n’a besoin de s’exprimer. Ce Silence-là s’appelle l’Évidence. Cette Évidence-là est la seule connaissance valable car elle n’est liée à rien qui a été appris et qui disparaîtra avec la mort de cette forme, à rien qui a été entendu, mais seulement à ce qui a été vécu en vérité au-delà de toute forme, de toute histoire, de tout scénario, de toute attente.

Le véritable Amour, nommé « inconditionné », est ce que vous êtes. Tant que cet Amour est projeté, il entraîne avec lui la conscience dans la manifestation. C’est souvent pour vous une étape importante mais il ne faut pas vous arrêter là, sauf bien sûr si vous voulez jouer le jeu de la conscience, ici ou ailleurs ; c’est votre liberté, il n’y a ni erreur ni faute. Mais pour ceux qui sont en en train de laisser leur personne, leur histoire, mes mots ne peuvent échouer, comme lorsque j’étais dans ma forme.

Tant que vous croyez que tout est imparfait ou que quelque chose reste imparfait dans la manifestation de votre conscience, en ce monde ici même, en cette fin de cycle, vous résistez. La résistance est souffrance, la résistance entraîne la conscience sur la forme, sur le corps, sur l’histoire. Alors je demande à ce qui est non né en vous de voir au-delà de tout concept, de tout ce qui a été appris.

Reposez-vous dans le Rien ; ce Rien n’est pas une négation de la Vie mais c’est l’acceptation de la Vie. En d’autres termes, en Occident, cela a été nommé par ceux qui ont été des maîtres, par celles qui sont des Étoiles : l’humilité. Mais l’humilité dont je parle n’est pas une humilité conceptuelle ou de quelqu’un qui contrôlerait, cette humilité est spontanée. Si vous la créez de toutes pièces, vous jouez encore un jeu. La véritable humilité, c’est se vivre réellement en ce monde comme une illusion totale, vous donnant la plénitude de la Vie, la plénitude de l’Amour, la plénitude de la Lumière, et surtout l’abandon de toute souffrance comme de tout prétexte d’une évolution quelconque. Vous êtes parfaits tels que vous êtes. Vous n’êtes ni homme, ni femme, ni votre fonction, vous êtes ni votre enfant ni vos parents, vous êtes le monde, en totalité, et vous êtes surtout l’absence de tout monde et de toute expérience.

Je ne vous propose pas une connaissance, je ne vous propose pas une stratégie, je vous propose simplement d’être vrais, et être vrai ne peut s’appuyer sur aucun concept de ce monde. La vérité de ce monde au sein de la personne change en fonction des ères, en fonction des découvertes, en fonction de l’organisation sociale, mais ce n’est pas la vérité. Osez traverser tout cela. Et rappelle-toi qu’il n’y a rien à faire, il n’y a rien à changer, il n’y a rien à améliorer, il y a juste à être en silence. Ce silence-là n’est pas de la méditation. À un moment donné aussi, quand la quête s’arrête, la méditation ne sert à rien sauf à jouer un rôle, de méditant, de sage. Vous n’avez rien à acquérir, ni sagesse ni quoi que ce soit d’autre qui appartienne à ce monde, vous êtes entiers au-delà de toute naissance, de toute mort et de tout monde.

Si ces mots vous font souffrir, alors vous êtes attachés à ce qui passe, à ce qui ne dure pas, vous êtes dans l’avidité. C’est votre liberté, mais je ne m’adresse pas à cela. Encore une fois, le cadre étant posé, si vous êtes sincères, nous allons faire voler tous les cadres, toutes les formes, tous les concepts, toutes les croyances. Vous n’avez besoin ni de croire, ni de penser, ni de connaître. Reconnaissez votre ignorance, là est la seule vraie connaissance.

… Silence…

Nous pouvons échanger.

Question : pouvez-vous développer sur l’Absolu avec forme et sans forme ?

L’Absolu avec forme, ou le Jnani vivant, correspond simplement à la présence d’un corps et d’une conscience quand l’Éternité est trouvée, validée, et émerge. Quant à l’Absolu sans forme, il est le Parabrahman, il est l’Ultime, il est la source même de la conscience, en amont de la Source elle-même. Ce point n’est pas un lieu, il n’est inscrit dans aucun temps, dans aucun espace, il est ce que vous êtes. Ne vous laissez pas abuser par les mots. En Inde, les gourous adorent le Brahman, l’Atman ; débarrassez-vous de tout concept, de toute explication, soyez vrais. Observez, si vous voulez, ce qui peut encore aujourd’hui vous affecter, que cela soit dans le corps, dans les pensées, dans les émotions, dans votre vie. Si vous acceptez que vous n’êtes pas votre vie, la Vie vous vivra mais vous n’aurez plus besoin de vivre votre vie, de gagner votre vie ou d’avoir une quelconque inquiétude. Dès l’instant où vous n’êtes plus identifiés au corps, non pas en concepts ou en croyances mais en vérité, vous ne pouvez plus osciller, vous ne pouvez plus changer, vous êtes immuables, vous êtes la Vie qui a dépassé toute forme, toute conscience. Rappelez-vous que c’est ici, dans ce corps, entre ce que vous appelez naissance et mort, que vous êtes complètement morts.

Parmi les chercheurs qui ont eu la possibilité, par une ascèse, de manière inopinée, de vivre au-delà de la forme, l’expérience au-delà de cette forme corporelle, connaissent qui ils sont, et quand vous vous connaissez au-delà de toute apparence et de toute histoire, plus rien ne peut altérer quoi que ce soit. L’Absolu n’est pas un concept ; on pourrait en faire un poème, on pourrait en écrire plus long que la Bhagavad Gita et que les Upanishads que cela ne changerait rien. Comme vous dites en Occident, ce à quoi vous tenez vous enchaîne de manière aussi sûre qu’une vraie chaîne fixée à un mur.

Vous demandez la Paix, vous demandez le bonheur, vous demandez la Lumière, mais tout cela est déjà là, c’est ce que vous êtes. Savez-vous déjà ce que vous voulez ? Et dans ce que vous voulez, la revendication vient d’où ? L’Absolu n’a aucune revendication, il constate la présence d’un corps, il constate la présence d’un monde, il en constate les rouages, il constate l’existence des mondes invisibles, il constate l’existence des maîtres et des entités les plus élevées, mais il s’en fout.

Votre implication doit être totale, vous ne pouvez vous mentir à vous-mêmes, votre sac de nourriture en est le témoin. La conscience manifestée en ce monde au sein de cette forme, entre la naissance et la mort, n’est que le résultat de la digestion des aliments, rien d’autre. Quand vous naissez, vous n’avez aucune identité, aucun souvenir, vous avez juste des besoins instinctifs, et puis très vite, dès que le sens du « je » apparaît, on vous nomme, vous vous reconnaissez à travers un nom, à travers une vibration de ce nom, vous vous reconnaissez à travers ceux qui vous éduquent, qui vous élèvent, qui vous nourrissent, et là c’est trop tard, vous êtes piégés.

Je vous propose de retrouver, comme je l’ai déjà dit à d’innombrables reprises, de vous pencher sur ce que vous étiez avant la naissance. Je ne parle pas de vies passées – qui concernent la personne –, je vous demande de vous situer en amont de la personne et en amont de la forme, en amont de toute histoire. Si vous retrouvez cela, alors vous êtes libres, pas avant. Vous êtes toutefois informés que partout sur cette terre viendra un moment où vous trouverez ce que vous êtes. Cela sera plus facile ou moins facile selon vos croyances résiduelles, selon que vous croyez encore être une personne.

Vous n’êtes ni votre sexe, ni votre profession, ni votre corps ; vous êtes ni votre histoire, ni même ce que vous nommez votre spiritualité, ni même vos vibrations. Les vibrations sont un intermède et un témoin du passage de la conscience à une autre octave de la conscience, c’est tout. Allez au-delà de ça et observez, non pas votre personnage, non pas par la réfutation, mais observez la fatuité de tout ce qui ne fait que passer : vos émotions, vos douleurs, vos joies. Vous dépendez de l’environnement, vous dépendez les uns des autres, est-ce là la Liberté ? Vous dépendez d’histoires, est-ce là la Liberté ?

Alors l’Absolu, le Parabrahman, on pourrait en dialoguer durant des temps très longs ; l’important n’est pas là. Tu cherches encore des concepts, tu cherches à te raccrocher à une compréhension. Comprends une fois pour toutes qu’aucune compréhension et qu’aucun concept ne te libèrera. Tant qu’il existe une idée, vous n’êtes pas libres. Le Jnani a aussi des idées, mais elles ne viennent pas de lui. Il ne fait plus écran, il ne s’oppose plus, il laisse couler ce qui coule. Le corps fonctionne très bien tout seul, les idées et les pensées arrivent et vous croyez que vous pensez, mais vous ne pensez pas, les pensées naissent et s’éteignent. Vous en saisissez certaines comme valables pour vous et vous en faites des concepts, vous en faites des histoires, vous en faites des relations, négligeant l’essentiel : ce que vous êtes.

Bien sûr, je vous avais parlé de la conscience Turiya, de ce qu’était le sommeil, mais tout cela concerne le Soi. Même le Soi doit être sacrifié sur l’autel de la Liberté. Comprenez bien que même au sein de ce monde, et même au sein de votre personnage, la liberté est un leurre. Êtes-vous libres quand votre corps vous demande de manger ? Êtes-vous libres quand votre corps vous demande d’aller aux toilettes ? Non, vous obéissez. Donc la liberté est relative parce qu’elle est assujettie à cette forme, à une histoire, à un passé et à un devenir. Le Jnani n’a aucun devenir ni aucun souhait d’expériences ; même si elles se produisent, il se contente de les vivre. Il n’y est ni attaché ni même soumis. Seul le corps a des besoins réels, ce sac de nourriture a besoin de nourriture, mais c’est tout.

La vraie connaissance ne peut venir que de votre expérience, tout le reste n’est que fatuité et histoires que l’on se raconte pour se rassurer. Alors on parle de karma, on parle de maladies, on parle de symbolisme, on discute sans arrêt de l’Atman, de la Lumière, de l’Amour, mais vous ne pouvez pas discuter de cela et être cela en même temps. Le meilleur témoignage de l’Amour et du Libéré est le Silence, où la densité du silence devient telle que quels que soient les cris que je peux proférer, la vacuité est là. Si vous êtes heurtés, d’une manière ou d’une autre, je vous renvoie à votre personne, à son incongruité, à ses errances. Mais encore une fois je n’accuse rien ni personne, vous êtes libres de jouer ce que vous voulez, mais j’attire votre attention que n’importe quel jeu, quel qu’il soit, dans quelque monde que ce soit, n’est pas la Vérité ; elle permet l’expression de la Vérité, ce qui n’est pas la même chose.

Tant qu’il existe en vous le besoin de se saisir, le besoin de comprendre, le besoin d’expliquer, vous n’êtes pas disponibles pour la Vérité. Vous êtes dans le jeu, vous jouez, c’est une pièce de théâtre, je l’ai suffisamment dit et redit, dans ma forme comme aujourd’hui. Il est évident toutefois qu’il existe des circonstances de ce corps et de votre vie qui sont plus propices à l’éclatement de la Vérité que d’autres. Vous ne pouvez pas vous suicider, vous ne pouvez pas mettre fin à la personne autrement qu’en n’étant rien. Tout ce que votre personne a expérimenté dans cette vie comme dans d’autres vies est fatuité, c’est un amusement, en êtes-vous lucides ? Dès l’instant où vous en devenez lucides, non pas en tant que croyance ou concept mais vérité vécue, tout cela pour vous n’a plus de sens, si ce n’est le sens du jeu et de l’expérience.

Vous êtes parfaits avant toute naissance comme après toute mort. Vous êtes parfaits dans votre sommeil, quelle que soit votre maladie, quel que soit votre handicap. Quand vous dormez, il n’y a plus de monde. Excepté lors des rêves, quelle conscience avez-vous dans votre sommeil ? Et pourtant le fait de disparaître chaque jour vous permet d’être en forme le matin, c’est tout. Quand vous disparaissez, le corps n’a pas besoin de vous, ce qui vous prouve bien que vous n’êtes pas le corps. Les fonctions du corps sont automatiques, ce sac de nourriture a une logique qui lui est propre. Cette logique ne peut être brisée que par vos pensées, vos émotions, vos histoires, votre passé ou vos projections dans l’avenir. C’est ça qui vous alourdit, c’est ça qui épuise le souffle vital et c’est ça qui vous fait mourir, à cette forme mais aussi à votre Éternité. Or cette Éternité ne peut pas mourir, c’est impossible.

… Silence…

Y a-t-il d’autres questions ?

Question : pouvez-vous parler du véritable pardon ?

Le pardon, pour la personne, est un moyen de s’affranchir de tout lien et débouche, comme vous le savez, sur la Grâce en ses différents aspects. Pardonner, pour l’Éternité, ne veut rien dire. Encore une fois je m’adresse au-delà de la personne, même si c’est la personne qui pose la question. Es-tu responsable ? Ton corps est apparu un jour parce que deux consciences séparées ont émis des liquides naturels et ont permis à un corps de naître. Mais avant ce corps, qui étais-tu ? Le pardon vous libère des attachements à la personne, à des situations, prépare en quelque sorte la Liberté, mais le Jnani n’a rien à pardonner ni rien à se faire pardonner. Il est au-delà du bien et du mal, il est au-delà même de l’Unité, de toute notion de concept de dualité ou de non-dualité, et le pardon ne représente rien d’autre qu’un jeu de l’éphémère, mais qui soulage l’éphémère.

Le vrai pardon est un acte d’amour, ce n’est pas une décision conceptuelle liée à un quelconque ressenti. Le véritable pardon est l’expression du souhait profond de clore toute histoire. Vous n’avez aucune responsabilité en ce que vous êtes en éternité, dans vos renaissances ou vos naissances, cela vous a été expliqué. Les soi-disant Lipika Karmiques ne sont que des escrocs, ils vous manipulent, ils vous font croire que vous avez quelque chose à réparer, que vous avez fait des erreurs que vous devez réparer. C’est une escroquerie totale. Tant que vous adhérez à ça, vous ne trouverez jamais la Liberté, c’est la Liberté qui vous trouvera le moment venu. Mais l’accepterez-vous si vous êtes encombrés de superstitions, de concepts religieux, de concepts concernant vos expériences, vos certitudes ? Le Jnani n’a qu’une seule certitude, il sait et il vit ce qu’il est, le reste se déroule sans son intervention. Cela crée la Légèreté, cela crée ce que vous êtes, le fait apparaître au-delà de toute volonté.

Le pardon permet de s’approcher de ce que vous nommez la Grâce, c’est-à-dire l’atma, de la Lumière, mais je vous rappelle que même si vous êtes Lumière, ce que vous êtes en vérité est antérieur à toute Lumière et à toute création.

Le pardon est lié à l’histoire, bien sûr ; le Jnani ne connaissant aucune histoire, n’étant identifié à aucune d’elles, à aucun jeu, que peut-il avoir à pardonner ? Il ne peut que demeurer là où il est et tout se produit de lui-même. Il ne peut exister ni volonté de pardon, ni volonté d’amour, ni volonté de Lumière, parce qu’il sait et a reconnu, par son expérience, que tous ces éléments ne sont que des projections de ce qu’il est déjà. Allez à la source de qui vous êtes, allez à la source de la vie, allez à la source de toute forme. Cela veut dire ne pas se déplacer, ne pas bouger, parce que tout est déjà là. Là est le véritable pardon que votre personne, vos personnages, doivent, non pas à quelqu’un d’autre, aussi illusoire que vous, mais à votre vérité et seulement à cela. Je dirais donc que le seul vrai et unique pardon, c’est celui-là. Pardonner la méconnaissance de la Vérité, pardonner d’avoir été absorbés par les jeux plutôt que par la Vérité qui est au-delà de tout jeu.

La seule question qui vaille le coup est : « Voulez-vous être libres, libres de toute contingence, de toute forme, de toute conscience, de toute projection d’amour, de toute histoire, ou pas ? ». Dès l’instant où vous avez répondu à cette question avec honnêteté, alors il n’y a rien d’autre à faire ou à entreprendre. Si vous voulez jouer le jeu des histoires, alors construisez vos histoires, ici ou ailleurs, c’est votre liberté la plus totale. Vous avez même la liberté, si je peux dire, de vous priver vous-mêmes de liberté, c’est très facile. Il suffit d’adhérer à quelque histoire que ce soit, il suffit que l’attention de la conscience soit désolidarisée de l’instant présent et de l’Éternité pour que la conscience soit entraînée dans des jeux. Rappelez-vous que la conscience – au-delà de toute forme, puisque la conscience est plus large que l’ensemble des mondes, des univers, des multivers –, la conscience ne peut être contenue ni par une forme, ni par l’espace, ni par le temps, et vous êtes pourtant en amont de cela. C’est ce que vous êtes, réalisez-le, ne bougez plus. Tout mouvement est induit par le corps et l’éphémère.

… Silence…

Questionnez.

Question : que se passe-t-il, une fois qu’on est libre ?

Cela traduit ton besoin de passer le temps et de faire passer les choses. Poser ce genre de questions n’amène qu’une réponse : vérifie par toi-même. Tu ne peux pas te saisir de cela, tu ne peux que le vivre. Comprends la différence entre comprendre et vivre. La vie, tu la vis. Tu n’as pas besoin de comprendre comment fonctionnent certains muscles pour marcher, tu n’as pas besoin de comprendre comment fonctionnent tes enzymes digestives pour te permettre de digérer. Tout cela est automatique, et cela devient problématique dès que tu es attaché au corps ou à une histoire quelle qu’elle soit. Quand tu es libre, pourquoi veux-tu qu’il se passe quelque chose ?

Tu as besoin de la forme, tu as besoin de jouer, tu n’es peut-être pas prêt, au sein de ta liberté, à lâcher. Il n’y a aucune culpabilité à avoir, cela est ta liberté de conscience. Mais cette liberté de conscience n’est pas la Liberté. La Liberté est affranchie de toute forme, de tout corps, de toute histoire et de tout monde, mais si tu veux le vivre, alors sacrifie-toi, n’adhère plus à quoi que ce soit.

Tu aimerais connaître l’Inconnu depuis le connu et tu sais pertinemment que c’est impossible, et pourtant tu continues, donc tu as besoin de passer et de repasser. Il ne se passe rien, justement, quand tu es libre. Il n’y a rien besoin de se passer, tu n’as rien à passer, rien à traverser, aucun mouvement à faire, aucun temps, aucun espace, aucune forme. C’est ta Demeure.

Je ne te demande pas surtout de me croire mais d’oser le vivre. De quoi as-tu peur ? Crois-tu que l’amour humain est suffisant à mettre fin à toute peur ? Tu sais très bien que l’amour passe et disparaît, dans les affinités, dans les couples, avec les enfants. Le véritable Amour ne passe pas. Il ne se passe rien, c’est la personne qui croit qu’il se passe quelque chose.

Je t’invite donc à vivre par toi-même l’absence de mouvement où tout demeure éternellement. Tu ne peux pas ni te le représenter ni le comprendre parce que même si tu ne le comprenais qu’intellectuellement, cela ferait de toi un connaissant, mais le connaissant n’est qu’ignorance. Tu dois abandonner, pour être libre, toute prétention à être ceci ou cela, à croire à ceci ou cela. Croire que ta personne aujourd’hui est en filiation avec une autre personne que tu as été est une logique duelle. Aucune dualité ne conduit à l’Unité, aucune Unité ni aucun Soi vécu ne conduit à l’Absolu. L’Absolu est, dès l’instant où tu cesses de croire à ces sornettes.

N’oublie jamais que la spiritualité est une escroquerie totale qui rajoute des voiles aux voiles. Il y a eu d’innombrables maîtres sur cette planète, qui ont tous entraîné des disciples, qui ont été suivis, et qui ont abouti à quoi ? À rien. Regardez ces maîtres en tenue orange avec leur turban sur la tête, ils jouent, et ils vous font croire que vous êtes dans la Vérité. Personne ne peut te communiquer la Vérité, même le plus grand des satgurus, même moi, même le Christ, même le Soleil. Cela ne dépend que de toi. Si tu veux trouver le Tout, alors il te faut perdre tout : tout sens d’identité, tout sens de personne, tout sens d’être une histoire, tout sens que tu appellerais logique. La logique appartient au monde de la manifestation, la raison aussi. L’Absolu n’a que faire de la logique de la raison, il n’a que faire des causes de la manifestation de la conscience.

L’ignorance de votre état découle directement de tout ce que vous avez engrangé comme connaissances en ce monde, en cette vie comme en d’autres vies. Je crois que certaines Étoiles vous ont parlé de la Voie de l’Enfance et de l’Innocence. Celui qui est riche de concepts, riche d’histoires, riche d’idées, riche de souvenirs, ne peut pas être libre. Quoi qu’il vive, quelles que soient ses expériences, elles sont contingentées par l’histoire. Rappelle-toi que tu n’es aucune histoire, que tu n’appartiens à personne et que personne ne t’appartient.

Plus vous êtes lourds de connaissances avant d’être libres, plus celles-ci sont des poids. Le Libéré vivant a accès à toute la connaissance, et il sait pertinemment qu’elle ne sert à rien, si ce n’est à vous donner des repères qui satisfont votre personne mais qui jamais ne laissent la place à ce que vous êtes. C’est une course sans fin, c’est une succession ininterrompue de joies et de souffrances. Qui peut être heureux à part celui qui est Libéré ? Qui peut être dans la félicité autre que celui qui a tout lâché ? Tu ne peux pas tenir à ton histoire, tu ne peux pas tenir à ta vie, tu ne peux pas tenir à ce qui est connu, et vivre l’Inconnu ; c’est impossible. Il faut accepter de tout perdre. Il faut, comme disait votre Christ, renaître de nouveau, parce qu’il disait, me semble-t-il : « Nul ne peut pénétrer le Royaume des Cieux s’il ne renaît de nouveau. ». Cette renaissance-là ne concerne pas la renaissance d’un corps mais la découverte de qui vous êtes, mettant fin à la vie ancienne. Non pas par la fin du corps mais par la fin de toute croyance, de toute expérience, et de toute histoire. C’était le principe même de la réfutation.

Il n’y a pas de satisfaction durable, même en votre monde, dans une explication quelle qu’elle soit. Il n’y a pas de satisfaction durable quand vous adhérez à un principe d’évolution quelconque. Vous n’avez pas à évoluer, vous n’avez pas à vous transformer, vous avez juste à vous reconnaître. Là est la vraie connaissance – pas dans les livres, pas dans les croyances, et surtout pas dans une histoire. Vous êtes antérieurs à toute histoire. Vous n’êtes jamais nés et vous n’êtes jamais morts. Vous n’avez pas à chercher la Lumière ni même à chercher l’Amour, vous l’êtes déjà.

… Silence…

Je te rappelle que le Jnani n’a ni désir ni besoin mais que si la Vie lui donne un plaisir, il l’accepte, mais il ne l’a pas cherché, il est dans la spontanéité. Que son corps soit en bonne santé, qu’il soit en train de mourir ne change rien.

L’un des maîtres qui fait partie des Anciens et dont j’avais largement entendu parler durant mon incarnation, a souvent dit qu’il ne servait à rien de vous parler de l’autre rive tant que vous ne l’avez pas vécue. C’est à vous d’aller voir. Et quand je dis « aller voir », cela ne veut pas dire se déplacer, cela veut dire que tout cela est dans ton sac de nourriture et nulle part ailleurs.

… Silence…

Lorsque que mon corps est apparu sur cette terre, alors, très jeune, je me suis libéré de toutes les illusions. Mon satguru m’avait simplement dit : « Tu n’es rien de ce que tu vois, tu n’es rien de ce qui existe, tu es ce qui « est ». Tu n’es aucun jeu. Tout ce que tu peux percevoir, tout ce que tu peux ressentir, tout ce que tu peux idéaliser, n’est pas la Vérité. » J’ai eu, si l’on peut dire, cette chance-là de le croire et de mettre en œuvre ses conseils. Il m’a fallu moins de trois années terrestres pour être libre. Aujourd’hui vous êtes innombrables à être libres, dans toutes les cultures, dans tous les continents, employant des mots différents, bien sûr, mais qui traduisent exactement la même chose.

En définitive, tant qu’il y a perception, tant qu’il y a ressenti, il n’y a pas fin de l’histoire. Le Jnani est parcouru bien sûr, comme vous, par l’Onde de Vie en permanence, comme je l’étais. Le nectar du seigneur s’écoulait de ma gorge, le Sharam Amrita. Vous aussi. Vous n’avez pas besoin du décorum, des religions, des mots, même si les concepts peuvent être importants dans un premier temps pour sortir de tout concept, ou pour vous éloigner de votre adhésion aux concepts, aux croyances, et aux idées.

… Silence…

Quand le Jnani est en silence, il ne se passe rien. Il y a juste ce que je pourrais qualifier d’une atmosphère, d’une présence qui n’est pas liée à ce corps là où je suis ni même à mon corps de l’époque. Ce que vous appelez le rayonnement ou l’énergie était partout là où j’étais mais ne provenait pas de moi, saisissez bien cela. N’étant rien, je n’avais pas besoin de me laisser traverser par quelque concept que ce soit, par quelque énergie que ce soit ou par quelque histoire que ce soit, j’étais donc vide. Et en n’étant rien, certains qui sont venus s’asseoir avec moi ont découvert le Tout et la Vérité. Mais pour cela il faut lâcher les concepts, les histoires. Il ne peut en être autrement.

… Silence…

Si je prends exemple sur ce qui vous a été communiqué en ce qui fut nommé le Masculin sacré et le Féminin sacré, chez nous, en Orient, cela s’appelle purusha et prakriti, le côté masculin et féminin. Il vous faut résoudre cela, c'est-à-dire rejoindre ce que vous avez nommé l’Androgyne, c'est-à-dire le moment où l’Atman rejoint Brahman et découvre Parabrahman. Mais ne vous laissez pas abuser par les mots car dès l’instant où vous êtes libres, vous constatez qu’il ne peut plus exister aucun questionnement et aucun trouble de quoi que ce soit. Si votre conscience est entraînée par l’environnement, par la douleur, par les relations, alors vous n’êtes pas libres. Il ne faut pas se mentir, il faut se vider, il faut s’alléger, et ce n’est pas une ascèse, ce n’est pas une démarche qui prend du temps, c’est quelque chose qui se fait instantanément, si vous êtes sincères.

La seule sincérité véritable est d’arrêter toute recherche. S’il y a la moindre recherche, vous n’êtes pas sincères, vous n’êtes pas vrais. Mais c’est votre liberté, et je la respecte, et elle est tout à fait respectable. Vous ne pouvez chercher l’Absolu, vous ne pouvez le conquérir, car c’est ce que vous êtes. Tout le reste, la conscience, l’Amour, la Lumière, ce qui est au-delà de la Lumière, l’Esprit du Soleil, le Chœur des Anges, les Archanges, les Anciens, les Étoiles, vous, le plus misérable et le plus sage de cette terre, c’est la même chose. Tout le reste sont des ornements, des décors, et vous vous laissez abuser par les décors, par les jeux, par les illusions, par ce qui miroite. Reconnaissez-vous vous-mêmes et vous n’avez besoin de rien d’autre.

Le plus dur pour vous, Occidentaux, ce sont les concepts. Vous avez tellement manipulé de concepts, vous avez tellement adhéré à des idées et des concepts au cours de votre vie que même si vous avez pensé vous séparer d’un concept, vous le remplacez par un autre concept, par une autre religion, par une autre croyance, par un autre mari, par une autre femme. Vous n’êtes pas stables et vous recherchez la stabilité à travers ce qui ne vous donnera jamais aucune stabilité.

Avez-vous soif d’expériences ou avez-vous soif de la Vérité première ? C’est votre liberté, mais cela ne peut pas être l’un et l’autre, c’est l’un ou l’autre. Vous n’êtes rien de ce qui peut être nommé, comme je le disais en incarnation : « Neti neti, ni ceci ni cela». Après vous découvrirez que vous êtes aussi « ceci et cela », mais pas seulement « ceci et cela ».

N’oubliez pas que la conscience s’exprime à travers une forme et que cette forme, même si elle est plastique, en d’autres lieux, n’est pas la Vérité mais l’une des expressions, une des facettes de la Vérité, et c’est votre liberté de le vivre. Mais aucune forme, même dans les plus éthérées, n’ignore ce qu’elle est.

… Silence…

Comme d’ailleurs peut-être vous l’avez vécu avec ce qui vous a été transmis par l’ensemble de ce qui est nommé la Confédération Intergalactique, on vous a raconté des histoires – mais pas dans le sens péjoratif –, on vous a raconté les histoires qui étaient le plus proche de ce que vous êtes. Mais même cette histoire-là, si vous voulez être libres, doit être réfutée. Parce que de là où je suis, il n’y a ni Archontes ni Christ, il n’y a que la Vérité, qui n’a besoin d’aucune histoire ni d’aucun scénario. Là est la béatitude éternelle et c’est le seul endroit qui n’est pas un endroit, qui n’est pas assujetti à une dimension et à une forme, qui est ce que vous êtes.

Je ne vous demande pas de le concevoir ou de l’accepter, c’est impossible, par contre cela est à vivre, très simplement. Mais il faut accepter de perdre tous vos repères, tous vos appuis, toutes les séductions de toute histoire. À ce moment-là, vous serez immobiles dans le silence, et il n’y a plus rien qui fera écran à ce que vous êtes. Vous n’avez pas à acquérir quoi que ce soit mais c’est exactement l’inverse, vous avez à vous dépouiller. Et je ne parle pas ni de vos vêtements ni de votre argent, je parle de tout ce qui vous encombre. Vous n’avez pas besoin, pour être ce que vous êtes, de changer de lieu, de changer de vie, plus maintenant – sans ça cela s’appelle une fuite. N’oubliez pas que même dans votre langue, quand vous dites que vous « ex-istez », ça veut dire que vous vous tenez en dehors de l’être. Ce sont vos mots qui le disent, dans votre langue ; nous avons la même chose en Inde, mais c’est exactement la même chose qui est véhiculée.

Si vous vous videz de tout ce qui vous encombre, et c’est une attitude de votre Présence et de votre conscience, alors la Liberté se révèlera à vous, mais tant que vous croyez tenir quelque chose, c’est cela même qui vous tient et qui obstrue la voie de la Vérité. Je dirais même que vous n’avez à écouter personne. N’écoutez rien de ce que je vous dis, n’écoutez rien de ce que vous disent les uns et les autres, n’écoutez rien de ce que vous dit votre propre personnage. Vous n’avez rien besoin d’écouter, vous avez juste besoin de vous entendre, et comment voulez-vous vous entendre si vous passez votre temps à souffrir ou à vous réjouir, c’est la même chose. Certes, se réjouir est plus agréable que de souffrir mais c’est le même obstacle, la même obstruction.

Le Commandeur des Anciens vous avait dit : « Aime et fais ce qu’il te plaît, mais aime d’abord. » Pas d’un amour humain, pas d’un amour projeté, mais aime la Vie. Pas ta vie, pas ce monde. Aime l’expression de la conscience, te donnera à voir que tu n’es pas la conscience. Tu n’as besoin de personne pour le vivre, il n’y a pas de techniques. Il y a, certes, des techniques d’approche dont je vous ai parlé, l’enquête, la réfutation, tout cela, mais à un moment donné, il vous faut lâcher même cela. Vous devez être à nu. Acceptez que vous êtes faillibles parce que votre forme ne fait que passer entre la naissance et la mort.

… Silence…

Questionnez.

Question : dans notre vie nous avons souvent à faire des choix. Pouvez-vous nous parler du choix…

Mais le choix concerne la personne ; l’Absolu n’a aucun choix, il est. Tant que tu crois devoir choisir, tu prouves par là même que tu n’es pas libre, car quand tu es libre, tu n’as rien à choisir. C’est la Vie qui t’a choisi et c’est la Vie qui choisit. Tant que tu crois choisir, tu te leurres toi-même, tu es entraîné dans les histoires des autres. Tant que tu as l’impression d’avoir un choix, quel qu’il soit, tu appelles ça le libre-arbitre et tu méconnais la Liberté. En face de toute personne, de toute situation, même que tu as créée, tant que tu crois être libre de choisir, tu n’es pas libre. La liberté de choix n’est pas la Liberté. Justement, la vraie Liberté est de ne pas avoir à choisir quoi que ce soit. C’est la Vie qui fait le choix, ce n’est pas toi, quelles que soient les activités, quelles que soient les obligations.

N’oubliez pas que tous, quand nous passons sur terre, nous sommes obligés de gagner notre vie, de payer notre lieu de vie, d’entretenir nos enfants, de payer des impôts. Il est évident qu’il n’y aura jamais de liberté là-dedans, mais néanmoins vous devez respecter cela parce que le Jnani ne peut pas se mettre en opposition à quoi que ce soit. Il peut constater l’erreur mais jamais il ne cherchera à infléchir quoi que ce soit car il sait parfaitement que chaque chose, chaque événement, chaque situation, même la plus détestable, est exactement à la bonne place. Donc le Jnani n’a jamais le choix.

Le choix correspond à la personne, le choix correspond à la dualité. Le Jnani ne choisit jamais, il laisse les choses se dérouler. De l’extérieur, vu de la personne, cela pourrait se nommer de la passivité, mais en vérité, c’est tout sauf cela. Le Jnani est actif, plus que jamais, surtout quand il ne fait rien et qu’il se contente de suivre la Vie. Tant qu’il existe, et je pèse mes mots, la moindre volonté ou revendication personnelle liée à quelque désir ou besoin que ce soit, vous n’êtes pas libres. Même si vous croyez l’inverse, même si vous avez l’impression de vous libérer, d’une situation, d’un lieu, d’un mari, d’une femme, vous êtes enchaînés. Et pourtant je vous l’ai dit, il ne sert à rien de quitter votre famille, votre lieu ou quoi que ce soit d’autre, c’est vous que vous devez quitter. Vous saisissez cela ?

Je crois que les Anciens ont souvent employé les mots de Fluidité, d’Unité, d’Abandon à la Lumière, moi je vous le dis de manière plus abrupte : quittez tout ce que vous croyez, mais pas votre corps, pas votre femme, pas vos enfants, quittez le fatras mental de toutes les histoires, de toutes les croyances. La position de l’observateur ou du témoin avait pour vocation, et a toujours pour vocation, à vous montrer, comme le spectateur de la scène de théâtre, votre propre personnage. Vous n’êtes même pas le témoin, vous n’êtes même pas l’observateur, mais cela a permis pour nombre d’entre vous d’approcher de la Vérité.

Mais encore une fois, quel que soit le gourou, quel que soit le dieu, quelle que soit la Lumière, quel que soit l’univers qui viendrait à votre contact – ce qui est le cas, je crois, en ce moment –, rappelle-toi qu’il existe avant tout la peur de la mort. Rappelle-toi avant tout que ton éternité n’a ni début ni fin et rends-toi compte qu’en ce monde il y a un début et une fin. Mais le début et la fin de ce corps n’est pas la fin de la Vie, ni la fin de la conscience, c’est simplement la fin de ce monde, comme quand tu dors. Est-ce que quand tu dors, sauf si tu en rêves, tu penses à changer de ceci ou cela ? Est-ce que tu penses qu’il y a besoin réellement de changer des choses ? Non, tu dors. C’est l’ego et la personne qui veut changer. Oublie-toi, ou quitte-toi, ça revient au même, c’est la seule chose dont tu dois te débarrasser ; la seule chose que tu dois quitter, c’est toi.

Le Jnani, même s’il est encore dans une identité, n’est pas cette identité. C’est ce que j’expliquais sur le vécu de ceux qui venaient me voir. C’est aussi le vécu que vous avez quand je viens. Certains d’entre vous sont terrifiés, et d’autres sont en extase, et pourtant ce sont les mêmes mots, c’est la même Présence. Comment se fait-il que certains soient en fuite ? Et bien sûr ils diront que je suis le mal incarné, et d’autres diront que je suis le satguru suprême. Vous voyez bien que ça ne dépend pas de moi mais seulement de vous, de votre appréciation, de votre ressenti. Mais ça, ça concerne la personne. Par contre, si vous oubliez tout cela, votre petite personne, votre histoire, si vous êtes pleinement ici avec moi, vous vous oubliez, vous vous êtes déjà quittés.

Je crois que nombre d’entre vous avez vécu, durant ces années, de très nombreux mécanismes de la conscience. C’est très bien, c’est les jeux. Mais savez-vous ce qu’il y a, à l’origine du jeu ? Pouvez-vous sortir deux minutes de votre jeu, de la scène de théâtre, sortir de votre poste d’observateur, sortir du théâtre, et vous verrez qu’il n’y aucun théâtre, qu’il n’y a personne. C’est en cela que vous serez vous-mêmes et que vous êtes libres, nulle part ailleurs, dans aucun monde.

Il faut vous rappeler ce que vous étiez avant la naissance, avant d’être dans le ventre de votre mère. Parce qu’en définitive, ce corps n’est lié qu’à la rencontre de deux liquides avec un ovule, et c’est tout. Et la conscience apparaît un beau jour, entre trois et cinq ans. Êtes-vous responsables de cela ? Alors bien sûr, on vous dit que c’est vous qui choisissez votre incarnation, mais c’est des mensonges. Ce sont les maîtres de l’illusion qui vous font croire, dans un autre corps que vous nommez corps astral, que vous avez besoin de vous améliorer – et vous y adhérez. Tout ce qui brille n’est pas Lumière, tout ce qui brille est projection de Lumière. Saisissez-bien que vous êtes la Lumière mais que vous n’êtes aucune projection de Lumière. Sachant cela par le vécu, vous n’avez plus aucune revendication, en ce monde comme en tout monde. Là est la Liberté.

Tant qu’une pensée vous entraîne dans demain ou dans hier, vous êtes assujettis à cette pensée et vous vous identifiez à ces pensées qui pourtant ne font que passer. Allez à la source de la pensée et vous verrez qu’aucune pensée ne vous appartient en propre. Même une idée extraordinaire n’est pas de vous, vous l’avez saisie parce qu’elle passait. Vous n’avez aucun mérite à vous attribuer, d’aucune sorte, tout est naturel, il n’y a aucun effort à faire. Tant que vous avez l’impression de devoir faire un effort, c’est que c’est la personne et l’ego qui vous susurrent cela. Il vous faut oublier la notion d’effort. Certes, il faut des efforts pour gagner sa vie, pour s’en sortir dans ce monde ; c’est exactement l’inverse pour trouver la Vérité. Il faut cesser tout effort, il faut cesser toute identification à quoi que ce soit, ce que la personne appelle le néant, qui est effroyable pour la personne.

… Silence…

Questionnez.

… Silence…

Question : pour celui qui n’a pas encore vécu la Libération, vous avez parlé de la peur ultime qui est la peur de la mort. Pouvez-vous parler de cette peur de la mort pour nous aider à la traverser ?

Il suffit simplement d’accepter la mort, il n’y a rien de plus simple. C’est le mental qui s’oppose à cela, parce que le mental ne peut que se croire immortel. Et pourtant il apparaît un jour, entre sept et quatorze ans, et il s’éteint définitivement au moment de votre mort. Donc accepte de mourir et tu renaîtras, en éternité. Ce n’est pas une affaire de volonté, encore une fois, ce n’est pas une affaire d’effort, c’est exactement l’inverse. Pour aller sur l’autre rive, il faut lâcher la rive où vous êtes, c’est tout. Mais je parle de votre attitude de conscience, je ne parle pas de la matérialité de votre vie qui est ce qu’elle est. Vous ne pouvez vivre que ce que vous vous êtes autorisé ; même si aujourd’hui cela peut vous semblez absurde ou contraire à vos désirs, ce n’est pas vrai, ne vous mentez pas. Soyez vrais.

Tout ce qui arrive doit arriver ; ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quoi que vous fassiez. Entendez cela. À partir de là, à quoi sert-il de faire des efforts ? C’est la personne qui croit qu’elle doit changer, s’améliorer, transformer. Vous avez remplacé la Liberté par le libre-arbitre, c'est-à-dire la notion de choix, et ça vous rassure, et vous croyez que la Liberté, c’est la liberté de choix. La vraie Liberté, c’est de ne pas avoir le choix. Je ne parle pas de l’expression de votre conscience mais je parle de la Vérité.

Alors aujourd’hui, que faire ? Qu’être ? Soyez naturels, soyez spontanés. Si vous êtes vrais, si vous êtes justes, absolument aucune chose, aucun élément, aucune circonstance ne peut vous affecter, même la plus contraire des situations, parce que vous ne vous arrêtez pas à l’événement mais vous allez à la source de l’événement, non pas sous une forme de connaissance ou d’explication mais par une ignorance totale. Peut-être qu’en Occident vous auriez pu appeler ça la foi, mais ce n’est pas la foi dans l’au-delà, ce n’est pas la foi en Dieu, ce n’est pas la foi en Christ ou à n’importe quel maître, c’est la foi en ce que vous êtes. Non pas en tant que croyance, même si cela peut l’être au départ, mais en tant que vécu.

Bien sûr, les vicissitudes de la vie en ce monde peuvent parfois se manifester à votre conscience, comme une maladie, comme une rupture, comme une perte ou comme un gain, peu importe, mais vous savez que vous n’êtes rien de tout ça. Il ne peut plus, cet événement, représenter le moindre poids ou la moindre entrave à ce que vous êtes.

Tant que vous croyez contrôler votre vie, que ce soit par la morale, que ce soit par le karma, que ce soit par les croyances spirituelles quelles qu’elles soient, vous n’êtes pas libres. Vous êtes libres justement quand vous êtes débarrassés de tout ce fatras. Paradoxalement, tout ce que vous avez compris, tout ce que vous avez saisi, donne l’impression à votre personne et à votre ego de s’expandre, mais la Vérité, elle n’a pas à s’expandre, elle est là, et elle est totalement indépendante de toutes ces circonstances. Vous n’êtes aucune de ces circonstances que vous avez à vivre, même la fin de cycle. Je le répète : vous n’êtes jamais nés, de même que vous ne mourez jamais. Ce qui meurt, c’est l’illusion, comme toute illusion.

Ce n’est pas seulement un changement de regard, ce n’est pas seulement un changement de perspective, mais c’est une révolution intérieure. Cela nécessite de garder, comme disait le Christ, sa maison propre, c'est-à-dire ne pas encombrer votre conscience, votre corps, de concepts, d’idées, de pensées, de croyances, d’histoires. Comment voulez-vous être disponibles pour la Vérité tant que vous êtes en train de courir à gauche et à droite ? L’ego est très malin, il n’a qu’un but et un seul : vous tromper. Et accessoirement, être utile pour vous débrouiller en ce monde, et c’est tout.

Vous êtes le non-né, vous êtes le sans-forme. Même aujourd’hui, l’expression « Parabrahman » est de trop, parce que ça renvoie à une culture, de même que le mot « Absolu » renvoie à un concept. Or ce n’est pas un concept, ça ne peut même pas être une idée, ni même une pensée. Mais c’est votre liberté totale, et je crois que le Commandeur vous avait expliqué ça longuement, ça s’appelle l’Assignation Vibrale ou l’emplacement de votre conscience.

… Silence…

Celui qui est libre ne se pose pas la question de la Liberté. Celui qui aime n’a pas besoin de se poser la question de ce qu’est l’Amour. Voyez la différence entre le concept, l’idée, la croyance, et la Vérité.

… Silence…

Lors de la rencontre de prakriti et purusha, qu’est-ce que vous avez joué comme jeux, comme rôles, comme fonctions ? Qu’avez-vous éprouvé ?

… Silence…

Vous avez eu besoin de béquilles, acceptez-vous aujourd’hui de jeter les béquilles ? Acceptez-vous la Liberté, ou cherchez-vous un compromis ? La Liberté ne sera jamais un compromis entre l’éphémère et l’Éternel, il ne peut y en avoir. Il y a juste une phase transitoire qui a été nommée Ascension ou Libération, qui est le moment où l’éphémère et l’Éternel se rencontrent, c’est tout.

… Silence…

Profitons de ces moments de silence entre nos questions pour élaguer. Posez-vous. Laissez être ce qui doit être. Laissez être ce qui a été et qui sera. Ne vous préoccupez de rien. Je ne parle pas de la vie de votre personne, mais de la Vérité.

… Silence…

Alors poursuivons.

… Silence…

Question : la plante appelée salvia divinorum nous emmène de l’autre côté de la rive. Pensez-vous que ce soit intéressant pour mourir à la personne ?

De quoi parlez-vous ?

… d’une plante appelée la salvia divinorum, qui permet à la conscience de passer à travers la peur de la mort et de vivre l’expérience de l’Absolu.

Un moyen extérieur, quel qu’il soit, peut effectivement vous approcher et vous faire vivre « l’expérience de », et donc vous affirmer et vous affermir dans l’approche de la Vérité, mais aucun élément extérieur à ta propre conscience ne peut établir, j’ai bien dit « établir », ce que tu es. Tu peux toutefois, à travers des moyens externes, soulever une partie du voile et te donner peut-être ainsi une impulsion à lâcher. Cela peut être obtenu de la même façon par la répétition de certains mantras qui vident une partie de l’Illusion, soit au niveau mental soit au niveau du corps.

Cela peut stimuler, cela peut aider, cela peut révéler en partie, mais encore une fois, l’ultime pas définitif ne peut venir, non pas de ta personne mais de ta conscience elle-même. À ce moment-là seulement tu es libéré de la personne, mais aucune personne ne peut être libérée, absolument aucune. La personne disparaît d’elle-même au moment de la mort, elle apparaît d’elle-même au moment de la naissance. Étant donné que la peur, d’une manière générale, et pas seulement la peur de la mort, est le seul obstacle à l’Amour et à la Vérité. La peur résulte non pas des expériences passées mais de la confusion, et seulement de la non-reconnaissance de ce que tu es. La peur fige. Elle est l’apanage de l’histoire, l’apanage du corps et l’apanage du mental, se traduisant donc par l’émotion de nature « peur ». Le Libéré n’a aucune peur. Il peut jouer à être inquiet pour les circonstances de la personne et c’est tout.

Comme cela a été dit, je crois, par le Commandeur, il n’y a que la peur ou l’Amour. S’il y a succession de peur et d’amour, ce ne sont pas des états, ce sont des expériences. L’Amour ne se pose pas la question de la peur, la peur se pose la question de l’Amour. Et rappelez-vous que la peur, comme toute émotion, ne fait que passer. Par contre le mental s’en saisit en tant que concept et va tout faire pour ne plus être confronté à la peur, quelle que soit cette peur, pas seulement la peur de la mort mais toutes les peurs imaginables et possibles. Alors le mental, à l’insu de qui vous êtes, va élaborer des stratégies d’évitement, de déni, mais le point de départ est bien l’émotion « peur », qui se structure ensuite.

… Silence…

La peur rétracte, elle fige le mouvement de la Vie. L’Amour est mouvement, mais en même temps arrête tout mouvement de l’Illusion. Vous devenez le centre mais vous ne figez rien. Vous devenez le support de la Vie mais vous savez que vous n’êtes pas ce support.

Donc quelle que soit la technique, quelle que soit la plante, quel que soit le yoga, quels que soient les mantras, quelles que soient les prières, à un moment donné, même cela doit être quitté. La meilleure façon que vous ayez de vous quitter en tant que personne, c’est bien sûr le service, la dévotion. Que cela soit à un dieu, que cela soit à une situation, peu importe, même si ce sont des illusions, cela vous rapproche de ce que je nommerais « la fixité de votre attention », qui rejoint en quelque sorte la tension, telle qu’elle avait été décrite, vers l’Abandon à la Lumière, par certaines Étoiles.

Il ne faut pas confondre ce qui est figé avec ce qui est immobile.

… Silence…

Questionnez.

Il est l’heure de la pause.

Alors posez-vous. À tout à l’heure.



* * * * *






_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Mar 21 Mar - 19:43 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

ENTRETIENS MARS 2017



BIDI

Questions/Réponses Partie 2



Eh bien Bidi est avec vous.

… Silence…

Eh bien nous pouvons poursuivre, à échanger.

Question : pendant votre première intervention, une chanson m’est venue et je souhaite la partager avec vous :

Qui sera, saura,
Demain n'est jamais bien loin,
Laissons l'avenir venir.
Qui sera, verra,
Qui sera, sera
.


Eh bien voilà un beau mantra, et en plus, chanté.

Eh bien Bidi te remercie.

Questionnez.

Question : pourriez-vous nous conseiller quelques mantras dont vous avez parlé ?

Les mantras, comme vous le savez, sont innombrables, chez nous, dans notre culture. Bien sûr qu'il existe des mantras qui ont un effet, il en existe d'innombrables. Ils ont pour but, dans un premier temps, d'occuper le mental, et par le son émis, de favoriser l'ouverture de certaines portes du corps et de l'énergie subtile. Il n'y en a pas de meilleurs que d'autres ; c'est à chacun de vous, s'il en a besoin, de se trouver un mantra. Comme je le disais, la chanson qui a été chantée est un mantra possible. Lorsque j'étais incarné et que je m'adressais à des compatriotes hindous, bien évidemment, je leur donnais des mantras qui correspondaient à notre culture.

Il existe toutefois trois langues, et vous le savez je crois, ça a été dit, qui ont la puissance de leur prononciation, et avant tout et surtout : le sanscrit, la langue hébraïque et l'araméen. Ainsi, un mantra répété par l'utilisation des syllabes de ces langues a des effets, indépendamment de votre culture. Certains sont libérateurs, d'autres ont le risque de vous emmener dans l'illusion. C'est à vous, à chacun de vous qui souhaiterait utiliser un mantra, de tester, de le vivre pour en apprécier les effets ou les inconvénients. Mais au-delà de l'efficacité réelle, ne soyez pas dupes non plus de cette béquille. Toutefois, cela peut vous aider à pacifier votre mental, à le voir à l'œuvre, et donc à créer là aussi la position de l'observateur, au travers de ce qui se déroule par la répétition de ce mantra.

La plupart des mantras, dans notre tradition, commençait par le OM, cela vous le savez peut-être. L'un des mantras le plus puissant qu’il vous ait été donné d’entendre au sein des diverses informations que vous avez reçues, est bien sûr le mantra de Métatron, parce qu'il affirme avec puissance que vous êtes ce que vous êtes, au-delà de toute apparence, de toute forme ou de toute croyance. Au-delà de la signification même du mantra, c'est l'effet sur la conscience qui doit être observé.

Dans ma culture, les mantras les plus usités et certainement les plus efficaces ont été le « Om Namo Bhagavate » et le « Om Namah Shivaya », mais vous pouvez très bien sortir de ces cultures et de ces langues pour exprimer un mantra dans votre langue. Ce que j'ai dit, par exemple, concernant le Soi, au moment de votre coucher, ou au premier réveil du matin, avant de descendre du lit, consiste à répéter « Je ne suis pas ce corps, je suis la Vérité ». Il ne s'agit pas d'une technique de persuasion mais l'affirmation de l'unique Vérité. Cette prononciation, même si elle n'est pas répétée dans les conditions adéquates de sommeil ou de réveil, avant le sommeil ou au moment du réveil, vont entraîner, au niveau de votre conscience, une forme de retournement, vous amenant à conscientiser, au-delà de toute vision, au-delà de toute perception, et même de toute vibration, ce que vous êtes. Mais encore une fois, c'est à vous de trouver votre mantra, votre affirmation.

Ne vous limitez pas, si ce mantra est en votre langue. Affirmez ce que vous ne vivez peut-être pas encore : « Je suis Absolu, je suis libéré ». Non pas comme une technique de persuasion mais comme une technique qui va peut-être ouvrir certaines portes en vous et ôter quelques voiles, quelques connaissances, quelques mémoires, quelques histoires. Mais rien n'atteindra la puissance du mantra du Silence, où seule votre Absence révèlera à la fois votre Présence et la fatuité de cette Présence. Car seul l'instant présent vous permet de vous trouver en votre totalité et en votre vérité, au-delà du personnage, au-delà des joies et des souffrances, au-delà des croyances résiduelles, vous plaçant d'emblée au cœur de la Vérité, ce que vous nommez, je crois, le Cœur du Cœur ou Infinie Présence.

Mais ne tenez à rien de ce qui apparaît ou de ce qui peut être perçu au décours de ce mantra, ou même après. Ne vous arrêtez à rien, en quelque vision que ce soit, en quelque vibration que ce soit. Laissez se dérouler ce qui doit se dérouler. Vous n'avez pas besoin, dans ces moments-là, d'être l'observateur ou le témoin, vous avez juste besoin d'être là ; et le mantra peut être un moyen d'être totalement là, mettant fin ainsi à tous les poids, à tous les voiles, à toutes les erreurs. Mais pour cela, votre mental ne doit pas y mêler quelque interprétation ou quelque conceptualisation. Comme cela a été répété par de nombreux Anciens, laissez-vous traverser, n'arrêtez rien et n'accrochez rien. Soyez neutres. Soyez à la fois présents et absents. Présents à votre Infini, absents à votre corps, absents à votre histoire, absents à vos émotions, et absents de tout ce qui est manifesté.

Rappelez-vous, je suis au-delà de toute source de manifestation, chacun d'entre vous est exactement cela. Même si la connaissance directe ne se révèle pas, vous éprouverez certainement une paix fort utile pour vous aider à tous les niveaux de la manifestation comme de la non-manifestation, sa reconnaissance et son vécu.

… Silence...

Continuons.

Question : quand on est dans l'Absolu, peut-on reprendre une forme libre ? Quand on est dans une forme libre, peut-on retourner à l'Absolu quand on le désire ?

Mais toute forme manifestée, au-delà de ce monde et de ces cycles d'illusion, ne fait pas de cloisonnement ni de différence. Quand vous êtes libérés et que vous n'avez plus de forme, rappelez-vous que tout est inclusif, vous êtes toutes les formes possibles. Vous êtes tellement habitués à une forme que votre cerveau ni votre conscience ne peuvent concevoir être sans forme. Comme je l'ai dit, cela est inconcevable pour toute manifestation en ce monde. Il n'en est absolument pas de même dans les formes libres qui sont tout autant Absolues que celui qui n'a plus aucun véhicule, puisqu'il a tous les véhicules à sa disposition, en le même temps et dans tous les espaces, quels qu'ils soient, de la création, en quelque monde que ce soit. Ne fragmentez pas et ne séparez pas.

Être Absolu, c'est être tout, au-delà de ce monde. Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, c'est-à-dire vous-mêmes ; il n'y a pas d'autre lumière que la Lumière, c'est-à-dire vous-mêmes. Le cloisonnement de la conscience et l'oubli de votre Éternité au sein de ce monde, réalisés par les maîtres de l'illusion, n'a plus cours dès que vous êtes sortis de cette forme et de ce monde. Jusqu'à présent, les portes de la mort vous donnaient à vivre un autre enfermement, au niveau d'une matière plus subtile, d'un autre corps lié aux émotions et en partie au mental, et donc aux mémoires. Toute forme de manifestation de la conscience est par essence libre et n'est jamais figée en quelque forme que ce soit, puisque la forme change selon la dimension, selon la pensée de l'entité qui est abritée dans cette forme, qui est tout autant Absolue. Le Christ vous disait : « Moi et mon Père sommes Un ».

Quels que soient les mots, quelle que soit votre histoire, vous n'avez pas à vous inquiéter de cela. Ce n'est pas un choix, ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un et l'autre, sans aucune limite de forme, de temps, de dimension ou d'espace qui sont toutes, sans aucune exception, jamais infinies. Ce qui veut dire que toute création, même libre, retourne un jour à l'absence de création. Rappelez-vous que ce sont des jeux, la conscience a besoin de jouer. La A-conscience ne joue plus puisqu'elle est stabilisée, non pas dans un lieu mais est présente de manière permanente en toute forme, en tout lieu, en tout espace et en tout temps, quand il en existe.

À ce moment-là, vous êtes à la fois l'Alpha et l'Omega, vous êtes le grain de sable, vous êtes les Archontes, vous êtes la Source, vous êtes les planètes, vous êtes les soleils, mais tout ça ne sont que des jeux, dont le but est exclusivement le jeu. Il n'y a ni gain ni perte. Seule votre forme figée en ce monde, comme chacun de nous quand nous y passons, obéissent à des lois, à des règles qui n'ont rien à voir avec la Liberté.

Aucune conscience n'a besoin d'exercer la moindre prédation sur une autre conscience, car c'est la même conscience, saisissez-vous cela ? L'avez-vous vécu ? Quand le Christ vous disait : « Ce que vous faites au plus petit d'entre vous, c'est à moi que vous le faites ». Ce que vous faites à l'autre n'est rien d'autre que ce que vous faites à vous-mêmes.

En d'autres termes, au-delà de ce monde, pourquoi vouloir séparer entre forme libre et Absolu ? Cela a été peut-être traduit ainsi sur un plan didactique, mais ne mettez pas de cloisonnement dans la Liberté, parce que cette Liberté, comme je l'ai dit, est totale, dès que vous quittez la forme, en ce monde. Votre conscience ne peut être nullement obligée, par rapport à une forme ou une fonction, de modifier quoi que ce soit à ce qu'elle est. Autrement dit, la conscience libre n'est soumise ni à une forme libre ni à quelque concept que ce soit. Là est la béatitude qui ne finit jamais, qui n'a jamais commencé, car elle a toujours été là.

Vous l'avez compris, il s'agit simplement d'un problème de croyance. La croyance ne peut avoir aucun rôle au sein des multivers, au sein des dimensions, elle est. Les attributions de fonctions, les attributions de rôles, même de ce que vous nommez Archanges, correspond à l'histoire de la trame de ce monde et cette vibration est porteuse, pour vous, de quelque chose, bien sûr, qui est présent en vous, donc cela a eu une utilité. Mais aucun Archange ne peut maintenir une forme éternelle. Bien sûr, ce que l'on pourrait nommer le temps, qui pourtant n'en est pas, n'a pas du tout la même valeur ni la même mesure que ce que vous nommez le temps ici sur cette terre. Vous n'avez pas besoin de planètes, vous n'avez pas besoin de soleils, vous n'avez pas besoin du cosmos, pour être. Cette erreur est simplement liée à votre habitude de nommer, d'identifier des formes.

Les maîtres de l'illusion que vous nommez dieux, vous ont induits, par ces croyances, dans la précipitation et l'enfermement de la matière. Les règles du jeu de la conscience étaient faussées, mais malgré cela, aujourd'hui, nombre d'entre vous découvrent l'imposture. Vous le savez peut-être, c'est la fin du Kali Yuga, où tout doit être révélé, en totalité. Pas seulement, bien sûr, sur les événements de ce monde, c'est une première étape, mais bien évidemment sur la nature même de la conscience, sur la nature même de ce que vous êtes.

… Silence…

C'est pour cela que j'insiste fortement en vous disant : ne croyez rien tant que vous ne l'avez pas vécu. Vous pouvez adhérer à un concept, mais il vous appartient de le valider, ou pas, par votre expérience. Vous n'avez besoin d'aucun livre, d'aucune religion, d'aucun maître, parce qu'à un moment donné, quels que soient les appuis, les supports qui vous ont permis d'être là, vient un moment donné où tout cela aussi doit disparaître, de la même façon que l'ensemble des multivers se résoudront d'eux-mêmes en ce qu'ils sont, une fois la partie achevée. C'est vous qui décidez de la durée de la partie, des règles du jeu. Il n'y a aucune règle fixée, dans la liberté de la conscience comme dans la A-conscience.

Vous n'est pas Absolus quand vous êtes sans cette forme, vous êtes réellement Tout, ce qui est impossible à vivre tant que la forme est présente. Vous avez accès à certaines expériences, à certaines visions, mais aucune d'entre elles ne mobilise votre conscience, quand vous êtes libérés, alors que celui qui n'est pas libéré sera toujours attiré et aura besoin, dans sa liberté et dans son jeu, d'une forme liée à l'expression de la conscience. Mais le retour à l'Absolu signe pour l'ensemble de l'humanité de la Terre, le retour à la Liberté, et il n'y a aucune différence, si ce n'est dans vos concepts, puisque vous ne l'avez pas vécu encore, entre être Absolu ou être dans n'importe quelle forme libre ; vous êtes toutes les formes libres. Vous n'avez aucun moyen de vérifier cela tant que vous êtes la forme, mais vous avez la possibilité, au travers de l'Infinie Présence, de l'Ultime, de la conscience, de voir, percevoir, sentir ou réaliser le Tout, sans nécessairement le voir.

Mais le sentiment, car c'en est un, de l'Absolu, se traduit avant tout par la Paix, réelle, qui n'est recherchée ni dans la méditation, ni dans l'énergie, ni dans la vibration, et surtout, quand vous êtes libres, vous laissez toujours les autres libres, sans ça vous devenez le maître, avec ses failles. Aucun maître, où qu'il ait été présent sur cette terre, n'a pu faire autre chose que transmettre ce qu'il a vécu au niveau du Soi, coloré par les cultures, par les philosophies, par les religions, par l'état du moment.

Le Satguru, le Libéré vivant, n'adhère à aucune doctrine. Bien sûr, il sait qu'il est issu d'une culture au sein de ce corps qu'il habite. N'étant pas ce corps ni aucune des connaissances proposées par ce monde, il ne peut adhérer à rien, mais il ne rejette rien. Il respecte la liberté de chacun de jouer le jeu qu'il veut, même si ce n'est pas la Vérité, car il sait que la conscience a besoin d'expérimenter. Il ne peut pas influer au moment de la rencontre, mais il influera nécessairement, car comme je l'ai dit en étant incarné, mes mots ne peuvent pas échouer. Il en est de même aujourd'hui, même si vous rejetez mes propos, même si vous avez peur. Quand vous serez saisis par la peur de la mort, si ce n'est pas résolu aujourd'hui, mes mots vous reviendront avec une intensité que vous ne pourrez ignorer, et que vous ne pouvez aujourd'hui imaginer ou penser.

Il y a des événements, dans la vie au sein de l'Illusion, qui resurgiront, comme lors de toute mort, chez tout être qui quitte ce corps. Mes mots, et ce que j'ai introduit en vous, comme lorsque j'étais incarné, au travers de ceux qui sont venus et que pourtant, dans certains cas, j'ai renvoyés, parce que je savais que le travail était fait, non pas nécessairement pour l'instant présent mais pour l'instant final. Et je dirais même que si vous vous opposez, ou si vous n'adhérez pas, ou si vous ne vivez rien aujourd'hui, soyez certains – car vous le vivrez, c'est inéluctable – qu'au moment de votre mort, ce souvenir-là sera bien plus présent que tous vos affects et que toutes vos expériences quelles qu’elles soient.

Alors soyez tranquilles, demeurez présents, laissez vivre la Vie qui se vit en vous, et vous constaterez, bien plus que la fluidité, bien plus que les synchronicités, vous constaterez une Joie sans objet, permanente, indélébile, où tout ce qui survient et advient dans votre vie sera vécu de la même façon, avec le même sentiment, la même humeur et le même état, qui vous rapproche de votre éternité.

Vous savez très bien que le plus dur, en incarnation en ce monde, est de ne rien faire. Je ne parle pas des activités professionnelles, familiales ou les obligations, le « rien faire » n'étant pas un « ne pas faire » au sein de ce monde mais un « ne rien faire » au niveau de votre volonté, afin de vous placer dans l'accueil total du dévoilement de la Vérité. Bien sûr, les mécanismes nommés vibrations ou énergies, les deux, vous ont permis d'arriver jusque-là.

Quand la peur de la mort est évacuée, non pas de manière conceptuelle mais dans cette chair à laquelle vous êtes liés tant que vous êtes identifiés à ce corps, à ce moment-là aucune peur ne peut advenir. Vous pouvez être surpris, mais cela ne s'installe jamais. Cela veut dire que cela ne laisse pas de trace.

Ma façon d'être avec vous a pour seul objet d'être votre unique souvenir au moment de votre transition. Et je dirais même que ceux d'entre vous qui se sont sauvés quand ils m'ont vus, ou quand ils ont senti l'énergie que je véhiculais, seront certainement ceux qui, le moment venu, se rappelleront encore plus intensément ce que j'ai dit, parce qu'ils le vivront. Ils se sont mis en opposition à la Vérité mais ils ont entendu la Vérité. Je n'ai pas besoin de vous prouver quoi que ce soit car cela ne sert à rien, je ne peux que favoriser en vous l'éclosion de ce que vous êtes, le moment venu, si ce moment-là n'est pas maintenant. Là a été mon but.

Il y a eu tout d'abord, si je peux dire, au moment de la naissance de l'Onde de Vie et du Sharam Amrita, un certain nombre de concepts liés à ce que vous nommez la non-dualité qui vous ont été exposés, afin de vous donner des repères, certes illusoires, mais qui pourraient en quelque sorte convaincre de l'évidence de ce dont vous approchez.

J'ai eu la chance, en quittant cette forme, de rencontrer des frères que j'avais littéralement éjectés de ma maison. Ils ont été les plus reconnaissants, si je peux dire. Parce que dès que vous entrez en contradiction, même avec mes mots et même avec ma Présence, vous êtes sûrs que j'ai laissé une marque en vous, comme je le fais maintenant, et que le moment venu pour vous, tel que vous le concevez encore, sera efficient.

Je ne viens donc pas vous libérer, c'est impossible – il n'y a que vous qui pouvez le faire – mais je viens déposer en vous, non pas dans ce corps, non pas dans la conscience de ce corps, mais dans ce que vous êtes en vérité, la marque qui vous permettra de trouver avec évidence ce que vous êtes. Que cela soit au moment de l'Appel de Marie, ainsi qu'il fut nommé, par l'arrivée d'Hercobulus, ou que cela soit au moment final collectif, mes mots ne peuvent pas se perdre. Ils sont indépendants de ma forme, ils l'étaient déjà quand j'étais dans une forme. Il est indépendant de tout concept. Mes mots sont indépendants de toute pensée, même si bien évidemment j'utilise les mots que je trouve. Ils s'écoulent spontanément, que vous acquiesciez ou que vous refusiez ne change rien. La liberté n'est pas négociable.

Une fois franchie ce que vous nommez la dernière porte, une fois passé ce que vous nommez le gardien du seuil, du grand seuil et du petit seuil – qui n'est rien d'autre que vos croyances erronées –, qui se présenteront sous forme d'entités agressives, méchantes, mais tout ça est en vous, alors que vous n'avez rien qui corresponde à cela en votre éternité. Ce sont des chimères créées par les pensées que vous avez arrêtées, par les croyances que vous avez nourries, et rien d'autre. Le Bien et le Mal sont la réalité de ce corps : il souffre, il naît, il grandit et il meurt. En Éternité, il n'y a aucun espace possible pour quelque bagage que ce soit, qu'il soit intellectuel, qu'il soit lié à des apprentissages ou à des connaissances, des traditions ou des religions, de l'énergie. Tout cela ne vous sera d'aucune aide.

Seule la Paix, au Cœur du Cœur, vous permettra de réaliser ce que vous êtes, avec grâce et élégance, je dirais.

La puissance des mots qui sont prononcés ne vise aucunement à vous faire adhérer à quoi que ce soit ni à induire la moindre croyance, ni même déclencher votre accord ou votre refus ; ça n'a aucune importance parce que s'il y a accord ou refus, c'est encore la personne. Je vous l'ai dit en préambule, je ne m'adresse plus à la personne, même si cela passe à travers votre personne.

Continuons.

… Silence…

Si en m'écoutant, en me lisant, en étant ici ou ailleurs, percevez, à travers le témoin qui est le son émis par l'âme et l'Esprit, s'affine, comme dans certains yogas, soyez à l'écoute de ce son, car ce son est la première émanation de la création, qui n'a jamais eu lieu si ce n'est dans des dimensions données. Cela est un fil conducteur, non pas vers l'Absolu mais vers la plénitude du Soi sans attachements. Si des pensées arrivent, excepté s'il y a question, laissez-les vous traverser, aucune de vos pensées ne vous appartient en propre, elles ne font que passer. N'arrêtez rien. Ne retenez rien.

… Silence…

Question : je rends grâce à votre Présence. Être en état de choc avec un vide absolu et des douleurs énormes à certains points de la tête, est-ce une bonne approche ?

Il te reste à oublier la douleur pour ne t'intéresser que seulement à ce néant. Oublie ton corps mais reste là, tu n'es pas ton corps. La douleur ne traduit que l'ajustement à ce que tu vis, tu n'es pas cette douleur. Penche-toi sur ce vide et tu t'apercevras que ce vide, en passant de l'autre côté, est tout sauf vide. Il est plein, de toutes consciences, de toutes les formes, de tous les univers. Mais demeure dans ce vide, ne te laisse pas entraîner, ni par une douleur ni par une vision. Reste dans ce néant. Oublie la peur, oublie la peur de ton corps.

… Silence…

Je précise que dans l'état que tu touches, il n'y a pas besoin de concepts. Il ne sert à rien de résister. Tu n'as pas besoin de te repérer en quelque forme, en quelque idée ou en quelque émotion que ce soit. Ton seul repère est ce que tu nommes, pour l’instant : néant, et vide absolu. Tu n'as rien à faire.

Dès que tu lâches, idées, pensées et concepts, alors ce que de ce côté de la rive, ici, tu appelles le vide absolu, est en fait ta Demeure. Tout le reste, la Lumière, l'Amour, la forme, même ici, ne dépend que de cela. Passe de l'émanation et l'expression, au Silence. Passe, sans bouger. Ne fais rien, ne demande rien.

… Silence…

Là où tu es, ne cherche rien, tout se produit naturellement. Tiens-toi là sans tenir à rien, et découvre ta vérité, qui est Liberté.

… Silence…

Autre question ?

Nous n'avons plus de questions.

… Silence…

Eh bien Bidi vous étreint en l'Infini, en votre Vérité.

… Silence…

Et avec amour je vous le dis : vous êtes libres. Ne croyez aucune histoire que vous raconte votre personne. N'écoutez pas votre mental, écoutez le Silence. Ne tenez compte de rien d'autre.

Bidi vous aime, et Bidi vous salue.

… Silence…

Je terminerais par ces mots : faites l'expérience, à votre coucher, d'affirmer la Vérité que vous êtes, et nous en reparlerons.

Et Bidi vous dit : à demain.



* * * * *




_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Mar 21 Mar - 20:02 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

ENTRETIENS MARS 2017



BIDI

Questions/Réponses Partie 3



Eh bien Bidi est avec vous, il vous salue.

Nous allons ensemble, si vous le voulez bien, continuer à exprimer la vérité de qui vous êtes. Alors j’attends vos questionnements.

Question : pouvez-vous développer sur la voie de la dévotion ?

Être dévot, un adepte, n’est pas la dévotion. La dévotion s’impose d’elle-même comme un moyen de s’oublier, de faire disparaître la personne et de laisser la place à la Vérité. Vous le savez, la vie, où qu’elle soit, en quelque expérience comme en quelque dimension, est un jeu. La dévotion et le service sont l’un des moyens, et pas l’unique, d’avancer sur la découverte de la Vérité. La dynamique et le sens du mouvement sont totalement différents. Dans la personne normale, tout est ramené au petit soi, en comparaison, et s’inscrit dans l’éphémère.

La voie de la dévotion consiste tout simplement à s’oublier soi-même et à mettre tout autre comme étant soi-même. Le mouvement et le sens de l’énergie n’ont plus rien à voir. En donnant tout, votre présence, votre service, vous facilitez, en quelque sorte, la découverte de qui vous êtes, en vous oubliant, en faisant non pas pour soi mais pour l’autre, pour rendre service. La voie de la dévotion est surtout envisageable pour tous ceux qui n’arrivent pas à s’oublier, pour tous ceux qui veulent aller vite et donc échapper au temps, à leur propre mental, à leurs propres émotions, non pas comme une fuite mais donc en retournant l’énergie vers tout autre, libérant ainsi les programmes mémoriels, les programmes karmiques liés à la personne. La dévotion est un moyen puissant, non seulement de s’oublier, de disparaître, mais aussi d’accélérer la découverte de la Vérité.

Cette voie n’est pas pour tout le monde. Il faut être déjà porteur d’une grande humilité, d’une grande simplicité ; la dévotion parfaite ne peut s’accommoder d’aucun autre but de vie. Autrement dit, la dévotion n’est pas le service que vous rendez à une personne mais à l’ensemble des personnes de ce monde, sans distinction et sans différences. Il faut essentiellement que l’humilité soit déjà présente, même si elle est travestie par la timidité ou n’importe quel autre sentiment de ne pas être à l’aise avec l’environnement, avec les autres.

La dévotion, c’est déjà mettre l’autre devant soi. Cela entraîne nécessairement et obligatoirement la disparition de tout but au sein de la personne et de l’ego. L’ego se raréfie par le service et la dévotion. Avec la dévotion, vous éclairez le Vrai, et surtout vous évitez la préséance de l’ego. Mais je le répète, cette voie n’est pas souhaitable pour tout un chacun. Vous ne pouvez pas choisir la dévotion, c‘est elle qui vous choisit, par les caractéristiques mêmes de votre personne et de votre Soi. Il faut que le retournement de l’énergie et de la conscience, vers soi ou vers l’autre, soit effectif et suffisamment net et clair pour vous.

La dévotion authentique ne peut s’accommoder d’aucun but personnel, d’aucune finalité de gain de quelque chose sur le plan de la matière. En distrayant votre mental, en le dérivant de votre personne, vous arrivez à oublier la propre influence de votre mental sur vous-mêmes, ainsi que de vos émotions. La dévotion est une voie qui nécessite une constance, une permanence dans le don de soi, où ne peut exister, au fur et à mesure, aucune revendication concernant la personne. La dévotion, autrement dit, ne peut pas être un acte de volonté mais justement un acte d’abandon de toute revendication personnelle, vous permettant de sortir plus vite de l’histoire, justement, personnelle.

Mais pour vous, Occidentaux, il faut bien reconnaître que l’ensemble des stratégies élaborées par la société ne permettent pas souvent d’exercer cette dévotion avec tranquillité, parce que les lois des cultures occidentales ont, depuis longtemps il me semble, par exemple éliminé l’assiette du pauvre à votre table. Des organisations ont pris le relais, quel que soit leur nom, les plus prestigieuses comme les plus modestes, vous donnant un sentiment de satisfaction en donnant de l’argent. Mais ce n’est pas de l’argent qu’il faut donner, la véritable dévotion est un don de soi et elle n’a à être accompagnée d’aucun don d’argent.

La véritable dévotion est libre et spontanée chez certaines âmes, quand elles découvrent le Soi, en partie les âmes qui insufflent, avant leur dissolution, un sentiment de devoir travailler sur la matière, sur le pardon. Le sens du don, s’il apparaît chez l’un de vous, au sens d’une dévotion, traduit la dissolution de l’âme, mais encore une fois ce n’est pas une règle générale, tout dépend, je dirais, de la coloration de l’âme, de sa polarité et de sa manifestation.

Au-delà de la dévotion, le service, l’accueil de l’autre, devient essentiel parce que l’âme ou le Soi découvrent alors que l’autre n’est rien d’autre que soi-même, dans une forme différente certes, dans une histoire différente, mais avec une conscience Une, née et issue du même endroit, reposant, quelles que soient les différences d’apparence, sur l’Unique, sur l’Absolu. En ces temps d’achèvement de cycle où le tohu-bohu prédomine partout de façon de plus en plus visible, il est beaucoup plus aisé qu’auparavant de voir cette vérité. L’autre n’est rien d’autre que vous en une forme différente, en une expression différente, mais cela est l’apparence. Dans la dévotion, les apparences s’estompent et disparaissent. Encore une fois, cela ne dépend pas d’une quelconque volonté, ni physique ni spirituelle, mais bien de reconnaissance de la Vie et son Intelligence, et de l’Absolu lui-même, même s’il n’est pas vécu encore.

La dévotion envers autre chose, par exemple envers une idole, une représentation de Dieu, comme chez nous en Inde, n’est pas la même chose. La dévotion dont je parle est une dévotion au vivant, aux frères et aux sœurs, quelle que soit leur condition, parce qu’au-delà de ce mot « frère », il y a réellement et concrètement la perception directe que l’autre et soi ne font qu’un, malgré toutes les apparences, malgré tous les discours, et quels que soient les antagonismes de croyances ou de religions.

Rappelez-vous que tant que vous vous déclarez « chrétien », « bouddhiste », « hindouiste », vous êtes un être violent parce qu’en professant ceci, vous excluez toutes les autres religions. Dès que vous dites : « Je suis français », « Je suis allemand », vous êtes violents parce que vous vous définissez comme appartenant à une communauté de quelque nature que ça soit, et vous excluez – vous êtes donc violents. Le doux, le humble, ne peut pas être violent, il ne fait pas de différence entre les croyants, il ne fait pas de différence entre celui qui est éveillé et celui qui dort, il ne fait pas de différence selon l’habillement, selon la richesse, selon l’âge.

La dévotion ne peut pas être dirigée. C’est en ce sens que je disais : la dévotion envers des dieux, des images, a certes des effets, mais ne permet jamais de trouver la Vérité ; ce sont des palliatifs. Ils soulagent, ils apaisent, les dieux et leurs images peuvent répondre à vos demandes, mais les demandes sont toujours celles de la personne. La véritable dévotion s’exprime, encore une fois, naturellement, quand la coloration de votre âme est adéquate.

La dévotion ne cherche jamais un profit quel qu’il soit, et il ne peut y avoir profit sur le plan dense ; le seul véritable profit se vivra dans la conscience. La dévotion aussi, comme je l’ai dit, ne peut pas être calculée mais doit être spontanée. Cette dévotion peut s’exprimer de manière extrêmement ponctuelle, par exemple en cas d’accident où vous venez en aide à un blessé. Vous ne vous posez aucune question, la nature humaine, même personnelle, fait que vous allez spontanément aider et apporter un secours.

La dévotion ne doit pas faire de vous un sauveur ou un sauveteur. L’autre est au même niveau que vous, parce qu’il est le même, au-delà des apparences, au-delà de ses coutumes, de ses croyances, ou de son adhésion à quelque communauté que ce soit. Si vous faites une différence, alors à ce moment-là la dévotion n’est pas pure, elle est déviée en fonction des formes et en fonction de la personne. Je dirais que la dévotion la plus utile est celle de la dévotion à l’humanité, sans distinction. Tout le reste, s’adressant à des idoles, des dieux, traduit nécessairement une déviation de la dévotion, où l’optique personnelle, bien camouflée par l’ego, est pourtant bien présente. Retenez cette notion de spontanéité s’exprimant sans effort, où l’oubli de soi est déjà impulsé par l’âme elle-même.

… Silence…

Autre question.

… Silence…

Question : dans les temps actuels, qu’y a-t-il comme autre voie ?

Mais toutes les voies sont possibles, j’ai bien stipulé que la dévotion concernait certaines âmes – et certainement pas tout le monde. L’Absolu est sans voie, il est simplement le dévoilement de la Vérité, sans recherche, sans mouvement, en passant éventuellement par l’observateur ou le témoin, par l’Ultime Présence, par les vibrations. C’est un face-à-face, une superposition et une dissolution, par fusion, je dirais, de deux fonctions qui sont a priori opposées : la volonté de vie, le feu vital, et la volonté de l’Esprit ou Feu Igné. Cet Esprit n’est pas personnel, il n’est pas identifiable dans une forme. Je crois que vous en avez reçu certains éléments, et la différence qui peut exister entre ce qui a été nommé l’Esprit du Soleil, donc lié à une forme, et l’Impersonnel qui n’est lié à aucune forme.

Une voie sera toujours à l’extérieur de soi. Rappelez-vous, il n’y a personne à suivre, il y a juste à être, découvrir le « Je suis », et lâcher le « Je suis », en étant passés éventuellement par « Je suis Un ». Mais tant que tu considères qu’il y a une voie, tu es à l’extérieur de toi. N’oubliez pas que la personne et l’ego feront toujours tout, tant qu’ils n’ont pas cédé, pour vous faire tourner vers l’extérieur, vous distraire, avec des religions, avec des gurus, avec des maîtres, et donc vous êtes dans un processus, à ce moment-là, d’expression de la conscience, même de la Supraconscience, mais vous êtes-vous trouvés vous-mêmes ? N’oubliez pas que le chercheur est le cherché. Tant que vous n’avez pas compris ça, vous tournez en rond, dans cette vie comme dans le samsara et dans la réincarnation, en vous justifiant, en vous disant que vous devez améliorer. Mais de quelle amélioration est-il question ? Qui dit ça si ce n’est la personne, montrant par là-même que vous êtes piégés dans cette illusion.

N’oubliez pas que dans ce sac de viande nous sommes soumis, tous sans exception, au regard et au jugement de l’autre, et de la société elle-même. Tant que vous n’avez fait le retournement pour constater que vous êtes indépendants de toutes les circonstances de votre corps, de votre vie, de votre santé et de votre argent, comment voulez-vous être libres ? Rappelez-vous : être libres, c’est être libérés de la personne et rien d’autre. Cela nécessite, non pas de la sagesse mais une acceptation totale, franche et inconditionnelle, que vous n’êtes pas cette personne, ni aucune des personnes au sein de l’illusion.

Rappelez-vous, je ne m’adresse pas à la personne, même dans mes réponses, je m’adresse à ce qui peut comprendre, parce qu’il est la même chose, et que vous n’entendez pas pour l’instant, pour certains d’entre vous. Voyez, au-delà des simples mots, ce qui se passe en vous face à ces mots.

La Vérité ne souffre aucun compromis, aucune compromission, aucune déviation. La Vérité est la Vérité, quoi que vous pensiez, quoi que vous viviez. Il n’y a pas d’autre vérité, tout le reste sont des amusements, des scènes de théâtre, où que ce soit, en quelque plan, en quelque dimension. C’est votre liberté, bien sûr, mais n’oubliez pas qu’ici, sur cette terre, le voile de l’oubli lié aux maîtres de l’illusion ne vous permet pas de trouver l’issue au sein de votre personne. Il n’y a ni sauveur ni bourreau, il n’y a que vous. Tant que vous êtes séduits par les formes, par les pensées, par le plaisir, vous n’êtes pas libres, vous êtes enchaînés.

Le véritable bonheur ne dépend d’aucune circonstance extérieure quelle qu’elle soit, elle ne dépend que de vous. Pour cela il faut vous tourner au-dedans de vous, non pas pour regarder et caresser votre personne, mais bien, comme je l’avais dit à l’époque, pour réfuter tout ce qui ne fait que passer. Vos émotions passent, votre vie passe, vos souvenirs passent, votre mental passera, dès que le sac de nourriture disparaît. Qu’emportez-vous ? Absolument rien de l’illusion, ni progrès, ni défaite, ni amélioration, ni évolution.

La vie et la mort ne sont qu’un instant éphémère, comme ce monde qui n’a aucune portée et aucune utilité. Cela ne veut pas dire refuser la vie mais justement, comme je l’ai dit hier, être en vie. Vous ne pouvez pas être en vie et être votre vie, saisissez cela. Tant que votre conscience est chevillée au corps, tant que votre conscience est chevillée à votre personne, à votre histoire, à la justification de votre présence, ou de votre corps, vous ne pouvez pas être vrais. Rien de ce qui concerne la personne, rien de ce qui concerne une histoire quelconque, n’est ce que vous êtes, parce que tout cela ne fait que passer.

Vous voulez la paix, vous réclamez la paix, vous voulez vivre la conscience, les vibrations, le Feu – et vous l’avez vécu, pour la plupart. Qu’attendez-vous pour vous retourner ? Qu’attendez-vous pour plonger ? En ce que vous êtes, là, au Cœur du Cœur comme il a été dit. Vous n’avez besoin de personne, d’aucune référence, d’aucun but. Dépouillez-vous de tout ça, soyez vrais, déjà en vous-mêmes. Ne travestissez rien, ne projetez rien, n’interprétez rien, soyez simplement présents, sans but, sans idée, et sans objet – et sans sujet. Vous ne pouvez que le vivre. Ne vous accrochez pas à des concepts, à des croyances ou à des histoires, sans ça il n’y a aucune liberté.

Le poids de vos histoires, le poids de votre personne est justement ce qui pourra vous gêner et qu’il faudra traverser pour vous retrouver. Or, il est beaucoup plus facile aujourd’hui, avec cette notion de temps qui vous est réellement accordé, pour vous découvrir, non pas en une histoire, non pas en une conscience de ceci ou cela, mais en tant que Vérité. La Vérité n’est pas une conscience, la Vérité ne sera dans aucun mot, je parle de la seule Vérité qui soit Unique, Éternelle, et qui ne passera jamais.

Alors quelles que soient les voies que tu puisses emprunter, à un moment donné il faudra accepter de se voir telle que tu es, non pas dans cette forme, non pas dans cette vie, mais justement te voir au-delà de toute vision, c’est-à-dire le Parabrahman.

Vous ne pouvez, encore une fois, vous appuyer sur aucune connaissance, sur aucune antériorité, sur aucune projection. C’est cela ce que vous nommez, en Occident, l’instant présent. Vous ne pouvez pas être dans l’instant présent et projeter quoi que ce soit, que ce soit un but ou un objectif de quelque ordre que ce soit. Et encore une fois, je ne vous demande pas de me croire, je vous demande de le vérifier par vous-mêmes. Vérifier ne veut pas dire rechercher quoi que ce soit mais reconnaître l’Évidence. Au-delà de toute forme et de toute conscience, vous êtes autant Dieu que moi, que n’importe qui – et je dirais même que celui que vous nommez « le Diable » n’est rien d’autre que Dieu.

Mais tout ça ce sont des mots, et donc tout mot est une projection, je pense que vous êtes d’accord. Il n’y a que ce que je nommerais l’intimité de la conscience, au Cœur du Cœur, qui pourra vous prouver que l’Absolu est la seule vérité. Mais la preuve, l’expérience, ne seront jamais l’état de Libéré. Le Libéré n’a pas besoin d’expérience d’aucune sorte, il est juste présent dans son humanité et dans son éternité, sans volonté aucune de changer qui que ce soit ou quoi que ce soit. Il n’a pas d’autre objet, d’autre fonction ou d’autre vue que de manifester, dans la forme, ce qu’il est, tout en sachant qu’il n’est pas cette forme et que cette forme partira d’elle-même le moment venu.

La Vie n’est pas une pulsion, la Vie est une Évidence, au sein même de l’illusion. L’illusion n’est pas la Vie, mais vous êtes la Vie. Le Christ avait même dit que vous êtes « la Voie, la Vérité et la Vie ». Vous aussi, vous pouvez dire : « Moi et mon Père sommes Un », mais aucune personne ne peut le dire. D’ailleurs il n’y a rien à dire, il n’y a rien à interroger. Quand vous êtes libres, vous ne vous posez pas la question de la Libération parce que vous ne l’avez pas cherchée, elle vous est tombée dessus, ou dedans plus exactement, parce que l’ensemble des voiles de la personne, qu’il s’agisse de la forme, qu’il s’agisse des pulsions, qu’il s’agisse des relations, des émotions, du mental, du causal, n’existent tout simplement plus.

Je dirais donc que quand vous êtes libérés, cette forme est vide, mais néanmoins vous vous servez de cette forme, non pas comme une mission, non pas comme un rôle à accomplir, mais comme la seule évidence possible. Vous ne pouvez pas parler à ce moment-là pour l’ensemble de l’humanité, car il faut respecter la liberté et l’ignorance de chacun, mais vous parlez pour ceux qui peuvent entendre, pas avec leurs oreilles, pas avec leur tête, mais directement dans le cœur.

L’Absolu n’a aucune voie car la voie est déjà une manifestation, et vous êtes antérieurs à toute manifestation comme à toute conscience. Regardez dedans, sans voir, car il n’y a rien à voir, mais vous constaterez par vous-mêmes que réellement vous n’êtes pas ce corps ni même cette conscience qui s’expriment, que ce sont juste des véhicules. Tout corps, toute forme, comme toute conscience, ne sont que des véhicules de jeu de l’Absolu. Il n’y a qu’une conscience. La conscience est plus vaste que l’espace, plus vaste que le temps, plus vaste que les dimensions et les mondes, et pourtant elle n’est rien car elle s’appuie elle-même sur le Parabrahman.

Il y a donc, en définitive et en vérité, une seule conscience et un seul Absolu. Simplement, quand vous êtes incarnés, vous l’exprimez à travers une forme, les mots peuvent être différents mais le vécu est strictement identique. Comment pourrait-il en être autrement ? Les mots ne font que traduire la culture résiduelle et le contenu résiduel existant dans le cerveau et dans les mémoires.

… Silence…

Continuons.

… Silence…

Même ce que vous nommez « Vibral », comme cela, en définitive n’est pas la vérité puisqu’il s’agit d’une projection du Supramental. Retournez-la. L’Absolu ne peut pas se voir, il peut être entraperçu dans ses premières manifestations mais vous ne pouvez vous saisir de ce que vous êtes, bien sûr, vous ne pouvez que le vivre, et vous constaterez alors que vous ne pouvez rien saisir. Votre vie, votre conscience au sein de cette forme, comme cette forme elle-même, devient d’une légèreté et d’une harmonie qu’aucune médecine, qu’aucune technique ne peut procurer.

… Silence…

Il doit donc y avoir nécessairement, un jour ou l’autre, un retournement de tout ce qui a été manifesté par la conscience, vers la non-manifestation, ce que la personne appelle le néant, et pour les personnes les plus tordues, « l’ombre ». Il n’y a aucune entité, il n’y a ni ombre ni lumière, ça c’est déjà le jeu de la conscience. Il n’y a aucune vibration, la vibration est simplement le moyen d’expandre la conscience jusqu’au Supramental, mais le Supramental n’est pas la Liberté. Tous ceux qui se sont arrêtés au Supramental ou au Soi ont toujours élaboré des projets, pour l’avenir. Regardez le Commandeur, regardez Sri Aurobindo. Le seul qui ait échappé à cela fut Frère K.

Il y a, comme je l’ai dit, une multitude de maîtres et de gurus, mais qui a été capable de devenir Satguru, c’est-à-dire libéré même de ce rôle ou de cette fonction ? Qui n’a pas besoin d’ornements, de turban, de guirlandes de fleurs, de décor. Regardez attentivement : dès qu’il y a décor, dès qu’il y a tenue, il y a posture, et il y a mensonge. Réalisez enfin cela, tournez-vous vers vous. Arrêtez de projeter dans des voies, dans des chemins, dans des histoires quelles qu’elles soient. Trouvez la Paix. Seul le Silence mène à la Paix, aucune activité de la conscience ne peut conduire durablement à l’Éternité, vous ne pouvez qu’en faire l’expérience.

C’est pour cela qu’il y a eu Serment et Promesse de la Source afin de réveiller en vous ce que vous êtes, parce que même votre vie ici-bas, sans parler des maîtres de l’illusion, ne peut en aucun cas être libre. Vous êtes soumis à l’influence de planètes, vous êtes soumis à la société, vous êtes soumis aux rayonnements, quels qu’ils soient, vous êtes soumis à l’histoire. Comment voulez-vous être libres ? Et plus vous cherchez, moins vous êtes libres. Saisissez cela. La souffrance n’est nulle part ailleurs que dans cette ignorance de votre vraie nature et de qui vous êtes.

Vous êtes séduits par les apparences, vous êtes séduits par le gain, vous êtes séduits par votre vie, vous êtes séduits par vos rencontres, même subtiles. C’est parfait, mais ne vous arrêtez pas là, vous êtes à mi-chemin. Saisissez-vous cela ? Et comme toujours, qu’est-ce qui est devant, même en parlant d’amour ? La peur. La personne n’existe que par peur. Toute la vie n’est qu’une adaptation et des stratégies aux peurs. Alors certains fuient dans la méditation, pour ne pas avoir peur, mais il ne faut pas fuir, il faut être. Être ne s’accompagne d’aucun mouvement, le Jnani n’a pas besoin d’expériences d’aucune sorte, ni d’aucun conseil, il est libre. Cette Liberté n’a pas besoin de références, de rôle, de fonction, de mission.

Voulez-vous réellement être libres ou préférez-vous le jeu de la conscience ? Cela ne fera plus aucune différence le moment venu, que cela soit ce que vous nommez votre mort ou la mort de ce monde. Comment l’illusion peut-elle naître ou mourir, puisque c’est une illusion ? Réfléchissez.

… Silence…

Réfléchir n’est pas penser, c’est se tourner vers dedans, de laisser tomber toute interprétation, toute projection, c’est rester dans l’instant. Alors autant, voilà des années, il a été question d’Abandon à la Lumière, êtes-vous prêts à tout abandonner pour la Vérité ? C’est la seule question qui vaille, et vous êtes libres de dire non, vous êtes libres de dire oui, mais vous ne pouvez plus hésiter. C’est pas l’un et l’autre, c’est soit le Tout, à partir de l’Un, soit l’autre, et rien du tout. L’autre étant, bien sûr, la personne, l’histoire. La plus importante des extases manifestées par nos sœurs orientales, l’une qui vous est très connue, quelle est son importance ? Est-ce que celui qui a compris l’illusion et la vanité de ce monde va se dépêcher de créer des religions, des écoles, des enseignements ? Pour quoi faire ? Qu’avez-vous besoin de faire au lieu d’être ?

… Silence…

Il y a urgence mais vous avez l’Éternité, vous êtes libres.

… Silence…

Autre question.

Question : lors de vos interventions, nous sommes nombreux ici à disparaître, voire à s’endormir. Que pourriez-vous dire à ce moment-là pour nous accompagner, vu que l’on n’est plus là ?

Mais c’est ce qu’il faut faire, pour être.

Question : alors pourquoi ne se passe-t-il rien pour certains ?

Mais il ne peut rien se passer quand vous disparaissez. Ceux qui ne disparaissent pas laissent devant le filtre de la personne. Encore une fois, mes mots ne s’adressent pas aux personnes mais s’adressent à ce que vous êtes. Si vous essayez de comprendre, ou si vous êtes gênés par l’énergie, par ma voix, qu’est-ce qui est gêné ? Votre personne. Celui qui s’endort ou qui disparaît est prêt pour la Vérité, entièrement, quelles que soient ses peurs, il les a vues. Celui qui lutte est dans la personne et veut se saisir de mes mots, de l’énergie et du Verbe, mais vous n’avez rien à saisir, bien au contraire.

… Silence…

Répète la formulation de la question, car tu vas voir que la réponse y est.

… lors de vos interventions, nous sommes nombreux ici à disparaître, voire à s’endormir. Quels conseils pourriez-vous nous donner pour disparaître encore plus…

Ce n’est pas la même question.

… j’ai déjà oublié la question que j’ai posée…

Alors c’est parfait, question suivante.

Question : il est vrai que vos réponses, par votre voix tonitruante, sont comme un baume.

Je ne suis pas sûr que tout le monde soit d’accord avec ça ici. Mais c’est très bien.

Je suis obligé de parler fort pour traverser la personne, car ainsi vous êtes ébranlés, et je l’ai dit hier, surtout si vous refusez ce que je dis, j’en suis fort aise. Je suis sûr à ce moment-là que vous êtes touchés, et que vous serez touchés, si vous ne l’êtes pas.

… Silence…

Question : hier, par votre intermédiaire, j’ai vécu un état de choc qui m’a permis de commencer une expérience. Puis-je me servir de l’enregistrement de votre voix pour aller au bout de l’expérience ?

Bien sûr. Après, il ne restera que le marteau. Mes mots, je l’ai dit de mon vivant, je vous le redis, ne peuvent échouer, parce que mes mots ne viennent d’aucune expérience, mais seulement de ce que je suis.

… Silence…

Et comme tu l’as dit, ce que je vous dis n’a pas à être cru, mais néanmoins vous ne pouvez éviter l’impact, au-delà de votre personne, même si vous ne percevez rien. Je ne cherche aucun adhérent, aucune adhésion, je ne cherche rien. Je vous amène simplement, si c’est le moment, de vous voir en vérité, au travers de tous les masques, de toute histoire, de toute expérience.

… Silence…

Autre question.

Question : vous dites qu’il faut se retourner, avez-vous un conseil ?

Mais se retourner n’a pas besoin de conseils, ni de techniques. Le seul conseil, c’est de s’approcher du Silence, de l’immobilité, de la vacuité. Retiens surtout qu’il n’y a rien à faire. C’est justement quand tu arrêtes de faire, de vouloir te saisir de quoi que ce soit, que la Vérité éclate. Donc tant que tu veux te retourner, il ne se passe rien. Laisse le retournement se faire. Quand je dis : « regarder dedans », c’est de cela qu’il s’agit. Arrêtez de regarder ce qui émane : vos pensées, vos émotions, vos vies, vos histoires.

… Silence…

Quand vous êtes retournés, quand vous voyez le Vrai où il n’y a rien à voir, alors le corps disparaît, comme la conscience. Que voulez-vous de plus ? Vous constaterez par vous-mêmes, si ce n’est déjà fait, comment se porte votre personne au retour. En disparaissant, en vous endormant, même si vous ne ramenez rien… et d’ailleurs, que vous voulez ramener ? Des expériences ? Non. Vous ramenez ce que vous êtes, c’est-à-dire un état permanent, stable.

Il n’y a pas d’utilité d’autre expérience. Regarder dedans n’est pas un mouvement, c’est un retournement sans mouvement. C’est surtout faire cesser, non pas par la volonté mais par l’abandon, des histoires, des idées, des pensées. Mais rappelez-vous que le Libéré vivant, bien évidemment, a lui aussi des pensées, mais il sait pertinemment qu’elles ne viennent pas de lui. Celles qui sont intéressantes, il peut s’en saisir pour les délivrer, et les autres, elles s’écoulent spontanément. Dans le Libéré, rien n’accroche.

… Silence…

La Vérité est Paix Éternelle. C’est le mot qui s’en rapproche le plus.

… Silence…

Quand vous êtes Absolus, ce corps, même éphémère, devient, le temps qu’il disparaisse, la Demeure de Paix Suprême. Le sac de viande et les sucs de nourriture qui le composent, changent de qualité ; la proportion des trois gunas change. C’est pas vous qui décidez, c’est la matière de votre corps qui se conforme à la Vérité, à quelque âge que ce soit.

… Silence…

Des questions ?

Question : je ressens très fort la notion de dépouillement, en écoutant les mots qui nous martèlent.

C’est exactement cela. Vous n’avez pas besoin d’ornements, vous n’avez pas besoin de décor, vous n’avez même pas besoin de corps. Ce corps est apparu, y êtes-vous pour quelque chose ? Oui, les maîtres de l’illusion vous y ont fait croire. Essayez de vous rappeler de quelque chose d’avant votre naissance, avant les quarante jours où votre conscience commençait à être là. Où étiez-vous ? Que faisiez-vous ? Qui est capable de le dire ? C’est impossible à dire. Parce que là où vous étiez, tout était parfait : nul besoin de conscience, nul besoin de corps, nul besoin de manifestation, nul besoin de vous raconter des histoires. La difficulté étant qu’en ce monde, au-delà de l’oubli, comme l’ensemble de l’humanité a oublié, vous avez créé collectivement des croyances, des religions, des sociétés, afin de faire face à vos peurs. Nous l’avons tous fait, mais où est la Liberté là-dedans ?

Qu’est-ce que la Liberté déjà ? Vous ne pouvez être libres sans vérité et il n’y en a qu’une. Tout le reste ne sont que des chimères et des illusions qui ne font que passer, donc ça n’a rien d’éternel. Le Principe peut être éternel mais la manifestation, jamais. Regardez le Christ, regardez Bouddha, regardez Milarepa, regardez Krishna dans les écritures, regardez Arjuna, regardez vos prophètes. Donc oui, c’est une mise à nu, un dépouillement, il n’y a plus besoin d’ornements, de décor, d’histoire. Cette Vérité-là vous comble, au-delà de tout ornement et de toute histoire. Alors, si vous vous sentez dépouillés et mis à nu, je vous dis : « C’est très bien, vivez-le » et après, comme je le disais de mon vivant rentrez chez vous, vivez votre vie. Vous savez, non pas intellectuellement mais par l’expérience, et parfois dans l’état stable.

De quoi avez-vous besoin d’autre que d’entretenir l’illusion du mieux que vous pouvez tant que votre forme est présente, en respectant la Vie, en respectant la conscience, même la plus obtuse ; c’est son jeu. De quel droit allez-vous arrêter le jeu de quiconque qui est dans une vérité parcellaire dans son expérience ? Seul le jeu des grands cycles, comme c’est le cas en ce moment, remet tout à zéro, même pour ceux qui sont obtus, qu’ils le veuillent ou pas. Mais est-ce que ça dépend de vous ? À part agir sur les conditions de la personne, la vôtre comme de toute autre, que pouvez-vous faire d’autre ? Rien. Vous ne pouvez pas mettre fin à vos jours, sans ça vous êtes piégés.

Vivez la vie de la forme en l’instant et en l’état. Apaisez-vous, vous êtes parfaits. Comment peut-il en être autrement ? Quelle est l’âme stupide qui vous a fait croire l’inverse, si ce n’est les maîtres de l’illusion qui sont tous des ânes, et que pourtant nous aimons. Parce que, en définitive, quel que soit le jeu que vous jouez, eh bien un jour vous aurez fini de jouer. Pour cela, il faut découvrir qui vous êtes. Vous n’êtes inscrits dans aucune histoire, vous n’avez jamais bougé, vous n’êtes jamais nés, vous n’êtes jamais morts. Vous n’êtes aucune forme, vous n’êtes aucune dimension, vous êtes la pure Vérité dont rien ne peut être dit, parce que dès que quelque chose en est dit, c’est travesti et c’est altéré.

Vous pouvez discourir, philosopher sur tout ce qui n’est pas Absolu, mais vous ne pouvez rien dire de l’Absolu. Il n’y a rien à en dire puisque ce n’est pas manifesté, puisqu’il n’y a pas de conscience. Qui pourrait dire quoi que ce soit ? Et c’est ce que vous êtes. Tout le reste, comme je l’ai dit, ne sont que des ornements et des décors de théâtre, même la conscience. C’est une distraction, un jeu, c’est la nature même de la conscience.

Qui veut témoigner encore ou poser des questions ?

Question : je voulais simplement exprimer ma gratitude pour la grande joie que je ressens.

D’autres ?

Question : je souhaite, si c’est possible, revenir sur le vécu que j’ai eu hier.

Avec plaisir.

… l’état de grand vide que je ressentais était vécu en même temps comme une plénitude que je n’aurais jamais voulu arrêter.

Voilà, tu as tout compris et tout vécu. Tu vas voir, à partir de ce moment-là, la futilité de la personne, la futilité du jeu. Il n’y a plus de marche arrière possible, ni de retour en arrière, c’est parfait. Le vide est plein, seule la personne y voit le néant, l’ombre. Quand la personne n’est plus, ce vide est effectivement plénitude, qu’aucune plénitude de la conscience ou de n’importe quel monde ne peut toucher.

… mais en même temps j’ai le sentiment de ne pas être allée de l’autre côté de la rive.

Ça, c’est la personne qui le dit, mais je t’assure que tout est changé. La plénitude que tu décris ne peut être comparable à aucune autre plénitude inscrite dans l’histoire de la personne. Peux-tu le confirmer ?

… oui absolument.

Voilà. Tant que ce n’est pas vécu, ça reste du vide, du néant, le trou noir, « l’ombre », pour ceux qui se gargarisent de leur personne et de leur histoire karmique. C’est un dépouillement, c’est le moment où vous ne pouvez plus vous raccrocher à rien. Donc effectivement, au seuil de l’Infinie Présence, il y a un sentiment de vide, de néant, de sombre, mais une fois traversé, que peux-tu dire de l’autre côté ? Rien. Tu peux seulement rendre témoignage de cet instant précis où la conscience bascule dans la A-conscience : c’est ce que tu vis. À partir de là, l’histoire est finie. Tu ne peux plus être dupe. Tu vis ta vie normalement. Plus rien ne peut interférer.

Et si tu m’avais dit que tu avais vu quelque chose de l’autre côté, je t’aurais traitée de menteuse. Vu ce que tu me dis et ce que je vois, c’est bien évidemment la Vérité, y en n’a pas d’autre. Tu n’es pas la conscience, tu n’es pas la forme, c’est ça que tu as découvert. La quête est terminée. Tant que vous n’êtes pas rien, vous ne pouvez pas être Tout, c’est simple. Être rien, c’est être Tout, c’est le dépouillement, c’est l’arrêt de tout moteur de souffrance, c’est l’arrêt du samsara, c’est l’arrêt des réincarnations.

Dans cette plénitude, est-ce que tout est parfait ? Tu ne peux répondre que oui. Alors, qu’attendez-vous pour tout lâcher ? Je ne parle pas de lâcher votre vie, votre femme, votre profession, c’est une attitude intérieure. Ne tenez à rien, lâchez, et découvrez-vous. Il n’y a pas besoin d’alibi, de décor, d’histoire quelle qu’elle soit, l’Amour est au-delà de toutes les histoires.

Autre témoignage ? Autre question ? Ou veux-tu compléter ?

… non, je vous remercie infiniment. On pense que c’est compliqué et c’est très simple.

C’est ce que vous disent tous les Libérés. Et pourtant, c’était simple et évident, mais pour celui qui refuse, c’est extrêmement compliqué, bien sûr. Comment voulez-vous que ça soit simple avec toutes vos histoires, toutes vos formes, toutes vos pensées, toutes vos émotions ? Réfléchissez. Et bien sûr, tant que vous êtes dans la personne, quoi que vous ayez vécu, vous allez toujours trouver ça compliqué. Ben oui c’est compliqué, pour la personne, c’est impossible. Le seul moment où la personne disparaît, tant que vous êtes attribués à cette forme, c’est le sommeil et l’Absolu. Tout le reste ne sont que des obstacles qui vous empêchent de voir. Comme vous dites souvent : « Ce à quoi vous tenez vous tient ». Quand vous ne tenez plus rien, eh bien vous découvrez la Vérité, c’est horriblement simple. Mais c’est horrible – de simplicité.

Autre chose à dire par rapport à cela ?

… quand on le vit, il n’y a plus rien à dire.

C’est très bien.

… merci pour le coup de marteau.

J’ai plusieurs tailles à disposition. Pour traverser votre personne, pour m’adresser à ce que vous êtes. Pour l’instant, c’est pas un Verbe, mais je peux prendre la taille au-dessus.

… quand vous voulez.

Pas aujourd’hui. Si l’occasion m’en est donnée, je reviendrai, avec un autre marteau. Alors je vous donne un aperçu, un petit aperçu.

… Silence…

Bien, revenons à la taille inférieure. Continuons.

… Silence…

Question : à propos de dépouillement, cela me fait penser au décès d’une personne qui était très attachée aux choses, qui est partie sans rien et de plus, par la crémation.

Existe-t-il une seule forme qui peut partir avec quoi que ce soit, si ce n’est l’histoire, les remords et les blessures ? C’est pour ça que la façon dont vous mourez est extrêmement importante, et même si pour vous je suis une abomination, vous changerez d’avis au moment de votre mort. Seul ça m’importe, si je peux dire.

Mais bien sûr qu’il s’agit d’une mort, de la personne, du personnage, c’est exactement cela, et au retour, votre forme est là, il faut l’assumer, mais vous savez que ça n’a qu’un temps. Donc vous vivez, vous assumez vos responsabilités ; si vous avez fait des enfants, vous devez vous en occuper ; si vous êtes mariés, vous devez vous occuper l’un de l’autre. Mais ça ne change rien, vous avez vu le jeu, vous avez vu le décor, vous vous êtes dépouillés et vous êtes certains qu’au moment de la mort, de ce monde ou la vôtre, comment dites-vous, cela se passera sans aucun problème.

Tous ceux qui sont allés de l’autre côté – sans même parler d’Absolu mais simplement sortir de cette forme, et vu la Lumière – quand ils reviennent, rentrent dans un cadavre. Ce sac de nourriture n’est rien d’autre qu’un cadavre, en sursis. Parce que vous le nourrissez, vous l’oxygénez, vous l’entretenez, mais quoi que vous fassiez, il disparaîtra. Même la Source, quand elle a synthétisé son corps, a disparu. Il n’existe qu’une seule forme qui avait pour vocation de ne pas dissoudre sa forme par les portes de la mort. Bien évidemment vous la connaissez tous, même si nous en Orient nous l’appelons autrement. Les chinois l’appellent d’un nom précis, Kwan Yin, nous l’appelons d’un autre nom, et vous, vous l’appelez Marie et l’Assomption. Même les deux autres formes qu’ont été Énoch et Élie, emportés avec leur corps, ont fini par abandonner ce corps.

… Silence…

Je vous écoute.

Question : qui décide de l’heure de la mort ?

Le sac de nourriture. Au sein des personnes de la terre, vous avez bien sûr des formes qui ont dépassé leur forme, c’est-à-dire qui étaient Absolues, qui ont été capables d’annoncer le jour de leur mort. Sans ça, vous n’en serez jamais informés. Mais quelle importance pour celui qui est libéré ? La fin du monde ou la fin de son corps, la mort ne le concerne pas puisqu’il est vivant. C’est vous qui êtes morts, avec vos histoires qui sont autant de poids inutiles, encombrants.

Mais encore une fois, vous êtes libres de conserver ce que vous voulez. À tel point que même si votre forme vient à disparaître, par votre mort ou la mort de ce monde, vous vous retrouverez selon ce que vous êtes. Si vous avez besoin de forme, si vous avez besoin de matière, d’autres sacs de nourriture, ils vous seront donnés sans aucun problème. Mais vous passerez nécessairement par le souvenir de qui vous êtes, afin d’être libres quelle que soit la forme.

… Silence…

Est-ce que tout le monde a disparu ?

… Silence…

Question : vous avez parlé des quarante jours avant la conception et vous avez dit que plus rien n’existait à ce moment-là et qu’on était libres.

Je n’ai jamais dit ça. J’ai dit simplement : « Qui est capable de me dire où il était avant ces quarante jours précédant la conception ? » Personne. Vous pouvez faire revenir les souvenirs de vos vies passées, de vos morts passées, mais à aucun moment, ce qui est avant ces quarante jours précédant la conception – pas la naissance –, qui est capable d’en dire quoi que ce soit ? Personne.

… pourquoi ?

Mais parce que vous étiez Absolus, même enfermés au sein de l’astral ; c’était indispensable. Sans ça aucune conscience ne peut maintenir aucune forme, même en ce monde, ni même créer la moindre forme par l’intermédiaire des liquides des parents.

Question : étant Absolus, pourquoi avons-nous choisi de revenir dans l’enfermement ?

Parce que vous étiez enfermés dans l’Absolu avec forme, qui était le corps astral. C’était une pseudo-liberté, comme ici vous avez besoin de dormir. Quand vous quittez ce plan de l’illusion de la Terre, auparavant vous rentriez systématiquement dans l’illusion de l’astral. Et dans cette illusion de l’astral, vous aviez un certain temps à dormir, à disparaître, tout en vous piégeant quand même dans la forme astrale pour quelque part vous obliger à réparer des erreurs. Mais quelle erreur ? L’erreur de la personne qui est passée, qui est morte ? Vous ne voyez pas le travestissement du karma ? Vous ne voyez pas l’illusion de tout ça qui n’est autre que la peur de la mort, la peur du néant, la peur du vide ? Ce qui meurt est simplement la forme, pas ce que vous êtes.

Question : le piège, c’est d’y avoir adhéré ?

Oui. Vous étiez tranquilles, sans expérience, votre corps astral était maintenu par les maîtres de l’illusion. Vous dormez au minimum, après votre mort, dans ce corps astral, pendant combien de temps ? Parce que vous naissez systématiquement dans le signe dans lequel vous êtes partis, dans le cycle des renaissances. Donc vous dormez combien de temps ? Presque un an. C’est un succédané d’Absolu, comme le sommeil. Ayant gardé le corps astral, piégés, vous endossez les blessures passées, mais ce n’est pas vous non plus.

Question : y avait-il un moyen d’y échapper ?

Combien en ont échappé ? Combien de Satgurus ? Combien de vrais maîtres qui n’ont pas voulu jouer un rôle quelconque ont existé sur cette terre ? Il n’y a pas d’autre moyen que celui de disparaître.

Question : et vous, comment vous en êtes-vous échappé ?

En répétant les mots de mon guru pendant trois ans : « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas cette histoire, je suis la Vérité ». C’était plus qu’une profession de foi, c’était le marteau avec la taille la plus forte. Ça ne peut échouer. Mais dès l’instant où vous vous saisissez de quoi que ce soit, vous n’êtes plus libres. Mais aujourd’hui, cela vous a été expliqué, vous êtes en fin de cycle, donc tout est plus facile. Comme je disais, c’est horriblement facile, horriblement simple.

Question : donc celui qui n’y arrive pas, c’est qu’il ne le veut pas.

Il n’y a rien à vouloir, c’est sa liberté, de vouloir conserver une forme. N’oubliez pas que l’Absolu ne peut jamais être un but, c’est une révélation. Donc le vouloir n’a rien à faire là-dedans : c’est l’ignorance, c’est le poids des connaissances, qui est responsable de cela. Vous ne pouvez pas ne pas vouloir, parce que dès que vous le vivez, vous ne pouvez que dire : « C’est simple, et tout le reste n’existe pas. Et je suis chez moi, je n’ai plus aucune place, aucune forme. Je n’ai besoin de rien, ni de jouer la conscience, ni rien d’autre. ».

Question : ce qui me paraissait complexe, hier, mais pas difficile, c’était de maintenir l’état.

Tu ne peux pas le maintenir. Dès que tu veux t’en saisir, il s’échappe. Tu peux simplement rester tranquille, il est là. Dès que tu veux quoi que ce soit, cela s’en va.

… c’est ce que je voulais dire, parce que je sentais que l’ego faisait des tentatives pour se réapproprier le moment.

Mais bien sûr, parce que l’ego sait qu’il est en train de mourir. Il découvre qu’il est mortel, qu’il n’est pas l’autorité. Que veux-tu qu’il fasse, à part te faire prendre des vessies pour des lanternes et vouloir se saisir de ce propre état que tu as vécu ? Ne l’écoute pas. Tu n’as rien à faire revivre, ni le souvenir d’hier, ni l’expérience d’hier, ni l’état d’hier. Ne cherche rien, et tu verras qu’il est encore là, bien sûr.

… Silence…

En ce jour et à cet instant, que vous soyez ici ou que vous lisiez à un autre instant, il ne peut exister que deux positions : la disparition ou la démoralisation. C’est très bien. Parce que être démoralisé, c’est reconnaître ses erreurs et c’est quand vous avez épuisé toutes les portes de sortie, tout ce à quoi vous pouvez vous retenir, que vous acceptez de lâcher pour être réellement ce que vous êtes, pas avant. Le seul obstacle, en définitive, ce n’est pas les maîtres de l’illusion, ni l’enfermement, ce n’est que votre personne et rien d’autre. Même s’il y a eu un principe d’enfermement, vous vous débrouillez très bien pour vous enfermer tout seuls. Tout est fait, dans le monde, pour vous distraire, pour vous occuper, pour trouver du plaisir, de la joie, et vous en oubliez l’essentiel : que vous n’êtes rien de tout ça. Et pourtant vous vous appuyez sur tout ça pour espérer vous trouver. Voyez-vous la stupidité de cela ? Rappelez-vous : l’Absolu, l’Inconnu, ne peut être connu depuis le connu. Rien ne vous sert, ni le karma, ni connaître votre personne, ça vous aide simplement à mettre un pansement – et le pansement fait encore plus obstacle à ce que vous êtes.

Peux-tu dire autre chose de ton expérience d’hier ?

Question : je me sentais dans un tel état de plénitude que je voulais que ça ne s’arrête jamais, parce que ça contenait tout. J’aurais voulu que ça soit infini et ça me suffisait pour toujours.

Cela est le cas, dès que cette forme disparaîtra. Et tu constateras, si le temps vous est laissé aussi, que cet état va, petit à petit ou brutalement, émerger au sein de la personne et de ta forme – sans effort, là aussi. Ne cherche pas à le reproduire et il se produira, parce qu’il ne dépend pas de toi. Mais le fait de l’avoir vu, de l’avoir vécu, signe que tu n’as plus rien à faire.

… cette nuit, je ne dormais pas et j’ai un peu retrouvé cet état, et j’ai vu tous les stratagèmes que l’ego employait pour me séduire.

Le Libéré vivant voit tout cela ; tu l’as vu, tu ne peux plus être dupe. Tu peux jouer le jeu pour satisfaire les autres, parce que tu as un rôle au sein de cette forme, mais tu as vu tous les stratagèmes, toutes les histoires que te raconte l’ego, toutes les séductions qu’il met en œuvre pour ne pas perdre le contrôle. Donc tout est accompli. Demeure tranquille, laisse venir à toi ce que tu es. Il n’y a aucune difficulté non plus. Mais ne veux pas retrouver cet état, parce que même si aujourd’hui il te semble un souvenir, il est en réalité toujours là. Et tu le constateras d’ailleurs dans tes méditations, dans tes nuits – pas toujours mais de plus en plus souvent.

… quelle est l’étape suivante ?

Le moment où tu perdras ton corps. Tu ne seras plus jamais piégée, ni par l’âme, ni par quoi que ce soit. Tu pourras prendre toutes les formes que tu veux, mais elles seront définitivement libres. La Résurrection n’est pas une résurrection de la forme mais une résurrection de l’Esprit. Quand je vois l’ineptie de la résurrection des morts, de certaines religions, cela montre vraiment que tous ces gens-là n’ont rien dans la tête ni dans le cœur, ils sont uniquement dans la raison. Toutes les religions sont bâties sur la peur, sans aucune exception, même les textes védiques.

Aucun écrit ne peut traduire la Vérité, il n’y a que ce que vous êtes qui pouvez le vivre, et parfois le traduire, avec vos mots à vous. C’est tout. Plus cet état s’installera de manière claire, plus tu constateras que les besoins de ta forme n’existent plus, que la peur ne peut plus s’installer. Comme l’ego a été vu, alors tu ne peux plus être séduite. Vis ta vie et sois libre.

… on va faire la fête.

Quand ?

… tout de suite.

Alors faisons la fête. Ai-je du temps ?

Question : oui, vingt minutes.

Alors faisons la fête vingt minutes.

… Silence… … …


Eh bien Bidi et nous, tous ensemble, nous allons faire une pause. Je vous salue. À tout à l’heure pour la suite.



* * * * *




_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Mer 22 Mar - 10:35 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

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ENTRETIENS MARS 2017



BIDI

Questions/Réponses Partie 4



Eh bien Bidi est de nouveau là.

… Silence…

Et Bidi vous écoute.

Question : pourriez-vous nous parler de l’Amour ?

De quelle façon ? Tous les gens, toutes les personnes en ce monde cherchent l’amour, expriment l’amour, que ce soit à travers l’art, les poèmes, le couple. Cet amour-là est un amour manifesté, parcellaire, et conditionné – obligatoirement. Le véritable Amour est non seulement inconditionné, mais de plus, il est cette fameuse plénitude quand le vide devient le Tout. Là est la source de l’Amour, la source de la conscience, et la source de toute manifestation. L’Amour est manifesté en chaque conscience. Derrière le voile de l’apparence, de la personne comme d’un animal, comme d’un végétal, il y a le même Amour ; sa présentation et son expression, bien sûr, est profondément différente. Cet Amour-là est vrai parce que même s’il disparaît avec la forme, il ne meurt pas, il disparaît de votre vue. Sans Amour, aucune forme ne serait manifestée et ne pourrait maintenir une quelconque manifestation.

L’Amour est quelque part la cause de toute forme et accompagne chaque forme, quelle que soit sa durée, en quelque dimension que ce soit. La meilleure traduction dans votre corps ¬– que vous n’êtes pas – est la perception de votre cœur ; non pas l’organe mais les différentes vibrations présentes à ce niveau, mais qui sont là encore une manifestation. Trouver la source de l’Amour, c’est aller à la source de cette manifestation et à l’origine de cette manifestation. La Lumière et l’Amour naissent de l’inconnaissance et de l’ombre, du néant. Sans Amour, point d’expérience, quelle que soit la forme de cet Amour. L’Amour n’est pas une attraction. L’Amour n’est pas seulement une manifestation ou une expression de quelque chose, mais le principe même de toute conscience et de toute manifestation, où que ce soit.

Les voiles de la personne ont conditionné cet Amour par l’adhésion à l’histoire, par l’adhésion aux concepts, aux religions, aux croyances et aux relations quelles qu’elles soient. En définitive et en vérité, la source de l’Amour est le Silence, l’Éternité, la plénitude, la Joie sans objet et sans sujet, libre de tout concept, de toute idée, permettant toute manifestation. Mais dès que cela est manifesté, cela prend une forme, cela prend des idées, cela prend des représentations, des images, des énergies.

Au sein de la manifestation la plus proche de l’Amour inconditionné, il n’est ni attraction ni répulsion, il est Évidence de l’essence même de votre être, de votre nature apparente, même altérée par les voiles. Il est le fondement de la Vie, encore une fois, en toute forme sans aucune exception. Sans Amour, rien ne peut être créé ; sans Amour, rien ne peut être expérimenté. Tout peut être approché, conceptualisé, mais ce n’est pas la Vérité.

Quand vous découvrez totalement ce que vous êtes, l’Amour est là. Il n’y a pas de mots à mettre dessus car il n’est comparable à aucun amour conditionné ; même s’il y est caché à l’intérieur vous n’en voyez que l’apparence. L’Amour vrai, vous ne le trouverez jamais dans l’illusion parce que cet Amour passera toujours, quoi que vous fassiez, et c’est normal. Il n’y a rien d’anormal là-dedans. Dans l’illusion tout naît, tout croît, tout décroît, et tout meurt, même l’amour. Mais ce n’est pas le vrai Amour car le vrai Amour ne peut mourir ; il a toujours été là, lui aussi. Pour les Libérés, l’Amour est une telle évidence qu’il n’a pas besoin d’exprimer des concepts ou des idées par rapport à cela.

Les poètes, les artistes, les philosophes, les saints, en ont parlé toute leur vie, et l’ont manifesté à travers des charismes, à travers des processus que vous nommez spirituels, des dons de l’Esprit, le parler en langues, la lévitation, la bilocation. Ceux-ci ne peuvent se produire que s’il y a Amour le plus proche possible de l’Amour vrai. Mais là aussi, et vous le savez, il faut dépasser cela. Aller à la source et à la cause de l’Amour, au-delà de toute manifestation, au-delà de tout concept, au-delà de toute comparaison, et l’Amour est simplement être Rien, c'est-à-dire Tout. Cela rejoint ce que j’ai exprimé hier : l’humilité, la simplicité, la Voie de l’Enfance, la tension vers la Lumière, l’obsession de la Lumière, l’obsession de l’Amour, prenant toute la place des concepts, des idées, des actes.

De la même façon que vous recherchez l’Amour, tant que vous recherchez l’Amour, vous n’êtes pas Amour, parce que là aussi il vous faut, en quelque sorte, retourner à la source de l’Amour pour pouvoir vivre l’Amour, indépendamment de tout sujet et de tout objet. La meilleure traduction que vous en ayez au niveau de votre personne, quand celle-ci a laissé la place, c’est la Demeure de Paix Suprême, c’est Shantinilaya, c’est Sat-Chit-Ananda, c’est un état Turiya constant, un Samadhi constant, où aucun voile ne peut apparaître, où rien de ce qui est personnel ne peut interférer.

Être libéré, c’est être installé à la source de l’Amour.

… Silence…

L’Amour se suffit à lui-même. Quand vous êtes libérés, l’Amour est là. Il n’y a ni but ni objectif, tout au plus pouvez-vous rendre témoignage, par votre Présence, par certains mots s’adressant au-delà de la personne et au-delà du paravent, afin de stimuler, si je peux dire, ce noyau d’Éternité que vous avez perdu de vue. Quand vous avez découvert ce joyau, alors tout devient effectivement manifestation d’Amour, même si la personne ne ressent pas cet Amour ; il ne s’adresse pas à la personne, il est sans objet et sans sujet. C’est cette Présence que vous ressentez, là, que mes visiteurs ressentaient chez moi. C’est quelque chose de vaste, de plein, d’évident.

… Silence…

Voilà en quelques mots l’approche que je peux en donner, mais je ne peux pas le définir car le définir, c’est déjà le trahir.

L’Amour, c’est aussi être dans le présent, c’est ne pas dépendre d’aucune circonstance, d’aucun évènement antérieur ni d’aucune projection. C’est la Liberté du présent, c’est l’Ici et Maintenant, le Cœur du Cœur. Cet Amour-là, même s’il se manifeste, ne peut pas être coloré ou amputé de quelque idée ou concept, ou de quelque attraction envers quoi que ce soit ou qui que ce soit. Il ne fait pas de particularisme, sa valeur n’est pas différente selon les personnes, selon les sujets ou selon les objets ; il demeure identique à lui-même.

Découvrir la nature et la cause de l’Amour ne peut se vivre que par la tension vers l’Abandon ou par l’Absolu. L’Onde de Vie a porté jusqu’à votre cœur et jusqu’à votre tête la vibration, vous le savez, du centre de la Terre. Cette vibration-là fait partie des premières émanations de l’Amour et de la Vie, comme la sève de l’arbre qui monte au printemps et fait apparaître les feuilles. Pour vous, cet élan peut venir du bas, comme l’Onde de Vie, ou naître spontanément au Cœur du Cœur.

Fondamentalement, il n’y a pas de différence entre l’Absolu et l’Amour, sauf que dans l’Absolu, vous ne pouvez pas l’éprouver en tant que manifestation mais vous l’éprouvez au moment de revenir en Ultime Présence et en votre présence ordinaire, comme un sentiment de plénitude à nul autre pareil, et que vous savez pertinemment, par l’expérience, que rien de ce monde ne peut l’approcher, excepté dans sa manifestation des Flammes de l’Esprit, jumelles. Tout le reste ne peut être que conditionné. Ainsi, un poète peut s’exprimer sur l’Amour, qu’il soit personnel ou pas, un artiste peut le transcrire sur une toile, sur une sculpture, un philosophe peut en discourir, mais comment pouvez-vous discourir sur ce qui n’a pas de forme, ce qui échappe à ce monde ?

Le Libéré vit, sans se poser de questions, que l’Amour est à la base et à la source de tout mais que l’Amour vrai est en dehors de la manifestation et de l’expression ; il est ce que vous êtes. Dans cet état de plénitude où la notion d’identité, la notion de personne ne peut plus jouer aucun rôle quand l’ego est vu pour ce qu’il est, un trompeur, un séducteur, pétri de peurs. En l’Amour vrai, il n’y a aucun manque. D’ailleurs, même en Occident, vous avez eu l’exemple de mystiques qui étaient tellement dans l’Amour qu’ils n’avaient plus aucun besoin, même de manger.

Je dirais que l’Amour, enfin, pour le Libéré, est une action de Grâce perpétuelle. La meilleure image que je puisse vous communiquer en tant que personne, c’est que quand vous vivez l’Amour vrai à sa source, la seule impression que votre personne peut ressentir, c’est exactement cette expression : « se faire l’Amour à soi-même ». Et je ne parle pas de pratique sexuelle parce que cette extase-là, elle se passe dans le cœur. Elle intéresse bien sûr tout le corps, mais elle vient se renforcer de la périphérie vers le cœur. Enfin, dans l’Amour vrai, il n’y a aucun questionnement sur le sens de ce monde parce que en l’Amour, comme je l’ai dit, vous voyez les agissements de l’ego, vous voyez l’illusion des formes. Quand je dis voir, ce n’est pas une vision subtile, c’est une compréhension réelle et directe. Là est la vraie connaissance, et donc l’ignorance.

Quand l’Amour est manifesté, il peut prendre différentes colorations plus ou moins éloignées de l’Amour vrai, inconditionné, parce que tout Amour exprimé au sein d’une forme illusoire, ici en ce monde, sera toujours conditionné, ne serait-ce qu’à travers votre forme. Il est donc parcellaire. Ce qui explique que quand des situations vous approchent de l’Amour, et la sexualité en est un, vous allez avoir besoin de reproduire pour retrouver la sensation. Mais quand vous serez capables de laisser naître en vous cette même sensation, sans rien d’autre, sans relation, sans pensée, sans méditation, alors vous êtes dans l’Amour presque vrai. Vous êtes au début de la manifestation de l’Amour, et les conditionnements liés à votre forme sont limités à leur plus simple expression. À ce moment-là, cet Amour ne peut être, le plus souvent, que traduit que par le mot « plénitude », « béatitude », où tout est parfait, où il n’y a besoin ni de forme ni de personne.

… Silence…

Question ?

Question : hier, quand vous avez commencé à parler, j’ai ressenti une expansion partant de la poitrine et s’étendant à tout le corps. Cela venait du fait que je ressentais l’Amour à travers vos mots et j’en ai pleuré de joie.

Je te remercie, mais tu as raison. En tant que personne sensible, cet Amour-là naît spontanément, même s’il y a un déclencheur qui, ce cas-là, ont été mes mots, et comme tu le décris, c’est une sensation. C’est la meilleure traduction pour la personne, qui peut être accompagnée de l’émotion ultime qui est liée à la reconnaissance de toi-même. Donc c’est toi qu’il faut remercier. Cet Amour-là ne peut être comparé à rien d’autre. Le vivre, ne serait-ce qu’une fois, laisse un souvenir impérissable tant que la forme est là. L’erreur serait de vouloir répéter cette expérience ou cet état en y pensant, parce qu’il est toujours là, même s’il n’est plus ressenti. Étant toujours là – il est impossible d’ailleurs qu’il en soit autrement –, le ressenti a rendu témoignage de l’Amour. Il n’y a donc pas à le rechercher, il y a juste à le laisser éclore, si je peux dire, de façon naturelle.

Un enfant qui n’a pas encore la conscience de sa personne, avant trois ans, cet Amour-là, qui est lié à sa Présence non encore individualisée malgré la présence de sa forme, est certainement le plus proche de la source de l’Amour. Ce qui fait obstacle à l’Amour vrai, c’est uniquement l’illusion de se croire une personne et de se croire aimer un objet ou un sujet. Comme cela vous a été dit, il faut en priorité vous aimer vous-mêmes, non pas dans votre personnage, non pas dans votre forme ni dans aucune histoire. Vous aimer vous-mêmes va de soi, puisqu’il n’existerait aucune vie, aucune manifestation de la conscience sans Amour.

Même si vous ne l’avez jamais vécu, lorsque vous le vivez, cela ne laisse planer aucun doute pour quiconque, et si cela vous tombe dessus, quelles que soient vos croyances encore présentes, quelles que soient les séductions de votre histoire, vous savez que l’essentiel est là parce que vous l’avez vécu. Alors après, bien sûr, si ce n’est pas stabilisé, si vous n’avez pas abandonné la personne, vous allez essayer de faire rentrer cet Amour, principiel si je peux dire, selon vos concepts, selon des objets ou des sujets. L’Amour le plus proche de l’Amour vrai est donc l’Amour tourné vers soi, au-delà de la forme, et je dirais même au-delà de la manifestation même de cet Amour tel que vous les connaissez.

L’Onde de Vie, lors de sa naissance, pour ceux qui l’ont vécue, était un état de jouissance quasi sexuelle mais qui montait au cœur, qui ne restait pas dans le bas du corps. Là, il y avait mouvement, aujourd’hui il y a immobilité, et donc vous approchez, que vous le vouliez ou non, de la source de l’Amour.

Trouver la source de l’Amour, l’Amour vrai, en rejoignant en quelque sorte la première manifestation de l’Amour qui naît effectivement dans le cœur, vous êtes au plus proche de ce que vous êtes, même si cela se traduit dans votre corps et dans votre histoire. Ne cherchez pas, à ce moment-là, à relier cela – vous ne le pourrez pas, d’ailleurs – à d’autres expériences antérieures de l’Amour quel qu’il soit, en votre personne.

S’il disparaît, comme ce fut le cas pour certains d’entre vous lors de certaines expériences dont vous avez témoigné, aucune inquiétude. Vous avez vu, vous avez vécu, quelles que soient les difficultés de votre personne encore présente.

N’oubliez pas que si vous voulez vous installer là, il n’y a rien à faire. Ne pas poser d’étiquettes, ne pas poser de concepts et laisser les choses se faire d’elles-mêmes. Vous ne pouvez rien faire, tout ce que vous ferez n’est issu que de la personne. Autrement dit, l’Amour est un état naturel et spontané, qui est tout le temps là mais que les voiles de la personne, de l’ego, des pensées, des émotions, des concepts, des histoires, viennent en quelque sorte souiller et corrompre, modifier, amoindrir, transformer ce qui n’a pas à l’être.

Je le répète pour terminer, le plus proche de ce que serait l’Amour, c’est le moment où vous percevez que tout est vide, que tout est plein, que quelque chose au sein de la personne part du cœur, du Cœur du Cœur même, qui n’est pas seulement le chakra du cœur, bien sûr, mais toute la poitrine. D’ailleurs certaines expressions ont été employées, comme la Couronne Radiante du cœur, le Cœur Ascensionnel, le cœur Vibral, le Cœur du Cœur, la Nouvelle Tri-Unité. Tout ça correspond à la même chose, sous des vocables différents et des différences minimes de manifestation. Vous ne pouvez pas contrôler ce que vous êtes, vous ne pouvez que capituler en tant que personne pour le laisser, si je peux dire, fleurir et être éternel, quelle que soit votre forme, quel que soit votre devenir, quels que soient les obstacles ou les maladies.

… Silence…

Le Libéré est en état d’Amour constant, quoi qu’il dise, quoi qu’il manifeste. Il n’est pas dupe, ni de la forme, ni des concepts, ni de quoi que ce soit concernant ce monde.

… Silence…

Question ?

Question : les mantras peuvent-ils être intériorisés ou doivent-ils être verbalisés ?

Qui, mieux que toi, peut avoir la réponse ? Tu poses une question intellectuelle, essaye par toi-même et tu verras. Pourquoi veux-tu qu’une autorité extérieure te donne la réponse ? Fais les deux, et vois, car pour chaque personne, la réponse est différente ; donc c’est à toi qu’il appartient de le vérifier. À toi de trouver ce que tu perçois comme le plus efficace pour toi, au-delà de ta personne. N’écoutez jamais un ouï-dire, une connaissance extérieure. Tant que ce n’est pas validé par votre vécu, et pas par votre mental, comment voulez-vous, ne serait-ce qu’avoir l’illusion de progresser quelque part ?

Cela a été la même chose pour tout ce que vous ont communiqué les Anciens, que cela soit le Yoga de l’Unité, le Yoga de la Vérité, que ce soit la Danse du Silence, que ce soit les procédés que vous utilisez avec des cailloux, pour les assignations vibrales, pour autre chose. Tant que vous n’avez pas expérimenté, vous pouvez discourir à l’infini, et qui discourt, si ce n’est la personne qui fait tout, dans les stratagèmes de l’ego, pour éviter d’expérimenter. L’Amour doit être responsable. Il n’y a pas d’autre responsable au monde que vous, quels que soient les maîtres de l’illusion, quel que soit ce que vous avez vécu. Rappelez-vous les notions d’Autonomie, de Liberté et de Responsabilité.

Osez. Osez être ce que vous êtes. Vous n’avez besoin d’aucune autorité extérieure, et je ne serai certainement pas cette autorité. Je ne fais que vous dire le Vrai, le reste vous concerne, car si j’oriente votre décision, concernant aussi bien un mantra qu’une technique, vous allez vous y conformer. Ça, c’est bon pour la personne mais pas pour la disparition de la personne. Alors bien sûr, il est quand même évident que plus la personne est affinée et expansée en vibration, plus il est facile d’entre-apercevoir la Vérité, mais l’entre-apercevoir, l’expérimenter, et y être installé, ce n’est pas la même chose. Il faut éprouver par vous-mêmes, et rappelez-vous je ne m’adresse pas à la personne – quand c’est à la personne, je le dis.

Il a toujours été dit que la seule force de l’univers est l’Amour, mais ça sert à rien de le dire. Prouvez-vous-le, aimez-vous vous-mêmes et reconnaissez votre Liberté. Reconnaissez l’illusion de ce corps, l’illusion de ce monde, sans rien rejeter, et à ce moment-là, vous serez libres. Libres de concepts, libres de tout, quel que soit le sort de ce corps, quelles que soient ses limites qui, de toute façon, ne dureront jamais au-delà de la mort.

… Silence…

Question ?

Question : beaucoup de maîtres ont vécu cette plénitude, pourquoi l’Absolu ne s’est-il pas manifesté à eux ?

Parce que tous ces maîtres, et je l’ai évoqué hier, ce sont arrêtés en chemin. Ils se sont arrêtés au Soi, parce que le Soi est un grand séducteur. Trouvez le « Je suis », je l’ai toujours dit, et après débarrassez-vous du « Je suis ». « Je suis » veut dire simplement être là, exister, se tenir en dehors de la Vérité, en dehors de l’Être. Trouver l’Être au sein de l’existence, tout le reste découle de là. L’Amour n’est jamais un effort. Je l’ai dit, beaucoup de gurus se sont arrêtés à ce stade, pourquoi ? Parce qu’il y une auto-contemplation du Soi et que surtout ils sont aimés, adulés. Est-ce ça le véritable Amour ? Merci, pas pour moi.

Ces maîtres-là entretiennent une dépendance. Où est votre Autonomie, où est votre expérience ? Les vraies transmissions du Satguru à son disciple préféré existent bien sûr en Orient, mais c’est quelque chose d’extrêmement rare. Même ceux qui ont soi-disant pris ma suite ne sont que des singes ; ils m’imitent. Être vrai ne peut pas imiter quiconque, ni le Christ, ni Bouddha, ni tel grand maître ou tel autre grand maître. Regardez, par exemple, vous avez un être qui a, au début du XXème siècle, été certainement au cœur de la Vérité, c’était Maharshi – un Ami vous le nommez, je crois, vous pouvez le dire maintenant. Tous les autres qui ont été ses fils spirituels, ont tous perdu l’Absolu. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont parlé du Soi, ils glorifient le Soi. Vous voyez l’erreur ? Ah, bien sûr, se présenter en robe blanche ou jaune avec un collier de fleurs et un grand sourire, ça séduit, mais moi je ne veux pas vous séduire. Quel intérêt ?

Et je crois d’ailleurs que le Commandeur vous avait largement expliqué cela, mais il n’y a rien à critiquer. Je dis simplement que ce sont des expériences mais que ce n’est pas vrai. Est-ce que ça veut dire pour autant que c’est l’ombre ou que c’est opposé à la Lumière ? Non. Ça veut dire que c’est incomplet, tout simplement. Le vrai Libéré aujourd’hui, dans votre monde, il n’a pas besoin de le dire, il n’a pas besoin d’écrire des livres, comme tous ces gens de ce que vous nommez, je crois, le nouveau advaita ou le néo advaita, parce que les mots sont les mêmes, mais le vécu il est où ? Comment est-ce que quelqu’un qui est Absolu peut glorifier le Soi ? Maharshi l’avait dit : « Trouver le Soi, et après découvrir que vous n’êtes même pas le Soi ». Il n’y a pas d’erreur, il n’y a pas de fausseté, il y a juste incomplétude.

Je n’ai jamais créé d’école, je n’ai jamais rien écrit à part des poèmes, lors de ma Libération, à trente-trois ans, après trois ans auprès de mon guru. Et je vous l’ai dit, il m’a dit simplement deux phrases. Je n’avais besoin de rien d’autre, et vous non plus. Rendez-vous compte, vous cherchez des modèles, mais il n’y a pas de meilleur modèle que ce que vous êtes, ne vous laissez pas abuser par les manifestations de ceux qui sont dans des robes jaunes, ou blanches, avec des guirlandes de fleurs, ou qui trônent sur des sièges au-dessus de vous. J’étais au même niveau, il n’y a pas de différence. Il y a simplement une clarté différente, mais fondamentalement il n’y a aucune différence.

Déjà, de mon vivant, nous étions très loin des principes des grands maîtres, des authentiques maîtres, je parle là de Shankara, je parle là de Lao Tseu, je parle là de Shirdi Sai Baba et non pas Sai-Baba. Je pourrais en parler d’autres, y en a eu, bien sûr. Le véritable maître ne veut ni école ni élèves. Il vous laisse libre, totalement, il ne veut aucune adhésion, il ne veut rien. Tout au plus, un maître du Soi peut-il être un guide un certain temps, mais c’est tout. Le véritable maître n’a pas besoin d’écrire, il n’a pas besoin de disciples, il n’a pas besoin d’école. Il est le témoignage vivant, il n’a besoin de rien d’autre.

Je dirais que c’est pourtant simple à voir, mais vous ne voulez pas voir. Le chercheur dit : « Je veux la Liberté, je veux être libéré », mais je l’ai dit, le chercheur est le cherché. À partir de là, vous voyez la séduction ? Même si ce maître est bienveillant, il ne peut vous conduire, il ne peut pas vous prendre par la main. Il y a eu de très rares cas de transmission d’un maître authentique, réellement, à un disciple, mais jamais plus de un. C’est logique. Mais rappelez-vous qu’en Inde, la culture n’est pas la même qu’en Occident, que les concepts ne sont pas les mêmes – la finalité est exactement la même – mais regardez, même en Inde, les gurus pullulent. Ils ont besoin d’être aimés, ils sont incapables d’être l’Amour et l’incarnation de l’Amour. Bien sûr, certains ont reconnu l’Absolu, et le Commandeur en fait partie, je crois. Il savait qu’il y avait quelque chose au-delà mais le temps n’était pas venu, d’où sa proximité avec l’humanité, et c’est très bien. Il n’y a aucune critique dans ce que je dis, mais simplement, voyez clair.

… Silence…

Question ?

Question : depuis hier, je me répète cette phrase : « Je ne suis pas cette personne, je ne suis pas ce corps », et une autre question a surgi naturellement : « Qui suis-je ? ». Quand j’essaye d’y répondre, je vois que je n’arrive pas à localiser d’où vient ma conscience…

Mais c’est normal, tu es de partout, le monde est toi.

… j’observe mon ego qui

Qui panique, c’est normal.

… oui, qui panique.

Eh ben laisse-le paniquer. Plus tu paniqueras, plus tu seras libre, ce sont les sens de mes mots. Nous ne sommes plus il y a quelques années, nous ne sommes plus au moment où j’étais vivant, incarné parmi vous. Rappelle-toi le témoignage de ta sœur, de notre sœur. Il y a eu effectivement le sentiment de panique, et tous ceux qui passent par l’Absolu, que ce soit Maharshi, vous avez nécessairement à traverser l’angoisse de la mort et de la perte de l’individu et de la forme. Alors affronte cela. Que va-t-il t’arriver ? Regarde ta panique, regarde le vide, regarde ce néant. Aies-en peur, mais ne fais pas demi-tour. Ose, de la même façon que tu oses t’adresser à ton banquier pour lui demander de l’argent. Ose être ce que tu es. Y a que toi qui peux répondre à cette question.

Si tu dis : « Qui suis-je ? », je te réponds : « Tu es celui que tu es ». Bien sûr, c’est un vide incommensurable pour l’ego, n’écoute pas ce qu’il dit. Qui décide ? D’autant plus que tu vois l’ego, est-ce lui ou est-ce toi, quoi qu’il sécrète dans ton corps, quoi qu’il noue dans ton corps ? Il suffit qu’il y ait cette panique pour que tout de suite, tout le monde, se ré-identifie au corps. Ça s’appelle le réflexe de survie de l’ego, c’est le gardien du seuil. Mais je ne peux pas t’emmener de l’autre côté, je ne peux espérer que te botter les fesses pour que tu ailles droit là, mais je ne peux pas te guider autrement. Saisis cela, tu es seul, totalement seul, il n’y a rien d’autre.

Bien sûr l’ego panique, à ces mots. Il ne supporte pas la solitude, il a toujours besoin d’un objet, d’un sujet, d’un concept, d’une idée, d’une émotion.

… il y a une partie de moi qui a envie de plonger quand même…

C’est pas une envie. Tant que tu dis « envie », c’est la personne. Laisse se faire ce qui se fait, tu n’as rien à faire. La Liberté fait peur parce que la Liberté signifie la fin de toute histoire, de tout mensonge, la fin définitive de l’illusion, quelle que soit l’illusion de ce corps qui reste. Ce que je peux te dire, par contre, c’est que quand tu auras réellement vécu cela, plus rien ne sera comme avant. Tu le verras dans ton corps, tu le verras dans ton ego, puisque la personne sera toujours là, bien sûr, même si vous n’êtes pas cette personne. Il n’y a personne, d’accord, mais vous avez un véhicule. Ose traverser tes peurs. Que risque ton véhicule ? Sois logique. Tu es assis sur une chaise, tu n’es pas au bord d’un précipice. C’est ton mental qui te dit qu’il y a un précipice et un trou. Tu es assis confortablement sur une chaise ; à part ton mental, quel est l’obstacle ?

… aucun.

Merci.

Vous arrivez tous, collectivement, que vous le vouliez ou pas, à ce seuil. Faites-le maintenant et vous serez débarrassés. Vous serez tellement dans cette jouissance de la plénitude que vous n’attendrez plus quoi que ce soit. Ça ne changera rien pour vous. Et c’est là, en te libérant toi-même, que tu rendras le plus grand service et la plus grande dévotion à la Vie et à l’Amour, par ta simple présence, de la même façon que vous avez été des ancreurs et des semeurs de Lumière.

Bien sûr qu’il y a une histoire qui se joue – c’est la fin d’un cycle, je l’ai dit – mais tu n’es aucune histoire, et ta meilleure place, c’est en dehors de toute histoire, dans le présent. Rendez-vous compte que là, cette panique n’est ni un réflexe de survie, si ce n’est de l’ego. Le corps, il sera toujours là après, tes enfants, ils seront toujours là, ta femme sera toujours là, mais tu ne verras plus que ça, tu verras autre chose.

Qui veut ici me poser une question aussi précise ?

Question : j’aimerais témoigner de la force d’amour qu’il y a dans le matraquage verbal que vous utilisez pour nous faire lâcher. C’est ce que j’ai ressenti hier, quand ma tête n’arrivait plus à comprendre le sens de vos mots mais s’accrochait à la sonorité qui me portait et que je sens aujourd’hui si remplie d’amour que je sais que c’est votre amour qui m’a permis de traverser.

Parce que je t’ai montrée à toi-même, je n’ai rien fait. Tu es allée au-delà des cris et tu témoignes aujourd’hui que c’est très simple. N’a-t-on pas l’air ridicule de ce qui était avant ?

Sans culpabilité, si tu regardes en arrière, tu ne peux que dire : « C’est affreusement simple », et d’ailleurs tous les Libérés vous le disent sans arrêt. Le maître qui n’est pas libéré va vous entraîner dans des bhajans, dans des asanas, dans des yogas, dans des dévotions, dans des adorations, sous prétexte qu’elle serait la Mère Divine ? Mais rendez-vous compte. L’imposture a assez duré.

Rendez-vous compte du ridicule de ces peurs, là dans l’instant, je ne parle même pas de votre mort.

Question.

Question : quand je regarde dans les yeux de mon dragon, qui n’est pas mon dragon d’ailleurs, je suis noyée dans l’Amour de son regard et maintenant je disparais. Je ne suis plus là mais je sens toujours l’Amour. Est-ce une illusion ?

Et as-tu idée de regarder tes propres yeux dans le miroir, tu auras le même effet.

… oui, je vais peut-être le faire…

Et d’ailleurs c’est ton dragon, puisque tu es le monde.

… les yeux du dragon sont plus grands.

Mais qu’est-ce que la taille à avoir là-dedans ?

… ça a été le déclencheur.

C’est très bien.

Question : tout en ayant disparu, je ressens encore l’Amour. Suis-je dans l’illusion ?

Mais c’est normal. La personne… tu n’es pas cette personne mais je n’ai jamais dit que y avait… Y a personne, effectivement, mais ton corps, ton entité, elle est bien là, non ? Donc c’est manifesté. Donc c’est normal de ressentir l’Amour, dans ta vie de tous les jours, dans tes rencontres.

… mais, dans cet Amour, je disparais.

Mais c’est normal. L’Amour vrai ne peut que te faire disparaître, de tout concept, de toute forme et de toute identité.

… c’est normal de ressentir l’Amour ?

À l’état, aujourd’hui, tout de suite ?

… dans cette disparition, je ressens encore l’Amour.

Mais c’est normal, sans ça tu ne pourrais témoigner de rien, tu es l’Infinie Présence. Tu vois tous les possibles, tu t’es noyée dans l’Amour, et tu es sauvée – et réalises qu’il n’y a rien à sauver d’ailleurs.

… on est bien comme ça.

C’est la tranquillité. Vous n’êtes plus affectés, vous vivez votre vie, vous allez manger votre glace si vous voulez, vous allez au restaurant, au ski, à la montagne, à la mer, au casino, je ne sais pas moi, peu importe. Quand tu es vivant, il faut vivre.

La quête est terminée dans ce que tu décris. Va et vis. Comme je disais à l’époque, je te renvoie chez toi. Je demandais aux gens ce qu’ils faisaient là. Bon d’accord, ici vous êtes des amis, et c’est l’amitié qui vous réunit, c’est pas moi, c’est pas celui qui parle. Vous sentez bien, quand même, vous le dites, vous voyez bien la différence entre ici et ailleurs, vous voyez bien la différence quand vous êtes avec les frères et sœurs, les amis. Tout Libéré vivant que j’étais, j’étais obligé de me déplacer au centre des impôts pour payer mes impôts, c’est logique ; y a aucune incompatibilité, sauf pour l’ego bien sûr. C’est l’ego qui vous monte tout un cinéma. Aujourd’hui vous le voyez plus que jamais, vous employez tous ces termes, vous voyez votre ego.

Question : quand j’arrive dans le vide sans être passée par l’Amour du dragon, je suis dans le vide mais je m’entends me dire : « Je suis dans le vide ». Si je pense, je ne suis plus dans le vide ?

Je viens de te dire que si tu étais totalement dans le vide, que pourrais-tu ramener de plus que dans le sommeil sans rêves ? Rien. Mais dès que tu entres en manifestation, c'est-à-dire dans ton corps, tu ressens cet Amour.

… je le ressens même quand je suis dans le vide.

Mais oui, en Ultime Présence, avant l’extinction de la conscience elle-même, le vide est déjà là. Tu ressens l’Amour, mais à l’ultime… pas stade mais état réel, le seul mot qui peut venir, c’est que ce rien est Tout : c’est l’Absolu. Et je te propose de rendre grâce pour sentir cet Amour dans ta forme. L’Amour et cette plénitude.

Question : quand je suis dans la forêt, par moments je me sens couverte d’Amour, j’ai le corps qui s’expanse et je me sens bien.

L’Amour est encore manifesté, mais tu connais la source de l’Amour, est-ce que c’est contradictoire ? Béni soit celui qui ressent cet Amour où qu’il soit, en face d’un dragon, en face de sa femme, en face d’un enfant, en face de la nature. C’est l’Absolu dans la forme. Mais je te rappelle ma première phrase : tu peux aussi te regarder dans le miroir et vivre la même chose, avec tes yeux, même plus petits.

… je vais essayer.

Tu vas pas essayer, tu vas le faire et le réaliser. Déjà quand tu dis « Je vais essayer », ça veut dire quoi ? C’est que tu supposes que ça peut échouer. Qui parle ?

… je vais le faire.

Question, ou témoignage, ou chose à dire.

Question : j’ai vécu l’Infinie Présence dans la Lumière Blanche infinie qui n’avait pas d’espace et pas de limites, avec un champ d’Amour qui emplissait tout…

La Demeure de Paix Suprême.

… qu’est-ce qui fait qu’à un moment, l’absence de Lumière se présente à la place de l’Infinie Présence ?

Quand tu ne tiens plus à aucune manifestation de Lumière Blanche. Le Libéré vivant ne voit pas de Lumière, tout au plus est-il dans le bleu sombre ou dans le noir. Les yeux fermés il ne voit rien. Il peut aussi voir – lors de certains états, mais qui ne peuvent pas durer –, le Tout, comme notre sœur l’a décrit. Mais la Lumière Blanche n’est pas un but, elle est une certitude de la réalité de l’Amour et de la Lumière, mais d’où vient cette Lumière ? Qu’est-ce qui est à l’origine de cette Lumière ? C’est ce qui est au-delà, derrière si tu veux, au Centre. Alors, bien sûr, la Lumière Blanche est aussi une séductrice, c’est le Supramental, celle que Sri Aurobindo avait vu, sa descente, c’est ce que vous vivez. Mais c’est pas le but, c’est un moyen.

… j’ai vu également du noir avec au centre un papillon noir qui était brillant.

Et ?

… qu’est-ce que c’était ? Était-ce quelque chose qui s’approchait de ça ?

Non puisqu’il y a représentation et forme, c’est toujours l’Infinie Présence. Rappelle-toi ce qu’a dit notre sœur, ce que j’ai dit, ce que d’autres ont dit, la Lumière Blanche est le reflet du Soi. C’est déjà extraordinaire, je te l’accorde, mais ne t’arrête pas là. Quand je dis ne t’arrête pas là, ça ne veut pas dire de bouger ou de te déplacer, ça veut dire justement cesser de percevoir, cesser de ressentir, pas par la volonté, pas par un désir, pas par une technique. Acceptes-tu de tout perdre, même cette Lumière Blanche ?

Cette Lumière Blanche est en quelque sorte l’image de la plénitude, la première manifestation de la plénitude, c'est-à-dire de l’Absolu, du Parabrahman. Tu te situes ici dans ce qu’on appelle l’Atman, il y a encore une personnalisation. Je ne dis pas ego mais encore, quelque part, l’attachement à la forme, pas nécessairement la tienne. Tu as besoin de ce repère, pour l’instant. Notre sœur a lâché ce repère. Bien sûr il y a ce vide ou cette panique, comme notre frère l’a dit, mais faut pas faire demi-tour. Il faut rien. Il faut se laisser traverser, ne rien accrocher, aucune forme, aucune Lumière, aller au-delà.

… juste être, à ce moment-là.

Ça c’est un bon mantra.

Mais je préciserais : juste être, à condition d’être juste.

… Silence…

Autre chose ? À dire, à exprimer, à questionner ?

Nous n’avons plus de questions.

Alors, Bidi va vous saluer, et s’il en a la possibilité, il reviendra avec un autre marteau.

Et Bidi vous aime, au-delà de toute forme.

Alors je vais faire comme le Commandeur : à bientôt…

...Applaudissements...

Au revoir.



* * * * *




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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 21:02 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

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ENTRETIENS MARS 2017



Omraam Mikaël AÏVANHOV

Questions/Réponses Partie 3



Eh bien chers amis, je me réjouis de passer un certain temps avec vous aujourd’hui. Je vous présente tout d’abord toute ma Paix, tout mon Amour et toute ma fraternité, à chacun de vous. Et comme nous faisons d’habitude, nous allons passer un après-midi sans faire de bruit, n’est-ce pas, ça sera plus agréable peut-être pour vous, et en tout cas, essayer d’insérer ce que j’ai à dire dans vos réponses par rapport à ce que vous a re-spécifié hier notre cher hurleur Bidi, qui permet, si vous voulez, d’ajouter une perspective et qui, j’espère, vous a permis encore aujourd’hui de voir, parmi ceux d’entre vous, ici ou ailleurs, qui ont des manifestations physiques depuis cet hiver ou des symptômes, on va dire psychologiques, de comprendre que c’est justement par l’intermédiaire de ce qui s’est cristallisé et qui vous éprouve que se réalise votre plus belle approche, si je peux dire, de ce qu’il reste à transmuter, si on peut dire ça comme ça.

Alors nous allons commencer avec toutes vos questions possibles et imaginables, et même si elles concernent la personne, parce que la personne elle est encore là et il faut malgré tout s’en occuper, hein. Ça veut pas dire que vous devez fuir ce corps, vous le savez, mais voir clair en ce qui se déroule sur l’écran de ce corps et de cette conscience, là où vous êtes. Alors cher ami, je t’écoute.

Question : notre cuisinier semble un peu triste. Pouvez-vous lui donner un peu de votre humour ?

L’humour, l’humour ça naît quand vous êtes libres. S’il y a tristesse, est-ce que c’est une tristesse primaire ou est-ce que c’est une tristesse secondaire ? Rappelez-vous ce qu’a dit Bidi. En ce moment, beaucoup d’entre vous, même qui étaient installés dans la Paix, dans l’Infinie Présence, n’ont pas été tout à fait jusqu’au bout. Donc que fait le corps ou que fait le psychisme ? Il va manifester un certain nombre d’éléments, aussi bien au niveau du corps, dans certaines parties du corps préférentiellement, c’est-à-dire tout ce qui est le bas du corps ou le haut du corps. Pour l’instant ça touche pas trop encore, je dirais, les profondeurs, c’est-à-dire tous les viscères qui sont à l’intérieur du tronc. Ça peut arriver, mais pour l’instant vous êtes dans des symptomatologies soit purement psychiques, qui illustrent simplement l’établissement de la Lumière.

Alors la tristesse, je pense qu’elle est nécessairement consécutive à des prises de conscience de la distance qui peut encore exister, et c’est un cas général, ça correspond pas spécifiquement à telle ou telle personne. Vous pouvez tous éprouver cela. Rappelez-vous que la tristesse n’est que la prise de conscience, non pas d’un évènement qui vous rend triste mais de la différence qui peut encore exister entre ce que vous croyiez auparavant, avant l’hiver, et ce qui se manifeste maintenant. C’est-à-dire que c’est une prise de conscience. Mais bien évidemment la tristesse n’est que temporaire, ça va être, comment vous dites, un aiguillon qui va vous stimuler. C’est pas une tristesse primaire, c’est une tristesse secondaire liée, pour tout un chacun quand ça se produit, soit à la colère, soit à avoir, je crois que Bidi en a parlé, confondre la notion de contrôle avec la notion d’abandon, hein.

L’observateur, le témoin, n’est pas celui qui va contrôler ce qui se déroule. C’est-à-dire que dès l’instant où vous allez contrôler quelque chose en pensant l’avoir éliminé, parce que vous évitez que ça se produise – ça peut être aussi bien des émotions que des comportements, que des émotions –, elles vont effectivement, comment dire, vous exploser à la conscience. Mais ce n’est pas ni une punition ni quelque chose à résoudre, c’est encore une fois et toujours, comme d’habitude, de voir les choses telles qu’elles sont. Que ce soit à travers des douleurs, que ce soit à travers des humeurs, tout ça vous montre parfois la distance qui est peut-être apparemment à parcourir pour la personne. Mais surtout l’absence, si vous voulez, de dégagement, si je peux dire, réel, de sacrifice de l’Esprit pour la Lumière.

Y a quelque part, souvent très bien cachés chez beaucoup de frères et de sœurs, des éléments qui ont été mis en avant au niveau de la personne pour avoir la paix au niveau du Soi. C’est des réflexes de fuite, c’est des réflexes de lutte, et bien évidemment ces réflexes de fuite, de lutte, ou ces réflexes de contrôle, si je peux dire, vont entraîner des précipitations, des cristallisations dans le corps, soit sur les chakras du bas, et donc tout ce qui correspond au bas du corps et au dos, soit sur la région haute, c’est-à-dire des choses qui n’ont pas pu être vues, être vues ou verbalisées à soi-même, au niveau de la ceinture que vous nommez scapulaire, c’est-à-dire aussi bien la gorge, le cou, que les épaules. C’est les deux zones, si vous voulez, d’entrée de ce flux de la Lumière adamantine qui, je vous le rappelle, est appelée maintenant l’Instinct de la Lumière.

La Lumière, elle va là où est la Lumière, et votre Lumière, même cachée, elle est dans le cœur. Ce n’est plus l’Onde de Vie qui monte, c’est les particules adamantines qui vous tapissent entièrement, comme la surface de la Terre, et qui maintenant rejoignent naturellement, instinctivement, la région du cœur. Et si il existe des mécanismes de contrôle, des mécanismes de contrôle des émotions qui sont trop exacerbées, eh ben bien sûr ces zones-là vont se mettre à réagir et à précipiter, sous diverses formes, des anomalies matérielles. Ça peut être aussi bien des hernies discales, des échauffements et des inflammations réelles au niveau des membres inférieurs, ou encore au niveau du haut du corps.

Mais la prochaine étape, et vous savez qu’elle commence très bientôt, il faut laisser passer ça, sans ça, ça va cristalliser à l’intérieur du corps, n’est-ce pas ? Mais encore une fois, ce n’est que l’aiguillon de la Lumière qui va vous permettre… alors il est pas question de traiter la tristesse ou la colère en tant que telles, il est question d’accepter, non pas une punition, mais non pas que l’emplacement que ces frères et ces sœurs avaient n’était pas tout à fait correct, n’est-ce pas, mais encore une fois, c’est quelque chose qui n’a pas été vu.

Y a pas de responsabilité ou de culpabilité à rechercher, ni de cause autre que l’Éternité qui s’installe, c’est tout. Ça veut dire que quelque part il reste certaines composantes de la personne ; ces composantes sont toujours et exclusivement liées à un attachement à la personne, quoi que ces frères et ces sœurs disent, et même s’ils espèrent que ça aille vite, et que ça traîne trop longtemps, c’est surtout ceux-là qui ont un attachement à la personne, et surtout ce qui est nommé des personnalités de nature trop analytique ou trop contrôlante. C’est souvent dans ces cas-là que ça se produit. Y a aussi bien sûr les liens affectifs qui ne sont pas libres qui peuvent aussi donner des phénomènes de cristallisation sur le bas du corps ou sur le haut du corps, voire à la tête. Vous voyez ?

Donc il est pas question… vous pouvez apaiser la tristesse, vous pouvez apaiser la colère, c’est très facile avec différentes techniques, mais là, l’important est pas ici. L’important est de voir et d’accepter que finalement, quelles que soient les expériences que vous avez vécues, quels que soient le Soi et sa qualité, quel que soit l’Abandon à la Lumière que vous avez vécu, vous avez peut-être oublié une chose : dans ces cas précis-là, c’est l’abandon de la personne elle-même. C’est-à-dire que ce qui dirige la vie, dans ce cas-là, c’est encore des bribes de personne, à travers par exemple ce que vous nommez les petits diables, ou encore des habitudes comportementales, même si ce n’est pas venu de l’enfance mais de plus loin, comme par exemple des lignées dites reptiliennes qui sont nécessairement des personnalités dans le contrôle. C’est impossible autrement, ça fait partie de leur nature.

Or la Lumière ne s’accommode d’aucun contrôle quel qu’il soit, et ça s’illustre dans la vie de ces frères et sœurs, soit par des cristallisations, soit par des humeurs qui ne sont plus stables, avec des remontées de colère ou de tristesse. Mais c’est pas grave, c’est pas une atteinte profonde, c’est pas quelque chose qui nécessite de trouver la cause, parce que la cause, c’est que ce que je viens de vous dire, systématiquement, pour tous les frères et sœurs à qui ça arrive. Donc le travail à faire, c’est pas un travail, c’est pas de se saisir de quelque chose, c’est accepter de mourir. Vous voyez ?

Il y a des gens qui attendent avec impatience d’être libérés – et même en étant Libérés vivants –, ça veut dire que quelque part il reste des engrammes de contrôle, des engrammes émotionnels, qui sont pas nécessairement des blessures ou des mémoires mais un comportement actuel dont la source, je vous l’ai dit, a été la mauvaise appréciation de votre emplacement de conscience, c’est-à-dire que le mental vous a un peu raconté des histoires, mais c’est pas grave non plus, ou soit vous avez des lignées qui ont un fond de prédation, comme par exemple les lignées reptiliennes ou insectoïdes (les insectes, si vous voulez), où la prédation est très importante, et ça s’exprime dans la personnalité.

Alors avoir une prédation en lignée, c’est pas quelque chose qui est catastrophique, loin de là, parce que ça peut aider pour l’ordre, pour l’organisation, pour s’en sortir dans la vie, pour planifier les choses, mais vous pouvez pas faire la même chose avec la Lumière. Et ces frères et ces sœurs ne le voient pas, mais ils sont obligés de le voir maintenant et c’est ça qui peut déclencher une certaine forme de tristesse. Et c’est pour cela que je disais, cette tristesse qui vient après la colère, et après le blocage d’ailleurs, vous le constatez chez tous les frères et sœurs qui vivent cela depuis décembre, c’est le moyen de dépasser cela. Donc il est pas question de l’apaiser avec des moyens même naturels, quels qu’ils soient, mais bien plutôt de passer au travers et de reconnaître avec humilité et simplicité son défaut de position d’alignement total.

Je crois que Bidi vous l’a dit, hein, c’est-à-dire que vous n’êtes pas libres tant qu’il se manifeste des émotions, vous n’êtes pas libres tant que vous contrôlez quoi que ce soit, même si auparavant vous vous êtes abandonnés, si je peux dire, avec grâce à la Lumière. Maintenant c’est autre chose, c’est l’abandon de la personne. Avant, vous vous appuyiez sur la personne qui décide de s’abandonner à la Lumière, mais l’abandon de la personne ne peut se faire que par la Lumière. Et la Lumière, si elle rencontre des obstacles maintenant, elle est en telle quantité que ça va faire résonner tout ce qui peut rester comme bribes, bribes de personnalité ou de mémoires corporelles, transgénérationnelles ou autres.

Si vous ne résistez pas, si vous abandonnez l’idée, comme disait Bidi, d’être une personne, si vous vous recentrez sur l’essentiel – le cœur –, votre comportement ne pourra plus présenter la moindre colère, la moindre animosité contre qui que ce soit. Vous ne pourrez pas être tristes, vous ne pourrez être qu’en joie, ce qui n’est pas le cas, bien sûr, sur ces frères et ces sœurs qui étaient en joie et qui ont vécu ces épisodes difficiles tels que je vous les avais annoncés, aux alentours du solstice d’hiver. Même si les transmutations, pour ceux qui vont bien, ont été énormes, elles ont été les mêmes, de la même qualité, chez tous les frères et sœurs, simplement il restait des erreurs d’appréciation, des erreurs de point de vue de ce que vous étiez à ce moment-là.

C’est pas un péché d’orgueil, c’est simplement votre mental qui vous a joué des tours. Vous vous croyez observateur et vous êtes un contrôlant. Vous croyiez qu’il suffisait… observateur, c’est une position neutre, ça vous permet pas, quand vous trouvez cette position, de vouloir arranger les choses à votre sauce. C’est systématiquement ce qui s’est passé depuis à peu près deux – enfin cet hiver, et maintenant c’est la fin de l’hiver, bien sûr –, c’est ce qui s’est passé depuis deux-trois mois, n’est-ce pas ?

Donc pour tout le monde, c’est la même chose. Tout dépend de l’abandon de votre personne, c’est-à-dire le sacrifice ultime. Rappelez-vous tout ce que j’avais dit voilà des années (deux ans), concernant l’orgueil spirituel du Soi, qui se croit arrivé, qui se mire lui-même dans sa propre Lumière et oublie de disparaître. Vous voyez ? Alors le mental peut aussi, face à un problème émotionnel ou un problème corporel… vous savez tous que le sommeil, c’est la disparition, ça a été expliqué, mais le sommeil, pour la personne, c’est aussi une fuite, et pas nécessairement une disparition. C’est justement le signe que ces frères et ces sœurs n’ont pas voulu voir ce qui était à voir pour finaliser les choses. Mais c’est en train de se finaliser, c’est pas grave. Vous voyez ?

Donc c’est pas une question… vous pouvez, et il est même, je dirais, nécessaire de soigner, si ça touche le corps, c’est logique, mais avant tout, en amont, le plus important c’est l’abandon de la personne. Et vous ne pouvez pas prétendre avoir abandonné la personne si vous êtes capables de disparaître, n’est-ce pas, ou de vivre le Soi, et que quand vous revenez dans la personne, vous manifestez de l’animosité, de la colère, vous agressez les frères et les sœurs, ou même si vous êtes tout tristes dans votre coin. C’est pas possible, c’est fini, ça.

Donc pas de culpabilité, juste voir clair et accepter de remettre : « Père, je remets mon Esprit entre tes mains. » Sinon, où est l’abandon de la personne ? Vous ne pouvez pas être stabilisés dans l’état de Grâce, surtout maintenant, parce que la quantité de Lumière est telle que rien ne peut faire obstacle. Et si y a obstacle, conscient ou inconscient, lié à un leurre du mental ou à ce que j’ai nommé une personnalité analytique ou contrôlante, ça va faire mal – mais c’est un mal pour un bien.

Donc j’espère que ma réponse a servi au-delà de ce que tu nommes le cuisinier, mais pour tous les frères et les sœurs qui vivent ce genre de mécanismes. D’ailleurs vous avez constaté, pour ceux d’entre vous qui ont eu des douleurs, simplement une douleur, quelle qu’elle soit, que ça soit au pied, que ça soit à l’épaule, que ce soit à la gorge, que ce soit le ventre, ça vous met en colère. C’est normal. C’est pas une punition, c’est que la Lumière, maintenant, attire votre attention de manière extrêmement puissante, voire virulente, si y a quoi que ce soit qui limite votre propre transparence, vis-à-vis de vous-mêmes, déjà. Mais encore une fois, le plus souvent aujourd’hui, ce qu’il reste était totalement inconscient.

Donc ne jetez pas la pierre à ces frères et sœurs, mais n’allez pas aussi jouer les sauveteurs. Il faut qu’ils trouvent eux-mêmes ce que je viens de dire. Maintenant, peut-être qu’ils l’ont compris, s’ils m’entendent ou s’ils me lisent, mais il faut accepter, c’est ça l’humilité. Sans ça, c’est une fausse humilité, c’est une humilité d’apparat, d’apparence, de quelqu’un qui a tellement analysé les choses, qui les comprend tellement bien qu’il va se présenter avec un masque. Et le masque, c’est quoi ? C’est l’ego, rien de plus et rien de moins. D’accord ? Même chez ceux qui étaient stabilisés dans le Soi et qui ont peut-être disparu, mais cette disparition n’est pas une vraie disparition.

Rappelez-vous que quand vous disparaissez dans le sommeil, comme ici, si vous me dites qu’en revenant vous êtes épuisés ou que vous êtes mal, vous pouvez être un peu dans le brouillard quelques minutes, le temps de revenir complètement, mais vous pouvez pas être mal, vous êtes nourris en Lumière. Si c’est pas le cas, c’est pas de la disparition, c’est simplement du sommeil. Vous pouvez l’appeler d’ailleurs de la même façon, simplement la différence, elle se fait pas au niveau de l’appellation, elle se fait au niveau des résultats, des bénéfices ou des pertes que vous avez, n’est-ce pas ? Si vous plongez dans le sommeil pour disparaître et pas avoir des choses que votre conscience manifeste, et que si elles sont toujours là au retour, ça veut dire quoi ? Que vous avez fui, vous avez pas voulu voir. C’est aussi simple que ça. Vous voyez ?

Autre question par rapport à ça parce que c’est très important, bien sûr, et Bidi vous l’a dit d’une manière particulière. Je vais pas vous hurler : « Vous n’êtes pas cette personne », vous le savez, mais moi je m’adresse aussi à la personne, bien sûr.

Question : je vis souvent une blessure et une forte colère vis-à-vis de certains de ceux avec qui je vis, pourtant éveillés eux aussi. Je vois bien qu’il s’agit des soubresauts de l’ego, cependant cela reste présent et parfois violent en dedans

C’est exactement la réponse que j’ai dit avant, mais continue.

… à défaut de pouvoir l’exprimer. Pouvez-vous m’aider à y voir clair une fois pour toute et enfin lâcher cette foutue histoire ?

La seule façon de lâcher cette « foutue histoire », c’est réellement : « Père, je remets mon Esprit entre tes mains. », n’est-ce pas ? Y a pas d’autre solution. Vous pouvez pas apporter une solution… Si, au niveau du corps, oui, bien sûr, il faut traiter, mais si ça se passe dans la psyché, vous n’avez aucune issue, vous tournez en rond. La seule façon, c’est de lâcher l’analyse et le contrôle. Si le corps a besoin de soins, il faut le faire, mais si ça se passe au niveau de l’humeur et de la perte de la Joie, et de la colère ou de la tristesse qui vient comme c’est décrit là, à l’intérieur, la réponse elle a été donnée à la question d’avant, c’est la même chose.

Avez-vous d’autres questions par rapport à cette réponse que j’ai faite, pour ces deux questions finalement ?

Et encore une fois j’insiste, ne tombez pas dans la culpabilité. Vous vous êtes pas trompés, vous vous êtes faits leurrer. Soit par une lignée, même si elle a, et surtout si elle a été révélée – parce qu’elles sont très coriaces, ces lignées reptiliennes, à tel point que vous avez un cerveau archaïque et reptilien avec les petits diables que vous connaissez. Tout est logé là. Et rappelez-vous, votre conscient, et même votre Supraconscient, ne peut rien faire. Il n’y a que si vous êtes identifiés en totalité à votre Supraconscient et que vous disparaissez réellement, que vous devez constater, quand vous revenez, que ce n’était pas seulement du sommeil. Que vous êtes à la fois plus souples, que l’humeur qui était morose, qui était triste, qui était en colère, a disparu, que les symptômes du corps s’améliorent aussi. Vous voyez la différence ?

Donc ne vous étonnez pas, y a pas de demi-mesure aujourd’hui encore. Soit vous êtes en paix, et vous-mêmes ça vous interroge parce que vous êtes en paix même si il y a des choses désagréables, que ce soit dans le corps ou dans votre vie, soit vous êtes en colère même si tout va bien, vous manquez de rien, vous avez un mari ou une femme adorable, vous avez vécu tout ce qui était à vivre, et pourtant vous devenez colériques, vous allez en vouloir à ceux qui sont proches de vous, bien sûr, vous allez toujours trouver des prétextes. Vous voyez ?

C’est celui qui dit qui est. Et c’est pareil pour les frères et les sœurs qui sont dans la paix et qui sont confrontés à ça. L’autre, c’est vous. Ça veut pas dire que vous, vous les avez, mais vous savez pertinemment ce qui se déroule en l’autre, et vous savez que ce dernier pas, comme ça a toujours, toujours, été dit, il n’y a que vous qui pouvez le faire. Vous pouvez vous en approcher, bien sûr, avec les vibrations des cristaux, avec les peuples de la nature, mais en définitive, l’ultime pas, y a que vous qui le faites. Nous ne pouvons rien faire pour vous. Mais, quand je dis « vous, vous le faites », c’est accepter votre propre mort. Donc allez jusqu’au bout de cette farce qu’est l’incarnation, où pourtant il faut retrouver sa Lumière, retrouver son essence – karma, pas karma, Libération ou pas Libération. Est-ce que c’est assez clair ?

… oui.

Alors on peut enchaîner.

Question : depuis trois mois, je ressens une joie continue au fond de moi, que rien n’altère malgré les évènements. Quelle plénitude. Quelle en est la signification ?

C’est merveilleux parce qu’une réponse correspond à trois questions. C’est parfait comme ça, vous voyez que c’est exactement l’exemple typique. Vous avez des frères et sœurs qui posent des questions, pourquoi ils vivent ça, et d’autres qui sont même étonnés de constater que quel que soit ce qui se déroule, ils demeurent en paix. C’est ça la Liberté. Qu’est-ce que vous voulez que ça soit d’autre ? Y a rien de plus magnifique que d’être en paix. Parce que la Paix, au-delà même de l’extase et de l’état de Grâce, ou la Grâce tout court, c’est avant tout éprouver, au sein de la personne (qui a disparu), que cette personne est en paix. Rien ne peut dépasser. Le corps lui-même se restaure tout seul, c’est merveilleux. Vous allez mourir guéris, vous allez mourir vivants, c’est merveilleux.

Donc vous voyez cette question, que vous soyez en paix ou que vous soyez en colère, ça soulève des interrogations : pourquoi ? Pourquoi, alors que tout va mal, moi je vais bien ? Alors pourquoi moi je vais bien, tout va mal autour de moi ? Ou pourquoi je vais mal et les autres sont bien. C’est rageant quand vous avez des amis, des frères, des sœurs, de la famille, qui ont vécu les mêmes processus que vous, et que vous observez les autres qui avaient des troubles comme vous, n’ont plus aucun trouble. C’est très déstabilisant parce que vous avez en face de vous l’image de celui qui résiste et de celui qui a plus résisté, et les deux s’entendent pas vraiment, c’est normal. Et c’est aussi comme ça dans les couples ou dans les relations fraternelles. Mais ça va s’équilibrer, ne vous inquiétez pas. De toute façon, contraints et forcés, vous pourrez pas faire autrement.

Question : de son vivant, Bidi répétait : « Arrêtez de chercher, laissez-vous trouver, mais il y a même pas à se laisser trouver puisse que c’est déjà là, tu comprends ? » Je comprends depuis 30 ans, mais quand je sens que cela arrive, j’ai des palpitations dans la poitrine puis un grand vide.

Eh, bah oui.

… je freine malgré moi et cela disparaît une fois de plus. Comment dépasser cette peur profonde ?

C’est la quatrième question qui correspond à la première réponse. C’est clair, non ? Vous voyez que c’est une interrogation qui est commune, même à des frères et des sœurs qui sont pas ici ou que j’ai jamais vus. Vous voyez ? Mais ça, c’est stéréotypé, vous l’avez partout. Dans la famille, y en a un qui est calme, quel que soit son état, et l’autre qui va… c’est pas de la jalousie mais quand même, quelque part, et ça déstabilise l’humeur. Et quelle est la meilleure solution à ce moment-là ? Soit vous rentrez en colère vis-à-vis de l’autre, soit vous rentrez en tristesse et vous vous recroquevillez. Mais dans un cas comme dans l’autre, il faut que ça bouge. Donc là, on a exactement le même cas. Je crois que vous avez eu des témoignages, avec Bidi, de frères et de sœurs ici présents qui ont vécu des choses, c’est exactement la même chose.

Mais tant que vous l’avez pas passée, cette ultime porte qui n’existe pas, ça vous semble affreusement compliqué, même si vous l’avez franchie, par expérience, à certains moments antérieurs. Parce que là c’est pas de l’expérience, hein, c’est de la réalité définitive. Alors vous pouvez mesurer jusqu’aux périodes annoncées, si je peux dire, de l’Appel de Marie et des Trompettes, ou des premiers bouleversements géoclimatiques ou géophysiques à l’échelon de la planète, j’en avais déjà parlé il y a de nombreuses années, tout ça, ça se passe en même temps. Vous voyez les Éléments qui se déchaînent, mais si en vous les Éléments se sont pas stabilisés, si vous n'avez pas résolu certains antagonismes des lignées, comment vous allez faire ?

Ne vous inquiétez pas, ça se fera tout seul là aussi, vous n’avez rien à faire. Donc là aussi, dans ce cas-là où un frère ou une sœur sent qu’il peut disparaître, et qu’au moment où il disparaît, y a le cœur qui déclenche une tachycardie, le corps qui se réveille, ça illustre tout simplement les zones d’ombre ou de résistance inconscientes, donc difficilement conscientisables, qui ne sont pas évacuées par la Lumière dans le travail qu’elle a fait sur vous, pour certains depuis des dizaines d’années. Vous voyez ? C’est exactement la même chose.

Des questions dans la salle par rapport à cela, ou pas ? Parce que c’est vraiment quelque chose de fondamental en ce moment. C’est d’ailleurs tout le sens des interventions de Bidi pendant de nombreuses heures, et qui vous a hurlé que vous n’étiez pas cette personne. Comme, et je crois il vous l’a dit, après c’est les coups de marteau d’une autre taille. Et après, c’est le marteau-piqueur. Mais ça, c’est pas pour tout de suite.

Question : avant, ranger ou jeter des choses me faisait du bien intérieurement. Maintenant je n’en ai plus envie car je pense qu’à l’Appel de Marie, ça se fera tout seul. Est-ce le bon chemin ?

Alors tu sais, ça, ça fait partie de la personnalité. Vous avez combien de gens, quand on leur annonce qu’ils vont mourir, qu’ils ont un cancer, ont l’impression qu’il faut mettre de l’ordre. Mais ça, c’est des réflexes de survie, rien de plus. Et si, pour une fois, tu es débarrassé de l’idée du rangement, affranchis-en-toi. Bon, bien sûr, ta femme va pas être contente, si tu es marié, mais c’est pas grave. L’important, c’est que tu te sentes en ordre et ordonné à l’intérieur de toi. Alors avant, tu t’appuyais sur l’extérieur pour que ça se produise, mais ne trouve pas le prétexte que ça va être l’Appel de Marie la semaine prochaine, dans quinze jours ou cette année. Ne prends pas ça comme prétexte, parce que là, c’est un prétexte, c’est pas la vérité. C’est pas parce que l’Appel de Marie arrive que tu dois pas continuer à vivre, chaque jour, n’est-ce pas, et au contraire, je l’ai dit, être de plus en plus en joie et faire les choses que la vie vous demande. Hein, il n’est pas question de fuir la vie tant que la vie ne vous fuit pas – la vie en ce monde, je parle, pas de la Vie éternelle.

… comment savoir si c’est un prétexte ou non ?

Ah ben là, regarde-toi toi-même, simplement dans ce que tu as exprimé. Si tu me dis comme justification que finalement j’ai pas rangé parce que y a l’Appel de Marie, c’est un prétexte. Si c’est une impulsion de l’Esprit, de la Lumière, de l’Intelligence de la Lumière, de l’Instinct de Lumière, y a aucune raison que tu contraries ta femme à ne pas ranger. Mais là, oui, dire que c’est l’Appel de Marie, c’est un prétexte, hein.

… oui mais je n’ai plus l’impulsion pour ranger contrairement à avant.

Eh bien c’est très bien, range-toi à l’intérieur.

… avant, j’avais la culpabilité de ne pas ranger.

Tu es libéré de la culpabilité. Mais attention de ne pas mettre la culpabilité sur les autres, hein. Non mais c’est très bien. Si c’est réellement… mais, ce qui me fait dire, quand même, que tu n’as plus l’impulsion, c’est que tu m’as pris l’Appel de Marie comme justification. Donc y a un petit truc, là, qui n’est pas vraiment vu. C’est comme celui qui est feignant. Vous avez des frères et des sœurs, mais rappelez-vous, je l’avais dit en 2012 hein, je vous avais dit : si il y en a parmi vous qui espèrent ne pas payer les impôts, leurs crédits et tout, ils vont avoir des drôles d’ennuis. Et d’ailleurs ils les ont eus, n’est-ce pas ? Et là faites pas la même chose, hein, avec le prétexte de l’Appel de Marie ou de quoi que ce soit. Mais par contre, si réellement et concrètement tu ne sens pas de ranger, ne prends pas le prétexte de Marie, dis que « ça vient de mon intérieur, j’en ai pas l’impulsion », mais ne t’appuie pas sur l’Appel de Marie. Donc tu vois que c’est un petit peu ambigu.

La Lumière te demande pas d’abandonner mari, femme ou affaires, sauf si bien sûr, d’un coup, la Lumière t’appelle tellement fort que tu es en stase ou en train de brûler sur ton lit. Là tu peux rien faire. Mais si c’est pour trouver plus de temps libre pour aller t’amuser ailleurs, c’est peut-être une mauvaise stratégie, je crois.

Question : j’étais allongé et un point énergétique, au milieu du cou, attirait mon attention. J’ai pu l’activer en conscience, et la Couronne de la tête s’est mise à tourner très vite. Que s’est-il passé ?

Eh, tu as appuyé sur le bouton ON/OFF. Surtout sur le point OD. Hein, vous avez la Croix cardinale. Je vous rappelle qu’à l’époque, quand les clés Métatroniques vous ont été révélées, l’emplacement des Étoiles, on vous avait communiqué des exercices de mise en mouvement de la Couronne, soit en faisant des point-à-point, là, simplement en te concentrant sur ce point OD, c’est exactement ce qu’il s’est produit. Vous avez la possibilité d’activer vos Portes vous-mêmes, bien sûr. Pas par votre personne mais en portant votre conscience sur une Porte, vous allez voir ce qui se passe ; sur une Étoile, c’est pareil. Par votre conscience parce que la Lumière, je vous le rappelle, suit l’attention.

Donc si vous portez votre attention sur une Étoile ou une Porte, comme font les cures vibrales des Archanges, vous allez induire le même processus. C’est au contraire très bien, ça prouve que votre conscience est directement efficace sur le corps d’Êtreté. Ça, ça veut dire que ce n’est pas la personne qui agit, bien sûr, c’est la Supraconscience. Vous voyez la différence ? Vous n’avez plus besoin des doigts, des huiles essentielles, de la main. Et faites l’essai, comme quand vous pouvez vous adresser à votre corps qui est votre véhicule, hein. Si vous voulez tourner à gauche, vous mettez le clignotant à gauche, eh ben là vous portez votre conscience là où il y a besoin. Ça peut être une Étoile, ça peut être une Porte, ça peut être un chakra, mais sans rien demander. C’est juste une question d’attention ou de focalisation de conscience. Et vous constatez d’ailleurs que si vous portez votre conscience sur telle Porte, vous allez la sentir vibrer, n’est-ce pas ? C’est normal.

Votre Supraconscient agit sur votre corps d’Êtreté, de même que votre conscient, votre cerveau, quand vous bougez le bras droit, bah vous bougez le bras droit. Et là, quand vous activez le corps d’Êtreté, vous focalisez votre conscience quelques secondes sur la Porte ou l’Étoile, et tout se met en route. Essayez par exemple, avec ce qui avait été communiqué concernant les Croix cardinales ou les Croix latérales, et même la Croix de la… enfin l’axe de la falsification.

Par exemple vous avez des résistances. Pour l’instant elles sont pas organiques, donc je vais pas parler des points centraux, des Portes centrales, mais des extrémités. C’est-à-dire vous avez quoi ? Vous avez les épaules, à la racine des membres, le cou, tout ce qui est… (le tronc, c’est l’intérieur), tout ce qui est outil d’action sur l’extérieur, c’est les jambes, les bras, et la tête bien sûr. Et comme je vous l’ai dit, c’est les zones qui sont en ce moment les plus impactées. Vous avez par exemple, je sais pas moi, des mécanismes de feu au niveau des pieds, ou le dos qui est complètement bloqué, quelle que soit la cause, eh bien qu’est-ce que vous allez faire ? Vous portez votre conscience, même si vous savez pas quelle Porte c’est, successivement sur les Portes de l’aine et les Portes du sacrum. Vous demandez rien, la Lumière va suivre votre attention, et vous verrez ce qui se passe. Ça vous aidera d’autant plus à lever les barrages de la colère, de la tristesse, de l’analyse, ou du contrôle.

Et si vous avez fonctionné toute votre vie, même au niveau de vos activités professionnelles, alors on va prendre par exemple un agent de contrôle, un technicien, un ingénieur, même si il est à la retraite et qu’il a vécu la Libération, eh oui, mais y a des engrammes résiduels qui sont liés à l’exercice de cette profession qui a créé des engrammes. Et vous savez certainement que certaines professions ont moins de plasticité que d’autres parce que y a besoin, justement, d’une rigueur, d’une analyse, d’un contrôle et d’une connaissance.

Vous ne trouverez pas ce genre de problème, par exemple chez des frères et des sœurs qui ont au contraire, je dirais, ce que qu’on pourrait appeler une émotivité, qui étaient pas dans la peur mais qui étaient tremblotants, qui avaient peur de tout. Ceux-là, c’est plus facile pour eux de disparaître, mais ceux qui ont camouflé leurs peurs, ou qui ont été inconscients du fait de l’action du mental ou des conditionnements, non pas psychologiques ou karmiques mais… j’ai pris l’exemple de l’activité professionnelle, ou du comportement humain habituel, voyez ? C’est pas un défaut d’être contrôlant au niveau de la personne, mais ça devient très problématique quand la Lumière arrive, et surtout à ce niveau-là.

Et je vous rappelle qu’il y a une autre étape qui commence bientôt, au niveau de votre corps, c’est que ça rentre totalement à l’intérieur. Et les Portes qui sont sur les axes, latéral ou médian, devant et derrière du tronc, là c’est une autre paire de manche, parce que quand ça rentre là, la dissolution de ce qui est anormal va être plus que rapide. Et là, ça risque d’être encore plus violent, n’est-ce pas ? Donc dépêchez-vous, comme disait Bidi, dépêchez-vous de vous lâcher, hein. Et la finalité est toujours la même, mais la façon d’y arriver, il y a plusieurs chemins, hein.

Donc pour répondre à toutes ces questions, que ce soit des expériences heureuses de Paix ou malheureuses comme le cuisinier, comme des frères et des sœurs ici, c’est toujours la même chose. Alors bien sûr, les gens qui sont, qui ont été dans leur vie, par une profession, par les comportements induits par les petits diables, qui ont été des personnalités analytiques, très analytiques, qui sont très pointilleuses du détail, très sourcilleuses, ou contrôlantes, c’est-à-dire qui avaient besoin de gérer elles-mêmes leurs propres émotions, qui ne leurs ont pas laissé la liberté de s’évacuer ou de se manifester, eh ben ils vivent ça en ce moment, hein. Vous voyez ?

Alors c’est surtout pas une invitation à vous mettre dans le Cœur du Cœur et de profiter de cette Lumière-là qui est la vôtre. Là je parle bien de l’Intelligence de la Lumière et de l’Instinct de la Lumière qui est partout, qui a commencé à rentrer, par les ceintures scapulaires et la gorge, à l’intérieur du tronc. D’ailleurs certains d’entre vous sentent maintenant très nettement certaines Portes du sacrum. Et d’autres ont senti les Portes qui se sont activées latéralement sur la face antérieure. Eh oui mais y avait des Portes derrière, hein, non seulement KI RIS TI qui a été activé déjà pour certains y a pas mal de temps, mais surtout les quatre dernières Portes du sacrum ; c’est ce qui vous donne la base et l’assise. Et la base et l’assise, c’est pas l’analyse et le contrôle de la personne, c’est la disparition de la personne. Vous ne pouvez plus vous appuyer et vous asseoir sur votre personne, en tout cas pour les mécanismes de Lumière. Servez-vous de votre personne pour conduire une voiture, pour faire ce qu’il y a à faire dans le quotidien, mais pas pour le spirituel, pas pour la Lumière. C’est fini ça.

Mais bon, ça devrait être plus clair au fur et à mesure de ce mois de mars, je parle des mécanismes intimes, quoi qu’il se déroule à l’extérieur, d’ailleurs.

Question : depuis une semaine avant de venir ici, le point NUNC s’est activé fortement...

Eh, le point, la Porte ou l’Étoile ?

… ce n’est pas précisé.

C’est pas la même chose. Bon continuons, on verra.

… le point NUNC s’est fortement activé plusieurs fois par jour. Pouvez-vous m’éclairer ?

Ça dépend si c’est une Étoile ou une Porte, donc je ne peux rien éclairer tant que je ne sais pas si c’est une Porte ou une Étoile. Ou alors je vous dis les deux et vous choisirez, comme ça ce sera plus simple.

Alors vous avez l’Étoile NUNC, c’est-à-dire IS au niveau de la tête. Qu’est-ce que c’est ? C’est « Maintenant ». Ça, si vous sentez ça, c’est que cette fonction spirituelle… je vous rappelle que les Étoiles, avant d’être des sœurs, c’est avant tout les douze fonctions spirituelles liées au corps d’Êtreté, c’est-à-dire à l’Êtreté à proprement parler. Si c’est « Maintenant » qui s’active, c’est que tu as besoin, au niveau de ton éphémère et de ta conscience, de t’installer beaucoup plus dans l’instant présent, c’est-à-dire que l’instant présent soit libre des conditionnements du passé et des projections. Là aussi, c’est une invitation.

Par contre si c’est NUNC au niveau des Portes, c’est un petit peu différent parce que là on est au niveau des Portes du sacrum, n’est-ce pas ? Et on est, je vous le rappelle, au niveau d’Attraction-HIC et NUNC-Répulsion, on est vraiment là. Pas Attraction, Répulsion pardon, vous êtes vraiment sur des Portes fondamentales autour du sacrum – d’ailleurs sacrum, ça veut dire sacré – et ces Portes-là doivent être harmonisées totalement. Parce que là, c’est pas l’Onde de Vie qui monte, hein, je vous le rappelle, c’est du pur Vibral qui rentre de partout à l’intérieur de vous, et pas uniquement dans la conscience Êtreté ou dans les Portes et les Étoiles.

Mais quand la Lumière devient en quantité abondante, qu’est-ce qui va se passer ? Vous allez d’abord sentir les Portes de devant ; là c’est normal, c’est l’activation, ça peut être douloureux d’ailleurs. Et d’ailleurs pour les Portes, par exemple Attraction et Vision, déjà en 2012 ça faisait ça. Et là maintenant, c’est pas tout à fait la même chose, c’est pas l’Onde de Vie, c’est pas l’Onde de l’Éther, c’est la Lumière, dans son Intelligence et dans son Instinct – que vous êtes, je vous rappelle. Donc si les Portes commencent à se manifester (pas les Étoiles, les Portes), de cette façon, c’est une invitation cette fois-ci à laisser la personne. Vous voyez, y a une petite différence entre l’Étoile et la Porte. Si vous voulez, la tête, au niveau des Étoiles, c’est le Principe ; au niveau du corps, les Portes deviennent la manifestation – niveau principiel, niveau manifesté.

N’hésitez pas à interrompre hein, on peut aussi être en échange comme ça, hein.

Question : j’ai senti fortement, en même temps, l’Étoile Unité et la Porte Unité, mais à l’arrière, au niveau de l’omoplate gauche…

Effectivement, y a un circuit qui traverse, depuis les chakras de l’âme et de l’Esprit (les Portes AL et Unité), et qui vient se terminer à l’arrière dans le dos, le plus souvent de chaque côté de KI RIS TI mais parfois un peu plus haut, parfois un peu plus bas. Ça dépend de la polarité du cœur, parce que le cœur, vous savez, la Porte KI RIS TI, elle est toujours sur une vertèbre précise, mais le centre de conscience, lui, peut osciller. Et les points où sortent la jonction entre AL et Unité, et ce qui est nommé les ailes éthériques dans le dos, cette manifestation-là est simplement le travail de perforation des Portes AL et Unité, et la mise en fonction, avec le Lemniscate sacré dans le même temps, à la fois du véhicule ascensionnel et dans le véhicule ascensionnel, dans le corps d’Êtreté aussi, c’est tout simple, vous avez des ailes.

Donc la question, quand ça se produit, ça veut dire simplement, que ce soit devant ou derrière, c’est valable ça pour AL et Unité, vous pouvez trouver ça dans une moindre mesure avec la Porte Attraction et Vision qui peuvent communiquer un peu avec l’arrière mais pas directement derrière, un peu sur le côté. Par contre, pour les Portes Précision-Profondeur, ça correspond directement avec les Portes du sacrum. Vous avez d’ailleurs une structure géométrique qui est née maintenant. On vous avait dévoilé, je crois, la structure du cœur d’Êtreté, c’est-à-dire ce tétrakihexaèdre. Il existe une figure rhomboédrique qui se situe entre vos organes génitaux et le sacrum, ça fait partie du corps d’Êtreté aussi.

… et le fait que l’Étoile Unité se soit activée en même temps ?

Ça exprime simplement le moment où le Principe, c’est-à-dire l’Étoile, rejoint la manifestation, c’est-à-dire le corps d’Êtreté. Bien évidemment Étoiles et Portes portent le même nom ; y en a un qui est le Principe, si vous voulez, c’est la cocréation conscience du Féminin sacré, c’est les Étoiles, et vous avez la manifestation de cette création à travers le corps d’Êtreté, c’est-à-dire les Portes, c’est aussi simple que ça. Donc vous allez constater effectivement des circuits, des trajets de Porte à Porte mais aussi entre chaque Étoile et chaque Porte correspondante. Ça veut dire à ce moment-là que la jonction est faite entre le Principe et la manifestation.

Mais c’est pas une obligation. Tous ceux qui sont en paix, ça peut même se passer sans le sentir. Rappelez-vous ce que disait Bidi, cette fois-ci et y a bien longtemps : la vibration, c’est la conscience, mais quand y a A-conscience, quelle est la nécessité d’une quelconque vibration ? C’est-à-dire que plus vous vous rapprochez du Cœur du Cœur, et y êtes installés, y a aucune raison que le Feu Igné vous perturbe, y a aucune raison même de sentir une brûlure. Seule la personne ressent la brûlure, seul le corps qui résiste ressent la brûlure, mais celui qui est en paix, bien sûr il sent les énergies, le Feu Igné, l’Onde de Vie, tout ce que vous connaissez, mais à la limite, sa conscience n’a plus besoin d’être centrée là-dessus ; et là vous êtes en paix. Donc le résultat de tout ce qui s’achève là maintenant, la seule question que vous devez vous poser : suis-je en paix ou pas ? Et vous le voyez dans votre vie, vous pouvez pas vous mentir.

Être en paix, c’est ne dépendre d’aucune fin attendue, ne dépendre d’aucun désir, d’aucun besoin, vous le savez. Si vous êtes en paix, vous pouvez pas être en colère et vous pouvez surtout pas être tristes. Et surtout, le marqueur qui est votre corps, le corps d’Êtreté, le véhicule ascensionnel étant activé, la mise à feu ayant commencée… bon d’accord, l’allumage de la mèche se fait pas à la vitesse voulue peut-être, mais encore une fois, ça dépend pas de vous et de nous, hein, ça dépend de l’autre qui se cache derrière le Soleil, là, et personne n’y peut rien, tout se mélange. C’est la résultante, hein, Nibiru. Donc faut attendre. Mais si vous vous mettez dans l’attente, eh bah vous allez souffrir, parce que vous n’êtes pas dans l’instant présent, mais avec un niveau d’acuité qui est profondément différent que 2012. Parce que 2011, 2012, 2013, y en a qui attendaient, mais cette attente-là, elle n’entraînait pas, si vous voulez, des modifications de l’humeur ou du corps. Et vous ne pouvez pas être dans la paix et dans l’attente de quoi que ce soit, fussent-elle votre mort, la fin du monde ou quoi que ce soit. Vous devez vivre votre vie avec bonheur, avec joie.

Et il vaut mieux aller faire l’amour dans les bordels, hein, que de rester dans la tristesse, quand même. Il vaut mieux se motiver avec quelque chose pour être dans le présent, avoir un but présent, de satisfaction immédiate, que de rentrer dans ces variations, inversions d’humeurs et pathologies organiques. Je l’ai déjà dit : « Aime et fais ce qu’il te plaît, mais aime d’abord ». Si tu aimes, tu peux faire ce qu’il te plaît, même si c’est des trucs aberrants pour la Lumière.

Quand j’étais incarné, je disais qu’il fallait des règles, qu’il fallait quand même une pédagogie par rapport à la Lumière, parce qu’il fallait la trouver. Mais la Lumière, elle est partout maintenant. Quelle est la pédagogie qui va pouvoir s’inspirer de ça ? Avec l’Intelligence de la Lumière et l’Instinct de la Lumière, qu’est-ce que vous voulez faire ? Vous pouvez rien faire. Donc occupez vos mains, occupez votre vie, mais ne restez pas prostrés à pseudo-disparaître simplement pour fuir quoi que ce soit. Sans ça, vous vous montrez quoi? Que vous n’avez pas accepté la vie. Alors comment pouvez-vous accepter la vie éternelle, dans ces cas-là ?

Dès que vous vous mettez en opposition, par rapport à votre corps, par rapport à une date, par rapport à une attente, par rapport à une colère, une tristesse, on l’a vu, eh bah vous êtes en résistance, consciente ou pas peu importe, et là, votre corps, vous le sentez. Et votre humeur, vous voyez bien qu’elle est plus en paix, contrairement à ce qui exprimait une question précédente sur quelqu’un qui vit la Paix quelles que soient les circonstances. Vous pouvez pas tricher avec ça.

Et n’oubliez pas que les uns et les autres, quoi que vous viviez, vous sentez l’autre. Donc, vous imaginez bien que si vous voulez cacher, par honte ou par besoin de porter un masque, que vous avez, non pas échoué mais vous avez mal vécu les choses, mais vous pouvez pas le cacher à personne. Vous croyez que vous le cachez parce que la personne vous dit qu’il faut le cacher, mais personne n’est dupe. Mais le respect de la liberté de l’autre, ça sert à rien de lui dire qu’il est en colère ou lui demander pourquoi il est triste, il le sait très bien. De même que celui qui est en paix, même s’il me pose une question, il peut peut-être s’interroger comme ça a été fait, mais en tout cas il vit un véritable bonheur. Le corps rajeunit, les articulations sont plus souples, l’humeur est stable. Y a une joie qui dépend de rien, réellement comme nous l’avons décrit, sans effort.

Si vous êtes obligés de disparaître pour essayer de ramener la joie, et que vous revenez et vous êtes encore plus tristes ou plus souffrants, c’est que vous disparaissez pas, vous fuyez dans le sommeil. C’est affreusement simple, là aussi, hein.

Autre question comme tu disais.

Question : en méditation, quel est l’espace dans la Lumière bleu sombre ? L’Ultraviolet ?

Non ce n’est pas l’Ultraviolet, c’est simplement le moment où, vous savez que dans les strates d’activation de la vision intérieure de l’ex-troisième œil, il y a certaines… y a sept stades, d’accord. Quand vous arrivez à la Lumière, c’est le piège, le niveau des pouvoirs, c’est le piège de l’ego spirituel de la Lumière Blanche, qui est déjà quelque chose d’extraordinaire hein, c’est pas négatif, mais simplement ne vous faites pas piéger par ça, faut aller au-delà. Et quand vous passez au-delà de la Lumière, au niveau d’un mécanisme de perception intérieure, ça va être remplacé le plus souvent par un bleu nuit ou du… carrément ce qui pourrait être appelé de la Lumière Noire. Pas une absence de lumière mais une Lumière Noire. Ça correspond là aussi à l’Infinie Présence et le moment du basculement. C’est le moment où vous sentez que vous pouvez plus vous rattacher à rien, où le cœur va accélérer, où il y a une panique et puis là vous abandonnez parce que vous savez que vous pouvez vous raccrocher à rien. Et là vous êtes libérés.

Question : quand vous parliez, je me suis endormie, j’ai disparu. Lorsque je suis revenue, avant d’ouvrir les yeux, ce qui est normalement noir est devenu d’un magnifique bleu roi.

C’est le stigmate de ce qui est après le Soi, c’est-à-dire ce que nous vous avions nommé l’Infinie Présence ou l’Ultime Présence ou le Cœur du Cœur. Simplement avant, vous ne perceviez pas, vous ne pouvez pas percevoir ça comme tu le dis. Vous étiez soit dans le Soi avec la Lumière Blanche, soit dans le noir. Et là, quand tu reviens, tu t’aperçois que ce noir est remplacé par un bleu très profond qui est exactement le stigmate de ton Infinie Présence, qui est établie. Donc, c’est parfaitement cohérent et logique hein, vous le voyez.

Mais encore une fois, le plus important c’est : êtes-vous en paix ou pas ? C’est tout. D’ailleurs on le dit, quand les gens vont mourir, ils ont besoin de faire la paix avec eux-mêmes, ils ont besoin de ranger leurs affaires, etc., etc. C’est les cinq étapes qui correspondent à l’approche de la mort, qui correspondent au Choc de l’humanité grosso-modo : le déni, la colère, la négociation, l’acceptation et l’extase.

Question : vous avez dit que les conditions de la naissance déterminaient la vie sur terre.

Les conditions de la mort. J’ai jamais dit les conditions de la naissance, c’est quoi cette histoire ? La naissance, oui, détermine les conditions de la vie sur Terre et la mort conditionnait jusqu’à présent les conditions de ce qui vous arrivait après la perte du corps physique. Oui donc la naissance, effectivement, la façon de naître conditionne, mais pas la façon de naître selon… en une heure, en dix heures, c’est simplement, certaines naissances anormales par la présentation, que ça soit lié à la maman ou au bébé, traduisent des blessures, oui bien sûr.

Question : qu’en est-il lorsque le bébé naît par césarienne ?

Eh bah, ça s’appelle un refus de naître.

… ou la position avec le cordon autour du cou, à l’avant.

C’est le… si y a par exemple deux tours ou trois tours, c’est un refus d’incarnation mais beaucoup plus grave dans ce cas-là qu’une simple présentation anormale par le siège, parce que le bébé s’est pas retourné, ou par une épaule par exemple. Mais la présentation normale avec une circulaire simple, double ou triple, ça existe, là c’est catastrophique au niveau de la vie parce que la personne est toujours en train de se demander ce qu’elle fait là où elle est. Elle est toujours en train de changer d’objectif parce qu’elle trouve pas sa place. Vous voyez ? Et ta question, c’est quoi ?

… est-il possible d’aider ces bébés par la suite, et comment ? Est-il bon de leur en parler ?

Parler ne sert à rien. Vous avez beau dire à une personne qu’elle a un refus d’incarnation, vous lui demandez comment elle est née, elle va vous dire qu’effectivement elle est née avec une circulaire du cordon, et après ? Parce que l’engramme, ici, c’est le refus de descendre, et ça, ça reste actif jusqu’à la maturité, c’est-à-dire quarante à cinquante ans, n’est-ce pas ? C’est des gens qui sont toujours en train de se demander s’ils sont à leur place, qui sont toujours en train de s’interroger, la profession – pas les personnes, mais eux-mêmes sur eux-mêmes –, si c’est leur bonne place. C’est pareil dans la famille, c’est pareil avec les femmes ou les hommes ; c’est la même chose. Et vous ne pouvez pas y échapper parce que cette blessure-là, elle est engrammée directement dans l’ADN, même si elle est localisée sur le chakra de l’âme. Vous voyez ?

Donc vous avez certainement des techniques, que ce soit en psychologie, avec des cristaux et autres, et moi je connais pas, qui permettent certainement d’aider ces personnes. Mais c’est pas le fait de le dire puisqu’ils le savent qu’ils sont nés en siège. C’est pas la peine de leur dire qu’ils ont un refus d’incarnation parce qu’ils le vivent ; ils savent qu’ils sont pas à leur place nulle part.

Mais je te rassure, dès l’instant où la Lumière, je vous parlais tout à l’heure du bas et du haut du corps au niveau des membres, de la gorge et des racines des membres inférieurs, mais la Lumière, j’ai bien dit qu’elle allait rejoindre le cœur, comme le Canal Marial a rejoint le cœur, comme l’Onde de Vie a rejoint le cœur, n’est-ce pas ? Comme le Cœur Ascensionnel a rejoint la Fontaine de Cristal par le Lemniscate sacré. C’est la même chose pour l’Instinct de la Lumière maintenant qui est allé dans le cœur. Et nécessairement, pour aller dans le cœur en passant depuis les plis de l’aine, des deux côtés, depuis les creux axillaires, ça passe bien évidemment par ces points-là. Et si tu laisses faire, alors le refus d’incarnation disparaîtra tout seul et tu te sentiras en paix. Et qu’est-ce qui se passera à ce moment-là ? Tu n’auras plus de question sur quoi que ce soit. Je parle pas des questions que tu me poses, mais dans ta vie.

Question : c’est un rêve. Je suis dans un jardin entouré de murs, avec un homme et un enfant. Pour sortir, il faut traverser la maison. Avant d’entrer, j’ouvre une porte, il y a un compteur électrique. Nous avançons dans la maison. Dans une salle, il y a des enfants ; leur mère les nourrit et je l’aide.

C’est tout ?

… oui.

La maison, c’est ton corps. Le jardin, c’est l’agrément du corps. Rentrer dans la maison, c’est au rez-de-chaussée, ça, ça a pas été dit, parce que la symbolique n’est pas la même selon le rez-de-chaussée, les chambres, ou le grenier ou la cave. Elle rentre au rez-de-chaussée puisqu’elle est dans le jardin, je présume. Qu’est-ce qu’y a d’autre comme éléments, le compteur électrique je crois, la grande pièce ou....

Question : dans une salle, il y a des enfants. Leur mère les nourrit et elle aide la mère à les nourrir.

Tout à fait. Donc si c’est un homme ou une femme, ça change tout. Parce que si vous êtes une femme, et que vous voyez une femme, ça ne fait que vous représenter. Si c’est un homme, c’est pas la même chose, d’accord ; c’est l’affectif et la relation de couple. Donc si c’est une femme qui vit ça et qui voit la mère qui nourrit les enfants, ça veut dire simplement, dans cette pièce, qu’elle passe du jardin d’agrément à la nourriture de l’Enfant intérieur et que l’Enfant intérieur est prêt à se manifester, si je peux dire à l’extérieur, c’est-à-dire un être est à apparaître. L’Enfant intérieur, c’est rien d’autre que la Voie de l’Enfance telle qu’elle a été exprimée par Thérèse. C’est l’humilité, la simplicité.

… et le fait de regarder le compteur électrique ?

Le compteur électrique. Qu’est-ce qu’il fait, le compteur ? Il compte. Compteur d’eau ou compteur électrique. Simplement là, c’est de l’électricité, donc ça veut dire que elle traverse le compteur qu’elle voit tourner, on est d’accord ; ça veut dire que le temps avance. Ça veut dire aussi qu’il y a, à travers cette maison (comme dans toute maison d’ailleurs), quelque chose qui compte. Le compteur y est toujours, mais c’est très rare, dans un rêve de voir le compteur, n’est-ce pas ? Là, c’est très précis, donc le compteur signifie que le temps s’écoule selon un rythme qui est tout à fait normal pour cette personne dans son vécu. Par contre si c’est un homme qui voit une femme qui nourrit des enfants, c’est pas la même chose.

… ce n’est pas le cas.

D’accord.

Question : j’ai fait un autre rêve. Un bus roule sur une route en épingle à cheveux. Je prends un raccourci en coupant ce virage, chute et glisse sur le côté.

C’est très simple : la voiture, c’est le véhicule, comme la maison, simplement il y a une notion dynamique en plus, hein. La maison, c’est votre intérieur. Le véhicule, c’est votre véhicule, c’est le cas de le dire. Là, c’est un autobus, d’accord. Donc c’est un véhicule... c’est pas pareil que de conduire un car, que de conduire un camion, que de conduire une voiture ou une moto, en rêve. Bien sûr l’agilité de la moto n’a rien à voir avec l’agilité du bus, on est d’accord. Si c’est quelqu’un d’autre qui conduit, ça veut dire que vous n’êtes pas maîtres de votre véhicule. Si c’est vous qui conduisez et que vous décidez de sortir de la route pour prendre un raccourci, même si le véhicule a un petit accident, c’est pas grave. C’est que vous acceptez de ne plus suivre la route balisée et la route officielle, vous décidez de sortir de la route pour être libres, quelles que soient les conséquences au niveau du corps. Voilà grosso modo ce que ça veut dire.

C’est-à-dire que cette personne a reçu l’influx de l’Esprit ou de l’âme, que elle n’est plus obligée de suivre un chemin balisé, si je peux dire, elle peut aller au raccourci et que même si le bus se couche, c’est pas grave. Vous êtes en tout cas sortis des rails de la personne, ou en train de le faire en tout cas.

Question : les animaux perçoivent-ils les Jnani, les Libérés vivants ?

Ah, si le Jnani est en contact avec les animaux, oui. Mais qu’est-ce que ça veut dire percevoir ? L’animal, les entités de Lumière et toutes les entités invisibles, oui elles voient le Jnani, d’ailleurs ceux qui sont libérés ou qui ont été libérés constatent ou constateront qu’au-delà de voir les entités invisibles qui passent le soir au lit, vous allez voir carrément d’autres mondes en superposition dans votre chambre et dans votre lit. Et là, vous allez voir pas seulement quelques entités qui passent pour vous mais vous allez voir d’innombrables entités qui vaquent à leurs occupations et qui vous voient même pas.

Donc les animaux, bien sûr, sont tout à fait capables de capter... rappelez-vous par exemple, si je prends l’exemple de Saint François d’Assise avec les oiseaux qui venaient parler avec lui. Regardez parmi les Saints de chez nous, Saint Antoine de Padoue qui prêchait aux poissons, etc., etc. Donc oui bien sûr le Jnani, un Saint, le Libéré, celui qui a installé le Soi , il est perçu à la fois par son atmosphère vibratoire, y a plus de personne, ce qui explique ce que je vous dis quand vous êtes allongés dans un lit et que vous êtes libérés, soit vous avez des frères et des sœurs de Lumière qui viennent vous voir, des Végaliens, des Arcturiens, etc., soit vous commencez à voir des entités qui vous ignorent totalement. Elles viennent pas se nourrir de ce que vous êtes, vous, vous avez pénétré leur monde mais elles, elles veulent pas pénétrer le vôtre. C’est comme si vous étiez dans un autre monde quand vous ouvrez les yeux, dans votre vie, dans le noir ; vous voyez qu’y a plus de noir. Ça fait d’ailleurs une sensation curieuse.

Vous allez constater, pour ceux qui sont libérés, des mécanismes visuels qui ne sont pas de la vision du cœur ou de la vision intérieure, mais la vision rétinienne qui se modifiait, vous donnant à voir, comment vous appelez ça, des spectres de couleurs et donc de fréquences que vous ne perceviez pas auparavant, essentiellement vers l’infrarouge et vers l’ultraviolet. La rétine se modifie aussi profondément en cette période, tout votre corps se modifie. Alors, il se modifie avec grâce et élégance ou il se modifie avec résistance, mais la finalité est la même.

Autre question.

Il n’y a plus de questions écrites.

Alors, vous avez la parole, mes frères et mes sœurs. N’hésitez pas, on peut parler de tout avec moi.

Question : je ressens une sorte de cylindre, bien au-dessus de la tête et en-dessous des pieds, et il tourne tout autour du corps. Qu’en est-il ?

Mais ça, c’est simplement le déploiement de la Fontaine de Cristal, c’est l’énergie Métatronique qui a pénétré par KI-RIS-TI, c’est-à-dire dans un axe horizontal voilà deux ans, et maintenant pénètre dans l’axe vertical. Et effectivement, la perception que tu as, le plus souvent, elle est limitée à la perception de ce 13ème corps qui est en fait ce que vous pourriez nommer une boule d’antimatière, elle est au-dessus de votre tête. Vous voyez, vous allez disparaître sans aucun problème. L’antimatière, tu sentiras au moment où ça se produira, ça s’est pas encore produit, même si tu le perçois, le tube Métatronique. La Croix est réalisée par l’impulsion Métatronique postéro-antérieure par KI-RIS-TI et le cœur, et maintenant elle est réalisée, c’est-à-dire vous réalisez votre crucifixion, et là, vous êtes libres.

C’est-à-dire que une fois que l’Onde de Vie est montée, si vous percevez les vibrations, mais même ceux qui n’ont jamais senti les vibrations, vous avez... et d’ailleurs vous avez des êtres qui ont pas senti les vibrations, ou quelques-unes, et qui maintenant commencent à avoir des maux de tête très, très importants. Soit devant, soit derrière, soit latéralement devant, soit latéralement derrière, parce qu’y a des zones, là, vous le savez. J’ai appelé ça l’interrupteur ON/OFF, c’est ça qui se met en route. Et là, ce que décrit cette sœur, c’est le 13ème corps, c’est-à-dire la boule d’antimatière que vous avez ici, qui, quand votre véhicule ascensionnel sera complètement, non pas présent mais ascensionné, la matière noire de ce 13ème corps, de la Fontaine de Cristal, du Vajra, va venir et vous allez voir votre corps disparaître sous vos yeux, sans aucun problème.

Mais ça, c’est pas pour tout de suite, hein, faut attendre le grille-planète final, sauf pour ceux qui doivent partir après les trois jours. Et ça se fera sans aucun problème. C’est une translation, effectivement, de la conscience ; c’est ce que j’avais appelé, à l’époque, de la chenille au papillon.

… cela se ressent-il aussi sur la petite Couronne ?

Oui, tout à fait. Vous avez d’abord, avant que ce soit un tube, vous sentez une connexion entre le Vajra et la petite Couronne. C’est, si vous voulez, l’espace de résolution des quatre lignées, des quatre Éléments au sein de l’Éther primordial – que vous êtes aussi. Donc bien sûr, dès que vous sentez la tête, dès que vous sentez… vous avez la perception de cette boule, là, qui tourne au-dessus de votre tête, ou le tube Métatronique qui est rentré, vous êtes crucifiés, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire que vous avez ressuscité ou que vous êtes en cours de ressusciter, en cours de résurrection. Mais quand cette boule est perçue, même si vous ne percevez pas la boule et que vous sentez des maux de tête inhabituels sur le Triangle de Feu ou de Terre, plus souvent que sur les zones latérales, alors à ce moment-là, c’est le même travail mais il y a encore une petite purification à faire, qui se fait toute seule.

… ce n’est pas forcément un mal de tête ; ça peut être aussi un point, une chaleur très forte au niveau du front.

Non, à ce moment-là, c’est l’activation et l’interrupteur. Moi, je parlais vraiment du Triangle ici et du Triangle là, où alors les Triangles latéraux, mais c’est plus rare.

Question : on nous dit que le monde est en nous, comment faire pour le retrouver ?

Ben, deviens rien, tu retrouveras le monde. Mais si tu cherches le monde comme ça, tu trouveras pas grand-chose, tu vas trouver des rencontres extériorisées avec les peuples de la nature, avec ton ange gardien, avec quelques entités, mais ça c’est une partie du monde, c’est pas le monde.

Mais l’important n’est pas trouver le monde à l’intérieur de soi, c’est de trouver le Rien que tu es, le reste vient ensuite de lui-même. Parce que le Rien est concevable, d’ailleurs l’ego en a très peur, mais le Tout, comment veux-tu, c’est une telle abstraction, un tel... comme disait Bidi, un concept. Alors vous avez beau vous gargariser du mot Unité, que nous sommes tous frères, ou vous gargariser de la non-dualité, mais c’est pas pour autant que vous n’êtes Rien. Quand vous êtes réellement Rien, à ce moment-là, vous êtes le monde et le monde est en vous.

Question : les puces introduites lors des interventions chirurgicales, dans les vaccins etc., peuvent-elles ralentir la Libération ?

C’est fait pour ça d’ailleurs. Mais ralentir votre libération individuelle, pas la libération collective, hein. Mais c’est pas uniquement les puces, c’est toute la technologie moderne, hein, toutes les ondes. Tout ce qui est électrique, allez, j’exagère, je dirais est satanique et binaire. Cet univers est électrique, en plus enfermé dans le magnétisme. Tous les univers sont électriques, mais y a un équilibre entre électrons et protons, pas seulement dans un atome mais d’une manière générale de la vie. Vous, les protons, vous les avez uniquement quand y a des éjections de masse coronale et aussi certains trous coronaux, pas tous. C’est pour ça, d’ailleurs, que la stase correspond à un arrêt complet de tous les phénomènes électriques, sur la terre comme dans vos corps, et donc l’arrêt du cerveau, et l’arrêt du cœur aussi.

Mais comme ces trois jours seront passés au sein de l’Absolu pour chacun, c’est le Serment et la Promesse, sauf si vous devez quitter le corps, au bout des trois jours vos corps seront ressuscités. Donc vous allez tous vivre la Résurrection, pas seulement de l’Esprit mais de la chair, pour ceux qui sont dans la chair. La résurrection des morts, c’est pas ceux qui sont sous terre, c’est les morts qui sont morts, c’est-à-dire toute l’humanité, durant la période des trois jours. Donc effectivement, y a une résurrection des morts, mais ne croyez pas, comme les pauvres catholiques, que c’est tous vos ancêtres qui vont réapparaître sur la terre. Y aurait pas assez de place, bien sûr.

Donc la résurrection des morts, c’est symbolique, c’est la Résurrection, la vôtre, qui êtes passés par la porte de la mort qu’on appelle la stase des trois jours, qui est en quelque sorte la répétition générale pour ceux qui iront jusqu’au bout des 132 jours qui suivront.

Question : lors de la visite du Saint Sépulcre à Jérusalem, il y a dix ans, il y avait beaucoup de monde et je ne me sentais pas bien dans le lieu. Lorsque je suis sortie, j’avais la tête, les oreilles, les mains, en feu. J’étais toute rouge et j’avais l’impression de brûler. Qu’en est-il ?

Alors soit il faisait très chaud, y avait trop de monde, y avait pas d’air, surtout que c’est quand même pas très aéré là-bas, soit simplement c’est le Feu du Christ qui t’a touchée à ce moment-là.

… j’ai ressenti, lors de ce voyage, une Présence Christique très forte, où que j’aille.

Donc, tu as ta réponse. Tu as reçu ce que les Épouses du Christ appellent le baiser du Christ.

Question : depuis le mois de janvier, je vis une extrême tristesse et j’ai eu beaucoup de douleurs à la base du crâne et à la tête, et de vertiges. Hier, j’avais l’impression que les paroles de Bidi me matraquaient le cœur, et j’ai vu mon ego et mon contrôle. Cette nuit, les douleurs de la tête se sont accentuées. Pouvez-vous m’accompagner ?

Tu as vu les causes et tu as vu les conséquences, c’est-à-dire les maux de tête. Bidi a donné des coups de marteau, il t’a martelé le cœur. Qu’est-ce qui se passe ? Il a déclenché encore plus de Lumière. Tu as vu les contrôles, comme tu dis, mais laisse-lui le temps de s’évacuer. Pas l’énergie-Lumière, pas les particules adamantines, mais le contrôle lui-même. Parce que quand t’as mal à la tête, tu peux plus rien contrôler, n’est-ce pas ? Donc si tu contrôles encore, eh bien tu auras encore plus mal à la tête jusqu’à tant que tu décides de ne plus avoir mal à la tête. Et effectivement, se placer dans le cœur est la seule solution. Mais tu peux pas contrôler, c’est l’un ou l’autre.

Il faut s’en remettre, si j’emploie des mots anciens, à la Divine Providence. Ta personne ne peut rien faire. Bien sûr tu peux te soulager, c’est même souhaitable : mets-toi un bonnet d’aluminium sur la tête, mais pas tout le temps hein, juste pour soulager, et après fais le travail qui t’a été montré par Bidi. Il t’a donné à voir ton ego, comme tu dis, le reste des reliquats des personnes. C’est souvent des habitudes, le contrôle, hein j’ai dit. Donc maintenant que tu sais que tu contrôles, que ton ego contrôle, qu’est-ce que tu fais ? Tu vas pas essayer de le contrarier, tu pourras jamais gagner, mais si tu te mets dans le cœur, comme a fait Bidi, si tu focalises ta conscience, cette fois-ci, non pas sur l’interrupteur, parce que l’interrupteur il est un peu coincé, mais si tu te focalises sur les Portes correspondant au Triangle de Feu et au Triangle de la Terre, au niveau des Portes, trente secondes par point, sans rien demander, juste porter la conscience dessus, tu vas établir cette fameuse communication entre le Masculin et le Féminin. Ce qui traduit, c’est la même chose, une incapacité à fusionner l’Androgyne Primordial, c’est-à-dire les polarités féminine et masculine en toi.

Et c’est pareil pour tous les frères et les sœurs. Ceux qui ont été des personnalités contrôlantes, analytiques, ont nécessairement une dysharmonie entre le Masculin et le Féminin, c’est ça qui s’illustre, maintenant. Donc tu te mets dans le cœur, tu focalises ta conscience très peu de temps sur les Portes qui correspondent aux mêmes noms d’Étoiles, et tu laisses. Et je te dis, si vraiment la douleur est trop forte, tout en faisant ce que je te dis, eh ben tu mets l’aluminium sur la tête, ou des cristaux ou ce que tu veux.

Question : puisque nous sommes dans un univers électrique et magnétique, et que le magnétisme nous enferme, est-il judicieux d’utiliser des ustensiles magnétiques pour conserver les aliments ou pour traiter des douleurs ?

Mais c’est bien au contraire, puisqu’on est en train de démagnétiser la planète. L’enfermement est lié au magnétisme.

… il faut donc supprimer ces choses-là ?

Oh, j’ai pas dit qu’il fallait les supprimer, il faut simplement être vigilants, mais tu peux tout à fait supprimer une douleur avec des aimants, si ça marche. Mais l’effet sera, il est connu d’ailleurs depuis longtemps sur terre, l’effet des aimants, mais c’est pas un effet qui a des effets révolutionnaires, hein, c’est juste pour apaiser des douleurs. D’ailleurs, au niveau de la tête, les aimants, il faut les placer sur les Étoiles.

Question : lors des opérations de la cataracte, on remplace le cristallin par un implant. Y a-t-il des micro-puces de la nanotechnologie dans ces implants cristallins ?

Tu peux aussi poser le problème sur les dents, quand vous avez des couronnes ou des bridges, mais bien sûr que ça gêne en rien, sans ça heureusement, personne n’est sauvé, là. Vous avez tous des problèmes de bouche, moi j’en avais aussi quand j’étais incarné. On a tous au moins des amalgames, des résines, des prothèses, et ceci, et cela. Heureusement que ça gêne pas. Le seul truc qui est sensé gêner, c’est les implants, pas éthériques mais les implants de la puce qu’ils veulent implanter. Mais même ça, c’est stupide. Ça va être balayé par la puissance à la fois de Nibiru et après, de la transformation du Soleil. Vous voyez ? Et que faire alors les gens qui ont des prothèses dans un genou, dans une hanche, des appareils à différents niveaux, c’est aucune gêne ça.

Question : y aurait-il d’autres utilisations du bonnet en aluminium dont vous avez parlé ? Par exemple lors de la visibilité de Nibiru ?

Alors là, cher ami, c’est peu ou prou au moment de la stase. T’es encore dans une logique de protection de quelque chose, toi. Abandonne tout ça, c’est ton mental qui te dit ça. Tout est parfait, tu ne peux rien contrôler, tu ne peux rien maîtriser. C’est comme quand t’as envie de faire caca, tu peux pas l’oublier, faut aller faire caca. C’est pareil pour ta tête. T’auras autre chose à penser que de te mettre un bonnet sur la tête ou des cristaux autour de toi au moment de la stase, hein, je te le garantis.

Question : hier, j’ai posé une question à Bidi. Je m’étais posé la question de qui suis-je et mon ego paniquait. La voix tonitruante de Bidi m’a assailli et me transperçait le corps et le cœur. Il m’a invité à faire le pas, et ce passage ne s’est pas fait. J’ai vu ensuite le mental, la personne, qui tentait de reproduire la situation et j’ai vu que c’était un piège.

Bien sûr.

… pourriez-vous me donner un conseil, si je réécoute Bidi ou si l’occasion se présente ?

C’est très simple, à ce moment-là ne cherche pas à réaliser ce qui se produit ni à te raccrocher ? Tu te répètes simplement, comme un mantra : « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas ce mental, je ne suis pas cette panique. », ce qui est tout à fait vrai, en plus. C’est la personne qui éprouve ça, c’est pas ce que tu es. Donc c’est un problème de point de vue là aussi quelque part, hein. Pas le point de vue comme ça mental mais le point de vue réel de ce qui se passe dans la conscience. Si bien sûr tu cherches à te raccrocher parce qu’il y a panique, l’ego qui panique, tu peux pas te servir de l’ego, donc tout ce que tu peux faire, c’est affirmer : « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas cette panique et je ne suis pas mon mental. »

… je voyais l’ego paniquer et je savais que je n’étais pas ça, mais il y avait quelque chose de fort qui m’empêchait ou me retenait…

Oui, oui, c’est toujours la personne, même si... Ce qui a vu est ton Soi, tu as vu ton propre ego ; tu sais que tu ne peux pas le combattre parce que si tu t’opposes à lui, il va se renforcer, il va trouver une justification. Donc si tu lui affirmes, au moment où il est apparent comme ça, où tu l’as débusqué ou il a été débusqué par les circonstances, reste tranquille, ne fais rien et dis simplement : « Je ne suis pas ma panique, je ne suis pas ce corps, je ne suis pas le mental », et c’est tout.

Question : avoir des croyances, des petits diables, des peurs, etc., peut-il être un frein pour faire le passage ?

Mais qui dit ça, si ce n’est la personne, c’est l’ego.

Question : quand j’ai fait le passage, accompagnée par Bidi, j’ai vu qu’il m’a maintenue dans le silence et il m’a aidée à rester dans l’immobilité. Est-ce cela qui a permis de faire le passage ?

Oh, je crois qu’il a pas eu la prétention de vous dire que c’était lui, il a dit simplement que c’est sa présence et la vibration de sa voix qui déclenche ça. Vous avez tous senti, que vous soyez dérangés ou pas, qu’il vous a, cette fois ci, transpercés de partout. Et la prochaine fois, s’il revient, il ira à coups de sabre, ça ira plus vite que le marteau. En plus, c’est plus net, la coupe au sabre. Après il restera le sabre du Jedi.

Donc il n'a pas agi, justement, il a émis une vibration depuis là où il est, qui était destinée à ébranler toutes vos fondations. C’est ça qui est l’aide, et lui, comme il a dit et comme je vous dis, on ne peut rien faire, on ne peut que vous amener au seuil, après on est obligés de vous lâcher, parce que ça doit être une décision, non pas de votre personne, vous le savez, mais de ce que vous êtes. Mais ce passage que vous décrivez, vous allez tous y passer, même avant la stase si c’est encore un peu plus loin dans le temps, ces épisodes de basculement.

Et d’ailleurs tous ceux qui se sentent tristes, en colère, qui ont eu des douleurs du corps, des manifestations de cristallisation, vous allez revivre cette disparition, je dirais, même si vous avez déjà disparu, un peu plus en conscience au niveau de cet état, si je peux dire, qu’est l’Infinie Présence, qui est le moment où vous passez de la conscience ultime à la A-conscience, avec effectivement, en retour, la paix, la vision de la Lumière bleu nuit, etc., etc. C’est pas le bleu de la fusion des Éthers, hein, c’est un bleu beaucoup plus profond. C’est pas le bleu du ciel, quoi. Donc c’est tout à fait normal. Là, Bidi a été non pas celui qui a agi ou opéré mais il a été le catalyseur, celui qui était, par sa présence, a quelque part rassuré et t’a permis d’aller jusque-là – mais c’est toi qui est passée, c’est pas lui.

Question : utilise-t-il, dans sa voix, une sonorité particulière ? Je sentais quelque chose qui transperçait au niveau du cerveau ?

La voix, elle est forte, c’est pour détourner votre ego, mais y a pas que la voix et la puissance de la voix, y a le Verbe, il vous l’a dit. Et ce Verbe, dans son cas, est accompagné par la Lumière et cette Lumière, elle va directement vous transpercer le cœur, un peu comme Mikaël, avec une intensité redoutable.

L’abandon de Bidi, quand il était incarné, et malheureusement je ne l’ai pas rencontré parce qu’il était inconnu quasiment à cette époque-là, je pouvais pas le rencontrer, mais c’est évident que il est tellement au-delà de tout concept et de toute forme, même quand il était dans son corps, qu’y avait en lui rien qui arrêtait quoi que ce soit. Sa puissance était déjà identique quand il était incarné, mais rares étaient ceux qui étaient capables de se laisser transpercer. Ils ont été très peu. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile. Ce qu’il vous fait, là, il aurait pas pu le faire en 2012 par exemple.

Mais en fait, il ne fait rien, il ne fait que vous mettre face à vous-mêmes, et les cris que vous entendez, il vous l’a dit, c’est les cris de votre âme si elle est encore là, ou les cris de votre Esprit. C’est pour ça que ça vous a transpercés et que ça été, pour certains, si intense. Il ne faisait que traduire les mots de votre Esprit et les mots de l’Absolu aussi, quand ils se traduisent en mots. Il vous a pas parlé d’Absolu alors que il s’adressait à justement ce que vous êtes en Éternité, et pour ça il faut transpercer la personne, ce qui reste de résistances. Il vous amène au seuil, et après vous y allez, ou pas.

Question : pourquoi n’a-t-il pas sorti l’épée tout de suite ?

Parce que ce serait délicat d’avoir des morts ici. Et pour les lois sociales et les lois, tuer quelqu’un avec la Lumière, pour celui qui est dans la personne et dans la justice, ça s’appelle un meurtre, n’est-ce pas ?

Question : ça signifie qu’il pourra peut-être le faire lors de sa prochaine intervention, car à partir du 8 mars on passe à une octave différente ?

Ça sera effectivement, c’est pour ça qu’il vous a parlé d’un marteau de plus grande taille. Mais moi, je pense que si il vient, ça sera directement le sabre. Après, vous pourrez sabrer le champagne avec.

Question : vous avez dit que c’est le « Je suis » qui choisit. Pourquoi le « Je suis » ne choisit pas tout de suite l’autre rive ?

Ah non, jamais de la vie, c’est quand le « Je suis » disparaît. Comptez pas aller sur l’autre rive avec votre Soi. « Je suis » ne vous amène nulle part, il établit le Soi. Mais je crois que Bidi vous a répété qu’après le « Je suis », nous avions dit à l’époque « Je suis Un » pour éviter la phonétique anglaise de Yaldébaoth « I AM », mais « Je suis Un », déjà, c’est pas la même chose, d’accord. Là, Bidi et d’autres parlent du Soi et du « Je suis », d’accord, parce que c’est dans la tradition, c’est ce que tout le monde a entendu au moins une fois, mais le « Je suis » vous emmène nulle part puisque c’est quand le « Je suis » s’efface, justement, que vous passez de l’autre côté. Il faut reconnaître votre être et après, comme on dit, c’est passer dans le Non-Être – et vous n’y passez pas avec l’être, dans le Non-Être.

Question : quand on dit « Je ne suis pas ce corps », « Je ne suis pas cette histoire », ne bloque-t-on pas quelque chose ?

Vous bloquez si vous êtes totalement dans la personnalité et que vous n’avez jamais rien vécu. C’est pas les mêmes circonstances, cette négation, quand vous êtes dans le Soi ou que vous avez vécu la Couronne radiante de la tête, du cœur ou l’Onde de Vie ou le Canal Marial. Vous n’êtes pas dans le petit Soi, comme ça peut être dit, ni dans l’ego, même si l’ego est présent. Vous êtes gênés par l’ego mais vous n’êtes pas installés dans l’ego.

Tous, ici, vous avez quand même bon cœur, quelles que soient vos erreurs et quel que soit le besoin d’apparence que certains peuvent avoir. Donc pour vous… mais bien évidemment, si vous dites ça à quelqu’un qui n’a jamais vécu une vibration, vous allez atterrir exactement dans la dépersonnalisation, mais absolument pas dans l’Absolu. D’ailleurs, cette affirmation « Je ne suis pas le corps», quand vous êtes libérés, vous êtes obligés de reconnaître que y a un corps qui est là, sans ça vous n’êtes pas libérés, vous êtes à côté de la plaque. C’est pas parce qu’on vous dit qu’y a personne que vous n’êtes pas une personne – vous êtes libérés de la personne. Ça veut pas dire que la personne, elle disparaît, même si elle va disparaître bientôt.

Donc bien sûr, et d’ailleurs, je pense que Bidi l’a fait, ses mots ne s’adressent pas à la personnalité, ils s’adressaient directement à ce qui est éternel en vous. Sinon, vous vous rendez compte les dégâts sur un ego, si vous lui dites : « Tu n’es pas ce corps, tu n’es pas ce mental, tu n’es pas ta vie » ? Mais il va très mal le prendre ou alors il va vous prendre pour un fou, et il aura raison, parce que lui, ce qu’il vit n’est pas ce que vous vivez ; même si vous êtes de plus en plus nombreux, ça vous le savez, sur la planète, à le vivre, tous les autres ne le vivent pas et pour eux vous êtes des fous dangereux, mais vraiment très dangereux. Même pour ceux qui sont dans la spiritualité, qui continuerait la 3D et l’incarnation, c’est limite supportable. Ça sert à rien d’aller titiller l’ego, par contre le transpercer, pour ceux qui en ont la possibilité, comme Bidi dont c’est la fonction, c’est très bien. Mais vous faites entendre Bidi à quelqu’un qui n’a aucune démarche, qui ne perçoit rien, mais il va être prodigieusement agacé, c’est le moins qu’on puisse dire, d’ailleurs.

Moi, vous pouvez me faire entendre ou me lire même chez ceux qui sont dans l’erreur, ça pose pas de problème puisque je vous caresse dans le sens du poil le plus souvent. C’est normal, je peux pas être autrement. N’oubliez pas, je vous l’ai souvent dit déjà quand j’étais incarné, que je suis très proche de l’humain. J’aime l’humain, même si je sais que c’est une illusion, mais que voulez-vous, mes vies, en tant que personne, ont toujours été axées sur cette humanité, et c’est pour ça d’ailleurs qu’Orionis m’a transmis le flambeau, parce qu’il fallait des êtres qui étaient incarnés, qui ont vécu la souffrance, qui ont vécu la spiritualité luciférienne de la terre, pour comprendre ce que c’était. Vous voyez ?

Et c’est pour ça que nous vous avons dit que nous étions pas en stase mais dans un niveau intermédiaire où nous avions conservé une forme assez identique à celle que nous avions, incarnés, et que nous avions gardé nos mémoires pour vous aider, parce que nous connaissions tous les pièges. Enfin la plupart, y en a qu’on n’a pas vu venir, mais ça, ça fait partie de l’expérience, n’est-ce pas ?

Question : j’ai des moments de joie intense, sans raison, et je me mets à chanter pour l’extérioriser. Je pense que c’est mon Enfant intérieur. Que deviendra cet Enfant intérieur quand je partirai ?

Comme disait Bidi, c’est un concept. L’Enfant intérieur, c’est ce qui te permet d’exprimer, c’est la jonction du Masculin sacré et du Féminin sacré. Donc l’Enfant intérieur, c’est comme le corps d’Êtreté ou le Lemniscate sacré plutôt – le Lemniscate sacré c’est une structure intermédiaire qui a aucune utilité ailleurs –, l’Enfant intérieur, mais dès que tu es libre et autonome, tu es adulte, non ? Mais un adulte libre qui est un enfant, mais c’est pas le même Enfant intérieur. N’en fais pas, de cet Enfant intérieur qui s’exprime, un bébé, comme une maman qui va abriter ce bébé dans son cœur. Ça n’a rien à voir, c’est imagé.

… ces moments de joie intense viennent-ils de mon Enfant intérieur ou c’est une idée ?

Ça vient de partout, de ce que tu es. Mais pourquoi… Vous avez effectivement besoin de toujours rattacher, comme disait Bidi, à des concepts. L’important, c’est ce que tu vis, c’est pas de savoir d’où ça vient. C’est comme ça que s’installe l’Évidence de la Lumière ; ce n’est pas en essayant de nommer à travers des concepts ou des formes. Vous êtes, vous rentrez dans le Sans-Forme, dans le Non-Né, comme disait Bidi. Donc oubliez, comme il vous l’a seriné, tous les concepts. Vous n’avez pas besoin d’explications quand tu vis cette joie intense, c’est l’ego qui veut trouver une explication et qui a besoin de se rassurer en disant : « La Lumière, et cette joie, vient de mon Enfant intérieur ».

Mais dès que tu dis « mon », « mon corps », « ma famille », ça veut dire que ce n’est pas toi. Le langage, dans la langue française, est pourtant éloquent. Quand vous dites « ma voiture », vous savez très bien que vous n’êtes pas la voiture, quand vous dites « mon mari », vous savez très bien que vous n’êtes pas votre mari, alors y a pas de problème. Quand vous dites « mon corps », vous devriez savoir automatiquement que vous n’êtes pas ce corps. Sans ça, vous vous figez entre la naissance et la mort. Et petit à petit, au fur et à mesure des incarnations, vous tombez dans le matérialisme, vous vous coupez de l’énergie, vous vous coupez du flux de vie, et vous en arrivez à cette heure, à cette fin particulière où beaucoup de frères et de sœurs endormis pensent qu’ils sont nés un jour et que tout ce qui est leur conscience va finir en poussière, et mangé par les vers. Vous voyez ?

Mais dès l’instant où vous dites « mon », c’est que ce n’est pas vous. Réfléchissez deux minutes : « mon Enfant intérieur », c’est pas toi, n’en fais pas une possession. C’est comme une voiture, elle ne fait que passer, elle dure tant d’années ; c’est comme ton corps, il ne dure que tant d’années. Il n’y a pas besoin d’Enfant intérieur quand tu es libre, c’est à dire au-delà de la forme, après. En fait, je ne sais pas si vous comprenez, à travers ce que nous avons dit, que ce soit Bidi, moi, et ce que diront Christ, Marie et Mikaël, vous prenez conscience des dernières erreurs de positionnement qui sont liées aux habitudes, vous voyez. Et par exemple, si on prend l’exemple de « mon corps », oui c’est votre corps, il vous appartient, mais s’il vous appartient, il peut pas être vous, vous voyez ce que je veux dire ? C’est pareil pour un objet, c’est pareil pour tout ce qui a une forme. Quand vous dites « mon bijou », même si vous y tenez, vous savez très bien que vous n’êtes pas le bijou, il est à vous, mais vous, qui êtes-vous ?

C’est pour ça que Bidi a insisté encore plus, surtout maintenant, qu’il y a quelques années ou en 2012, sur cette notion de n’être pas cette identité. Mais si vous êtes tordus avec votre ego, qu’est-ce que vous allez faire ? Ben vous allez employer des phrases qui vont dire des inepties. Vous allez dire : « Ce corps va aller prendre un café ». Mais j’ai envie de dire : « Andouille, c’est toi qui es dans le corps ». Donc y a aucune raison de rentrer dans… quand vous avez dit intérieurement « Je ne suis pas ce corps », c’est pas une raison, après, pour tout bêtement aller dire : « Ce corps va aller manger, ce corps va aller au café », parce que là, vous êtes en dépersonnalisation.

Dépasser la personne, ce n’est pas rentrer en dépersonnalisation ou nier la personne, c’est un mécanisme de la conscience, c’est tout. Et ce mécanisme de la conscience, vous allez être de plus en plus nombreux à le vivre, avec ou sans Bidi – qui est responsable d’ailleurs, quand je répondais à la première question, de ce sentiment soit de colère et de tristesse. Parce que une personne, même si elle est en train de disparaître, les émotions, elles appartiennent à la personne. Ceux qui sont aujourd’hui dans l’Infinie Présence, ou dans la Paix, ils vous le diront : ils sont plus affectés par les émotions, elles ne font que passer. Y a plus de possibilité de s’identifier à la tristesse, à la colère, à la peur.

Dans l’immobilité, y a le Silence, y a la Paix, y a l’extase. Les Étoiles vous ont raconté ça y a longtemps, il me semble, mais l’habitude est tenace. C’est pour ça que je parle : c’est plus des mémoires, maintenant, c’est plus des blessures, c’est simplement des habitudes, qui sont liées à la conformation de votre cerveau et non pas à vos lignées, selon l’expérience que vous avez construite dans cette vie, ne serait-ce qu’à travers votre orientation professionnelle. Il est évident qu’un artiste aura beaucoup plus de facilité avec l’Enfant intérieur et la cocréation consciente qu’un comptable ou un ingénieur, qui eux sont formatés pour être dans une rigueur, même s’ils ne le sont plus, vous comprenez ? Parce que votre cerveau est plastique, et selon ce que vous mettez en avant dans votre profession, ou dans votre affectif, vous créez des réseaux neuronaux, des structures comportementales sur lesquelles vous n’avez aucun moyen d’accès depuis la personne. Parce que c’est des habitudes, c’est pas des blessures, c’est pas votre faute, c’est simplement ce que vous avez fait dans votre vie qui va se traduire d’une façon ou d’une autre.

Question : quand vous dites « vous », à qui vous adressez-vous ? À la personne, au corps, au corps d’Êtreté, à la conscience ?

J’ai rien compris déjà. Qu’est-ce que tu veux encore mettre en boîte par cette question ? Et dans des cases ? Toi, t’as été comptable ou t’as fait des trucs bizarres, hein. Ça veut dire quoi ? Bidi s’adressait à ce que vous êtes, moi je m’adresse à la personne, si elle est là, et à l’Esprit si elle n’est pas là, mais je ne traverse pas la personnalité. Si vous avez une personnalité, je me sers de celle-ci. Ça a été le bâton et la carotte, y a que votre personne qui est dupe de ça. Donc vouloir savoir à qui je m’adresse, je m’adresse au niveau où tu es.

Donc apparemment, pour toi, je m’adresse au niveau où t’essaies de me mettre en boîte, dans tous les sens du terme, et dans des cases. Réagis. Là aussi, c’est voir son ego, voir sa personne. Est-ce que celui qui est dans le Soi, ou a fortiori qui est libéré, se pose la question de savoir si je m’adresse à telle chose ou à telle chose ? Il me reçoit au niveau où il est. Mais effectivement, je m’adresse à la personne, mais si la personne n’est plus là, c’est capté directement par l’Êtreté ou l’Esprit. Donc pourquoi veux-tu faire des différences alors qu’on est en train tous d’essayer de réunifier la conscience et ne plus faire de différence entre la conscience éphémère, la conscience éternelle, l’Êtreté, la conscience, le corps physique, le corps d’Éternité. Ça devient une unité, ça. Et puis, pour aller plus loin, qu’est-ce que ma réponse t’apporte ? Là c’est moi qui te pose la question, n’est-ce pas ?

… savoir si vous vous adressez en partie à mon corps, avec d’autres éléments, et d’autre part vous dites que l’on n’est pas notre corps. Pour l’instant, on est tout ça...

Qu’est-ce qu’il a dit, le comptable ? D’ailleurs je suis sûr qu’il sait pas compter et qu’il compte jamais.

… vous adressez-vous à ce corps, à la personne...

J’ai dit à la personne, oui tout à fait. Mais si y a plus personne, je m’adresse à ce qui est au-delà de la personne, ça dépend de toi. La question est quoi ?

... c’était la réponse.

La réponse qu’il a donné, c’est quoi ? On a l’impression d’assister à un vieux sketch que j’avais vu avec Pierre Dac et Francis Blanche, vous savez, le voyant extralucide.

… depuis hier, on nous serine qu’on n’est pas ce corps. Donc je l’admets.

Je te demande pas de l’admettre, je te demande de le vérifier. C’est ce que t’a demandé Bidi, non ? T’es encore dans la cogitation intellectuelle, c’est sur ça que je veux attirer ton attention. Quand tu poses ce genre de question en me demandant à qui je parle, je parle à celui qui est là. Si c’est une personne, c’est une personne, si c’est l’Esprit, je m’adresse à l’Esprit. Simplement Bidi a traversé la personne, c’est tout, c’est pour ça qu’y en a qui ont lâché prise. Donc qu’est-ce qu’il m’a répondu ?

… merci.

On peut continuer longtemps hein, si tu veux. C’est le sketch, je vous invite à le revoir, c’était très marrant : le voyant extralucide. Y en a qui connaissent. Voilà, c’est ce à quoi on joue. Mais Bidi, là, il t’aurait transpercé et fendu en deux avec le sabre, hein.

Est-ce que t’as posé des questions à Bidi ?

… oui.

Ah, et t’as pas été transpercé apparemment. La carapace, elle est vraiment épaisse, hein. Il faut attendre le sabre.

… ça a fait un bon nettoyage et j’ai apprécié.

Oui, oui, mais y a pas que le nettoyage là, il faut casser la carcasse. Mais je vois pourtant que t’as déjà été cassé un peu partout là, ça a pas suffi.

Vous voyez comment le mental est subtil, il manie les concepts, et maintenant ça se voit comme le nez au milieu de la figure. C’est comme si il portait un nez rouge qui clignotait, c’est ce que je vois moi d’ici, pas un nez rouge mais y a quelque chose qui me dit qu’effectivement y a la confrontation du mental. Là c’est le mental qui s’amuse. Il va répondre que c’est pas vrai, bien sûr. Mais on peut jouer, hein, moi je peux jouer tous les jeux que vous voulez. Bon, sauf les jeux de cartes, ça j’aime pas.

Question : cela vaut-il la peine de lire tous les livres sur votre vie et ceux tirés de vos conférences ?

Oui, ça vaut la peine, d’autant plus que, à la FBU, ces idiots sont persuadés que c’est pas moi qui parle. Je leur ai donné des milliers de preuves, à chaque fois que j’en voyais un, mais ils sont toujours aussi stupides qu’à l’époque où j’étais vivant. C’est fini ça. Bien sûr que c’est valable, pour la personne, parce qu’y avait une ascèse, y avait un aspect pédagogique dans ce que je disais, qui permettait aux gens d’aller vers le Soi – mais pas vers la Liberté, bien sûr, c’était pas le moment. C’est d’ailleurs pour ça, certainement, que je n'ai pas rencontré Nisargadatta quand il était vivant. J’étais certainement pas prêt. Mais c’était pas moi qui décidais, c’est parce que j’obéissais à ma mission de vie, tout simplement, et le moment n’était pas venu.

Vous avez des gens qui ont écrit ce que j’ai dit, et arrangé ce que j’ai dit, parce que ça a été arrangé, quand même, hein. Si vous voulez vous faire une opinion juste de ce que je pouvais dire, c’est pas dans les livres, c’est dans les images et les vidéos que vous avez de moi. Il y en a quelques-unes quand même, hein, d’accord ? Et vous verrez que ce que je disais, c’est pas vraiment tout à fait ce qui a été écrit, pour des raisons didactiques et pédagogiques, mais les pauvres, c’est comme la religion catholique, une fois que le maître est parti, les élèves, les disciples, vous appelez ça comme vous voulez, ont arrangé ça à leur sauce. Mais ça, ils l’entendront jamais, ce sont des gens qui sont figés. Et c’est pas une critique, ils ont besoin de repères.

Et vous savez, j’avais donné à un canal, à deux canaux même, un y a longtemps et un plus récent, j’avais donné les symboles qui sont des objets, dont un, inconnu. Tout le monde connaît effectivement ma bague, et tout le monde connaît ma canne, avec le cristal, mais y a un troisième symbole que jamais personne n’a vu, et avant de partir, j’avais laissé cet objet au sein de la Fraternité blanche universelle en disant qu’un jour, un frère viendrait réclamer ce bijou pour prendre ma succession. Mais je crois que le canal, il a eu raison de refuser. À quoi ça servait ? Encore créer des organisations et des structures alors qu’on est en train de tout casser ? Vous voyez ?

Alors je sais que depuis, y en a qui sont persuadés d’être mes successeurs, mais ils sont encore dans l’illusion, ceux-là, comme ceux de la Fraternité, la plupart. On n’est plus à cette époque où j’étais paternaliste, où y avaient des frères et des sœurs qui me considéraient comme leur grand-père, carrément, et pas comme un frère. C’est fini ça. Vous n’avez plus besoin de jouer à tout ça, et moi non plus d’ailleurs.

Donc, si tu veux avoir un reflet fidèle, bien sûr mes écrits reflètent ma pensée, mais y en a certains qui ont quand même été un peu déformés. Maintenant regarde mes vidéos, et tu verras que la chose la plus essentielle, c’était pas les connaissances que je donnais, c’était le rire, la légèreté, l’intensité. Si tu veux te faire une meilleure idée de moi, c’est pas tant à travers les textes, c’est à travers les photos, les images et les vidéos, parce que là, au moins, je suis sûr qu’ils n’ont rien trafiqué, à part avec des logiciels de retouche d’images peut-être, pour me faire paraître plus beau, mais c’est tout. Sacrée informatique, hein.

Heureusement, je suis parti juste au moment où ça naissait. Parce que vous savez quand même que internet… nous sommes passés par internet pour des raisons précises de diffusion, pour essayer justement de limiter l’influence, pendant la période de descente de Lumière des Noces Célestes, et l’influence de ce réseau diabolique, même s’il vous apporte certaines connaissances. Vous voyez maintenant, vous avez des frères et des sœurs qui sont captivés. Ce sont des zombies, ils sont sans arrêt en train de regarder un écran. Même quand ils sont en vacances, ils regardent à travers l’écran plutôt que de regarder avec leurs yeux. Faut vraiment être malades, hein. Et je vous assure. Mais bon, nous avons fait ce qui devait être fait.

Il est l’heure de la pause.

Alors posez-vous, comme disait Bidi. Alors, je vous souhaite une bonne pause, un bon goûter, et je vous dis à tout à l’heure.



* * * * *



_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Lun 27 Mar - 23:18 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF Répondre en citant

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ENTRETIENS MARS 2017



Omraam Mikaël AÏVANHOV

Questions/Réponses Partie 4



Eh bien chers amis nous allons poursuivre vos questions, notre dialogue, et continuer à avancer ensemble dans la joie et dans le plaisir, n’est-ce pas ? Alors j’écoute à nouveau les questions que vous avez.

Question : en répétant la phrase de Bidi : « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas cette personne, je suis la Vérité », j’ai soudain entendu : « Je suis l’Amour incarné ». Qu’en pensez-vous ?

Eh, je suis sensé en penser quelque chose ? Je peux donner un avis, oui, eh bien y a rien à en penser, c’est tout à fait normal que quand, avant que le silence se fasse, vous pouvez très bien, comme tu l’as dit, entendre des phrases qui viennent compléter ce qu’a dit Bidi. Bien sûr que tu es l’Amour incarné aussi, c’est la même chose, donc y a pas… comment dire, à chercher d’autres explications ou une compréhension. Cette phrase est prononcée par qui ? Peu importe, l’important c’est qu’elle assène une vérité. Que cela vienne de moi, que cela vienne d’une Étoile, que cela vienne de l’Enfant intérieur, que cela vienne de l’Intelligence même de la Lumière, de l’Impersonnel, ça n’a aucune espèce d’importance, l’important étant bien sûr de vivre ce qui est à vivre, non pas de l’interpréter et de le comprendre. J’espère que maintenant, avec ce que vous a dit Bidi, vous avez compris.

L’expérience n’est pas la compréhension, l’expérience c’est, par définition, vivre quelque chose. Le Jnani n’a pas besoin de connaître les causes, parce qu’il est au-delà de la cause, donc de quoi ferait-il, celui qui est dans l’Infinie Présence ou qui est libéré, des explications, des compréhensions ? Rappelez-vous, le Jnani est établi dans la Vérité éternelle et absolue, forme ou pas forme, et l’important pour chacun de vous, où que vous soyez, c’est de vivre ce qui est à vivre, et plus vous serez, comment dire, relâchés par rapport à ce qui est vécu… Alors je comprends que vous ayez des interrogations quand vous avez un trouble et une maladie, c’est humain, c’est normal, par contre quand tout va bien et quand vous vivez quelque chose qui est agréable, qui n’est pas une souffrance, qui n’est pas une résistance, qui n’est pas quelque chose qui n’a pas été vu, à quoi sert l’explication, si ce n’est à rassurer le mental, et donc la personne ?

Et à ce moment-là, qu’est-ce qui se passe ? Vous recollez à votre corps, et à nouveau vous reprenez votre identité. C’est que, dès que vous voyez ça – il faut pas l’accepter tel que je vous le dis, comme dirait Bidi, il suffit simplement de comprendre ce qui se joue –, allez au-delà des apparences. Quand vous vivez une expérience, donc qui est vécue, qui fait partie de votre être et de votre non-être, à ce moment-là toute demande d’explication ne vient que de la personne. Le Jnani se laisse traverser par ce qui se vit, qu’il soit en Samadhi, en grand Samadhi de la mort, maha Samadhi, ou en Samadhi tel que le manifestait par exemple Ma Ananda Moyi, elle se pose aucune question.

C’est comme si, quand vous revenez de l’Absolu, vous aviez encore des questions pour savoir si c’était l’Absolu. C’est toujours la personne qui pose la question, et à ce moment-là vous rejouez le jeu du mental. Voilà ce que je veux dire à travers ce qui est vécu dans les moments importants d’expériences de vécus, et pas dans les concepts. Si vous ramenez ça à un concept et avez besoin de le raccrocher à autre chose que l’expérience elle-même, dépourvu de toute interprétation et de tout besoin de causalité, vous n’êtes pas libres.

Alors bien sûr, je dis pas que ça se fait spontanément, mais avec ce qui se déroule en ce moment, avec l’activation de la Merkabah interdimensionnelle personnelle et collective, dont le Lemniscate sacré était mis à feu, – vous le savez, j’ai parlé de mèche tout à l’heure, hein –, là, y a plus de questions à se poser, il faut être le plus près possible, il faut coller à l’expérience, mais pas au mental ou au corps. Et si vous adoptez cette posture, vous allez vous apercevoir que – comme tout à l’heure certaines questions –, où avant même que la question ne soit énoncée et que je demande qui pose la question, c’était vu. Si vous procédez ainsi, ça va être extrêmement rapide, vu les circonstances actuelles collectives, pour réaliser ce que vous êtes, et après vous vous débarrasserez, si je peux dire, sans aucune difficulté du « Je suis » afin de pénétrer en totalité le non-être.

L’Absolu est effectivement assimilé au non-être, mais il englobe aussi bien l’être que le non-être, tout en n’étant pas fondamentalement descriptible simplement par le non-être. D’ailleurs, vous le voyez, quand il y a plus rien, vous voulez parler de quoi ? Quand vous êtes chez vous, quand vous êtes ce que vous êtes, au-delà de tout être et de toute manifestation, il y a une telle évidence que le seul mot qui peut traduire cela, dans les mots courants, sans faire référence à des mots savants, hindous, ou des noms liés à la structure de l’Êtreté, c’est le Silence. Y a pas de meilleur mot parce qu’il n’y a rien, et quand il n’y a rien, vous êtes Tout, à ce moment-là, tout en n’étant rien – c’est-à-dire au-delà de l’être et du non-être, au-delà du jeu de la manifestation et de la disparition, au-delà du jeu de toute identité et aussi de toute identification possible à quelque chose de connu.

Il vous faut demeurer, dans les expériences intenses que certains d’entre vous… et d’états que vous commencez à vivre, à découvrir et qui s’installent, rester neutre, si je peux dire. Accueillez ce qui vient, accueillez ce que vous avez vécu, accueillez, au retour, l’interrogation, mais voyez d’où elle vient. Le mental ne se taira pas comme ça, simplement c’est vous qui êtes le maître, et plus vous êtes libres des concepts, comme disait notre cher Bidi, au moment de l’expérience, quand vous revenez, plus vous êtes encore disponibles pour la revivre avec évidence. Mais dès qu’intervient le mental avec le besoin de se saisir, le besoin de comprendre ou d’expliquer, eh bien vous retombez, certes de manière temporaire, mais dans les travers de l’identification et de l’identité. Voilà ce que je peux en dire.

Question : l’état de Libéré vivant est-il irréversible ?

Oui parce que si c’était réversible, ça serait pas ça. La réversibilité est peut-être liée, comme je l’ai expliqué à travers les sœurs et les frères qui le vivent, à des êtres qui ont vécu le Soi et la disparition mais qui n’ont pas maintenu cet état, c’est-à-dire, en quelque sorte, l’irréversibilité survient au moment précis où vous disparaissez. Vous avez l’assurance, même si vous ne voyez rien, même si vous ne percevez rien comme dans le sommeil, mais vous êtes obligés de constater au retour les effets. Vous le voyez très vite : le mental s’emballe moins vite, les pensées et les idées sont plus claires, et vous savez pertinemment qu’en tant que témoin et observateur, quand vous revenez, vous n’êtes pas le faiseur. C’est Dieu qui fait, ou la Source, ou la Lumière, ou… ce que vous voulez, mais ce n’est pas lié à une forme ni à une conscience. Vous voyez ce que ça veut dire ? C’est la jonction entre la conscience et la A-conscience, qui a été appelée de divers noms, qui vous permet de vous rendre compte.

Mais encore une fois, là, ce que vous vivez, c’est pas des mémoires, c’est pas des engrammes compliqués, c’est juste, comme je l’ai dit, des habitudes. Donc perdez ces habitudes. Quand la question émerge dans votre retour au sein de la personne, bien sûr moi je suis là pour répondre à tout, mais quand vous êtes seuls et que vous avez ce genre de questions par rapport à un retour d’état ou d’expérience, selon les cas, accueillez le questionnement et regardez-le, ne cherchez pas la cause car ce que vous avez vécu est au-delà de toute cause dès l’instant où vous pénétrez l’Infinie Présence. En cherchant une causalité ou une explication, vous vous éloignez encore plus de ce point dit zéro, ou du cœur. Vous voyez ?

Donc là, ça va se produire de plus en plus ; que vous soyez résistants ou que vous soyez en paix, si je peux dire, ça ne fait aucune différence. Et vous allez constater très vite, si vous êtes en paix, et que cette Paix s’installe à l’insu de votre volonté personnelle, que même ce genre de questions va se résoudre de lui-même, parce que la Paix prendra tellement la place, dès que vous avez l’habitude d’observer les questions qui viennent… Il est pas question d’empêcher les questions, vous ne pouvez pas empêcher les pensées, simplement le Jnani a des pensées qui sont beaucoup plus épurées et des pensées qui sont au-delà de la causalité. La parole s’écoule librement, elle n’a pas besoin de référence à des choses compliquées.

L’Absolu est la seule chose qui soit si simple, surtout aujourd’hui, que y a besoin de rien d’extérieur. Le seul besoin, à l’époque c’était la réfutation, l’enquête, le témoin, l’observateur, et maintenant c’est l’abandon de la personne. La Lumière, elle est là, vous avez réussi l’Abandon à la Lumière dès l’instant où vous avez vécu, ne serait-ce que de manière transitoire, l’une des Couronnes. Vous voyez ?

Donc accueillez les questions comme je les accueille, mais dorénavant ce sera toujours comme ça, nous vous répondrons, les uns et les autres, quand il y a des espaces de questions, de cette façon, en attirant votre attention sur qui pose la question, et quel est le but de cette question, si ce n’est, le plus souvent, de rassurer le mental. Alors bien sûr, comme j’ai dit que je m’adresse à la personne, je réponds, bien sûr, mais à chaque réponse maintenant, je vous engage à observer cette question, non pas pour chercher une réponse dans l’intellect, le mental, ni même par rapport dans le vécu de l’état ou de l’expérience de l’Infinie Présence ou de la disparition. Accueillez les questions.

C’est le rôle du mental de comprendre mais vous, vous n’avez pas besoin de comprendre, en ce que vous êtes. Et d’ailleurs vous constaterez que dès que vous êtes suffisamment, j’aime pas trop le terme, retournés ou avancés dans la clarté de ce que vous êtes, moins les questions n’ont de sens. Pour vous, même, qui vous les posez, parce que c’est pas vous qui les posez, c’est le mental. Et très vite vous comprendrez – et vivrez – que vous n’avez pas besoin de mental. Bien sûr, pour les choses ordinaires vous avez besoin – pour vous occuper de vos corps, de vos besoins, pour mener à bien la vie en société. Et d’ailleurs vous constaterez aussi que quelles que soient les épreuves et les difficultés, et qu’elles soient du corps, si vous êtes réellement en paix, rien de tout ça ne peut durer. La paix est tellement grande, comme une sœur nous l’a dit tout à l’heure, que quels que soient les défis, quels que soient les problèmes, quel que soit l’état du corps, vous savez – parce que vous l’avez vécu et pas parce que vous croyez –, que vous n’êtes pas ça. Et là tout se résout, absolument tout.

Si on peut dire, et vous l’avez déjà vécu à travers vos disparitions et les appels de la Lumière dans les deux années précédentes, si vous vivez ça, alors c’est que vous êtes libres. Le seul problème, c’est que par moments vous êtes encore accrochés, ou scotchés si vous voulez, à votre corps, tout en sachant, par l’avoir vécu, que vous ne l’êtes pas. Ne confondez pas : je ne parle pas de négliger le corps mais de n’avoir aucune inquiétude parce que maintenant, le corps, les cellules, toute votre physiologie vous dites, et toute votre psychologie, est en quelque sorte imbibée de Lumière. Et c’est la réaction des habitudes de votre personne, même si vous l’avez vu en tant que mental, qui vous joue encore quelques tours, et c’est en vous testant par rapport à cela, en le vivant, par là même que vous trouverez la paix définitive qui s’installe. D’ailleurs notre sœur, tout à l’heure, l’a parfaitement décrit : quand cette Paix est là, vous ne pouvez la confondre avec aucune autre paix ou aucune autre satisfaction.

En fait, c’est là aussi très simple, il suffit de le voir et d’accepter que c’est comme ça parce que c’est la réalité, à un moment donné, que vous y croyiez ou pas n’y changera rien, parce que certains déjà commencent à voir les gesticulations du mental. Dès qu’il est vu, le mental, eh bien il peut plus vous mener par le bout du nez, même s’il le fait de temps en temps, non pas à travers des injonctions de faire ceci ou cela mais à travers simplement des habitudes, parce qu’il sait que même si vous avez dépassé le fait d’être une personne et de croire à l’identité de ce corps, vous êtes encore soumis bien sûr, étant dans une forme, aux habitudes de cette forme qui sont des habitudes, je dirais, instinctives, qui ne dépendent même pas de votre conscience dite personnelle ou individuelle. C’est des mécanismes automatiques. Donc c’est pas des blessures, c’est pas à proprement parler des résistances, c’est juste, là aussi, encore une fois quelque chose qui n’est pas encore vu et qui s’éclaire en ce moment ; comme on l’a dit, ça va être de plus en plus évident, de plus en plus visible.

C’est pour ça que je disais, même ceux qui sont en colère, en tristesse, ou qui sentent leur corps qui est coincé quelque part, c’est pas grave, c’est justement grâce à ça qu’ils vont se rendre compte. Alors passé le premier moment de colère, ou de honte ou de tristesse de s’être laissés abuser de la sorte, mais y a aucune culpabilité à avoir. C’est naturel encore une fois, c’est spontané. Et après, quand vous serez débarrassés de ces habitudes d’humeur ou de ce que vous susurre le mental, alors là vous serez totalement libres, même ici au sein de cette forme. Certes vous aurez toujours quelques besoins à accomplir et quelques obligations, mais vous demeurerez libres, sans aucune variation d’humeur, même quand vous êtes obligés de faire quelque chose qui vous dérange un peu, on va dire, parce que la Vie vous oblige à le faire – mais c’est plus vous qui décidez.

Comme t’as dit, autre question. À moins qu’y ait des compléments ou des questionnements par rapport à cela.

Question : nous avons eu une intervention de Jésus-Christ, pourquoi pas de Krishnamurti puisqu’il est la réincarnation de Jésus ?

Alors Jésus et le Christ, c’est deux choses différentes, même si après il s’est appelé Jésus-Christ, d’accord ? Je croyais que nous avions été assez clairs quand nous avions parlé, par exemple, de Kiristi, Fils Ardent du Soleil. Le Christ est une matrice, une matrice de Liberté. Certes, un être humain comme vous et moi l’a porté, et c’est pour ça qu’il s’est appelé Jésus-Christ, hein, mais celui qui est venu vous parler, c’est la conjonction du Jésus de l’époque, c’est-à-dire Krishnamurti et du Christ. C’est un petit peu différent de l’Esprit du Soleil par exemple.

Et puis en plus, Krishnamurti, même s’il a été ceci ou cela – ce qui est effectivement vrai –, Krishnamurti n’a rien à voir avec Jésus. Pourquoi voulez-vous qu’il y ait une filiation de personne à personne ? Ça, c’est encore une vision parcellaire, et qui est lié à la personne. Vous savez très bien que la vibration de Krishnamurti, ce que vous ressentez, est une coloration, et le Christ, Jésus-Christ, en est une autre, même si Krishnamurti a été Jésus et a porté le Christ. Y a une coloration. La coloration de Krishnamurti, quel qu’ait été son passé, est liée à Krishnamurti. Vous voyez, c’est pas les mêmes qualités et les mêmes qualificatifs, donc ne confondez pas l’Esprit du Soleil, la matrice Kiristi, Fils Ardent du Soleil, la matrice Christique, le Christ et Jésus-Christ historique. Le Christ est universel. Vous êtes tous des Fils Ardents du Soleil et des Christ, mais pour autant vous n’avez pas été Jésus-Christ ni Krishnamurti. Au-delà même de toute notion de personne, la vibration, c’est-à-dire la conscience sans entité, n’est pas la même.

Je pense que vous faites la différence, ceux qui percevaient les vibrations, l’énergie, que c’est pas la même chose, Krishnamurti et Jésus-Christ. De même que l’Étoile qui porte la vibration KIRISTI, qui est sœur Yvonne-Aimée. Si sœur Yvonne-Aimée venait vous parler, vous auriez une vibration qui n’est pas la vibration KIRISTI, et pourtant elle est l’Épouse du Christ peut-être la plus aboutie, si je peux dire. Ça, c’est toujours, et là vous voyez aussi le mental et l’intellect qui a toujours besoin de mettre dans des cases pour s’y retrouver. Où est la spontanéité, là ?

Donc l’important, si vous avez senti la qualité de la Présence qui était là, vous voyez bien que c’est pas la même chose. Et vous savez d’ailleurs très bien que vous-mêmes n’avez pas tous les jours la même présentation, la même humeur, même si vous êtes au-delà d’une personne. Un jour vous êtes fatigués, un jour vous êtes pleinement présents, un jour vous êtes moins présents. De la même façon quand nous venons, les uns et les autres, nous avons certes notre vibration, mais vous sentez bien qu’il y a des fois des petites variations, même si nous sommes libérés. Même si nous sommes hors de la forme physique, nous sommes, et je vous le rappelle, toujours dans une forme, qui est certes plus libre que la vôtre, comme forme, mais néanmoins on est encore dans une forme.

Autre question.

Question : Marie a déposé dans mes mains la capacité d’utiliser provisoirement la compassion de la Mère Divine. Poser ses mains sur une personne en souffrance relève de la volonté de faire le bien…

Non, ça c’est ce que pense la personne. Si tu poses les mains sans rien demander, sans aucune technique, en ne pensant même pas à faire quelque chose, c’est ça la compassion de la Mère Divine. C’est pas un acte de volonté, c’est un acte d’abandon, mais dès l’instant où tu veux guérir… n’oublie pas que là ce que tu apportes, c’est la consolation, comme par exemple quand tu prends la main de quelqu’un qui est en train de mourir. Ça se passe de mots, ça se passe d’explications ou de techniques, tu as la capacité de le faire ou pas, c’est tout.

N’y vois pas une volonté, si ce n’est ton petit ego qui va te dire « Oui mais tu vas utiliser la volonté de bien » ; c’est ça qu’il te susurre. Fais l’expérience, vis-le et ne te pose pas de questions, mais en aucun cas il ne peut être question de la volonté ou de l’idée même de soigner. Il t’a pas été demandé d’ouvrir un cabinet avec pignon sur rue, mais ça se produira spontanément au hasard, entre guillemets, des rencontres que tu feras dans ta vie ordinaire. Ça peut être simplement poser la main sur un enfant dans la rue. Y a pas d’intention autre que de sentir la Vie, et là y a pas de question de volonté, ni de bien ni d’aucune volonté d’ailleurs. Il a pas été dit que tu devais chercher à poser tes mains, mais des frères et des sœurs viendront, ou te rencontreront par hasard, et la main se posera toute seule.

Tu n’as rien à diriger, à contrôler ou à vouloir. Il est pas question de t’annoncer : « Je suis là pour vous donner l’énergie de la Mère Divine ». Non, reste très simple, le regard peut suffire aussi. Mais que ce regard et cette main qui se pose ne soient pas conditionnés, si je peux dire, à une croyance ou à des idées comme ça. Il est pas question de devenir guérisseur ou autre, et ça a été dit que pour la compassion de la Mère Divine, c’est-à-dire la consolation. C’est pas du magnétisme, c’est pas du soin, c’est une consolation. Ça passe au-delà de la personne ; si la personne est guérie tant mieux mais c’est pas ton affaire. Ce qui t’a été proposé, quand Marie parle de la compassion divine, ce n’est pas soigner, c’est consoler, c’est rappeler à l’autre, en le regardant, en le touchant, parce qu’elle t’a parlé de tes mains, mais c’est possible aussi par le regard, que justement tu vois au travers de sa personne et qu’à ce moment-là tu es aussi au-delà de la personne et au-delà de toute volition, de toute volonté. Saisis-tu la différence ?

Maintenant je peux pas te dire mieux que de laisser les choses se produire. Y a rien à chercher. Tu constateras que là aussi, c’est pas quelque chose qui est un effort, c’est quelque chose de naturel. Et d’ailleurs, je peux même dire : tu verras par toi-même que tu pourras pas t’empêcher d’avoir les mains baladeuses. Ça sera spontané, c’est pas toi qui va décider, en tant que personne et forme, que là il faut apporter quelque chose et mettre les mains. Marie n’a jamais parlé de guérison, elle a parlé de soulagement peut-être, et surtout, moi j’appelle : de consolation.

Prendre la main de quelqu’un qui va mourir, c’est quelque chose d’extraordinaire, alors je parle pas de mourant, quoi que vous êtes tous en voie d’être mourants, hein, mais c’est exactement le même principe. Soit spontanée, parce que la Lumière est spontanée. Au travers de ce que tu as peut-être vécu, tout a été donné. C’est pas une connaissance, c’est pas une technique, c’est pas une volonté, c’est spontané, et la meilleure façon de vivre cette spontanéité, c’est non pas de vouloir le faire mais de le laisser se faire, et crois-moi, ça viendra tout seul. Est-ce que tu as compris ?

Question : dans un rêve, j’étais dans une voiture blanche avec des amis. Je voulais guider le conducteur mais il ne voulait pas et je l’ai laissé faire. Juste après, la voiture est sortie de la route, a fait un tête-à-queue et s’est retrouvée dans un champ dans lequel il y avait des animaux à cornes. Le conducteur est sorti de la voiture et s’est fait encorner à la ceinture de son pantalon puis il a été reposé à terre. Je suis sorti de la voiture et suis allé voir un des animaux, et je l’ai contrôlé en le tenant par le museau. Le troupeau, plutôt agressif, est venu devant moi, je me suis adressé à l’animal, lui disant de se calmer, et tous les autres se sont assis calmement.

Et ça se termine là ?

… oui.

Alors la voiture, je l’ai dit tout à l’heure, c’est le véhicule, c’est le corps. Or qu’est-ce qui se passe ? C’est pas toi qui conduis. Bah bien sûr, si vous êtes quatre ou cinq dans la voiture, celui qui conduit, c’est celui qui dirige la vie puisqu’il dirige ton véhicule. Ce véhicule, tu donnes des instructions qui ne sont pas suivies et qui se terminent, comme tu le dis, par une sortie de route, donc c’est plus aligné. Cette personne, en plus, se fait encorner, qu’est-ce que c’est que la corne ? La corne, c’est une antenne cosmique chez tous les mammifères qui ont des cornes, que ce soit le cerf, que ce soit la vache ; tous les animaux à cornes ont des antennes cosmiques, même si c’est bien sûr un outil d’apparat ou un outil de défense, mais c’est avant tout une antenne cosmique.

Donc ce monsieur qui n’a pas écouté tes conseils ou tes instructions est sorti de la route, et en plus se fait attraper à la ceinture par la corne d’un animal à cornes. Donc cette personne est rappelée à l’ordre concernant quoi ? Sa propre conduite. Cette conduite qui a entraîné la sortie de route et aussi de ceux qui l’accompagnaient, mais c’est lui qui a été encorné. Toi, au contraire, tu as réussi, à ta façon dans ce rêve, à calmer ce troupeau de cornes. Il valait mieux. Voilà ce que ça veut dire, maintenant je ne sais pas ce que représente cet homme qui était au volant, ça je ne peux pas te le dire, mais si tu vois cet homme… ça aurait pu être toi, mais toi il se trouve que tu es aussi dans la voiture, à quelle place ?

… à côté du chauffeur.

Voilà, donc c’est ce qu’on appelle le passager principal, hein. Donc le passager, c’est celui qui en général, dans les accidents, est le plus en danger, vous le savez aussi, hein. Donc ça veut dire que tu as accepté d’accompagner quelqu’un sur son chemin. À un moment donné, tu as peut-être suggéré à ce quelqu’un qu’il fallait suivre d’autres instructions ; il n’a pas écouté, il est sorti de la route. Le problème c’est qu’il t’a emmené aussi, mais tu as retourné, si je peux dire, la situation, en calmant les forces célestes, parce que la Lumière, comme vous le savez maintenant, ne fait plus dans la dentelle, hein, c’est exactement ça.

C’est une forme d’avertissement par rapport à ce qui peut être suivi comme route à travers non pas le conjoint ou le compagnon mais à travers un frère ou une sœur qui t’emmène là où tu ne veux pas aller en quelque sorte. À toi de trouver, mais c’est une mise en garde, bien sûr. Mais ça se termine bien de toute façon, sauf pour celui qui doit payer les réparations de la voiture. Mais toi, ça ne t’a rien coûté, c’est juste un avertissement. Oui tout à fait. La voiture en plus est blanche, hein.

Question : vos mémoires terrestres seront-elles totalement effacées à la fin de votre fonction de Melchisédech ?

Ah ben j’espère bien, hein, je vais pas rempiler. C’est pas que j’espère, c’est une certitude, sans ça Orionis aura affaire à moi. Une fois mais pas deux, hein.

… vous ne vous en servirez pas pour aller délivrer d’autres mondes ?

Oh je crois que certains de ceux qui m’ont entendu sont parfaits pour cela. Y a aucune obligation de toute façon, hein, de quoi que ce soit, quand vous êtes libres, mais y en a qui ont choisi, même si leur personne dit non.

J’irai faire un petit tour, d’ailleurs, sur mon origine stellaire, parce que j’aimerais bien voir ce que ça donne d’être dans un corps qui a des fonctions physiologiques différentes. C’est pourtant mon origine mais il me tarde de le revivre. Quand je dis « il me tarde », je sais que c’est prévu mais c’est tout ; c’est comme certains d’entre vous qui allez faire coucou sur votre origine stellaire ou sur l’une de vos lignées. C’est une distraction des formes libres, on va dire.

Question : Bidi est Absolu dans la forme, sinon il ne pourrait pas revenir ?

Mais si, il vous l’a déjà expliqué, je crois, il venait en ultra-temporalité. Alors l’ultra-temporalité, on peut y mettre des mots, des explications, mais quand vous le vivrez, si vous ne l’avez pas vécu, vous comprendrez. Comme le temps n’existe pas pour l’Absolu, pour le Libéré, vous pouvez très bien capter, si je peux dire, pour un channel, la Présence qui est dissolue de Nisargadatta. Elle est éternelle. Même si il est mort sur votre plan, même si il est sans forme, il est hors de tout temps et donc il peut très bien faire revivre sa Présence de l’époque aujourd’hui, dans le canal qui le reçoit. Y a aucune antinomie. Vous êtes tellement habitués à avoir une forme, et quand la forme n’est plus là, que vous ne pouvez pas comprendre ce que c’est l’absence de temps.

Quand le Christ parle, il le fait certes à travers une personne, mais vous verrez, le moment venu, comment va faire Marie pour s’exprimer en même temps à l’intérieur de vous pour vous appeler ? Vous croyez qu’elle a un microphone qui va couvrir toute la terre ? Pas du tout. C’est le moment où vous réaliserez que vous êtes le monde, et que aussi bien Marie que Christ et Mikaël sont vous. C’est la dernière Tri-Unité, ce qui avait été appelé la Nouvelle Eucharistie, n’est-ce pas, vous vous rappelez ? Christ, Marie, Mikaël, que vous aurez demain. Cette Tri-Unité n’est pas tributaire de l’histoire de Marie et du Christ, c’est bien antérieur à ça, et vivant cela, étant donné que le monde est en vous, Marie, et même si elle est dans son vaisseau autour de la Terre maintenant, c’est pas elle qui va se déplacer et faire le tour des je ne sais combien de milliards de consciences qui sont sur terre. Ça se fera de manière synchrone.

Quand vous êtes non localisés, quand vous êtes libres, l’Absolu, rappelez-vous, il est partout, dans tout corps, dans toute forme, dans toute conscience, donc à partir du moment où certains voiles, les voiles isolants, les voiles de la falsification sont ôtés, y a plus aucun problème. De la même façon que vous-mêmes, dans des processus mystiques, y a de nombreux saints qui l’ont raconté, ont vécu la Passion du Christ. Vous avez des sœurs qui ont réussi à permettre de retrouver aussi bien la maison de Marie, avant son Assomption, ou encore des vestiges particuliers, et ces personnes qui le vivent, cette Passion, elles le vivent pas à l’époque, elles le vivent dans le présent – il n’y a plus de temps.

Vous pouvez assister au chemin de croix du Christ, ici dans le présent, puisqu’il n’y a pas de temps. C’est encore la conscience cloisonnée, séparée, divisée, qui n’envisage pas des modes de fonctionnement autres qu’avec ce que vous fonctionnez avec le cerveau ici. D’où le rappel virulent de Bidi et aussi ma façon de m’exprimer maintenant, qui essaye à chaque fois de vous montrer, à travers vos questions, à travers les réponses, à travers la conscience que nous y mettons tous ensemble, où se trouve justement ce que vous êtes capables de voir maintenant sans aucune difficulté.

Donc que Bidi soit mort et que Bidi ait quitté toute forme ne l’empêche pas d’être dans la forme qui s’exprime, puisque le monde est en lui, pour le Jnani. Vous comprenez ? Le temps, vous n’y êtes plus tributaires, ni de la naissance et de la mort, mais vous pouvez retrouver le codage vibratoire. C’est pas les annales akashiques, hein, telles qu’elles existent pour les maîtres de l’illusion, c’est quelque chose qui est directement lié à la conscience éternelle, c’est-à-dire Sat Chit Ananda.

En Sat Chit Ananda vous pouvez disparaître et rester en Samadhi pendant des années comme le faisait Ma Ananda Moyi, mais vous avez aussi la possibilité, pour une utilité précise, de réveiller en votre monde – puisque vous êtes libérés de toute forme, même si vous avez une forme – de n’importe quelle forme qui a existé, mais ça se produit dans l’instant présent. Ce n’est pas parce qu’il y a deux mille ans qui séparent que ce n’est pas vivant aujourd’hui. Le Christ, d’ailleurs, l’avait dit lui-même : « Quand vous serez deux ou trois réunis en mon nom, je serai parmi vous ». Et pourtant le Christ n’a pas de forme ; je vous rappelle qu’il a ascensionné – à l’Ascension. Il a ascensionné mais sa Présence est toujours marquée dans chaque cellule, même des méchants garçons, les guignols, en tout cas ceux qui ne sont pas des robots organiques. Y a aucun problème.

D’ailleurs, et vous le verrez pour ceux qui n’ont pas encore vécu l’Appel de Marie individuel, dès que Marie vous approche, vous savez que c’est votre mère, quelle que soit l’histoire de Marie ; qu’on l’appelle Isis – ça a été travesti de certaines façons – ça n’a aucune importance, la signature de la conscience, elle est éternelle. Vous voyez, c’est pas les mémoires de la personne, d’accord, c’est l’archétype qui a été porté par une personne, c’est pas la même chose. C’est clair ?

Question : pouvez-vous parler du vaisseau de Marie ? Qu’est-il par rapport à elle ?

J’ai rien compris à ce que ça veut dire ça.

… le vaisseau de Marie est-il un corps physique, un véhicule ?

C’est un véhicule, de la même façon que certains d’entre vous sont destinés à constituer un vaisseau de Lumière. Lorsque vous rejoignez l’Êtreté par l’allumage de la Merkabah interdimensionnelle propulsée par le Lemniscate sacré, vous avez la possibilité à ce moment-là de prendre, quand vous serez libérés du corps, n’importe qu’elle forme. Et certaines consciences peuvent s’assembler pour créer un véhicule de Lumière, puisque le vaisseau de Marie n’est pas fait de ferraille, ni le nôtre d’ailleurs. Y a que ceux qui sont en 3D unifiée qui disposent de vaisseaux de ferraille, mais dont la technologie est libre, hein, n’est-ce pas, c’est pas une technologie comme la vôtre. Mais au-delà de cette dimension, un Archange est aussi un vaisseau de Lumière, vous êtes vous aussi un vaisseau de Lumière.

Alors maintenant la taille. C’est gigantesque bien sûr, c’est plusieurs fois la taille de la Terre, mais rappelez-vous que quand nous avons quitté le Soleil, pour la plupart d’entre nous, pas Métatron hein, lui il y est encore parce que s’il arrivait maintenant, la Terre et vous, vous auriez du mal – même si y en a qui commencent à le vivre –, à l’intégrer et le digérer. Mais Marie, quand elle est venue du Soleil, elle change de dimension. Rappelez-vous qu’elle est dans un vaisseau d’origine de 18ème dimension, elle s’est stabilisée comme nous autour du Soleil dans une dimension un peu intermédiaire, et en approchant de la Terre, elle revêt en quelque sorte le vêtement, la forme, le véhicule, le vaisseau aussi de la 5D.

Ce qui fait que quand vous verrez les vaisseaux de Marie, les 18 vaisseaux restant de la Confédération Intergalactique des Maîtres généticiens, vous constaterez qu’ils n’ont plus la forme qu’ils avaient quand vous les voyiez peut-être sur les appareils qui photographiaient le Soleil là-haut, vous verrez pas des vaisseaux avec des formes rondes, vous verrez autre chose. Vous verrez une espèce de disque extrêmement grand et extrêmement plat, qui est l’image de ce vaisseau en 5ème dimension. Aucune forme n’est figée. Vous, vous êtes figés, justement par la fixité de la forme et de la conscience.

C’est compris ?

Maintenant, quand vous serez pour certains d’entre vous sur les Cercles de Feu, ou avant si vous avez une autre destination que le Cercle de Feu, certains d’entre vous seront les bienvenus dans notre vaisseau. Ça veut pas dire que si vous venez dans nos vaisseaux, vous serez certainement les successeurs, hein, c’est simplement par rapport à vos lignées, vos origines stellaires, vous retrouverez certains des Melchisédech ou certaines des Étoiles en fonction de votre origine. Ceux qui par exemple ont une origine stellaire sur Altaïr auront nécessairement envie de fusionner avec Sri Aurobindo ou avec d’autres, avec les aigles, vous voyez. Si votre origine stellaire est Sirius, bien sûr que Marie, pour vous, c’est une rencontre intéressante, je dirais en chair et en os mais ça n’existe pas, en Lumière et en Vérité.

Question : un vaisseau, c’est donc collectif ?

Pas toujours, regardez les capsules Végaliennes, c’est strictement individuel.

Question : c’est une conscience qui a fait un vaisseau ?

Ce sont des consciences qui se sont réunies pour faire un vaisseau, oui. En l’occurrence, le vaisseau des douze Étoiles et de Marie, les vaisseaux des Maîtres généticiens de Sirius, les 18 vaisseaux restant des Étoiles, qui ont la même forme. Mais vous verrez d’innombrables formes, vous le voyez d’ailleurs à travers tous les vaisseaux qui se manifestent maintenant, cachés par des nuages pour ne pas sidérer la population, mais ça commence, ça commence vraiment, et ça déjà depuis cet hiver.

Question : ils sont habités par leurs constructeurs ?

Nécessairement que la conscience de ces êtres-là est nécessairement présente, mais la construction, vous ne pouvez pas l’envisager comme une construction ici sur cette terre. C’est la pensée qui crée et qui construit.

Question : les dragons m’ont montré la Terre de 5D, je ne suis pas sûr mais je vois le noyau, noir.

Eh, j’ai rien compris, le noyau quoi est noir ?

… le noyau de la Terre.

Mais il est pas noir, c’est du cristal. Le cristal, c’est transparent il me semble.

… je pensais que c’était le lien direct à l’Absolu.

Mais non, le noyau cristallin c’est quelque chose de très matériel, c’est un codage vibratoire comme dans tous les cristaux. Ce cristal, qui est initial à la création, a été apporté y a fort longtemps. Il était porteur non pas des germes de vie, qui eux sont arrivés beaucoup plus tard par rapport à l’histoire de cette terre, n’est-ce pas, mais le noyau cristallin est l’équivalent, comme pour vous du point ER, c’est ce qui est au centre et qui est relié, bien sûr, comme vous êtes reliés par la Merkabah, comme vous êtes reliés par le 7ème chakra et par le chakra du cœur.

L’Absolu ne peut pas être… quand il est libéré de la forme parcellaire que vous avez ici, il peut pas être représenté par le noyau d’une planète, il est présent partout, dans le noyau de la planète bien sûr, mais le support de la manifestation, puisque un globe terrestre ou un globe planétaire quel qu’il soit est toujours de la matière, même si cette planète est située dans une dimension plus éthérée, ce qui est le cas de la Terre après – je vous rappelle qu’à ce moment-là, la vie n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de la Terre, n’est-ce pas ? Donc ce noyau cristallin, il vibre différemment sur une Terre ascensionnée, bien sûr, mais c’est pas le trou noir.

Par contre c’est un trou noir dans le sens où c’est un portail qui permet le changement et la translation dimensionnelle. Mais croyez pas que nous avons voyagé, même si nous sommes à moitié hors du temps, depuis… par exemple Marie, elle a pas voyagé de Sirius à ici. Elle a pas emprunté des lignes temporelles ou des lignes spatiales, elle a emprunté des couloirs dimensionnels, c’est pas la même chose. Le plus grand portail et vortex de ce système solaire, bien sûr, c’est le Soleil lui-même.

Donc nous sommes arrivés par les « Stargates », on dit en anglais, qui sont présents… nous par contre nous pouvions pas arriver par les Stargates intraterrestres parce que la vibration de nos vaisseaux n’est pas la même que celle de nos frères Végaliens, qui eux, ont pu tout à fait arriver depuis Véga directement à l’intérieur des portails de la Terre. Nous, nous sommes passés par les portails du Soleil, il a fallu y aller progressivement, je peux dire, dans la descente des plans dimensionnels, afin de ne pas détruire quelque part quoi que ce soit.

Question : les vaisseaux présents actuellement autour de la terre ont-ils aussi un rôle de protection de l’humanité ?

Bah maintenant que vous êtes libérés et que l’Appel de Marie est à portée d’oreille, si je peux dire, vous n’avez plus besoin de protection. La notion de protection même est l’absence de Liberté. Bien sûr qu’il a fallu protéger, aller progressivement dans le processus de la Libération qui, je vous le rappelle quand même, ne date pas d’hier, hein. Même avant que nous n’intervenions directement, le processus de la Libération a commencé, tout de suite après mon départ et le départ des grands maîtres. C’est quelque chose qui se construit, c’est-à-dire que nous sommes obligés, là où nous sommes, à chaque fois que un groupe de Melchisédech doit libérer un système solaire, il doit s’incarner dans ce système solaire, c’est-à-dire perdre son individualité à l’initialisation d’un nouveau cycle, et parcourir le cycle. Sur ce monde, c’était les Élohim, parce que ça faisait cinq fois que les Melchisédech essayaient de le libérer, donc nous avons fait appel à des origines stellaires différentes tout simplement, qui étaient plus adaptées aux conditions de la Terre.

De la même façon que aujourd’hui en ce monde vous avez l’informatique, et dans les mondes où la conscience est enfermée dans des circuits informatiques, nous aurons besoin d’êtres qui s’incarnent, qui acceptent ce sacrifice et qu’ils connaissent l’informatique avant même de naître, parce que les souvenirs leur reviendront en partie, ils seront très adroits. Vous voyez, d’ailleurs, vous avez aujourd’hui des enfants qui pénètrent dans les ordinateurs dès dix-douze ans, qui sont capables de créer des codes de façon naturelle – c’est leur langage, le langage binaire –, et il faudra bien trouver des êtres qui ont un minimum de connaissances du fonctionnement de l’informatique, de l’aspect extérieur, pas des rouages techniques hein, c’est pas nécessaire.

Vous voyez, donc à chaque fois on essaye d’adapter les êtres qui vont descendre libérer un système en fonction des contingences du monde à libérer. Parce que autant c’est possible, comme vous l’avez, Bidi, et ça depuis ce cycle-là, même dans l’enfermement, vous avez des individus qui se libèrent mais ils sont combien, par rapport au collectif ? Pas beaucoup. Y a eu combien de Bidi sur cette terre ? Très, très peu. Il le savait, il le disait d’ailleurs. La plupart des maîtres s’arrêtent – et c’est logique, c’est pas une erreur – au Soi. Mais mettre à mort le Soi, si je peux dire – c’est symbolique hein, le Soi s’efface en fait –, ne pouvait être réalisé qu’avec des conditions particulières. Ces conditions préalables, c’étaient les conditions préalables aux Noces Célestes, c’était ce qu’avait exprimé Anaël sur la Vérité absolue et la Vérité relative, par exemple, ce qui a été exprimé aussi sur l’Abandon à la Lumière.

Alors bien sûr, libérer un monde où les consciences sont enfermées dans des circuits imprimés (parce que c’est exactement ça), nécessite quand même, lors de l’incarnation dans ces circuits imprimés, un certain bagage, si je peux dire. Ça, ça me concerne absolument pas.

Et rappelez-vous que quand nous libérons un système solaire, c’est un système solaire à la fois, nous vous l’avons dit, parce qu’il faut mobiliser des forces colossales. Et puis nous devons, nous aussi, respecter les contrats qui ont été signés afin de mener l’expérience le plus correctement possible, eût-elle été la plus catastrophique possible. Nous n’avons pas le droit d’interrompre par notre Lumière à nous. Même la Source n’a pas pu le faire quand elle a synthétisé un corps, et elle ne peut pas le faire, sans ça elle violerait la liberté de la conscience et tomberait dans le jeu des guignols ; c’est d’ailleurs ce qui est arrivé à certains êtres qui ont apporté la Libération sur cette terre et qui se sont retrouvés piégés eux-mêmes. Mais c’est pas grave, eux ils retrouveront instantanément qui ils sont dès l’Appel de Marie, avant même la stase. Vous savez qu’y a une latence hein, entre l’Appel de Marie et le début de la stase.

Question : est-ce toujours les Archontes qui sont à l’origine de l’enfermement ?

Ah, c’est toujours les mêmes, hein, c’est toujours les mêmes. Maintenant vous savez, puisque c’est sur terre… dans ce système solaire que ça s’est passé, que les premières éjections des rayonnements émis par les Néphilim depuis Bételgeuse dans la constellation d’Orion, a chassé le vaisseau Archontique, hein, qui s’appelait aussi Nibiru – ils savent que copier –, qui était cette sphère de métal gigantesque qui bouclait le temps, qui refermait l’espace-temps ; c’est ça l’enfermement, nous l’avons expliqué y a longtemps. Mais même nous, quand il s’est produit cet évènement à la fin des Noces Célestes, c’est-à-dire le 15 août 2009 et que le Soleil a donc été… a permis que les corps d’Êtreté ne soient plus enfermés et que certains ont pu vous rejoindre, je vous avais dit déjà en début de semaine que nous avions été surpris, et d’ailleurs je crois que le canal vous en a parlé aussi.

Donc vous voyez, ça nécessite de construire, d’élaborer des jeux, des stratégies, et comme aussi bien les Archontes – même qui sont stabilisés en dimension intermédiaire de vie sur Saturne – nous savons tout comme eux que nous sommes, eux comme nous, immortels. Donc on veut bien se battre, mais le combat ne finirait jamais. Donc le combat, quand Mikaël dit qu’il combat, n’allez pas vous imaginer un combat comme vous les avez sur les représentations avec l’épée de Mikaël. L’épée de Mikaël, c’est avant tout l’épée de Vérité. C’est en remettant la Vérité en terrassant le dragon qu’on supprime son auto-enfermement, mais jamais on peut tuer l’essence d’une conscience, et il faut admettre que les Dracos – quoi qu’ils aient fait dans l’illusion de ce monde où la forme de manifestation carbonée était libre au départ, je vous le rappelle – ne sont pas voués à la géhenne ou à la disparition. Ce sont quand même, je vous le rappelle, les administrateurs de la vie, non pas pour la diriger comme ils l’ont fait, mais pour s’assurer justement que les êtres et les consciences demeurent libres.

C’est simplement une idée tordue qui a été émise voilà bien longtemps, qui leur a fait dire : « Bah si nous les empêchons de sortir du jeu, peut-être qu’ils vont apprécier ça ? À travers la souffrance, à travers cet espèce d’esclavage, peut-être qu’après ils vont devenir encore plus forts. ». Bon, c’est un résonnement tordu, puisque l’expérience devait rester libre, où qu’elle soit, sur quelque planète que ce soit au niveau dimensionnel.

C’était, vous le savez, le jeu de la conscience et la liberté de conscience de manifester un corps. Mais dès l’instant où la liaison à l’Absolu s’est trouvée oubliée, les Archontes et vous, et nous quand nous sommes incarnés, nous ne nous rappelons plus que nous sommes Absolus, et l'épée de Mikaël qui combat dans le ciel et qui vient labourer le ciel et tout, c’est simplement ré-informer la matière avec son origine. De même que le sacrifice du Jésus-Christ historique sur la croix a répandu son sang sur la terre et a permis la transformation de la terre pour permettre ce qui se passe seulement aujourd’hui, depuis trente ans, vous voyez, depuis 33 ans. Presque 33 ans.

Autre question.

Question : qu’est-ce que la géhenne dont vous venez de parler ?

La géhenne ? J’ai jamais parlé de la géhenne.

… si.

Si ? Ah je perds la tête, comme vous alors. À propos de quoi j’ai parlé de géhenne ?

… à propos de l’enfermement, que les Archontes ne devaient pas retourner à la géhenne.

Oui, la géhenne, c’est le tohu-bohu primordial des premières manifestations, si je peux dire, de conscience, avec l’organisation qui faisait… qui était balbutiante, si je peux dire. Les formes de vie, vous savez, sont infinies, et lors des toutes premières… il y a des éons et des éons, lorsque la conscience a créé pour l’Absolu un corps de manifestation, c’était d’abord des soleils, et la vie s’est organisée ensuite selon des patterns liés aux cristaux, vous le savez aussi, qui permettent selon l’atmosphère et l’environnement gazeux/solide (comme certaines planètes sont gazeuses), d’agencer des formes stables qui peuvent jouir, en ce terrain de jeu qui est cette planète et cette dimension, pour s’amuser. Y a pas de finalité puisque tout est parfait. C’est comme quand un enfant joue, c’est juste pour le plaisir de jouer.

Alors après, dans le plaisir de jouer, quand la conscience a grandi, si je peux dire, dans les expériences et les manifestations, vous avez des gens qui étaient en quelque sorte les agents de la sécurité de l’expérience – qui était libre –, qui se sont crus autorisés à autre chose. C’était les Archontes, certains des Archontes, pas tous. Voyez, dans ce qui est nommé la gnose, on dit que ce monde est l’œuvre d’un démiurge, d’un créateur fou, Bidi vous l’a dit de différentes façons. Vous imaginez la cruauté de ce monde où nous sommes ? La cruauté où une conscience, pour vivre, est obligée de manger une autre conscience. Mais ça existe pas ailleurs, ça. Même si les Arcturiens adorent se trucider avec les Archontes, ils respectent les règles du combat singulier, et puis toute façon la mort ne veut rien dire pour eux. Les Archontes ont simplement oublié. Donc si on arrive à les tuer, ils renaissent instantanément, mais ils repassent par l’Absolu et c’est fini, l’Archonte est rédempté, il change de couleur. On avait parlé de tout ça y a très longtemps.

Question : ce qu’ils ont fait sur la terre risque-t-il de se reproduire ?

Dans d’autres mondes ? Non c’est fini, parce que dès que les systèmes, la totalité des systèmes qui était enfermée, le holà a été mis. La difficulté, c’est quand c’est enfermé, pour libérer, mais avant l’enfermement, ils ont aucune possibilité de contrevenir, si vous voulez, à la loi de Un. Ils y contreviennent ici parce que c’est une expérience qui avait, comme la Source vous l’a dit, avait été permise au début mais qui a vite tourné à la catastrophe. Mais du fait de l’enfermement, c’était impossible de revenir en arrière. Il fallait trouver des stratégies, et d’ailleurs des fois, en accord avec certains Archontes rédemptés, comme on disait à l’époque, qui vont apporter leur aide.

C’est-à-dire qu’en fait, c’est comme quand vous grandissez, vous savez, quand vous êtes jeunes, vous jouez, vous dites : « Pan, t’es mort », l’autre se relève. C’est un jeu, d’accord ? Et puis après vous observez que quand vous grandissez, vous avez souvent chez les enfants, vous n’aimez pas perdre, bien sûr, et à partir de ce moment-là, qu’est-ce qui va se passer ? Vous vous prenez au sérieux, et donc vous essayez de contrôler tout pour que ça aille là où vous voulez.

Je vous l’ai déjà dit, même les méchants garçons sur terre ont autant de Lumière que vous, mais ils ont mis tellement de voiles, tellement d’avidité à la matière, qu’ils peuvent pas le voir.

Question : donc ceux qui nous ont enfermés sont encore plus enfermés que nous ?

Eh oui, tout à fait. Ils avaient quand même, si je peux dire, dans l’expérience du jeu de la conscience, une sacrée expérience et une sacrée solidité pour justement éviter ce genre de chose, et c’est eux qui ont commis cette expérience. Mais bon, c’est pas grave, parce que comme Bidi, et comme nous vous le disons depuis longtemps déjà, tout ça c’est une illusion. Mais il a bien fallu vous raconter l’histoire pour susciter en quelque sorte, certains d’entre vous ont appelé ça le bâton et la carotte, mais il a fallu susciter une adhésion avant de libérer cette adhésion, nous vous l’avons dit très clairement. Vous voyez ?

Alors si Bidi vous serine, vous donne le mantra de dire « Je ne suis pas ce corps », ça veut rien dire pour un Archange par exemple, puisque son corps, c’est ces formes différentes selon les dimensions, et bien évidemment qu’il est Absolu, bien évidemment qu’il est dans une forme, mais il a pas à être libéré, il est déjà libre. Vous voyez la différence ? Sur terre, toute la problématique, bien sûr, c’est la peur – la peur ou l’Amour, je vous l’ai répété tellement de fois –, mais la problématique de départ, si je peux dire, c’est pas la peur. La peur est venue après, justement avec la coupure, la séparation. C’est quoi au départ, qui est plus important, avant la peur même ?

… l’oubli ?

Eh ben c’est justement le fait d’avoir l’ignorance de qui vous êtes, donc le « Je suis » est indispensable, et après, se débarrasser du « Je suis » qui est lié à la manifestation. C’est ça qui est essentiel. Alors je disais la peur ou l’Amour, c’est toujours vrai, mais la peur n’est liée qu’à l’ignorance, pas à la non-connaissance. Parce que connaître, ça veut dire que vous naissez avec, donc vous pouvez pas chercher ce que vous connaissez, c’est-à-dire votre naissance, alors que, comment dire, alors que… oui on peut dire ça comme ça, ce qui est important, au-delà de la peur et l’Amour, c’est vous croire identifiés à ce corps.

Vous ne pouvez pas, et je crois que Bidi vous l’a dit aussi, mais maintenant je peux vous le dire complètement aussi de ma façon, je peux m’adresser à votre personne et vous le dire : tant qu’il reste en vous le moindre sens, la moindre idée d’être une personne, vous ne pouvez pas être libres. C’est pour ça qu’on a insisté sur le fait de lâcher la personne et que aujourd’hui, ce qui était irréalisable même durant les Noces Célestes, même durant les Noces Célestes tant que le noyau cristallin de la Terre n’était pas réveillé, en tout cas relié à la vibration de la Lumière originelle alignée sur Sirius, d’accord ? À partir de ce moment-là, après les Noces Célestes, certains d’entre vous ont vécu la Libération, on vient de le voir, plus ou moins complète, c’est-à-dire qu’ils ont senti l’Onde de Vie monter. Elle est peut-être montée jusqu’au cœur, et là c’est l’Infinie Présence, ça donne, si je peux m’exprimer ainsi, un aperçu de ce qu’est l’Absolu, mais c’est pas tout, il faut que ça aille plus loin.

Donc tant qu’il existe la moindre velléité de croire que vous êtes ce corps, et ça va très loin, puisque si Bidi aujourd’hui – et seulement aujourd’hui –, vous a fait affirmer une négation : « Je ne suis pas ce corps »… La deuxième phrase, c’était quoi déjà ? « Je ne suis pas ce mental, je suis la Liberté et la Vérité. ».

… la Vérité.

C’est sensiblement pareil. Je suis la Vérité, mais le mot a été choisi. Comment va se débrouiller votre conscient avec ça ? Très mal. Jusqu’au jour où vous réalisez qu’en étant la Vérité, vous ne pouvez être en aucune manière le corps ou le mental, c’est aussi simple que ça. Ça crée… comment on appelle ça ? C’est un peu ce que vous pourriez appeler, sur votre monde, à des niveaux plus de manipulation que nous, la stratégie du choc. Vous créez… y a un nom pour ça je crois, dans votre langue… une distorsion des concepts, attendez… le mot c’est « dissonance cognitive », c’est-à-dire… Alors bien sûr, les manipulateurs, ils travaillent tous sur la dissonance cognitive en vous affirmant des vérités qui sont pas vraies, en pratiquant exactement… en inversant toutes les choses. D’ailleurs c’est ce que font toujours les Archontes, ils sont incapables de créer, ils ne peuvent qu’inverser, vous voyez, ça je vous l’ai dit aussi y a très longtemps.

Maintenant aujourd’hui, votre corps, vous pouvez pas le négliger, il faut s’en occuper. Il a des besoins, la société a des besoins par rapport à ce corps, vous ne pouvez pas vous y soustraire. Vous pouvez, si vous allez dans les Himalayas et que vous ne dépendez plus de personne, ni d’une société, ni d’argent, ni même de nourriture… si vous voulez, faites-le, mais on a besoin plutôt de vous ici quand même, quoique le vrai Libéré peut être n’importe où, on s’en fout. Mais tant que vous n’êtes pas libérés et installés dans cette Paix définitive, comme disait Bidi, il a d’abord tapé avec le petit marteau, il a créé volontairement ce mantra que j’ai pas encore retenu d’ailleurs… « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas ce mental, je suis la Vérité ».

Croyez-vous que quand vous allez dire « Je ne suis pas ce corps », si vous n’êtes pas libérés, vous allez premièrement accepter ça facilement, et que votre corps va l’accepter ? Ben non, parce que vous avez la conscience chevillée au corps, et vous êtes tellement habitués à ce que tout s’imprime dans le corps et se manifeste à travers le corps qu’il faut bien trouver un moyen, d’abord d’expandre votre conscience, c’est ce qui a été fait avec les vibrations et les Noces Célestes. Il faut bien commencer à vous parler des concepts erronés de ce monde, mais il faut bien que ces concepts et ces vibrations s’impriment dans le corps et dans la conscience, et à ce moment-là, une fois que cette construction est achevée, on peut tout déconstruire, et vous aussi.

C’est à ce moment-là qu’on parle, si vous voulez, de Krishna, qu’on parle aussi du dieu qui va détruire la forme. La destruction de la forme n’est pas une destruction dans les autres dimensions, parce que votre corps d’Êtreté lui, fait partie de… il est éternel, même s’il n’est pas l’Éternité. C’est un véhicule, mais vous savez que ce véhicule change de conformation, de potentiel selon les dimensions et les mondes explorés, ça vous le savez, même si vous ne l’avez pas vécu. Mais ce que je veux dire par là, c’est qu’au sein de votre structure, ici où vous êtes, effectivement comme ça a été dit déjà depuis des années, en approche du corps d’Êtreté, en resynthèse de ce corps d’Êtreté, en fusion et en dissolution de la matière dans l’Esprit, c’est-à-dire que vous avez spiritualisé la matière. C’est pour ça qu’on a toujours dit que tant que vous êtes incarnés, l’Ascension se passe ici avec le corps, tout simplement.

Et en créant cette dissonance qui est effectivement de faire deux phrases négatives, que d’ailleurs le mental ne peut pas accepter, dites à votre mental que vous n’êtes pas le mental, vous allez voir, ça va pas se passer comme ça, mais ce mantra, avant de disparaître dans le sommeil, ou au moment du retour du sommeil, a des vertus, je sais pas si y en a parmi vous – oui, ah d’ailleurs la question c’était ça – qui l’ont vécu, mais vous allez voir, ça va… comment vous dites, ça va déménager. Parce que le moment est venu.

Si nous vous avions dit simplement ça, imaginez qu’y avait pas eu l’histoire qui a été construite et que je me sois présenté, ou Bidi soit venu avant tout le reste, mais tout le monde aurait fui, personne n’aurait pu tenir, et d’ailleurs certains avaient du mal à tenir à l’époque, hein, vous vous rappelez peut-être. Et aujourd’hui vous avez vu, vous n’êtes plus dérangés pour la plupart par la voix, et vous vous sentez transpercés. C’est normal, c’est le but recherché.

Nous ne faisons pas les choses par hasard, elles ont été organisées, planifiées. Bien sûr que nous adaptons nos stratégies en fonction des évènements, comme quand il s’est passé ce qu’il s’est passé à la fin des Noces Célestes et que nous avions été désespérés de voir que les corps d’Êtreté n’étaient pas arrivés à destination, en tout cas en Occident. Dans des pays autres, par exemple certains pays d’Amérique latine, ça a pas posé de problème, mais globalement, au niveau collectif, ça a été, pas un échec – ça a failli –, mais c’était pas un échec, c’était quelque chose qui n’était pas prévu, donc il a fallu trouver la parade. Vous voyez ? La Libération d’un monde, c’est pas un Bidi qui arrive et qui dit : « Vous êtes libres ». C’est possible aujourd’hui de vous asséner et de vous transpercer, mais imaginez déjà, même en 2012, combien ont fait demi-tour en courant ? Maintenant c’est différent.

Je crois qu’il est l’heure.

Tu crois ou t’en es sûr ?

J’en suis sûr.

Alors chers amis, je vous aime d’un Amour plus que profond, et je vous dis plein de Joie à chaque minute, et surtout pour demain avec Christ, Marie et Mikaël. Je vous embrasse.

À bientôt.



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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:54 (2017)    Sujet du message: ENTRETIENS de Mars 2017 - Complet + PDF

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