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Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF

 
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Ayla


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MessagePosté le: Dim 15 Oct - 07:57 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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ENTRETIENS d'Octobre 2017


PRIORITAIRES

MARIE OK
MIKAËL OK
ANAËL OK

AUTRES

BIDI - Partie 1 OK
BIDI - Partie 2 Q/R OK
BIDI - Partie 3 Q/R OK
BIDI - Partie 4 Q/R OK
BIDI - Partie 5 Q/R OK
BIDI - Partie 6 Q/R OK
BIDI - Partie 7 Q/R OK
ANDROMERID OK
O.M. AÏVANHOV - Q/R 1 OK
O.M. AÏVANHOV - Q/R 2 OK

-------------------------


PDF sur Sendspace : http://www.sendspace.com/file/z8g24g

PDF sur WE TRANSFER (lien valable jusqu'au 16 novembre) : https://we.tl/QVhkvdNm8X




_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


Dernière édition par Ayla le Jeu 9 Nov - 21:41 (2017); édité 11 fois
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MessagePosté le: Dim 15 Oct - 07:57 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Ayla


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Inscrit le: 13 Oct 2013
Messages: 499

MessagePosté le: Jeu 19 Oct - 08:48 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens : 17 Octobre 2017 


MARIE 



Je suis Marie, Reine des Cieux et de la Terre. Enfants bien-aimés, je rends grâce à votre présence, où que vous soyez sur la terre, en votre disponibilité et en votre accueil, pour vivre ensemble la Théophanie.

À l’issue et au décours de la Théophanie, j’aurai l’occasion de vous communiquer quelques éléments sur ce qui se vit en vous en cette phase finale, qui n’est rien d’autre que le retour à la Vérité et à l’Amour. D’ores et déjà je rends grâce à votre accueil, à votre sourire, à votre présence. Installons-nous alors ensemble en la Vérité, celle du Cœur, celle de l’Amour, celle de la Lumière. En le silence maintenant, nous accueillons.

Théophanie (30mn)… … …


Enfants bien-aimés, je rends grâce à chacun de vous pour votre accueil, votre douceur, et je salue votre Éternité.

Alors qu’en ce temps, nombre d’entre vous ont la lucidité de voir en votre intime comme sur l’écran de ce monde ce qu’il se déroule, vous constatez qu’une Paix à nulle autre pareille investit votre personne, vous donnant à vivre, que cela soit par instants ou de façon de plus en plus permanente, la Joie de la Vérité, contrastant d’autant plus avec ce qui est visible à la surface de ce monde, parfois aussi en vous et aussi autour de vous. L’Amour émerge au sein de votre lucidité, et ce quel que soit ce que vous avez à vivre au niveau personnel, selon où vous êtes à la surface de ce monde.

Les Théophanies qui ont été vécues et qui se vivent, sont le baume qui évite d’être emporté par les mécanismes que vous voyez certainement en vous ou autour de vous. Seul le cœur, seule la Vérité est dorénavant votre sauf-conduit. Vous êtes innombrables maintenant à vivre le retour de la Vérité. Plus que jamais aujourd’hui, je vous invite à l’Amour. En quelque pensée, en quelque regard ou en quelque action que vous ayez à mener, laissez être la Vérité, laissez être la légèreté.

En ce jour du 17 octobre de l’année 2017, et déjà comme vous l’avait stipulé le Commandeur, il vous est donné d’observer des transformations, des évènements. Qu’ils soient humains, qu’ils soient sociétaux, qu’ils soient liés à la Terre elle-même ou aux rayonnements venant de la Vérité, tout concourt à vous faire établir dans la Paix, ou au contraire, dans le questionnement. Le seul baume, le seul sauf-conduit va devenir avec évidence votre Cœur, sa légèreté, sa Joie, et surtout sa Vérité.

Alors que le Choc de l’humanité se déroule déjà de façon parcellaire par l’action des Éléments, il vous reste simplement à être là, pleinement conscients et présents, à vivre ce que la vie vous offre, et même si ce qui est retiré vous semble éloigné de la Vérité, il n’en est rien car tout se précipite dorénavant, tout émerge au regard ordinaire comme au regard du cœur, vous amenant, pour certains, à faire une sorte de ménage, qui se fait de lui-même d’ailleurs.

Les Théophanies se réalisent de façon de plus en plus extensive, de partout sur cette terre. Le Feu Igné réalise son œuvre. L’Archange Mikaël qui ensemence la terre en d’innombrables lieux, prépare la Vérité, sa majesté et sa totalité.

Profitez de ce qu’il se déroule, de quelque nature que ce soit, dans votre corps, dans votre vie, autour de vous ou à l’autre bout de cette planète. Tout concourt, même en ce qui apparaît parfois pour la personne comme violent, pour établir le règne de la Vérité, finaliser l’ascension de la Terre et votre liberté. Ceci doit être éprouvé à l’intérieur de vous. Ce n’est pas votre raison ni même votre vision ordinaire qui peut saisir l’étendue de ce qui se déploie.

Je ne vous cache que l’établissement de la Lumière a franchi un grand pas depuis le 1er octobre de votre année. Je ne vous cache pas non plus que ce qu’il vous est donné d’observer en vous, autour de vous ou partout sur la planète, va s’amplifier de manière démesurée pour le regard de la personne, mais à la mesure aussi où votre cœur se remplit de cette Vérité retrouvée et accueillie.

Rappelez-vous que vous n’avez à vous prémunir de rien, que vous n’avez rien à préparer ni à anticiper, vous avez juste à être là, présents à vous-mêmes, présents à la vie. Tout le reste, sans exception, est réalisé par la majesté de la Lumière et de l’Amour, et ne peut plus être de votre fait. Je vous invite à toujours plus de douceur envers vous-mêmes, envers chaque frère et chaque sœur, et rappelez-vous que cette douceur ne dépend pas de vos mots, de vos discours, et même de vos intentions d’aide ou de service, mais simplement dans l’évidence avec laquelle vous vivez le Cœur.

Comme cela vous a été énoncé, nombre de frères et de sœurs, nombre de mes enfants vivent aujourd’hui la Félicité de l’Éternité sans être passés par tous ces états, peut-être, que vous avez vécus, vous amenant à constater que les temps de la fin sont réellement présents et se déroulent en ce moment même sur le plan physique, sur le plan ordinaire et le plus palpable de la Terre.

Vous le savez, il n’y a pas non plus à réagir à quoi que ce soit, de ce cortège d’évènements survenant de partout et même parfois en vous. Il y a juste, comme cela a été dit et redit, à accueillir la Joie, accueillir la légèreté, en quelque dureté apparente que ce soit. Derrière, à venir, dans les dernières trames du temps, il y a la félicité que chacun de vous est à même de vivre dorénavant. Il n’y a pas de personne qui tienne, il n’y a pas d’énergie qui tienne, il n’y a pas de moment privilégié, car cela se déroule à chaque minute, à chaque instant, de partout en même temps.

Les signes, en vous comme à l’extérieur de vous, sont innombrables, mais n’oubliez pas que nombre de mes enfants dorment encore et ne veulent pas voir ce qui se déroule. Vous, qui êtes par intermittence ou en permanence en l’Amour et en le cœur, soyez là, présents, cela suffit amplement pour amortir ce Choc de l’humanité.

Mon appel se fait pressant. Nombre d’entre vous qui m’auront perçue, entendue voilà déjà des années, ont aujourd’hui l’occasion d’être réjouis. Cette réjouissance n’est pas une réjouissance consécutive au choc mais bien à la réalité de votre cœur, quels qu’en soient vos descriptions, vos vécus. Les interrogations vont laisser de plus en plus la place à l’évidence, à l’évidence du cœur, à l’évidence de son inéluctabilité. Tout cela se vit en ce moment même, où que vous soyez, certes de façons fort variées, mais je tiens à préciser que quoi qu’il vous semble vivre aujourd’hui au sein de votre personnage, qu’il y ait maladie, souffrance, qu’il y ait bouleversement de votre affectif, de votre région, de votre pays, et quelle qu’en soit la nature, ceci n’est qu’une invitation à vous tourner définitivement vers le cœur, afin de remplacer les fardeaux apparents par la réalité transcendante de l’Amour qui apaise et allège tout fardeau. L’Amour n’a pas de limite, la fin des temps a une limite, l’Amour n’a jamais de fin.

Plus que jamais, encore aujourd’hui, je vous le dis comme de nombreuses sœurs Étoiles et de nombreux Anciens vous l’ont dit : à la mesure de vos possibilités, immergez-vous là où vous serez ressourcés, tout d’abord bien sûr en tournant votre conscience, vos pensées, sur le Cœur du Cœur. Il n’y a pas besoin de comprendre, d’en sentir la vibration ou l’énergie, mais d’évoquer cela, et votre conscience suivra et elle s’éclairera. Là est votre sauf-conduit, il n’y en aura plus d’autre.

De façon imminente, vous ne pourrez plus vous appuyer sur quelque élément du confort technologique moderne, de ce qui vous a en définitive éloignés de la Vérité, même si cela a été utile pour nombre d’entre vous. Ne vous laissez pas accabler par quelque souffrance de votre corps, par quelque maladie ou par quelque interrogation, ni même par les évènements présents. Allez aussi, plus que jamais, en la nature, là où il n’y a pas d’hommes ni de femmes, là où il n’y a pas de cité, là où tout est tranquille, contrastant d’autant plus avec ce qui se déroule en vos villes, en vos relations et aussi en certains lieux.

Où que vous tourniez votre regard, si vous acceptez de voir, le regard de la personne verra la fin, le regard du cœur exultera de la Joie qui est là, et c’est à vous qu’il appartient de choisir. Il n’y a pas d’effort à fournir, il n’y a rien de compliqué, il n’y a aucun chemin à parcourir, il y a juste à vous tourner vers vous-mêmes, non pas au sein de votre histoire ou de votre problématique, même si celle-ci nécessite une solution concrète, mais à trouver ce que vous êtes, et aucune histoire ne peut vous servir à cela. Comprenez bien ce que je dis : c’est la même réalité et la même vérité qui se déroulent. D’un côté la fin d’une dimension, et de l’autre, la Résurrection en la gloire et la beauté de la Vie.

Tout dépend, pour le même évènement, du regard de votre conscience, de ce qui a été nommé votre point de vue, et votre point de vue entraînera, si je peux dire, ce que vous êtes, à vivre la Vérité, à fêter le papillon plutôt que de rester dans la chenille, comme avait dit le Commandeur. Il ne tient qu’à vous. Il n’y a pas de conditions préalables à remplir, il n’y a aucune connaissance à avoir, il n’y a aucune réflexion à porter. Soyez simples comme un enfant qui accueille son présent de Noël ou qui accueille les cadeaux de son anniversaire. Et vous savez que ces cadeaux-là ne sont que le reflet de votre enfermement. Le cadeau qui est là ne peut être comparé à aucun Noël, aucun anniversaire, à aucun amour, fût-il être le plus parfait que vous ayez vécu ou que vous vivez sur cette terre.

Alors vivez la Paix, elle n’attend que vous. Même dans la souffrance, même dans la maladie, même dans l’opulence ou dans le manque, il n’y a pas de différence, de moins en moins. Saisissez bien ce que je vous dis : tout dépend uniquement de où vous regardez, tout dépend de ce à quoi vous tenez encore. Et dans le cœur, il n’y a rien à tenir, il y a juste à être, et cela est accessible, je le répète encore une fois, de manière de plus en plus simple.

S’il vous semble être heurtés par le spectacle de la fin, s’il vous semble être déstabilisés par votre intimité, vos relations, surtout mettez le cœur, non pas le cœur de votre tête mais le Saint des Saints. Ne vous préoccupez et ne vous occupez de rien d’autre. Vous le savez déjà, pour nombre d’entre vous les injonctions de la Lumière vous ont forcés à arrêter vos histoires, quelles qu’elles soient, même au niveau spirituel, afin de vous recentrer et d’être disponibles seulement pour la Vérité ‒ et la Vérité n’a pas besoin d’histoire, de scénario.

Chaque chose qui se produit dans votre vie, que cela soit de votre fait, de votre environnement ou de votre pays, de votre région, au-delà de l’aspect concret de cet évènement, derrière cela il n’y a que l’injonction de la Lumière, son retour en vous, en toute lucidité. Tout le reste n’est que de l’apparence, tout le reste ne fait que passer. Vous n’êtes pas de ce monde, même si moi, mes sœurs, et certains d’entre vous qui êtes là aujourd’hui, m’avez permis de l’ensemencer, m’avez permis d’exercer le jeu de la conscience de manière libre, en toute légèreté.

Il a souvent été insisté sur votre Éternité, qui ne dépend d’aucune histoire et surtout pas les histoires de ce monde. Il y a deux mille ans, mon Fils a préparé la voie. Au travers de son message, de sa présence, il vous a montré le chemin du retour à l’essentiel. N’y voyez pas là de côté religieux, ni même une religion quelle qu’elle soit, parce qu’aujourd’hui Satan règne dans toutes les religions, sans aucune exception. Tout ce que j’ai pu dire à ce monde a été transformé, modifié, afin de vous dérouter, de vous mettre en confusion. Aujourd’hui, il n’y a rien d’autre à écouter que votre Cœur, le chant de la Paix, de la Joie et de la Résurrection qui commence à se manifester.

Vous le savez, les Trompettes sonnent de plus en plus souvent, en divers lieux. Et même l’importance de ces lieux et de ces manifestions n’est pas encore collectif, mais néanmoins l’appel du cœur est de plus en plus pressant, de plus en plus évident, dès l’instant où vous lâchez vos prétentions, vos obligations. Je ne veux pas dire par là qu’il ne faut pas les respecter mais voyez, au travers de tout ce qui est à vivre pour vous, l’Intelligence de la Lumière. La voir ne veut pas dire comprendre, parce que beaucoup de choses vont vous apparaître, avec votre raison et votre logique, de plus en plus incompréhensibles, au fur et à mesure que votre cœur deviendra plus compréhensible et plus vivant. Quelque chose s’éloigne, quelque chose apparaît. Ce qui s’éloigne est la souffrance, ce qui s’éloigne est l’illusion, ce qui apparaît de plus en plus, c’est la vérité de l’Amour, et cette vérité de l’Amour, elle vous appelle de manière de plus en plus puissante à cesser les jeux hypocrites, le jeu des histoires, des scénarios.

La Vie vous appelle, en ces instants de majesté, à encore plus de simplicité. Quel que soit votre état, il y a quelque chose au-delà de cet état qui ne dépend pas de vous, d’aucune histoire, d’aucune connaissance, d’aucun scénario, et cela est omniprésent dès l’instant où vous cessez de nourrir votre tête, dès l’instant où vous accueillez sans restriction la Joie qui est là. Vous n’avez pas à la chercher, vous n’avez pas à la comprendre, vous n’avez pas à l’imaginer, vous avez simplement à l’accueillir en grand. Tout le reste viendra de là, dorénavant, et cela sera de plus en plus frappant, de plus en plus évident. Chaque jour vous serez plus nombreux à vivre cela, en l’intimité de votre Cœur.

Ceux d’entre vous qui éprouvent en ce moment des désagréments, que cela soit dans votre sphère affective, économique, lié aux Éléments, lié à la maladie, je veux dire surtout à tous ceux de mes enfants qui vivent cela que c’est l’instant où vous devez vous tourner vers votre Cœur. La Lumière a frappé à votre porte d’innombrables façons, et aujourd’hui il ne reste que la manière forte afin d’appeler votre conscience à la lucidité et à la Paix. Ne jugez pas selon les apparences, ni votre état, ni l’état de quiconque, car tout concourt, même si vous ne le voyez pas encore, au règne de la Lumière, à mon Appel.

Rappelez-vous que la meilleure aide, dorénavant, ne sera plus mes mots, ni les mots des Anciens, des Étoiles, des peuples de la nature, mais bien plus le silence évident de la vie dans la nature. Alors n’hésitez pas, n’hésitez pas à trouver du temps, afin que la Vie vous trouve. Il n’y a pas de meilleur environnement, il n’y a pas de meilleure situation que de sortir des chimères de l’organisation sociétale de vos cités, de vos règles et conventions, dorénavant. À vous de choisir. Il n’y qu’un seul choix : la Paix et la Joie, ou la souffrance. Et même les souffrances déboucheront immanquablement sur la Joie, mais cela ne dépend plus de votre personne, cela dépend simplement avec quelle intensité et quelle vérité vous accueillez ce qui est là, ce qui a toujours été là et qui maintenant prend le devant. S’il y a des peurs, s’il y a souffrance, s’il y a évènement lié aux éléments ou à la société dans laquelle vous êtes insérés, ne vous alarmez pas car tout est parfait. Accueillez, et vous verrez cette perfection et non pas seulement l’apparence de chaos.

Mes mots sont extrêmement simples parce que c’est extrêmement simple. Cela est réellement, extrêmement simple. Il n’y a que vos détours, vos histoires, vos attachements à l’illusion qui peuvent encore empêcher nombre de mes enfants d’accepter l’Amour. Parce que l’Amour a été cherché dans la sécurité, dans le mariage, dans les enfants, dans les amitiés, mais cet amour-là n’est rien, il ne fait que passer. L’Amour, et la Joie, qui est là, lui ne passera jamais. Alors, il vous appartient de décider, est-ce que vous tenez à votre vie, à votre histoire, ou est-ce que vous êtes tenus par l’Amour qui vous libère, qui ne connaît ni restrictions ni conditions ?

Il n’y a pas besoin de préparation, il n’y a pas besoin de croyances, votre conscience en est l’outil immédiat et agissant. Vous le constatez peut-être d’ailleurs autour de vous, dans votre entourage, des frères et sœurs qui instantanément vivent la Vérité. Cela ne peut que vous encourager. Hélas aussi, vous observez les résistances d’autres frères et sœurs qui laissent libre cours à la peur, libre cours à leur histoire, à leurs chimères, à tout ce qui ne fait que passer. Et vous savez, vous n’y pouvez rien. Vous ne pouvez qu’accueillir toujours plus ce qui est là, et rien d’autre.

Soyez la Joie car la Joie ouvre toutes les portes. Vous n’avez pas à vous soucier de où va la Lumière et où va la Joie, il y aura toujours un réceptacle dans la poitrine d’un frère ou d’une sœur, fût-il à l’opposé de la planète. Vous n’avez pas à diriger, à contrôler ou à organiser la Lumière. Elle est Liberté totale, et elle est là.

Je laisserai certainement l’un des deux Archanges qui s’exprimera après moi vous donner des éléments plus corporels, si je peux dire, de l’établissement de l’Éternité. Moi je ne parle que de votre conscience, je ne parle pas de votre personne, de vos histoires, de vos affects, de vos finances, de votre pays. Je ne vous parle que de vous, parce qu’il n’y a que vous. Je ne parle que de ce que vous êtes car il n’y a pas d’autre vérité. Tant que votre regard sera tourné vers l’illusion, vous ne pourrez trouver l’entièreté de votre cœur, et ça vous le vivez déjà et vous le constaterez à chaque regard extérieur au détriment du regard intérieur. Il y aura résistance et vous comprendrez très vite, si ce n’est déjà le cas, que le seul baume est le cœur, que tout le reste ne représente rien et n’est rien, quoi que vous en pensiez peut-être encore.

Le sauf-conduit est le cœur, et pour cela votre conscience doit être tournée en totalité et le plus souvent possible, sans chercher. Ce dont je parle, c’est juste un retournement qui vous fait retrouver. Vous n’avez pas besoin d’en comprendre les mécanismes, vous n’avez pas besoin d’appeler cela Théophanie, ou dorénavant Endophanie, mais simplement être vrais et spontanés. Je dis bien : tout le reste vous sera offert de surcroît. Vous ne connaîtrez plus la soif ni la faim, même s’il n’y a rien à manger ; vous ne connaîtrez pas le froid, même s’il n’y a plus de chauffage. Là est la Vérité, non ? Tout le reste n’est que fatuité. Rendez-vous à l’évidence.

Je ne peux rien vous imposer, vous ne pouvez rien non plus vous imposer, dorénavant. Ce n’est pas votre personne qui dirige. Et d’ailleurs, si vous avez l’impression de diriger encore avec votre personne, le choc de la Lumière sera de plus en plus virulent. Ce n’est pas une punition, c’est simplement l’occasion rêvée, pour vous, de vous retrouver, même si cela doit passer par ce que vous nommez la mort, de vous, d’un proche. Il n’y a plus de barrières. Nombre d’entre vous, à travers les contacts des peuples de la nature, avec les plans de la Lumière, réalisez cette immortalité. Aujourd’hui, tourner votre conscience vers vous n’a pas besoin d’explications ni de localisation de quoi que ce soit, même si bien sûr, comme je vous l’ai dit, l’un des Archanges vous communiquera des choses affreusement simples à réaliser avec votre corps, qui entraîneront votre conscience au Cœur du Cœur.

D’ailleurs vous êtes toujours plus nombreux, ainsi que je le vois, à constater la différence de ce qu’il se déroule en votre conscience, si celle-ci est centrée sur la personne ou si celle-ci est centrée sur l’Éternité que vous êtes. Le résultat, le produit, est totalement différent, parce que la Lumière est vraiment Évidence, en chaque circonstance, en chaque évènement et même en chaque résistance, ce qui n’est pas le cas de la personne. Vous le voyez en vous comme autour de vous. Cela va devenir de plus en plus criant de vérité, chaque jour un peu plus. Il n’y a aucun retour en arrière possible sur tous les évènements qui se déroulent en ce moment sur ce monde, dans votre intimité, dans votre corps, dans votre environnement. Ce qui se crée maintenant, au niveau de la personne, de l’histoire, aboutit irrémédiablement à la vérité de l’Amour, même si pour cela votre corps doit s’effacer avant même mon Appel.

Soyez en Joie, ne vous préoccupez de rien d’autre. Au plus vous serez centrés sur la Joie, amenant votre conscience à se positionner là où est la Vérité, au plus vous constaterez que même votre mort, si elle doit se produire, ne représente rien. Tout dépend, vous l’avez compris, de là où vous regardez, de là où vous êtes, et être dans le Cœur, aujourd’hui, est d’une facilité déconcertante, quoi que vous en pensiez ou en disiez si vous ne le vivez pas. Cela ne dépend que de vous. Vous êtes seuls, mais dans ce seul à seul, il y a la splendeur, il y a l’Évidence. Et je dirais même que moins cela vous semble évident aujourd’hui, plus cela va devenir évident.

Ce que je peux vous dire, c’est de demeurer humbles et simples, de ne pas laisser courir votre mental, que vous voyez, parce que nombre d’entre vous êtes finalement placés dans l’observateur et le voyez clairement, ce personnage, et c’est justement ce que vous voyez qui vous permet de voir autre chose, qui est la Vérité. C’est un mécanisme qui est très simple, il est celui de la conscience pure. Il n’est même plus celui de l’énergie, de la vibration ou d’un quelconque niveau ou état de conscience.

Soyez humbles, et surtout dans cet accueil inconditionnel, je le répète, quoi qu’il se produise. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille négliger quoi que ce soit, bien au contraire, mais de voir tout ce que vous avez à faire, à occuper, à diriger, dans l’Évidence du Cœur. Cela change tout, irrémédiablement.

Voilà. Mes mots, finalement et en définitive, ne vous annoncent rien de nouveau, parce que le nouveau est déjà là. Et tout ce qui vous est encore inconnu va devenir évident, à condition que vous cherchiez à éviter de chercher, à condition que vous vous teniez tranquilles, à condition que vous soyez humbles, afin d’être disponibles à cette Joie éternelle.

Rappelez-vous les vertus de la nature, la vertu du Silence et de l’Accueil. Le temps des bavardages est terminé, le temps des histoires à se raconter est terminé. Le temps est à l’Évidence, chaque jour, chaque instant, en chaque circonstance, agréable ou désagréable. L’Éternité se dévoile enfin, de manière visible et palpable, et ne vous étonnez pas alors que tout ce qui a été faussé, falsifié, enfermé, disparaisse de lui-même. Même si c’est votre corps, quelle importance. Vous réalisez ainsi que vous n’êtes pas de ce monde, qu’il n’y a aucune connaissance qui vous soit utile pour être ce que vous êtes. Là est l’humilité la plus parfaite et là est la Joie la plus éternelle, qui vous est promise si elle n’est pas encore révélée.

Il est temps de vous apporter mes ultimes bénédictions de cette façon, avant que je ne m’adresse intimement, en même temps, à l’ensemble de mes enfants. Je demeure en vous, à vos côtés, en votre cœur, parce que je suis votre mère et que vous êtes tous mes enfants et mes frères et sœurs. Je ne peux que clamer et déclamer mon Amour, qui n’est rien d’autre que le vôtre.

Permettez-moi, en finissant mes mots, de vous recouvrir, où que vous soyez, de mon Manteau de la Grâce. Allez au-dedans de vous ; le merveilleux est naturel, il est là.

Je suis Marie, Reine des Cieux et de la Terre. Bienvenue en la vraie Vie. J’aime chacun de vous, endormi ou libéré, avec la même intensité, car cela est votre choix, que je respecte, mais tournez-vous au-dedans de vous afin de constater que c’est le seul choix qui est vrai. Je vous aime.

À toujours.

… Silence…


* * * * *
 



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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


Dernière édition par Ayla le Lun 23 Oct - 15:43 (2017); édité 1 fois
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Ayla


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Inscrit le: 13 Oct 2013
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MessagePosté le: Jeu 19 Oct - 08:51 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens : 17 Octobre 2017 


MIKAËL 



Je suis Mikaël, Prince et Régent des Milices Célestes. Bien-aimés enfants de la loi de Un, accueillons-nous les uns les autres au sein de l’Éternité et de l’Amour.

… Silence…

Je salue et honore chacun de vous, en sa Vérité éternelle de Lumière. Béni soit l’Éternel.

… Silence…

Il y a, en termes terrestres, quelques mois que je vous annonçais le labourage du sol de la Terre. Cela vous est aujourd’hui visible au travers de l’activité des Éléments. Que cela soit en le Feu, que cela soit en l’Eau, que cela soit en l’Air ou que cela soit en Terre, le Feu Igné se révèle à vous de partout, où que vous tourniez votre regard.

L’évidence de cela ne pourra plus être ignorée.

L’Archange Uriel œuvre maintenant en chacun de vous, révélant le Blanc de la perfection, de la beauté, et de la Vérité.

Ainsi que Marie vous l’a dit, ne vous laissez pas abuser par certains aspects impressionnants de ma Présence ‒ ma Présence, bien sûr, qui est aussi au-dedans de vous par le Feu brûlant de votre Cœur, par l’intensité de l’Amour. Cela se vit maintenant, de façon directe et concrète, palpable.

C’est en vous, et non pas sur la scène du monde, et non pas sur la scène de votre personnage, que se trouve l’unique Vérité, accessible de par mon labourage et de l’action sur les Éléments, permettant à l’Ange Uriel, Ange de la Présence et Archange du Retournement, de vous donner à vivre et à voir la Vérité.

Vous n’avez besoin d’aucun bagage, vous n’avez besoin d’aucune condition préalable, cela fait partie du don de la Grâce que vit la Terre en ce moment même.

Ne vous laissez pas détourner du Vrai par quelque élément de votre corps ou de votre vie, ou de ce monde, soyez affermis dans la Vérité et tout le reste vous apparaîtra avec évidence, non pas l’évidence des évènements mais l’évidence de votre Cœur.

Le moment est venu de vivre tout ce que nous avons préparé, ensemble, pour la célébration finale, pour les Noces ultimes.

Oubliez tout passé, toute expérience et demeurez dans la nudité de votre cœur, qui n’est que Vérité ineffable et beauté à nulle autre pareille. L’Ange Uriel viendra irradier tout ce qui est faux, tout ce qui passe, afin de ne laisser que l’immaculé de la Blancheur, l’immaculé de la Joie.

Dorénavant ‒ et les circonstances de vos vies vont vous y conduire aussi ‒, n’existe que l’essentiel : votre Cœur. Chaque circonstance de ce monde, chaque circonstance de votre vie, en le personnage et en l’histoire, vous amène avec force ou avec douceur au même lieu, à la même Vérité, commune à chacun, là où il n’y a nulle différence, là où est la Liberté et là où est la Joie. Comme Marie vous l’a dit, il ne tient qu’à vous et à vous seuls, en votre conscience, de le vivre, de le révéler, avec aisance, avec majesté.

Mon ensemencement et mon labourage va continuer de façon de plus en plus intense au fur et à mesure de la progression de Nibiru, dont les effets sont d’ores et déjà perceptibles avant même sa visibilité. Comme vous le savez, l’ensemble de la Confédération Intergalactique des Mondes Libres, des Archanges, des Anciens, des Étoiles, des peuples galactiques, sont tout autant prêts que vous à vivre cela. Tout le reste disparaîtra de votre vue, la Vérité sera nue et tout sera régénéré, et rien ne sera plus jamais pareil, dans votre réalité dense.

Quelles que soient les sirènes extérieures, quels que soient les résistances, les liens ou les ignorances pouvant encore exister pour nombre d’entre vous, ne vous en alarmez pas, tout se déroule à la perfection. La majesté de la Lumière, ainsi que son déploiement visible, ne permet pas la moindre erreur, ne permet pas la moindre anomalie ni le moindre écart. La Vérité est nue, le cœur se retrouve. Retenez qu’il n’y a rien d’autre à faire, rien d’autre à entreprendre, juste être là, entièrement là. Tout le reste s’effectue par la Grâce, par la Lumière elle-même, en son Intelligence et en sa Présence. Plus rien ne peut dépendre de vous, si ce n’est de vous tourner vers vous, non pas pour fuir quelque évènement ou quelque élément de votre corps ou de votre vie, mais bien pour établir la Vérité de manière visible.

Marie vous l’a dit, il n’y a aucune circonstance préalable, il n’y a aucun état antérieur qui soit un obstacle à la Vérité du Cœur ; cela se déroule en ce moment même et se renforcera chaque jour un peu plus jusqu’au moment de l’Appel et de la Révélation, en vos cieux.

Vivez simplement ce que la Vie vous propose, en joies comme en peines, car quelle que soit la joie éphémère ou la peine qui ne fait que passer, il ne reste que l’Amour, il ne reste que la Vérité.

L’appel de l’Esprit, l’appel du Feu Igné vous touche de plus en plus physiquement, par diverses manifestations. Je laisserai pour cela l’Archange Anaël vous en donner quelques détails, quelques éléments, juste peut-être encore pour vous rassurer, pour vous encourager.

Au fur et à mesure que je laboure le sol de la Terre, je tranche en vous, par votre accueil, ce qui doit être tranché, ôté, afin de vous laisser vivre la Vérité en toute liberté, dans cette joie d’Amour incomparable.

Il va vous apparaître de manière évidente, si ce n’est déjà fait, que seuls le cœur, l’intériorité, le silence, permettent l’épanouissement de la Lumière, en votre Présence, assistant par vous-mêmes à la disparition de votre personnage de différentes manières, qui est propre à chacun de vous, avant l’Appel de Marie.

Nul ne connaît la date ni l’heure, encore à l’heure actuelle, dans le calendrier de la Terre, mais je ne peux que confirmer que cela est maintenant. Quel qu’en soit le déroulement, quelles qu’en soient les étapes, quel que soit ce qui est vu, la Vérité est là.

Quelles que soient les gesticulations liées à la peur, l’Évidence prend le pas sur ce qui est confus.

Tout se déroule en la vérité de votre Cœur. Tout ce que vous pouvez observer au-dehors ‒ et ce dehors est tout autre chose que le Cœur, qu’il soit votre dehors de votre corps, le dehors de votre environnement, la scène du monde ‒ ne sont que des agitations stériles de ceux qui ne se sont pas encore retrouvés. Pardonnez-leur car ils ne savent pas, encore, ce qu’ils sont.

Tous les jeux s’achèvent avec la même puissance, brisant les dernières gangues qui pouvaient encore enserrer votre cœur et le limiter, le contraindre. Marie vous l’a dit, il vous suffit de regarder votre Cœur et votre conscience suivra, et votre personnage se taira.

La Lumière est simple, la personne sera de plus en plus compliquée, la vie illusoire aussi, mais la Vie réelle prendra le relais au fur et à mesure. Que vous en ayez connaissance ou pas ne change rien, que vous le viviez déjà ou pas ne change rien non plus.

Tout est prêt, tout est accompli, tout se matérialise, afin de disparaître dans le Feu de l’Amour. L’Esprit est partout, la Vérité éclate de partout. Il n’y a presque plus de zones qui soient dépourvues de Lumière et d’éclairage, ce ne sont que les derniers soubresauts de l’agonie de l’illusion, qui ne concernent en rien ce que vous êtes, quel que soit l’état de votre personne, de votre histoire.

La Lumière vous veut de plus en plus souvent disponibles pour la Vérité et non plus pour les jeux, et non plus pour la souffrance.

La Lumière que vous êtes ne peut plus être freinée ou limitée en aucune manière et en aucune posture comme en aucun acte de la folie humaine. Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Alors réjouissez-vous, en quelque lieu où vous vous tenez, car tout change, tout se transforme, afin de laisser seulement la Vérité. Ne vous préoccupez de rien, si ce n’est d’être vous-mêmes, si ce n’est de vous retrouver. La facilité sera alors votre lot quotidien, l’Évidence sera une grâce enrichie, si je peux dire, si je peux le dire comme ça.

La Lumière éclaire votre cœur. Vous vous éclairez de l’intérieur, mettant fin aux néons du monde, à ces images fallacieuses, à ces ersatz de vie.

Il ne peut y avoir nulle hésitation, nulle interrogation, dès l’instant où votre conscience se retourne effectivement vers l’Éternité. Vous n’avez rien à comprendre, vous n’avez rien à saisir, vous n’avez rien à justifier, ni même à expliquer.

Vous avez juste à vous reconnaître, et cela ne peut en aucun cas passer par votre tête, cela ne peut passer en aucun cas par une quelconque linéarité de votre histoire, quoi que vous ayez vécu, pour certains d’entre vous depuis de nombreuses années. Soyez neufs, soyez vierges de toute supposition. Ainsi se réalise le véritable Accueil. Mettez fin à toute condition, à tout préalable, à toute supposition, et vous serez établis instantanément dans la Vérité éternelle, dans le Blanc de la Vérité.

Je m’adresse à chaque enfant de la loi de Un, au cœur de chacun, afin de vous dire : réjouissez-vous. Ne succombez à aucune souffrance, ne succombez à aucune illusion et à aucun détour. Soyez là, cela suffit. Il n’y a pas d’autre condition, il n’y a pas d’autre prérequis, il n’y pas d’autre préparation.

La Paix ne demande qu’à vous accompagner en vos derniers pas en ce monde.

La Vérité et l’Amour sont vos guides infaillibles en le retour que vous vivez.

Vivez chaque minute et chaque pas que vous faites sur ce monde, avec intensité. Chaque minute est la dernière, chaque pas est le dernier.

Il ne restera que la Vérité. Quels que soient les évènements que vous traversez ou traverserez.

Alors l’intensité de la Vie libre vous parcourra, non plus seulement au travers de la vibration, non plus seulement au travers de la perception du corps d’Êtreté, pour ceux qui le vivent, mais de manière beaucoup plus directe, en le Cœur.

Et la même possibilité est pour chacun, où qu’il soit aujourd’hui. Il y a la même facilité, la même évidence, quoi qu’en dise votre personne, quoi qu’en dise votre situation.

… Silence…

Ce que je vous dis là, même si pour votre raison cela peut paraître insensé ou invraisemblable ou injoignable, n’est qu’un leurre, de votre personne, des ultimes conditionnements. Il n’y a pas d’obstacle, il n’y en a plus et il y en aura de moins en moins pour ceux qui pensent encore en avoir. Ce ne sont que des leurres.

Il n’y a plus de délais, il n’y a plus de distance, et cela est maintenant.

Si vous deviez retenir une seule chose de tout ce que vous avez peut-être écouté, suivi ou vécu, c’est celle-ci : réjouissez-vous, le Cœur est présent, le Cœur s’est retrouvé.

… Silence…

Mes mots sont moins nombreux parce qu’accompagnés de l’Épée de Vérité et de l’Esprit du Soleil.

Mes silences sont plus intenses que mes mots.

L’Endo-Théophanie se réalisera d’elle-même, de manière impromptue pour beaucoup d’entre vous, en les jours qui s’ouvrent devant vous.

Pour ceux parmi vous qui désespéraient de ne pas vivre le Cœur, il n’y a pas d’erreur, il n’y a pas de retard, il n’y a pas d’anomalie, laissez simplement se faire ce qui doit se faire. Ne luttez pas, ne saisissez rien. Vous n’avez pas besoin de comprendre, ni même d’expliquer, parce que le Cœur est naturel, il est Éternel, et vous êtes Amour, quoi que vous dise votre vie, quoi que vous pensiez. Et cela est simple, et cela le deviendra, si cela ne l’est pas encore, extrêmement vite, de manière foudroyante ; en un instant, nombre d’entre vous seront ressuscités en la Vérité.

D’autres enfin parmi vous voient l’Intelligence de la Vie les épurer, les sculpter dans l’Éternité. Soyez confiants, la Vérité est là pour tout un chacun, et même pour celui qui l’ignore encore. Il suffit simplement d’être dans l’Accueil, de ne rien projeter et de ne rien chercher à l’extérieur de vous. Tout se déroule en vous et nulle part ailleurs, car l’écran du monde ne fait que passer et il passe de plus en plus vite, ne laissant subsister aucune structure illusoire.

Il n’y a rien d’autre à préparer, vous êtes, chacun, totalement prêts, même si vous dites le contraire, même si cela vous échappe pour l’instant. Ayez confiance en l’Amour, ayez confiance en la Vérité éternelle que vous êtes, même si vous n’en percevez rien. Ce que je vous dis n’est pas un encouragement mais est simplement la Vérité établie, qui grandit avec fracas chaque jour.

Il ne peut y avoir de menace, il ne peut y avoir de jugement, il ne peut y avoir de perte, en ce qui se déroule. Et même si vous deviez perdre votre corps, quelle différence cela fait-il, dès l’instant où vous êtes ici présents en le corps d’Éternité ? Parce que ce qui apparaît ne disparaîtra plus jamais, vous le savez, vous le vivez.

… Silence…

Vous êtes tous prêts, même et surtout celui qui dirait qu’il ne l’est pas. Allez au-delà des apparences, allez au-delà de ce qui peut vous sembler un paradoxe mais qui n’en est pas un. Vérifiez, voyez par vous-mêmes.

… Silence…

Je bénis et j’honore chacun de vous, en quelque place qu’il croit se situer en dehors du Cœur. Je connais chacun de vos Cœurs, qui est le Cœur Un.

Mes mots n’ont pas besoin d’être plus nombreux, ni même plus clairs, car je m’adresse à votre Cœur, et lui, il sait.

Je suis Mikaël, Prince et Régent des Milices Célestes. En la Paix du Christ, en l’Amour de Marie, je vous honore.

Et je me joins, en cet instant, en votre humanité. Même si je ne connais pas la forme, votre transparence actuelle me donne à voir votre cœur. Que vous en soyez conscients ou pas, cela est véritable.

Allez en paix, allez en joie, et annoncez la bonne nouvelle ‒ au-dedans de vous. Et laissez chacun en sa liberté de choix. Ne brusquez personne, ne contrariez personne, soyez doux, humbles et forts en l’Amour.

Je vous salue. À toujours en l’Éternité. À toujours en l’Amour.

… Silence…

Au revoir.


* * * * * 




_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


Dernière édition par Ayla le Lun 23 Oct - 15:43 (2017); édité 1 fois
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Ayla


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MessagePosté le: Sam 21 Oct - 19:23 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens : 17 Octobre 2017 


ANAËL  



Je suis Anaël Archange. Bien-aimés enfants de la loi de Un, installons-nous ensemble en le silence du cœur, avant que je ne m’exprime.

… Silence…

Ce que j’ai à vous dire aujourd’hui est simplement de vous proposer des éléments fort simples qui ne sont ni compliqués ni complexes, et qui vont consister de manière générale à utiliser votre corps de chair, vos mains, afin de favoriser ce qui vient d’être exprimé par Marie et par l’Archange Mikaël concernant le retour au Cœur, l’ultime retournement. Il y a toutefois quelques éléments préalables que je souhaiterais vous exposer concernant ce retour au Cœur en se servant de votre corps et de vos mains. Ces éléments à vous dire sont quand même destinés à expliquer simplement pourquoi cela va se produire de façon simple, en faisant résonner votre corps et vos mains de la façon suivante.

Vous allez donc utilisez votre corps, si besoin est, afin de conduire, par la conscience et par le geste, la conscience elle-même à se vivre au niveau du Cœur et nulle part ailleurs. Un certain nombre d’éléments ont été communiqués aux alentours des Noces Célestes concernant ce qui fut nommé les Étoiles et les Portes. Il existe de nombreux schémas, de nombreuses planches (Voir fin du texte) localisant ces Portes et ces Étoiles.

Vous le savez, en ce moment, en ce qu’il vous est donné de vivre, c’est-à-dire le retour à l’Éternité, les choses sont effectivement fort simples. Le mécanisme de retour au Cœur est un mécanisme inné et naturel qui toutefois, malgré les habitudes prises au sein de ce monde, ne permet pas toujours de ressentir et de comprendre. Je rappelle simplement que les Portes de votre corps ainsi que les nouveaux corps sont les points, en quelque sorte, d’ancrage, les nœuds de répartition de la Lumière Vibrale, Lumière Vibrale qui, au cours de ces années, a suivi un certain nombre de circuits. Ils vous sont connus ou inconnus, peu importe. Le seul élément dont vous ayez besoin aujourd’hui n’est même pas de connaître la fonction des Étoiles ou des Portes mais simplement de savoir où ils sont situés, même de manière approximative, afin de vous permettre par vous-mêmes, en vous servant de vos mains, d’accompagner par résonance ce fameux retour au Cœur du Cœur.

Les éléments préalables que je souhaite vous communiquer ne sont pas l’emplacement de ces points, que je me permettrai le plus souvent de nommer par le nom qui leur correspond, et je vous laisserai rechercher par vous-mêmes la localisation anatomique, sur votre corps, de ces lieux particuliers par où s’ancre et se déploie le corps d’Êtreté. La première chose, quand je dis que vous allez utiliser vos mains, il va être simplement question d’utiliser un doigt qui est l’index. En effet, l’index est celui qui montre la voie. Par ailleurs, l’index est l’endroit où naît le méridien nommé du gros intestin. Il s’agit du seul méridien de la médecine chinoise qui se termine du côté controlatéral, c’est-à-dire du côté opposé du corps. Ainsi donc, si le méridien du gros intestin naît du côté gauche au niveau de l’index, il se terminera à côté du nez, du côté droit, et réciproquement pour l’autre côté.

Cette notion même, inscrite dans ce méridien, de retournement, est en accord total avec le principe du retournement, de retour au Cœur, que nombre d’entre vous vivez déjà, et ce, je le précise, indépendamment des circonstances préalables connues de vous, c’est-à-dire les Couronnes, le Canal Marial, le Canal de l’Éther, l’Onde de Vie, le Cœur Ascensionnel ou les Couronnes de la tête.

Le corps d’Êtreté libéré du Soleil a progressivement retrouvé votre corps éphémère. Que vous le perceviez ou pas, que vous le ressentiez ou pas, que vous en viviez ou pas les aspects de la conscience nouvelle, conscience d’Êtreté ou d’Éternité, ne change rien. Ainsi donc, en fermant vos mains et en pointant vos index, vous allez en quelque sorte, et en plaçant ce doigt sur l’une des Étoiles ou des Portes, canaliser et diriger le flux Vibral ainsi que la conscience. Le déploiement du corps d’Êtreté se réalise, que vous en soyez conscients ou pas. Cela veut dire aussi qu’il n’existe plus aucun corps d’Êtreté prisonnier du Soleil. Vous avez tous, sans aucune exception, conscients ou pas, lucides ou pas, resynthétisé ce corps d’Êtreté au niveau de votre corps physique. Vous êtes donc tous, sans exception, excepté bien sûr les portails organiques, revêtus de ce corps d’Éternité, même si vous n’en avez pas encore la conscience, la vibration ou l’énergie.

Ce corps d’Êtreté, ainsi que je le disais, s’est déployé depuis la Couronne de la tête en ce qui fut nommé les douze Étoiles, au niveau du corps en ce qui a été nommé les Portes ou les nouveaux corps. Ces Portes sont pour l’ensemble situées au niveau de votre tronc, excepté pour trois d’entre elles nommées le 10ème, 11ème et 12ème corps qui sont situés sur le visage. Ceux-ci ne nous intéresseront pas aujourd’hui car ils ont fait partie d’un des enseignements donnés par Un Ami voilà fort longtemps, en particulier à travers certains gestes permettant de réunifier le 10ème, 11ème et 12ème corps.

L’intérêt aujourd’hui est de vous faire expérimenter ce qu’il se déroule lorsque vos deux index sont appliqués en même temps sur des Portes ou des Étoiles. Vous vous en doutez, il existe un nombre important de combinaisons possibles entre deux doigts, douze Étoiles, douze Portes, et certains points comme le point central de la tête, ou encore certains points des nouveaux corps qui sont aussi localisés aussi bien au niveau, par exemple, de votre menton que du sacrum.

Nous évoquerons essentiellement les circuits qui vont justement vous permettre de vivre, de conscientiser, ce fameux retour au Cœur, et ce, je le précise à nouveau, sans aucun prérequis d’allumage des Couronnes ou des circuits Vibraux liés au corps d’Êtreté. Du fait de la présence du corps d’Êtreté, conscient ou pas, doublant en quelque sorte votre corps physique, il va être possible, en plaçant les index sur certains de ces lieux, en l’espace d’un temps très court, c’est-à-dire quelques secondes, voire une minute, de favoriser le mouvement de votre conscience, de votre point de vue, se déplaçant, si je peux dire, au Cœur du Cœur.

Il existe donc un nombre important de combinaisons possibles selon les lieux où vous positionnez les deux index. La première des connexions entre la conscience ordinaire et la conscience d’Êtreté, et le vécu de cette Êtreté, concerne la mise en résonance d’une Porte avec une Étoile portant le même nom. Certains de ces circuits vous sont connus, en particulier ceux correspondant au Lemniscate Sacré, autrement dit à l’allumage de la Merkabah interdimensionnelle personnelle. Ceci avait déjà été expliqué et cela ne nous concerne pas aujourd’hui. Le plus important est donc l’ancrage et la manifestation, ainsi que le déploiement de ce corps d’Éternité au sein même de la conscience ordinaire, qui accompagnent le face-à-face ultime, vous donnant alors, au-delà de l’énergie et de la vibration, à constater le changement d’emplacement de votre conscience, qui se placera d’elle-même en suivant la Lumière Vibrale au sein du Cœur du Cœur.

La première mise en résonance que vous pouvez essayer est donc de joindre chaque Étoile avec chaque Porte portant le même nom, ceci afin, pour ceux d’entre vous qui ne sentent ni l’énergie ni la vibration, de pouvoir enfin le sentir. Je reprécise à nouveau qu’il n’y a aucun prérequis antérieur, qu’il n’y a aucune condition préalable pour réaliser cela. La mise en résonance par vos propres index des Portes et Étoiles portant le même nom favorise l’émergence du corps d’Êtreté au sein de la conscience ordinaire et permet aussi l’effacement de cette conscience ordinaire, permettant le déploiement de la Supraconscience. Il existe toutefois un certain nombre de Portes et d’Étoiles pouvant être reliées de la façon que je vais développer. Cette liste n’est pas exhaustive, il vous appartient, à chacun d’entre vous, d’en faire l’expérience si vous le souhaitez. Devant l’innocuité et la rapidité de la mise en œuvre, je ne peux que vous encourager, où que vous soyez situés, à vérifier par vous-mêmes mes dires.

En ce qui concerne le retour au Cœur, le fait de vous retrouver, de vivre le Cœur du Cœur et le Saint des Saints, il existe un certain nombre de Portes et d’Étoiles qui sont à privilégier au niveau de l’emplacement des index. Je me propose donc maintenant de vous donner une liste de ces emplacements qui sont les plus susceptibles, non pas de vous aider à une quelconque amélioration de votre personne, ni même à un quelconque potentiel spirituel, mais bien plus, simplement, de favoriser, de faciliter le retour au Cœur et le fait de vous retrouver.

Parmi ces Portes et ces Étoiles, un certain nombre ont une priorité d’action, si je peux dire. Voyons-les avant de vous donner des associations. Commençons si vous le voulez bien par les Portes. Au niveau de votre poitrine, il existe la Porte AL, la Porte Unité, la Porte OD, la Porte ER, et maintenant la Porte IM, depuis peu de temps. S’il vous est nécessaire d’avoir d’autres explications, je ne peux que vous renvoyer, quant à leur emplacement anatomique ou à leur fonction, à ce qui a été largement écrit, largement reproduit sous forme de schémas.

Au niveau des Étoiles maintenant, les Étoiles les plus importantes concernant ce retour au Cœur sont l’Étoile AL ‒ pointe en bas au niveau du Triangle de Feu, c’est-à-dire l’Étoile AL localisée non pas à la racine antérieure de la plantation des cheveux mais à la racine du nez ‒, les Étoiles Profondeur, Unité, et KI-RIS-TI. La jonction, c’est-à-dire les deux index, ne sont pas ici posés sur les Étoiles et Portes qui portent le même nom mais bien plus pour favoriser le mouvement dont je vous parle.

Le côté gauche ou droit, puisqu’il y a une latéralité, n’a que peu d’importance. Que vous utilisiez votre index gauche pour le côté gauche ou l’index droit pour le côté droit, ou les deux index du même côté, ne change rien. Il ne s’agit pas de circuits d’énergie à proprement parler, comme je l’ai dit, mais de circuits de résonance dont la spécificité est de drainer, de canaliser le flux Vibral, ainsi que la conscience et l’énergie, au Cœur du Cœur.

Quels sont ces assemblages que vous pouvez utiliser ? Tout d’abord l’index gauche au niveau de la Porte Unité, l’index droit au niveau de l’Étoile Profondeur. Chacune des combinaisons que je vais vous nommer a la même fonction, le même effet. Je ne peux pas vous dire lequel sera pour vous le plus évident, mais dans la mesure où il suffit de poser vos index durant quelques secondes jusqu’à une minute, cela n’est pas très contraignant et cela vous donnera une aisance entre le personnage encore présent et l’Éternité qui se dévoile. Le premier circuit est donc réalisé entre cette Porte Unité au-dessus du sein gauche et l’Étoile Profondeur située à l’arrière de la tête à droite.

Il existe un circuit dont l’effet est le même qui consiste à poser l’index gauche ou droit, peu importe, au niveau de la Porte OD à la pointe du sternum, et l’index gauche ou droit au niveau de l’Étoile OD. Il existe un circuit qui va aussi de OD, Porte ou 8ème corps, à l’Étoile Profondeur. L’Étoile Profondeur étant du côté droit, le plus simple étant donc de mettre à ce niveau-là l’index droit au niveau de cette Étoile et l’index gauche au niveau de la Porte OD ou 8ème corps.

Tous les circuits, deux à deux, que je vous ai donnés au niveau Portes et Étoiles peuvent être utilisés indistinctement pour ce retour au Cœur afin de vous retrouver. La Porte ER ou 9ème corps peut être couplée avec l’Étoile KI-RIS-TI ou avec l’Étoile Unité. La Porte AL n’offre que peu d’intérêt. La Porte IM située sous le menton, qui je vous le rappelle est liée au nouveau corps spirituel nommé « communication avec le divin », peut être aussi utilisée, donc avec un des index sous le menton, avec l’autre index, gauche ou droit, situé au niveau de l’Étoile AL.

Quel que soit votre choix, il peut exister, selon votre conformation individuelle, de petites différences de perception ou de vécu, mais quel que soit le vécu de l’instant, l’ensemble de ces gestes utilisant Portes et Étoiles va permettre simplement de vous retrouver au Cœur du Cœur. Il n’est plus question ici de vibrations ou de Couronnes, il est question simplement ici de votre Éternité, et obéissant à ce qui vous a été répété à d’innombrables reprises : « Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers. »

Entre les Étoiles que j’ai citées et les Portes que j’ai citées, concernant ce retour, le nombre de combinaison est limité. Je ne vais pas toutes les détailler car bien évidemment, entre Portes et Étoiles, quelles qu’elles soient parmi celles que je viens de vous communiquer, il ne fait aucune différence quant au résultat. Votre corps physique, que vous le nommiez sac de viande ou temple, est à l’heure actuelle, et ce depuis l’instauration des Théophanies, même si vous n’en vivez pas les vibrations, rend accessible ce moyen extrêmement simple de vous aider à résonner non plus sur l’histoire personnelle mais directement en votre corps d’Éternité. Je ne veux pas dire par là que vous allez vous mettre à percevoir les vibrations, ni même l’énergie, mais vous en percevrez clairement les effets sur votre conscience.

Je vous rappelle que sont utilisables les Portes OD, ER, IM, la Porte Unité. Il n’est pas utile ni souhaitable de toucher à la Porte KI-RIS-TI, ayant elle-même vécu l’impulsion Métatronique voilà de nombreuses années. Il n’est pas utile non plus de travailler, comme je l’ai dit, sur la Porte AL, mais l’Étoile AL, oui. Au niveau des Étoiles, je le reprécise, il y a donc l’Étoile AL pointe en bas, l’Étoile OD, l’Étoile Unité, éventuellement l’Étoile KI-RIS-TI et avant tout, je dirais, au niveau des Étoiles, l’Étoile Profondeur. Vous n’avez pas besoin de faire référence aux Étoiles, aux sœurs Étoiles correspondant à ces Étoiles de votre tête. Vous n’avez pas besoin, je le répète aussi, de ressentir l’énergie ou la vibration, mais vous constaterez les effets sur votre conscience.

Il s’agit d’éléments simples et importants. Il est bien évident que si vous vivez déjà le Feu Igné ou la Couronne Ascensionnelle du cœur, cela ne représente que peu d’intérêt pour vous, mais en ce qui concerne l’ensemble des humains n’ayant vécu aucun des processus décrits, cela va représenter un avantage considérable qui est effectivement de faciliter, quelles que soient les résistances, les habitudes ou les mémoires, quels que soient les attachements et les liens à la matière, de favoriser le retour à l’Éternité et de placer votre conscience de façon de plus en plus simple et évidente en votre Éternité, au Cœur du Cœur.

Les autres Étoiles et les autres Portes ne vous sont pas citées parce qu’effectivement il y a bien sûr des indications, mais qui ne relèvent pas de l’importance de ce retour au Cœur, du fait de vous retrouver. Le chakra du cœur en lui-même n’a pas à être touché selon cette technique. Le travail se fait directement par l’injection de la Lumière par vos index et par la résonance induite, et la résonance induite localement sur chacun de vos index, mais aussi entre les deux index et donc entre la Porte et l’Étoile. Il ne s’agit pas d’un mouvement d’énergie, même si bien sûr ceux d’entre vous qui vivent l’énergie ou la vibration ressentiront un certain nombre de circuits, un certain nombre de vibrations, pas nécessairement là où sont placés les index.

Il ne m’appartient pas de développer tout cela parce que cela sera naturel le moment venu, de la même façon que je n’ai pas besoin de vous donner les muscles qui constituent les muscles de la marche pour marcher. Il s’agit ici d’une impulsion. Je viens de vous parler de l’impulsion Métatronique ayant eu lieu sur la Porte KI-RIS-TI du dos voilà quelques années. L’agent opérateur n’est plus extérieur à vous, il s’agit de vous-mêmes, là est la grande nouveauté. Il ne sert à rien de vouloir proposer cela à un frère ou une sœur humains, cela doit être exclusivement utilisé sur son propre corps et nulle part ailleurs. Cela n’a aucune vertu thérapeutique ni aucune vertu d’amélioration de votre personne en quelque aspect que ce soit, mais bien réellement et concrètement de favoriser le retour de la conscience au Cœur du Cœur.

Cet exposé est sommaire, mais il décrit l’essentiel de ce que vous pouvez faire comme gestes. Gardez à l’esprit que c’est court, que c’est simple, que ça n’a pas à être maintenu pendant trop de temps, que cela peut être répété à satiété quelques secondes, à satiété ne voulant pas dire toutes les heures. Le plus souvent, selon votre état de conscience, vous constaterez une immédiateté. Dans quelques cas plus résistants, si je peux dire, il vous faudra peut-être tester deux à trois circuits tels que je vous les ai présentés. Pour nombre d’entre vous, cela assouplira les conditions de votre retour au Cœur du Cœur parce que la conscience suivra la vibration ‒ la conscience étant, je vous le rappelle, vibration ‒, le préalable de la conscience étant d’être installée au Cœur du Cœur afin de vivre l’Ultime Présence, la disparition, et la Résurrection au sein de l’Éternité en totalité.

S’il existe des points qui ne vous semblent pas évidents dans ce court exposé, je vous invite maintenant à m’interroger.

Vous n’avez pas besoin de rester figés en une quelconque posture. Vous n’avez pas besoin d’autre chose que de vos index. Je veux dire par là qu’il n’y a plus aucune utilité, concernant ce processus, à une quelconque huile essentielle ou à un quelconque cristal. La Lumière, même si vous ne l’apercevez pas, qui est là, permet cela, indépendamment de votre conscience ou de vos résistances.

Existe-t-il des questionnements concernant cette technique fort simple ?

Question : peut-on enchaîner des circuits différents, et si oui, combien de temps faut-il attendre ?

Il peut être possible que la première tentative vous fasse tâtonner. Vous pouvez effectivement essayer très rapidement l’ensemble des combinaisons qui vous vient à la tête concernant les Étoiles nommées et les Portes nommées. Il ne sert à rien ici de travailler d’Étoile à Étoile ou de Porte à Porte, comme cela avait été enseigné dans l’activation de ces nouveaux corps, ou encore dans la mise en branle des trois étages corps-âme-Esprit comme expliqué par Un Ami. La fonction ici, je le répète, est exclusivement de permettre le retour à l’Éternité, de le faciliter, de le favoriser, même s’il n’existait pas en vous de perception des énergies ou de vécu de la vibration.

Le temps sera toujours inférieur à une minute. Il ne sert à rien de maintenir ce geste en une posture qui durerait des minutes ou des heures. La première fois, vous pouvez effectivement en tester les différentes combinaisons, mais comme je l’ai dit, quelles que soient vos spécificités individuelles où il peut y avoir effectivement des différences mineures, le résultat, quand il est obtenu, est toujours le même : le vécu de la conscience d’Éternité et ce, même s’il n’existe pas de vibrations vécues ou perçues.

Autre question.

Question : si l’on pratique cela le soir, cela peut-il être un inconvénient pour le sommeil ?

Il n’y a pas de différence entre le matin, le soir, la nuit, l’horaire ni le jour de la semaine. Ne cherchez pas, au travers de ces simples gestes de retour à l’Éternité, une quelconque action thérapeutique, ou sur le sommeil ou sur tout autre chose, vous ne l’obtiendrez pas. Il s’agit juste du point de vue de la conscience et de rien d’autre. Ne faites pas de cela non plus un exercice habituel ou quotidien. Dès l’instant où le Cœur du Cœur est vécu, ne serait-ce que de façon éphémère, il vous est possible effectivement de reproduire ce geste quelques fois par jour, mais vous constaterez aisément que vous n’en aurez plus besoin.

Il n’est pas question de rééquilibrer quoi que ce soit au sein de votre personne, ni d’améliorer quelque trouble que ce soit. L’effet est exclusivement de favoriser le mouvement de votre conscience de l’éphémère à l’Éternel et d’installer votre Éternité. L’installation de l’Éternité, je vous le rappelle, il suffit que cet état ait été vécu une fois, même s’il ne s’est pas installé, pour être sûr de le vivre le moment venu. Ne forcez rien car, je vous le rappelle, certains parmi vous sont dans une posture où ils doivent attendre l’Appel de Marie pour le vivre. Il n’y a aucune urgence, il n’y a aucune précipitation et aucune impériosité. Le plus important est donc de constater le changement qu’il se produit dans votre conscience, et non pas dans votre corps ou dans votre mental, ni en vos émotions, ni en diverses maladies, mais bien de l’essentiel, c’est-à-dire le Cœur du Cœur.

Si toutefois il y a effets au niveau de la personne, ne l’attribuez pas aux gestes que vous avez pratiqués mais uniquement au Cœur du Cœur, l’Intelligence de la Lumière. Vous le savez, pour ceux d’entre vous qui le vivent, l’installation définitive au Cœur du Cœur s’accompagne d’une forme de régénération de votre corps afin que celui-ci soit le plus perméable, en quelque sorte, au moment du grille-planète final et non pas de l’Appel de Marie.

L’utilisation des doigts, de l’index, est primordiale, je vous ai expliqué pourquoi, parce qu’en votre index et en le corps d’Êtreté il est inscrit le principe même du retournement, réalisé comme cela a été stipulé par l’Archange Uriel. Mikaël vous en a parlé. Ceci donc n’a aucune vertu d’amélioration de quoi que ce soit de manière directe, ni aucun effet thérapeutique d’aucune sorte. Bien sûr, une fois que la conscience est installée au Cœur du Cœur, tout est possible, mais ne pensez jamais que ce sont simplement vos index posés en ces endroits du corps qui ont résolu quoi que ce soit. Cela permet simplement de modifier le point de vue et de laisser apparaître la conscience d’Éternité, ainsi que ce qui va avec : la Joie, l’Amour, la Lumière, l’Enfance et la simplicité, qui sont aussi, je vous rappelle, des conditions préalables tel que cela vous a été communiqué par certaines sœurs Étoiles depuis déjà longtemps.

Il ne s’agit pas non plus d’une pratique régulière ou quotidienne à faire au lever ou le soir systématiquement. Dès que vous constatez le changement d’emplacement de votre conscience ‒ et le marqueur essentiel en est la Joie sans objet ‒, il ne sert à rien de refaire cela. Ce n’est pas une pratique habituelle ou quotidienne. De la même façon que l’impulsion Métatronique avait eu lieu à un moment donné, cette impulsion que vous réalisez vous-mêmes n’a pas à être répétée. Il ne s’agit pas d’un yoga, il ne s’agit pas de l’activation d’une fonction spirituelle ou d’un nouveau corps, il s’agit purement et simplement de favoriser l’installation au Cœur du Cœur.

Avez-vous besoin d’autres précisions concernant cela ?

… Silence…

S’il n’y a pas d’autres questions, et pour ceux qui ont pratiqué les différents yogas proposés, rappelez-vous : avant même de parler de l’ensemble des Étoiles, de leur localisation et de leur activation, il avait été fait état de ce qui fut nommé « clés ascensionnelles », collectives et individuelles, avec, à l’époque, l’utilisation de cristaux spécifiques taillés en certaines formes. Il n’est pas question de revenir à cela mais vous voyez la dynamique : déverrouillage du bien et du mal au niveau des Étoiles Attraction et Répulsion, favorisant le mouvement de la Lumière relayée depuis trois sources, pénétrant votre tête, et progressivement venant perméabiliser le Canal de l’Éther activant les chakras et les nouveaux corps.

Ce déploiement s’est donc fait dans un premier temps sur l’axe central jusqu’au premier chakra, ayant permis pour certains la libération de l’Onde de Vie au moment de la libération de la Terre, du noyau cristallin de la Terre. Ensuite, d’autres structures se sont mises en place au-delà des Couronnes, avant tout le Canal Marial, Canal Marial qui au cours du temps s’est rapproché de l’axe central. Il y a eu, parallèlement à cela, dans le yoga de l’Unité et de la Vérité, le fait d’assoir le corps, l’âme et l’Esprit à travers les paumes de mains utilisées sur certaines Portes symétriques : les plis de l’aine, Précision et Profondeur, le gril costal bas avec Attraction-Vision, le gril costal haut avec AL et Unité.

Ce que je vous propose aujourd’hui est différent, ne concerne plus la personne, et donc ne concerne plus une quelconque amélioration de la personne mais juste le dévoilement et le déploiement de votre Éternité, ce qui aujourd’hui est l’unique priorité ‒ et elle deviendra d’ailleurs la seule. Il n’y en aura pas d’autres, ni concernant votre corps, ni concernant quelque inconfort que ce soit, parce que dorénavant, comme je l’ai dit, de plus en plus, de plus en plus souvent et de façon de plus en plus importante au niveau des frères et sœurs humains, c’est cela qui réalise le travail. Il vous a souvent été dit de vous tenir tranquilles, d’êtres fainéants, d’être en silence, d’être en l’Accueil, d’être entre les quatre piliers du cœur. Aujourd’hui, vous n’avez plus besoin de cette ascèse ou de cette pratique concernant votre éphémère, parce que dès l’instant où la pensée ou l’action est suivie par la conscience, il ne sert à rien d’utiliser la Lumière Vibrale authentique pour solutionner quelque problématique de la personne. Aujourd’hui le cœur solutionne tout, sans aucune exclusion.

Il n’y a donc pas, comment diriez-vous, à pinailler ou à vouloir peaufiner quoi que ce soit au sein de votre éphémère. Rappelez-vous, Marie, nous-mêmes Archanges et beaucoup d’Anciens vous ont stipulé que vous étiez tous exactement à la bonne place pour vivre le retour à l’Éternité. Que cela soit lié à une maladie, que ce soit lié à une souffrance, à une séparation, à une maladie mortelle, ne change rien, si ce n’est pour l’ego. L’ego n’a rien à voir avec le Cœur. Le Cœur transcende l’ego, et cela se fait de manière évidente. Je n’ai pas dit par là qu’il ne faut pas vous occuper de votre corps, mais occupez-vous en avec ce qui dépend de ce corps, c’est-à-dire l’énergie, la matière, toutes les techniques connues.

La technique simple que je viens de vous communiquer n’a pas à être utilisée sur quiconque d’autre que vous et n’a pas à viser un objectif d’amélioration de quoi que ce soit au sein de votre personne, mais bien de laisser apparaître le Cœur du Cœur qui est, je vous le rappelle, lui-même résolutoire, mais qui ne dépendra jamais d’une quelconque compréhension, d’une quelconque volonté d’amélioration de quoi que ce soit. Ceci afin de vous mettre en garde, si dans votre tête il y a à ce moment-là l’idée de rejoindre le Cœur du Cœur pour voir guérir quelque chose, eh bien vous observerez exactement l’inverse.

Je vous demande donc d’être extrêmement neutres, de n’avoir aucune pensée particulière en plaçant vos index, quelles que soient la Porte et l’Étoile utilisées. Ne visez aucun objectif, ne faites aucune demande, car vous risquez à ce moment-là d’entraîner tout autre chose. Pensez aux fleurs, pensez à la nature, mais ne pensez pas à vous, et je vous rappelle que vu la durée de l’exercice, il n’y a pas de risque de partir dans les pensées, dans les émotions ou dans quoi que ce soit d’autre. Votre neutralité est importante au moment où vous appliquez vos doigts. C’est pour cela qu’il faut impérativement ne pas avoir d’objectif ni d’intention. Je vous ai dit à quoi cela servait, il ne sert à rien de vous le répéter vous-mêmes avant de le faire, ni surtout de sous-entendre d’améliorer quoi que ce soit au niveau du personnage. Je le répète une deuxième fois : chacun est très exactement à la bonne place pour vivre le retour à l’Éternité, l’Appel de Marie et le grille-planète final, quoi que vous en pensiez aujourd’hui.

Avez-vous d’autres interrogations ?

… Silence…

Si le temps m’est accordé, et s’il existe d’autres types de questionnement non personnels, en aucune manière, concernant l’Éternité, je veux bien y répondre.

… Silence…

J’en profite pour vous donner encore d’autres éléments. S’il fallait établir une forme de probabilité hiérarchique d’action de ces différentes Étoiles et Portes, vous le voyez, la Porte Unité et l’Étoile Unité sont importantes. Ce qui est nommé Profondeur ‒ et comme vous le savez, correspond à Thérèse ‒ permet effectivement d’être plus profonds et de ne plus se laisser gruger par l’éphémère. Il n’y a pas d’association de Porte/Étoile meilleure qu’une autre mais il existe effectivement des Portes et des Étoiles plus importantes que d’autres. Unité et Profondeur est certainement l’action la plus importante, en tout cas pour le plus grand nombre, pour une raison simple : la Porte Unité est à gauche, l’Étoile Profondeur est à droite. Il y a donc, là aussi, un croisement. Je vous ai parlé par exemple, avant cet exercice, de déployer les Étoiles au niveau des Portes qui portent le même nom. Si vous allez de l’Étoile Unité à la Porte Unité avec vos index, vous travaillez sur l’Unité. En plus, c’est du même côté.

Je vous rappelle que le Canal Marial, pour ceux qui l’ont vécu, rejoint l’axe central en passant par l’épaule et par la Porte Unité. La Profondeur est simplement le mouvement apparent de la conscience depuis la manifestation vers l’Essence. AL, non pas la Porte AL qui correspond à l’âme, mais l’Étoile AL retournée en bas, est la consumation par le Feu de l’Esprit, ou le Feu Igné. L’Étoile KI-RIS-TI est, elle, en rapport, bien sûr, avec la vibration particulière de Christ, vous faisant vivre la Matrice Christique nouvelle, c’est d’ailleurs le corps d’Éternité, mais ne vous permet pas, comme je l’ai dit, de rejoindre le Cœur du Cœur.

Allez à l’essentiel, là aussi allez à la simplicité. Vous n’avez pas besoin de bagages intellectuels, vous avez besoin de vos index et de savoir où sont les points, Portes ou Étoiles que j’ai nommés.

Il ne servirait à rien par exemple de vouloir déclencher, et cela est possible, l’allumage de la Merkabah interdimensionnelle personnelle si le Cœur du Cœur n’est pas présent. Sinon vous risquez de vivre des désagréments qui ne servent à rien. C’est pour ça que l’essentiel est ce retour au Cœur et plus du tout maintenant l’activation des nouveaux corps, des Étoiles, de l’Onde de Vie ou des vibrations liées aux Couronnes, liées au Cœur ascensionnel ou au Feu Igné, surtout pour ceux d’entre vous qui n’ont pas vécu ces processus vibratoires. La conscience est à la fois maintenant reliée au corps d’Êtreté, la pensée est reliée à la conscience. Il s’agit de la cocréation consciente, celle-ci vous a été expliquée longuement. C’est au sein de cette cocréation consciente que je vous ai donné cet exercice fort simple.

… Silence…

Pour certains d’entre vous à qui j’ai eu l’occasion de parler, concernant certains explicatifs, de manière intime et individuelle, vous avez pu constater que ces derniers temps, dans quelques cas et qui vont devenir de plus en plus importants, en nombre, nous n’utilisons plus les paumes de mains, ni aucune huile essentielle, ni aucun cristal. Les paumes de mains sont remplacées dorénavant par les index.

Avez-vous d’autres questionnements ?

Question : n’avait-il pas été dit que les index émettaient de l’énergie vitale et les paumes de mains, de l’énergie vibrale ?

Tout à fait, mais le déploiement de la Lumière Vibrale permet maintenant cela. Le déploiement collectif de la Merkabah interdimensionnelle collective déploie la Lumière Vibrale, comme je l’ai dit en préambule, à l’échelon complet de votre corps. L’accroissement des radiations cosmiques, l’accroissement des rayonnements de la Terre, l’accroissement du Feu Mikaëlique, permet dorénavant de réaliser cela, c’est-à-dire qu’au niveau des index, je n’ai pas parlé d’autres doigts, il y a une spécificité plus importante qu’au niveau des paumes de mains, qui est, comme je l’ai dit, de canaliser, de diriger la conscience. C’est bien pour cela que j’ai dit que vous ne pouviez en aucun cas attendre une guérison de quoi que ce soit concernant l’éphémère. S’il y a guérison, ce n’est pas vos index qui agissent, c’est le Cœur du Cœur.

Je vous rappelle que vous n’avez rien à diriger, rien à penser, juste à placer les index. La jonction entre le corps éphémère et sa vitalité… vous savez qu’il y a une balance entre le feu vital et le Feu Vibral. Certains d’entre vous ont vécu une atténuation très forte du feu vital pour permettre au Feu Vibral de prendre le relais. Cela s’est traduit, durant ces deux dernières années, par des disparitions, des absences, des pertes de mémoire et diverses manifestations qui, comme vous le constatez aujourd’hui pour la plupart d’entre vous, ne sont plus présentes du fait de la progression de la Lumière, non pas seulement sur votre corps mais aussi partout sur la terre, et pas seulement au niveau par exemple des lignes elfiques ou des arbres maîtres, ou des villages des peuples de la nature.

Question : il n’y a donc plus de feu vital maintenant, il n’y a que du Vibral ?

Bien-aimé, s’il n’y avait plus de feu vital, tu ne serais tout simplement plus vivant au sein de ce monde.

Et si le Feu Vibral était là en totalité, cela s’appelle le grille-planète final où il n’y a plus de corps, il n’y a plus personne. Il y a bien eu, je l’ai dit, un amoindrissement, une raréfaction du feu vital permettant, comme cela avait été expliqué par Ma Ananda voilà sept ans, huit ans, concernant la bascule du feu vital prométhéen au Feu de l’Esprit, qui s’accompagne du retournement de l’âme.

Il me semble t’avoir entendu prononcer le mot « énergie vibrale ». Il n’existe aucune énergie vibrale. Le Vibral n’est pas de l’énergie au sens où vous le concevez, même au plan scientifique. Le Vibral est une information-Lumière de résonance, ce n’est pas une circulation ni même une énergie. C’est une structure correspondant à votre corps d’Êtreté, et dont les particules élémentaires ne sont pas constituées de globules de vitalité mais d’assemblage de globules de vitalité par six, donnant ce qui est nommé les Agni Deva. Au niveau de votre corps d’Êtreté, l’information circule mais l’énergie ne circule pas, il n’y en a pas besoin.

… Silence…

Si cela vous semble suffisamment clair et s’il n’existe pas d’autres questions d’intérêt général, et en particulier sur ce qui a été exprimé ou vécu durant ces derniers jours ou semaines, alors je vais vous laisser mettre en pratique cela.

Rappelez-vous : c’est bref, c’est rapide, ça n’a pas besoin d‘être reproduit des milliers de fois, il n’y a pas d’explications à trouver, il y a juste à constater le vécu.

… Silence…

Alors le silence se fait, apparemment.

Retenez surtout de n’émettre aucune pensée ni aucune intention quand vous faites résonner votre corps de cette façon. Il a sa propre intelligence, comme la Lumière. Il n’y a pas besoin de votre personne, de votre mental et de rien d’autre, si ce n’est de faire résonner le corps ainsi que nous l’avons décrit.

Bien-aimés enfants de la loi de Un, il est temps maintenant alors pour moi de saluer votre Éternité, et de communier avec chacun de vous.

… Silence…

La dernière précision qui peut être utile, que j’ai oubliée : quand l’index est pointé, les autres doigts sont fermés dans la main et recouverts par le pouce. Il n’y a pas d’autre geste fait avec les doigts ou il n’y a pas de pouce caché à l’intérieur des doigts. C’est donc les doigts fermés, le pouce recouvrant tous les doigts et l’index tendu. L’index ne doit pas être plié, il doit être tendu complètement. C’est ainsi que le feu vital, normal au niveau des extrémités des doigts puisque que c’est par ces endroits que rentre l’énergie vitale, en partie, tel que cela a été décrit dans la médecine chinoise... Il est question simplement d’avoir un index droit, le plus droit possible, afin de ne pas interférer sur l’alchimie, justement, entre le vital et le Vibral.

Voilà la seule règle technique. L’emplacement des Étoiles et Portes n’est pas millimétrique. Vous n’avez pas besoin de chercher le point. Il vous suffit de regarder le schéma pour voir à peu près où il est. Il ne s’agit pas d’un point d’acupuncture, même si effectivement il y a un point d’acupuncture en dessous, la Porte étant beaucoup plus large que le point d’acupuncture à proprement parler.

Je salue votre Éternité, je rends grâce à votre Présence.

Je suis Anaël Archange, et je vous dis à toujours.


* * * * *  



 


 


 

_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


Dernière édition par Ayla le Lun 23 Oct - 15:44 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 22 Oct - 20:11 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017 


BIDI

Partie 1
 



Eh bien Bidi est avec vous, pour un long moment. Tout d’abord, installons entre nous la Paix, la communion.

… Silence…

L’ensemble de nos entretiens, de nos échanges en ces jours, vise avant tout à tenter d’exprimer la Vérité. Nous n’aurons que faire, durant ces heures et ces moments que nous allons passer ensemble, de tout ce qui ne fait qu’être éphémère. Nous allons nous intéresser à la Vérité, à ce qui est vrai ; en résumé, à tout ce qui est en rapport et en résonance avec ce qui est. Il n’y aura pas de place, dans tous nos échanges, pour quelque histoire, pour quelque scénario, pour quelque rêve que ce soit.

Les mots que nous emploierons seront le plus possible détachés de toute connaissance, de tout système traditionnel, pour ne garder que ce qui est vrai, et donc immuable. Nous essaierons de nous situer, autant que faire se peut, dans la conscience, sa source, son origine, son déploiement, et tout ce qui a trait, bien sûr, à ce qui est en amont de la conscience, le Parabrahman, mais évitons, si vous le voulez bien, les mots connotés nous renvoyant à une tradition, à une histoire quelle qu’elle soit, fût-elle la plus extraordinaire sur cette terre. Nous nous adresserons le plus souvent possible à la conscience nue, dépourvue d’attributs, de forme, d’histoire, de temps et d’espace. Nous allons pénétrer ensemble dans le Saint des Saints, là où les mots sont superflus et où ils ne représentent plus que des concepts, et où le moindre mot, en définitive, n’est qu’un travestissement de ce qui peut être nommé, appelé, ou référencé à quoi que ce soit de connu.

Nous nous dirigerons donc ensemble, à travers nos échanges, en avant et en amont de toute manifestation, de toute expression de la conscience, là où tout est calme, là où tout est parfait, là où aucune forme ni aucune histoire ne peut nous détourner de cette ultime Vérité, de cette immuabilité, là où la conscience rejoint sa propre source. Ce que chacun de nous est, est antérieur à toute conscience, à toute forme, à tout scénario, là où rien ne peut être supposé, projeté, imaginé, rêvé ou autre. Ne vous attachez pas aux mots mais allez, là aussi, à la source du mot, au-delà de la représentation, au-delà des concepts et au-delà même de tout ressenti, afin de nous placer dans la vacuité nécessaire à accueillir et dévoiler ce que nous sommes, qui est bien antérieur à l’univers, aux dimensions, à la Source elle-même. Ce Saint des Saints se situe en amont de ce qui a été nommé par vous comme par les intervenants, le Cœur du Cœur. N’y voyez ni emplacement particulier dans l’espace ni déroulement particulier selon un temps linéaire.

Nous allons donc essayer de nous situer au-delà de tout concept, de tout ressenti, de toute forme et même, au travers des mots, au-delà de tout mot. Nous allons donc, vous comme moi, nous laisser porter en quelque sorte par ce qui est immuable, n’a jamais changé, ne changera jamais, ne bougera jamais et n’éprouvera jamais le temps qui passe.

Le point de départ de ces journées est donc chacun de vous, ici, notre communion ; ne vous attachez pas aux mots ni aux inflexions et intonations de ma voix, mais dans la spontanéité et dans la simplicité. Je disais, voilà quelques années, que toute connaissance n’est qu'ignorance, que toute connaissance, même de ce qui est invisible, ne vous propose aucune issue autre qu’au sein de l’histoire.

Nous allons ensemble nous diriger, sans bouger, au Saint des Saints, là où il n’y a plus ni scène de théâtre, ni spectateur, ni théâtre, ni formes, ni monde, ni étoiles, ni Soleil, et pour cela, je souhaite démarrer nos échanges, qui sont bien plus que des questions, en essayant de répondre à cette interrogation, en premier lieu : d’où vient, d’où naît la Lumière ? Je ne parle pas de la lumière visible, ni même celle qui peut s’imprimer dans la vision intérieure, mais ce que je nommerais, à défaut d’un meilleur terme, la Lumière non pas primordiale mais la Lumière essentielle.

La lumière, en ce monde, peut être définie par un certain nombre de qualités, que cela soit au niveau de l’aspect visible comme des mécanismes connus en physique, nommés la théorie corpusculaire et ondulatoire de la lumière. La Lumière dont je parle et dont nous allons échanger, ne se voit pas, n’a pas de forme, n’a pas de début ni de fin. Alors je pose la question, si elle n’a ni début ni fin, si elle n’a pas de couleur, qui est déjà une manifestation, la Lumière est antérieure à toute manifestation, antérieure à toute forme. La Lumière véritable, quand elle se dévoile au sein de ce corps, au sein de votre vie, n’est pas la lumière qui peut être vue, qui peut être perçue, qui peut être identifiée, qui peut être localisée comme un point d’émission, nommé la source, et un point de réception. Nous parlons donc de la Lumière essentielle ou, si vous préférez dans votre langue, ce qui fut nommé la Lumière primordiale.

Alors la question essentielle, de la même façon qu’en ce qui vous concerne, je vous demandais voilà de nombreuses années de remonter dans votre mémoire jusqu’au moment, bien avant quatre ans, où tout en étant sur ce monde, vous n’étiez pas figés par un nom, par une forme, par une fonction. Nous revenons donc à l’origine de la Lumière, et qui peut dire d’où vient la Lumière ?

Tant que la Lumière est conçue ou vécue comme venant d’ailleurs que ce que vous êtes, vous ne pouvez vivre la Vérité, vous ne pouvez vivre le Vrai. Parce que cette lumière, perçue, vécue ou conçue comme extérieure, n’est en définitive qu’une projection. Il vous faut aller à l’origine de la projection de la Lumière, de sa perception. Dans le monde physique, la lumière se propage dans l’air ; dans la Vérité, la Lumière se propage en tous sens et non pas selon une direction, et elle se propage non pas dans l’air mais dans l’Éther. L’Éther qui est antérieur, puisque base même de manifestation de ce que vous nommez les quatre Éléments et que vous retrouverez sous d’autres formes, nommées les trois humeurs ou les trois gunas. Mais comme je l’ai dit, j’évite les mots de ma culture parce que les mots que nous employons ne doivent pas être colorés, dorénavant, de quelque histoire ou de quelque culture que ce soit. C’est donc un regard neuf qui ne dépend d’aucune vision mais simplement de l’emplacement de qui vous êtes.

Cette Lumière est invisible aux yeux de chair. Même si elle est portée par une forme, elle est antérieure à toute forme. Il y a donc une révolution de point de vue, qui n’est pas le point de vue mental mais le point de vue de la conscience elle-même. Dans le jeu libre de la conscience, la question de la Lumière ne se pose pas parce que comme nous l’avons dit, la conscience est vibration, la conscience est Lumière, mais ne confondez pas la lumière physique avec la Lumière invisible de la Vérité, de la Lumière authentique. Il existe toutefois un marqueur indélébile de la présence de la Lumière, ou en tout cas de sa révélation, parce qu’elle a toujours été présente. Ce témoin et ce marqueur vous fut nommé la Joie sans objet, la Paix sans sujet, là où même la distinction entre les différentes qualités de la conscience telles que je les avais développées ‒ conscient, Supraconscient, Turiya, et l’état de rêve... La Lumière authentique permet l’expression de toute forme, de toute vie. Elle est superposable, en nombre d’aspects, à l’Amour et au Cœur.

Mais encore une fois, vous savez pertinemment qu’il existe plusieurs amours, adaptés à la forme, à la manifestation de la conscience, mais même cet amour-là n’est pas le véritable Amour. Cet Amour-là est antérieur à tous les autres amours, il en est le support, le véhicule, la manifestation, mais en entrant en manifestation au sein d’une forme, au sein d’un vécu, il perd en ce monde, en quelque sorte, son innocence, ce que vous avez nommé l’amour inconditionné. Un parallèle peut être fait à ce qu’il vous a peut-être été donné d’entendre, de vivre, que cela soit nommé le Christ, que cela soit nommé le Paraclet ou de toute autre appellation, ces diverses appellations ne faisant que vous renvoyer en définitive à ce qui ne peut être perçu, à ce qui ne peut être vu au sens commun, mais qui ne peut être que vécu.

Ce vécu-là est profondément différent de toute expérience et de tout vécu, parce que le vécu de cela est indélébile et laisse en quelque sorte une empreinte au fer rouge sur la conscience, dans ses différentes composantes de ce monde comme non de ce monde. Alors là aussi, cela a pu être nommé Ultime Présence, Infinie Présence, Demeure de Paix Suprême, Félicité de la conscience nue. Je vous demande maintenant, au-delà de ces quelques cadres que je viens de vous fournir, d’oublier tout cela. Nous allons rentrer, en quelque sorte, dans les mécanismes intimes, invisibles, et pourtant bien plus tangibles que la matière de ce monde.

Alors je reviens à ma question initiale, ces précautions-là étant données : d’où vient la Lumière ? Qui veut tenter d’y répondre ? Il n’y a pas besoin de discours. Je vous rappelle simplement que chaque soir, quand vous dormez, le monde disparaît. Même si vous n’avez aucun rêve et même si au réveil vous ne savez plus qui vous êtes. Vous vous retrouvez alors dans l’état du non-né, et effectivement, ce que nous sommes en vérité n’est jamais né, ne naîtra jamais, et ne mourra donc jamais, parce que cet Amour et cette Lumière sont antérieurs à toute naissance, antérieurs à toute expression de la conscience. Là réside la Paix, là réside la Joie, et pour celui d’entre nous qui vit cela, il y a ce que j’ai nommé la Liberté, le Jnani dans mon système à moi, que vous avez nommé le Libéré vivant, ceci étant à pondérer par le fait que c’est au moment où nous sommes en manifestation que nous sommes morts. Alors le Christ vous dirait : « Vous êtes sur ce monde mais vous n’êtes pas de ce monde », alors une grande sainte vous dirait que c’est la Félicité éternelle, l’Extase permanente, mais ceci sont encore des qualificatifs. Mais avant d’étudier tout cela, revenons à la première question, d’où vient la lumière ? Qui peut répondre, qui veut essayer de répondre ?

Réponse : du Cœur du Cœur.

Est-ce que le Cœur du Cœur a une forme ? La réponse est non, bien sûr. Cette expression « Cœur du Cœur » a été, dans les aspects pédagogiques, une expression essentielle afin de ne pas vous figer dans le vécu ou la compréhension, dans ce que vous nommez, par exemple, une peine de cœur, ou encore avoir le cœur amoureux, car il n’est pas question de cela, je dirais même que c’est aux antipodes ‒ parce que l’amour conditionné est toujours une projection, et ce dans tous les sens du terme, c’est-à-dire aussi bien psychologique, qu’énergétique, que de la conscience elle-même. Qui est au Cœur du Cœur ? Je ne vous demande pas de dire « moi », « moi », ou « pas moi », mais qu’est-ce qui se tient au Cœur du Cœur, en amont de la Lumière ?

Réponse : le vide.

C’est presque ça.

Réponse : notre Flamme d’Amour.

C’est pas tout à fait cela.

Réponse : le néant.

C’est mieux mais ce n’est pas le néant.

Réponse : la vacuité.

C’est encore mieux.

Réponse : l’Éternité.

C’est mieux.

Réponse : le Silence.

C’est encore mieux.

L’Absolu… La Lumière prend sa source en l’Absolu, Absolu qui est donc antérieur à la Source. Sans Absolu, il n’y a pas de Source. Alors, du point de vue de l’ego, c’est le néant, du point de vue de l’orgueil spirituel, c’est l’ombre, le noir.

Ce que je veux vous faire saisir, par le vécu et non pas par les concepts, c’est dès qu’il y a manifestation, il y a donc caractérisation dans un temps, dans un espace, même si ce n’est pas le nôtre sur terre, il y a une orientation et la tentation, si je peux dire, de définir la Lumière comme étant l’opposé ou le contraire de l’absence de lumière. Dans l’Absolu, dans l’Éternité, dans le Silence, il n’y a pas rien, et encore moins le néant, seul le point de vue de l’ego fait voir cela. Cet ultime Absolu, entre guillemets Parabrahman, est à la source du « Je suis », à la source du Soi et à la source de toute manifestation. D’ailleurs les scientifiques savent parfaitement qu’un atome est essentiellement constitué de vide, qu’il existe l’apparence d’une distance entre le noyau et les électrons.

L’espace et le temps, en quelque espace et quelque temps que ce soit, et pas seulement ici sur cette terre, ne sont que des projections et quand je dis « ne sont que des projections », dans toutes les acceptions de ce terme, n’y voyez pas un quelconque jugement ni une quelconque accusation mais bien réellement et seulement la vérité de ce mot. Ce qui se projette est toujours projeté depuis un point, d’un lieu, d’un endroit, et même si la projection est multifocale, donc sans direction privilégiée ou particulière, le centre, le Cœur du Cœur, le moyeu de la roue qui permet le mouvement, est lui toujours immobile. Les projections de la conscience, de la Lumière donc, sont infinies et indéfinies. Elles ne prennent une forme de finitude et de définition qu’au sein d’un cadre donné, cela a été nommé les dimensions de vie.

Ce que je veux faire résonner en chacun de nous, c’est ceci : nous sommes antérieurs à la Lumière, nous sommes antérieurs à la projection. Nous sommes effectivement le non-né qui jamais ne naîtra. Nous sommes ce qui ne passe jamais et dont la meilleure traduction, au sein de ce monde, est effectivement le Cœur du Cœur, l’Amour Inconditionné, le Silence et l’humilité. Cela vous a été expliqué, c’est à partir du moment où vous acquiescez au fait de n’être rien au sein de votre personnage, de votre histoire, de ce monde, que vous devenez réellement ce que vous êtes, le Tout, et bien plus encore. Parce qu’avant le Tout, vous pourrez dire qu’il y a le rien. Mais le rien de l’ego, le néant ou l’ombre du soi spirituel, de l’orgueil spirituel, vous amène à vous poser la question de ce qui est antérieur à cela. Mais cet antérieur-là, vous le savez, ne peut être cherché. C’est comme si un poisson qui vivait dans l’eau, cherchait l’eau. C’est exactement la même chose. La condition de ce corps, de ce sac de viande, ou de ce temple si vous préférez le nommer ainsi, n’y change rien.

Quand je disais qu’il vous fallait remonter à l’origine de l’apparition du sentiment d’être un individu, avant quatre ans, aujourd’hui il en est de même avec l’origine de la Lumière, parce que la Lumière n’a ni origine ni fin. Vous voyez comme les mots sont limités, parce que le mot origine vous renvoie à une localisation, l’expression « point de départ » vous renvoie aussi à un point situé dans l’espace ou dans le temps. Le meilleur exemple, c’est le poisson qui chercherait l’eau alors qu’il vit dans l’eau. Nous, humains, c’est comme si nous cherchons à nous saisir de l’air, à comprendre l’air que nous respirons. La qualité intrinsèque de la Lumière, la première qualité intrinsèque de la Lumière et la première qualité intrinsèque de l’Amour, c’est d’être présent au sein de toute projection, ici sur terre comme partout ailleurs, en quelque dimension considérée, en quelque sphère planétaire de vie.

Quand nous sommes incarnés, nous sommes ignorants. Cette ignorance nous tombe dessus à quatre ans, et c’est là où nous commençons à construire des liens, des histoires, des scénarios. Tout cela se déroule pour tout être humain, qu’il soit un saint ou qu’il soit un pécheur ne change rien. Se rendre à la source de la conscience qui est, comme je vous le rappelle, la A-conscience, ne peut pas être une finalité. C’est comme si un poisson disait que sa finalité, c’est l’eau ‒ il est dedans. De la même façon, nous ne pouvons chercher l’Amour Inconditionné puisque c’est ce que nous sommes. C’est en ce sens que toute connaissance n’est qu’ignorance. Vous pouvez bien sûr définir des caractéristiques de l’air, de l’eau pour le poisson, mais aucune de ces caractéristiques n’élucidera le mystère parce qu’aucun mot, aucun concept, aucune démonstration, même physique ou scientifique, n’est la Vérité.

De la même façon que, voilà de nombreuses années, vous avez été fort nombreux à pratiquer la réfutation, qui ne peut pas être confondue avec le fait de la négation ou le fait de renier… Réfuter n’est pas ignorer, réfuter n’est pas se détourner, réfuter, dans le langage que vous employez aujourd’hui, c’est traverser, c’est donc être transparent, c’est accueillir. L’Accueil est exactement à l’opposé de la projection, que cela soit en ce monde comme en toute dimension. C’est l’Accueil qui vous rend transparents et en aucun cas la projection de vos concepts, de vos énergies ou de vos vibrations. Accueillir ne peut se faire qu’en silence, et vous ne pouvez savoir ce que vous allez accueillir, vous ne pouvez vous mettre qu’en position, si je peux dire, d’accueillir, c’est-à-dire ne rien fermer, demeurer dans l’humilité, dans l’ignorance, et donc cesser de projeter. Je ne parle pas seulement, encore une fois, de la projection au sens psychologique, mais des mécanismes de la manifestation de la conscience.

Aller à la source de l’Amour, à la source de la Lumière, c’est découvrir l’Accueil, c’est vivre l’Accueil, c’est vivre l’humilité. C’est en quelque sorte ne dire ni non ni oui mais être neutre dans cet accueil, parce que l’Accueil, comme le Silence, vous place au Cœur du Cœur, au Saint des Saints, là où tout est évidence. Dès qu’il y a projection, même s’il y a explication, même s’il y a compréhension, il n’y a qu’ignorance. Accueillir, c’est ramener à soi, non pas à l’ego, non pas au Soi, mais c’est faire cesser la projection dans son acception la plus large. Accueillir vous met en quelque sorte dans les meilleures conditions pour être vrais.

Il n’est pas question ici, bien sûr, d’accueillir les coups, les souffrances, les coups bas. Je vous parle ici des mécanismes intimes de l’ultime conscience qui vous conduit sûrement à la découverte à ce qui est antérieur à la conscience, c’est-à-dire vous-mêmes. L’Accueil, au travers les concepts d’humilité, de simplicité, d’Enfance, de « petite Voie » même, ce sont des mots qui ont été employés, permet en quelque sorte le retour dans le Saint des Saints, dans le Cœur du Cœur, et prépare donc la manifestation de la Vérité qui a toujours été là. Le jeu de la conscience en ce monde ne fait que vous éloigner de la Vérité. De projection en projection, de forme en forme, de vie en vie, s’éteint le souvenir et le vécu de la Vérité. Il vous a été longuement dit qu’il n’y a que vous seuls qui pouviez franchir cette pseudo-ultime porte, c’est donc à vous qu’il appartient de réaliser la preuve que vous êtes antérieurs à toute histoire, à toute source, à toute manifestation.

Retrouver cela, le laisser être trouvé plutôt, est le gage d’une Paix éternelle. La problématique essentielle, c’est que dès l’instant où vous faites jouer la conscience, vous rentrez dans l’ignorance. Quels que soient les épithètes, les mots, les expressions, les phrases qui peuvent émerger, tout ceci ne peut être que des altérations de la Vérité, parce que la Vérité ne peut être dite, elle ne peut être prouvée, elle ne peut être cherchée, elle « est ». C’est donc la distance, si je peux dire, de la projection, qui vous amène aussi bien à la réincarnation qu’à l’illusion de devoir améliorer quelque chose ou de faire évoluer quoi que ce soit. Rappelez-vous que la roue n’existe que parce que le moyeu permet le mouvement de la roue, et que le moyeu de la roue, le Tao, est immobile. Le Tao n’est pas un principe, n’est pas une adhésion conceptuelle ou religieuse, il est avant tout le vécu de la Vérité.

Retenez bien que je ne parle pas ici de méditation, qui est un acte volontaire, ni de prière, qui est un acte de projection, mais effectivement d’une espèce de vacuité, d’une espèce de silence où en quelque sorte, le néant est la plénitude. Le néant de quoi ? Le néant de la conscience, de la projection de la conscience, qui va vous ramener inéluctablement où vous avez toujours été. Et comme le constatent les frères et les sœurs humains qui ont été libérés ‒ de différentes manières, vous le savez ‒, ils ne peuvent plus s’illusionner en quelque projection ou manifestation que ce soit. Là est la source du bonheur éternel, de la Félicité, de l’extase, qui en sont des conséquences mais qui ne sont pas non plus la Vérité. C’est l’application du baume de la Vérité en l’illusion de ce monde, c’est la rencontre entre l’Éternel et l’éphémère, ce que vous nommez aussi le face-à-face actuel, qui vous restitue à votre intégrité qui n’a jamais disparu, qui n’a pas besoin de grandir, qui a toujours été là.

Le Silence dont nous parlons est le silence de la projection et donc le silence de la conscience. C’est ce qui pourrait s’approcher le mieux, au niveau des mots, de l’Ultime Présence et de l’Absolu. Il n’y a pas d’autre témoin en ce monde que ce que je nommerais l’équanimité et la stabilité de toutes les consciences qui vous animent, que cela soit la Supraconscience, la conscience de la personne, la conscience Turiya ou la disparition elle-même de la conscience. Saisissez bien, même avec des concepts si vous voulez, que sans Accueil inconditionné, la Vérité ne peut se laisser trouver.

Accueillir pourrait être assimilé à redevenir comme un enfant. Accueillir ne peut se faire qu’au-delà du temps et de l’espace, et donc ce qui pourrait s’en approcher le mieux est ce qui a été nommé l’Instant Présent ou l’Ici et Maintenant. C’est dans cet accueil-là que tout se réalise, que tout se vit, à savoir que tout est inscrit, qu’il ne peut y avoir la moindre évolution, la moindre amélioration, mais qu’il y a simplement le libre jeu de la conscience. La problématique, et cela vous a été expliqué pendant de nombreuses années, c’est qu’absolument tout ce qui est projeté en ce monde, et même la spiritualité, vous éloigne de l’Accueil, vous éloigne de l’innocence, vous remplit la tête d’idées, de concepts, d’adhésions, de croyances, de projections dans le futur.

Il faut être présent, non pas à soi-même mais, au travers de l’Accueil, présent au néant, à la vacuité, à l’Inconnu. Mais gardons le mot « Inconnu » parce que « néant » ou « vide » vous renvoie à ce que déteste l’ego. Quand l’ego entend « vide » ou « néant », il se rétracte. La rétraction empêche aussi l’Accueil de ce qui est, de ce qui a été, de ce qui sera, qui n’a aucun rapport avec quelque forme que ce soit, quelque dimension que ce soit. Quand je disais que être rien, c’est être tout, c’est la stricte vérité. Être tout ne veut pas dire être toutes les consciences, même s’il n’y a pas de limite à ce niveau-là, c’est vivre que vous êtes à l’origine de la conscience, pas seulement de la vôtre, au sein de ses histoires, au sein de ses origines, stellaires ou galactiques, que sais-je encore, mais bien en ce point ultime qui est antérieur à la Source. Ça ne peut donc pas être le point de départ mais le point d’appui du départ, de l’apparition des scénarios, des histoires, des corps, des dimensions.

Pour celui qui n’est rien, il est tout. Cela a été nommé, je crois, chez vous, la petite Voie ou la Voie de l’Enfance, la voie de l’humilité. Je disais de manière tonitruante, que cela soit il y a quelques années ou quand j’étais dans ce corps qui était le mien, et que je n’étais pas mais qui était mien. C’est votre corps, mais vous n’êtes pas ce corps. Il est à vous, voyez la différence, non pas dans le concept mais dans le vécu. Il est très compliqué d’accepter d’aller au-delà des mots, surtout quand des mots sont prononcés, mais voyez cela clairement dans le silence entre mes mots.

À l’heure où je constate, comme les Anciens, comme les Étoiles, comme les Archanges, comme le Soleil, où nombre de consciences sur terre, de frères, de sœurs, redécouvrent cette Vérité première, ils sont le témoignage de la perfection, non pas de la personne, elle sera jamais parfaite, mais de la perfection de la Vérité. Non pas au travers des mots, des vêtements, des postures ‒ vous n’avez pas besoin d’attirail, vous n’avez pas besoin de robe orange, vous n’avez pas besoin de chapelet, de japamala, de dieu ‒, vous êtes antérieurs à tout ça. Et intérieurs à tout ça. Seule la projection vous y fait adhérer. Dans l’Accueil, il ne peut y avoir aucune projection, vous êtes neutres, vous échappez ainsi, d’une certaine manière, à la dualité inexorable en ce monde, de toute manifestation. Vous plaçant donc en amont de la dualité, vous vivez réellement l’Unité, non pas en tant que concept mental de dépassement du bien et du mal, du yin et du yang, qui est inexorable en ce monde, mais même cet inexorable s’appuie sur la même source, sur le même élément qui est antérieur à la Source.

Autrement dit, accueillir, vous place naturellement dans l’Ici et Maintenant, vous place naturellement là où vous avez toujours été. Ces mots-là, je n’aurais pas pu les prononcer lors de ma dernière incarnation, ni même il y a encore quelques années. Ceci est indépendant du mouvement des astres et même de ce que vous nommez Nibiru, mais est le propre même de la conscience quand elle cesse la projection, quand elle rentre dans l’Accueil. Ce mot d’Accueil évite les écueils d’imaginer le Cœur du Cœur, parce que le mot « accueil » est suffisamment vaste et large, quelle que soit la langue, quelle que soit la culture, parce que l’Accueil est un mouvement de restitution, ou en tout cas qui donne l’illusion d’un mouvement de restitution, parce qu’il n’y a rien à restituer, ça a toujours été là.

Rappelez-vous, seule la projection dans toutes ses acceptions vous empêche d’accueillir. La relation, dont vous a parlé l’Archange de la Relation, que cette relation s’établisse avec l’Invisible, les peuples de la nature, les grands maîtres partis, peu importe, après la relation vient le temps de l’Accueil, qui ne fait plus de distinction et qui permet, par la transparence, par la non-action, d’être en quelque sorte dans l’action juste, mais qui ne dépend pas d’une quelconque projection de la conscience mais d’une spontanéité qui naît par l’Enfance, par l’humilité, et transparaît au sein de l’Illusion.

Rappelez-vous, ça ne peut pas être une recherche ‒ si vous cherchez encore aujourd’hui, vous ne trouverez jamais. Trouver nécessite l’arrêt de toute recherche et de toute projection afin, en fait, non pas de trouver, mais de vous re-trouver. Là est l’unique et véritable Connaissance, celle de votre essence, quel que soit le masque, quelle que soit votre vie, et quel que soit le monde, ce qui est, je vous le rappelle, une chose naturelle, évidente, dans toutes les autres expériences de la conscience qui ne sont pas liées à ce monde.

La conscience est un jeu auquel vous décidez de jouer, mais le jeu de la conscience en ce monde ne permet pas l’Accueil, il ne permet que la projection, les suppositions, les réflexions, les cogitations et les compréhensions, mais vous ne pouvez comprendre ce que vous êtes. Est-ce que le poisson peut comprendre l’eau ? Est-ce que l’homme peut comprendre l’air, même s’il l’analyse ? On dit que le corps humain est composé en majeure partie, d’eau. Vous connaissez les caractéristiques de l’eau, sa température, son point d’ébullition, son point de congélation, mais est-ce que ça vous donne à vivre l’eau ? Non, ce sont des projections. La seule façon de vivre l’Éther de Vérité, c’est de cesser vouloir comprendre, cesser vouloir saisir et s’approprier, mais accueillir.

Accueillir est un relâchement, il n’y a pas de mouvement, il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace. Dès qu’il y a projection, il y a temps, il y a espace. Rien n’est vrai dans le temps et rien n’est vrai dans l’espace, cela concerne la personne, l’histoire. Or pour ceux qui le vivent, cette vérité-là est imparable. Vous n’êtes ni ce corps, ni cette vie, ni même la conscience. La conscience est le support du jeu. La conscience vous permet de jouer, que cela soit dans ce corps ou même dans ce que vous avez nommé le corps d’Éternité qui, je crois, est nommé le corps immortel ou le corps sans couture. Mais ce que vous êtes n’a que faire d’un corps, c’est un véhicule qui vous emmène dans le jeu de la conscience, mais vous n’êtes pas le jeu de la conscience. Là est la vraie liberté et c’est là où se tient la Lumière, c’est là où se tient l’Amour Inconditionné.

Arrêter le moteur de la souffrance, c’est de cesser de s’identifier à quelque devenir que ce soit, à quelque passé que ce soit, c’est être vierge, c’est être disponible. L’intensité, l’évidence de la Lumière est telle que seule, aujourd’hui, votre projection vous empêche d’être libres. Il n’y a aucun autre obstacle, ni d’âge, ni de fin des temps, qui tienne. Ne vous mettez pas en quelque sorte en porte-à-faux dans ce que vous nommez la fin des temps ou la fin de la matière, ne vous mettez pas en porte-à-faux par une projection d’un avenir, d’un doute, d’une peur, ou du retour de la Lumière. Ne soyez pas tributaires des circonstances, que ce soit les circonstances du cosmos comme les circonstances de votre corps. Si vous êtes tributaires, d’après vous, de la fin des temps, vous n’êtes pas libres. Si vous êtes tributaires d’une souffrance où qu’elle soit, comment pouvez-vous être libres ? Vous n’accueillez pas.

Je pense que les Melchisédech ont été extrêmement précis sur cette notion de spontanéité, d’Accueil, d’innocence, d’Enfance. On peut remettre vingt mots dessus mais accueillir, c’est accueillir. Vous ne pouvez pas accueillir et projeter, et si vous accueillez réellement, alors toutes les projections, dans le sens noble comme dans le sens péjoratif, seront possibles, mais aucune ne pourra entraîner quoi que ce soit comme modification. Vous avez trouvé, vous vous êtes re-trouvés, vous êtes antérieurs à la connaissance, antérieurs à la forme, antérieurs à la Lumière. Et aujourd’hui, on vous a parlé d’Intelligence de la Lumière, d’action de Grâce, d’état de Grâce. Ce sont des repères qui ont été utiles mais aujourd’hui débarrassez-vous de tout repère. Ne conceptualisez rien, ne ramenez rien au passé ou à l’avenir, ramenez tout à l’Instant Présent. La meilleure façon est accueillir.

Qui a envie de dire quelque chose sur Accueil et accueillir ? Qu’est-ce que ça veut dire pour vous ?

Accueillir veut dire passer par l’acceptation, accepter, surtout quand vous ne comprenez pas, surtout quand vous n’avez pas de justifications, quand vous n’avez pas d’explications. Parce que accueillir, c’est disparaître, c’est ne plus réagir, c’est être réellement disponibles pour la Vérité et pour rien d’autre, même si tout le reste vous est offert en plus. Il y a une expression, dans votre langue, qui dit de « ne pas mettre la charrue avant les bœufs ». Tant que vous vous interrogerez sur l’Amour, sur la vibration, sur la conscience, bien évidemment, aujourd’hui, vous ne pourrez être dans l’Accueil.

Cet Accueil a pu être nommé, chez ce que vous nommez les premiers chrétiens, la prière du cœur. C’est pas une prière qui vise à obtenir quoi que ce soit mais une prière à son propre cœur, sans demande, sans objet, c’est accueillir. Parce que dans l’Accueil, il ne peut y avoir de place pour la souffrance, pour la rancune, pour l’illusion, puisque tout est accueilli. Et dès l’instant où vous accueillez le Tout en n’étant rien, en n’arrêtant rien, vous devenez, vous retrouvez ce que vous êtes, antérieurement à vos origines, à vos lignées, à vos expériences. La Joie et le contentement éternels ne peuvent être trouvés ailleurs. Toutes les joies trouvées ailleurs, tous les contentements trouvés ailleurs ne sont que des dérivatifs et ne font que passer.

Aller à la source de la conscience, c’est être immuable, c’est voir la vanité du temps, la vanité de l’espace, la vanité du karma, la vanité d’une quelconque évolution de ce qui a toujours été parfait de toute Éternité. Rendez-vous compte, c’est nous qui mettons une distance par rapport à la perfection par le simple fait de nommer, d’étiqueter, de référencer. Laissez cela se faire pour l’organisation de la vie en ce monde, mais n’appliquez pas les principes d’organisation de ce monde à ce que vous êtes. Vous n’êtes pas de ce monde. Les lois de ce monde n’ont donc aucun effet ni aucune action possible sur le Saint des Saints, sur l’Ultime Présence ou l’Infinie Présence. Ce ne sont encore une fois que des mots, mais qui vont traduire votre réalité si vous le vivez, si vous vous retrouvez. N’en faites pas des concepts mentaux ou des objectifs.

Aujourd’hui, vous êtes dans les temps de la simplicité et de la simplification. Il vous a d’ailleurs été dit que la Lumière était simple et évidente. Si cela ne l’est pas, alors vous ne vous êtes pas re-trouvés, vous jouez encore, vous projetez des scénarios, des histoires. Vous avez entière liberté et toutes les latitudes pour mener à bien ces jeux, mais où prend naissance le jeu, où prend naissance la conscience ? Dans la A-conscience, ce qui est au-delà et antérieur et postérieur à la Lumière et qui s’exprime de partout, se manifeste en toute expression et en toute projection, comme en tout Accueil.

Alors je souhaiterais que dans les heures que nous allons passer ensemble, vous ne questionniez pas mais que vous affirmiez, non pas une vérité parcellaire mais que vous témoigniez avec vos mots à vous. La souffrance n’est qu’une zone, un état, une partie du corps, un temps, un espace qui n’est pas encore retrouvé et pas encore éclairé, non pas de l’extérieur, mais de l’intérieur, par l’Accueil. Il vous a toujours été dit, Marie vous l’a redit récemment, qu’elle était en vous et que même si l’emplacement d’où vous êtes en ce monde vous donne à sentir quelque chose d’extérieur, comme une relation, un contact, il vous a toujours été demandé de voir que cela est en vous et que cela est vous.

Accueillir n’a donc rien à voir avec accueillir un invité. Là, il est question de vous accueillir vous-mêmes, d’accueillir la Lumière, non pas par une source extérieure ou par un être le plus lumineux qui soit mais par vous-mêmes, vous accueillir vous-mêmes, là où rien ne peut résister, rien ne peut s’opposer, rien ne peut être dialectique, où tout est Évidence. Le Libéré vivant voit l’Évidence partout, et cette évidence-là n’a rien à voir avec une compréhension ou une explication. C’est réellement appliquer à ce monde un regard neuf, bien sûr qui ne juge pas mais un regard plein et entier qui voit tout, non pas avec un seul œil, mais avec les deux yeux, avec la conscience, avec le ressenti, avec les concepts, avec les affects, sans effort.

D’ailleurs la Lumière ne connaît pas l’effort. Et rendez-vous compte qu’on vous a vendu pendant des millénaires l’idée qu’il fallait faire des efforts pour vous améliorer, devenir un saint, devenir bon, qu’il y avait des karmas à éliminer, des choses à régler. Mais la seule chose qui est à régler, c’est le sens de votre conscience, projection-Accueil. Qui dit projection, dit temps et espace ; qui dit Accueil, dit fin du temps et de l’espace, Liberté. Non pas la liberté d’aller et venir sur la scène de jeu, celle-là vous l’aurez toujours, ici ou ailleurs, mais liberté d’être vrais, sans faux-semblants, sans faux-fuyants, sans illusions, sans visions, sans histoire.

Alors je souhaiterais que les réflexions, plutôt que les questions, que nous allons échanger, soient utiles à chacun de vous, non pas pour réfléchir, non pas pour savoir si c’est vrai ou faux, mais pour vous installer réellement et concrètement en ce Saint des Saints, afin de voir à l’intérieur, au-delà de toute vision ‒ qu’elle soit éthérique, du cœur, du troisième œil, de n’importe quoi ‒, de voir avec la conscience, la Vérité. Mais même cette vérité vue est déjà une projection. Il vous faut revenir là aussi, je dirais, antérieurement à cela, comme je le disais par rapport à votre vie, de remonter à la source de votre sens d’être un individu vers trois-quatre ans. Aujourd’hui, dans les mécanismes intimes de votre personne, ne vous posez pas de questions, accueillez. Vous avez pas besoin de mantras, vous n’avez pas besoin de temple extérieur, vous n’avez pas besoin du regard de l’autre, vous n’avez pas besoin de moi, ni de vous, justement et bien au contraire.

Là est l’Éternité. La voyant ici, dans le Saint des Saints, vous ne pourrez que la voir partout, en ce monde comme en tout jeu de la conscience hors de ce monde. Et je crois d’ailleurs que la Source avait nommé ça : le Serment et la Promesse. Mais il est arrivé, le Serment, et la Promesse, ils sont actualisés, cela vous a été dit. Qu’en avez-vous fait ?

Accueillez, l’Accueil avant tout, l’Ici et Maintenant et retenez, je le répète, il n’y a pas d’effort. C’est la projection qui est un effort, pas l’inverse. Quand je parle d’Accueil, je ne parle pas d’inverse de la projection, que vous nommez, je crois, l’introjection, regardez la définition de ce mot. L’Accueil n’est pas l’inverse de la projection, c’est la disparition de la projection, l’annihilation de tout mouvement de la conscience, l’immobilité la plus totale qui est la Demeure de Paix Suprême et l’Extase. Vous le savez, tant qu’une joie dépend d’une circonstance, d’une énergie, d’une rencontre, cette joie n’est pas libre, elle est réactive et conditionnée. La Joie dont vous parlent les intervenants, les Libérés vivants, n’est rien de tout cela. C’est à la fois la Liberté et la fixité au sein de l’Éternité. Là est l’Amour, parce que là, vous êtes à la source de l’Amour, antérieur à tout jeu.

Retrouver cela est la clé, mais ne cherchez pas à mettre cette clé dans une porte parce que quand vous aurez cette clé, vous la jetterez ‒ il n’y a pas de porte. Aujourd’hui, la seule manière d’échapper au temps n’est pas de fuir le temps ou les temps qui sont à vivre dans cette révélation, mais réellement de traverser cela, non pas en luttant, non pas en voulant se prémunir de quoi que ce soit, mais en accueillant. Si le principe et le fondement de l’Accueil sont présents, alors il y a facilité, légèreté, et encore une fois, équanimité. Rien ne peut plus bouger en ce que vous êtes, quels que soient les mouvements de vos corps, quel que soit ce que vous avez à mener dans la vie ordinaire.

Et d’ailleurs vous avez constaté, ou constaterez, que toutes les obligations, même les plus détestables pour la personne, sont vécues avec le même cœur chez celui qui est libéré de la personne. Il n’y a pas plus de valeur à diriger un pays qu’à faire correctement sa vaisselle, il n’y a pas plus de valeur en fonction des connaissances, il y a la valeur juste, et qui est vue en chaque évènement, en chaque monde, en chaque frère, en chaque sœur, en chaque ennemi, en chaque intrus de ce monde.

La seule question que vous devez vous poser aujourd’hui, si je peux dire, c’est : « Est-ce que je veux vraiment être libre ou est-ce que ce n’est pas plutôt une revendication de ma conscience qui envisage la Liberté comme la liberté de la projection ? Cherchez d’abord la vraie Liberté et toutes les autres libertés sont présentes.

Pris dans un autre exemple, avant de te laisser la parole : il ne sert à rien de savoir coudre, il ne sert à rien d’avoir du fil et une aiguille, si vous ne savez pas comment se passe le fil dans le chas de l’aiguille. C’est la même chose pour l’Amour. Que veux-tu dire ?

Nous vous invitons, si vous en êtes d’accord, à poursuivre votre intervention demain.

Alors je terminerai par ces mots pour vous qui êtes présents, et qui serez présents, bien sûr, au moment où vous l’entendrez, de faire une pause sur votre écoute ou votre lecture, ce qui va être fait effectivement maintenant, de réécouter, de relire, d’essayer même de réfléchir sur cette notion d’Accueil, et je vous invite demain, ou en d’autres jours ailleurs, à écrire, à penser tout ce qu’est pour vous l’Accueil. Vous avez donc le temps de la cogitation, le temps de la réflexion afin que nous instaurions ultérieurement, demain pour vous, un échange. Et là, c’est moi qui vais vous accueillir. N’ayez peur de rien et surtout pas de vous tromper, il ne peut pas y avoir d’erreur. Comme pour la réfutation, je vous dirai pour finir aujourd’hui, que mes mots ne peuvent échouer. Si vous utilisez ces mots en ces temps que vous vivez, vous ne pouvez échouer, c’est impossible. L’échec appartient à l’illusion.

Sur ce, Bidi vous salue et vous invite à rentrer en vous afin de poursuivre ces entretiens, ces rencontres, ces échanges, pour le bien de chacun. Bidi vous salue.



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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Mar 24 Oct - 23:11 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant


Entretiens Octobre 2017


BIDI

Partie 2 – Questions/Réponses



Eh bien Bidi est avec vous, il vous salue. Avant d’échanger, nous allons nous accueillir dans le silence.

… Silence…

Nous pouvons maintenant commencer. Je t’écoute.

Question : accueillir, est-ce laisser la Vie se vivre en moi ?

Dès l’instant où tu accueilles, dans l’acception la plus large de ce mot, nécessairement la Vie se vit. Tu es la Vie et non plus ta vie, tu sors de l’histoire. L’Accueil est un état de réception, sans condition, de tout ce qui apparaît, de tout ce qui disparaît, avec le même équilibre, t’amenant de manière fulgurante ou en tout cas rapide à constater et à réaliser que c’est en cette condition-là de ton être que tu te retrouves. Et cela ne peut pas être un effort, ni une volonté, ni un désir, c’est quelque chose qui se produit dès l’instant où tu cesses, comme je l’ai dit, tout processus, quel qu’il soit, de projection.

Ceci effectivement permet d’installer avec évidence le Saint des Saints, là où rien ne passe, là où rien n’apparaît ni ne disparaît, là où tout est immuable, te faisant rejoindre alors le moyeu de la roue qui observe tous les mouvements, participe de tous les mouvements, et pourtant n’est pas le mouvement. C’est, je dirais, un état particulier de la conscience qui ne joue plus mais qui se tient là et observe le jeu, quelle que soit sa puissance. C’est cette observation du jeu qui laisse disparaître ce qui n’est pas éternel et vient, en quelque sorte, magnifier ta Présence qui confine à l’Absence. C’est sortir du jeu, non pas par un mouvement, non pas par une fuite ou un déni, mais justement par l’immobilité de l’Accueil.

Cette immobilité de l’Accueil ne concerne pas les mouvements de votre corps ni de votre mental mais avant tout la cessation du jeu, la cessation de l’appropriation ou de la projection, et bien évidemment, en l’Accueil, tu réalises que tu n’es pas ta vie qui est limitée mais que tu es la Vie, ici comme ailleurs, comme partout. C’est passer de la périphérie au centre, du mouvement de la conscience à sa fixité, et ce, indépendamment de ta vie. C’est rejoindre le centre, le moyeu, qui permet tous les mouvements harmonieux autour de ce centre. Dans un second temps, ce centre lui-même disparaîtra, t’amenant à retrouver que tu n’es pas plus le moyeu que la roue elle-même, mais que tu es antérieur à tout mouvement, à tout temps et à tout espace. Là s’installe l’Extase, la Félicité, la plénitude, un état de repos, de silence, où rien n’a besoin d’apparaître concernant la personne. La Vie se déploie, non plus depuis le centre de la personne mais depuis le Saint des Saints.

Retiens bien que jamais il n’est question d’effort à fournir ni de travail. C’est justement la cessation de tout effort et de tout travail qui laisse apparaître ce qui a toujours été là et qui était masqué à ton point de vue, à ta vue et à ta conscience ordinaire, par le mouvement de la vie, de ta vie. Remplaçant le mouvement de ta vie par le mouvement de la Vie, tu constates alors son impeccabilité, son immuabilité, sa persistance, et surtout, au sein de ton éphémère que tu as à vivre, l’élément qui domine est la Paix, la Joie et le Silence. Quoi qu’il se déroule sur l’écran de ta vie ordinaire, elle est sublimée par la Vie et donc par l’Amour, car toute vie est Amour. Aucune vie, même ici sur cette terre, n’est possible sans amour.

L’Amour est en quelque sorte le carburant, de la vie, de l’expérience, de la conscience. Il se traduit par la Lumière, non pas celle que vous voyez mais celle qui est vécue. À ce moment-là, tu pourras constater qu’aucun élément saillant ne peut effacer ou amoindrir la Vie qui est, te rendant alors disponible en chaque occasion, en chaque regard, en chaque mot, d’être disponible pour la Vérité, le Vrai, le véridique, constatant alors que ce qui est naturel ne peut pas dépendre d’une quelconque volonté, d’un quelconque agencement, d’une quelconque organisation ou d’un quelconque lien.

Alors à ce moment-là, tu te vis et te sens comme la Vie, c’est-à-dire libre, quelles que soient les limites et les contingences propres et inhérentes à ce corps et à ce monde. Toutefois, en votre langage occidental, le mot « Accueil » est fondamental, parce que s’il y a l’Accueil, bien sûr sans condition et sans restriction, alors effectivement la Vie te vit, alors effectivement la Paix, le Silence, la légèreté de la Joie, de l’Extase, deviennent, même en ce monde éphémère, permanentes. Rien ne peut détruire, occulter, amoindrir ce qui est retrouvé, te donnant alors à sourire à ce qui était présent avant que tu te trouves, t’amenant à sourire en quelque événement qui se déroule, sourire à la Vie quel que soit ce que vous nommez l’enfermement.

Constater votre condition éphémère en ce monde sans faire appel à quelque élucubration concernant le passé, le karma, la personne, les religions, les mouvements spirituels, en laissant tout passer et tout s’effacer. Il ne reste que le joyau, ce que tu es. Et rappelle-toi que ce n’est pas exclusif mais inclusif. Autant la personne, l’histoire, est exclusive, autant l’Amour, ce Saint des Saints, est inclusif, venant magnifier toute forme de résistance, toute forme de souffrance, ou toute forme de déni de ce qu’est la vie.

À ce moment-là, vous n’êtes plus soumis aux croyances, aux pensées, aux égrégores, aux mouvements, aux religions. Vous avez retrouvé votre véritable autonomie et là aussi, le marqueur en est la Joie perpétuelle, la Paix perpétuelle. Cette Joie sans objet, sans but, sans réaction, est le meilleur témoin de votre état naturel. Il n’y a rien à rajouter mais simplement à laisser s’évacuer justement tout ce qui a été rajouté depuis que vous avez pris conscience que vous êtes un individu, à l’âge de quatre ans.

Tout ce qui a été accumulé, comme joies et comme peines éphémères, tout ce qui a été appris, tout ce qui a été aimé conditionnellement, d’une certaine manière s’évacue. Il y en a toujours une forme de souvenir, de mémoire, mais ce genre de souvenir et de mémoire ne peut en aucune manière venir altérer le naturel que vous avez retrouvé. C’est ainsi que s’arrête toute recherche, c’est ainsi qu’effectivement tu es la Vie et non plus ta vie exclusive, tu rentres dans l’inclusivité.

La première étape est neti-neti, ni ceci ni cela, jusqu’à ce que tu découvres que c’est aussi ceci et cela mais que cela ne peut en aucun cas perturber, altérer, dévier, amoindrir ce que tu es. Si ce que tu es au-delà de ce monde transparaît et se retrouve, alors même ce sentiment d’être, le fameux « Je suis Un » disparaîtra de lui-même, dès l’instant où tu ne retiens rien, dès l’instant où tu acceptes que même le « Je suis Un » n’est qu’une projection de la conscience, depuis le Saint des Saints. Alors tu constates à ce moment-là que rien ne peut venir ébranler, modifier la tranquillité et la Paix, laissant libre cours à l’éclairage de cela, à la radiance de cela, c’est-à-dire l’Amour et la Lumière véritable, non pas celle qui éclaire les formes, qui éclaire la société, qui éclaire les jours, car à ce moment-là le jour est permanent, il n’y a plus d’alternance, il n’y a plus d’oscillations, tout demeure stable, en équilibre dynamique, par l’action de l’Intelligence de la Lumière et par l’action de la Grâce.

Le personnage, l’histoire, la personne, est accessoire, et est effectivement un accessoire de manifestation de la conscience en ce monde mais ce monde ne peut plus altérer, ne peut plus fausser, ne peut plus entraîner. Tu n’as plus alors besoin de résister, de t’opposer, de te confronter au monde ou à ton histoire, mais juste à laisser couler la vie et la vie coule ainsi jusqu’à ton dernier souffle. Ceci alors te permettra, le moment venu, qui est soit le moment de ta mort, soit le moment qui vous est annoncé par les Anciens, le deuil ne sera plus un deuil mais une délivrance, le sentiment de perte sera comblé au-delà de toute mesure par la Vérité et le Vrai, par cet état naturel.

Je l’ai dit aussi, la légèreté sera omniprésente, en quelque mot qui soit prononcé, en quelque rencontre qui soit menée, en quelque relation qui soit à vivre. Tout ce qui fait le côté heurté de la personne à travers la succession des événements heureux ou malheureux, communs à toute vie, ne laisseront aucune marque, aucune cicatrice, et ne permettront aucune déviation de cet état naturel.

Il faut aussi se remémorer que quand vous retrouvez ce que vous avez toujours été, il y a un changement radical, ainsi que je l’ai exprimé avec la roue et son moyeu, et ceci se vit à chaque minute, à chaque action, chaque nuit, chaque matin, il y a une permanence au sein de l’éphémère. C’est cette permanence de la personne, de l’humeur, des activités, des pensées, qui change du tout au tout, sans effort, sans le comprendre, sans le chercher, sans le revendiquer. Ainsi est la majesté du Brahman en incarnation. Ainsi l’écran de votre scène de théâtre s’éclaire, je dirais, comme jamais, vous donnant à voir au travers des mots, au travers des actes de chacun comme de l’ensemble du monde, et cela ne peut être confondu avec autre chose, même avec le Soi.

Rappelez-vous, vous vous retrouvez. Vous étant trouvés, vous constatez immédiatement que cela ne peut disparaître, ne peut être occulté à nouveau. En ce sens, cet Accueil n’est rien d’autre qu’une restitution à votre intégrité, non pas celle de la personne au travers de quelque moralité, mais l’intégrité de votre Éternité. À ce moment-là, vous vivez intimement que vous êtes à l’origine du monde, que vous êtes à l’origine de toute conscience, de toute forme, de toute dimension, et que vous avez été trahis par la distinction des formes. Vous voyez alors ce monde comme un rêve collectif, il n’a aucune substance. Malgré sa densité, malgré l’enfermement, il est irréel, et là, il ne s’agit pas seulement d’un point de vue de la conscience mais de la réalité de la conscience, antérieure à toute forme, vous conduisant à l’antériorité de la conscience ou à la source de la conscience. Et là, vous êtes celui qui connaît, vous êtes la Vérité.

En contrepartie, vous voyez aussi que tout ce qui était avant est faux, et tout ce qui était avant avait sa propre dynamique de souffrance, de sentiment de perte, d’alternance de joie et de tristesse qui sont communs à toute vie en ce monde. Il est impossible de vous tromper parce que, rappelez-vous, vous retrouvez ce que vous avez toujours été, et vous voyez votre personnage et votre vie qui est simplement quelque chose qui est de l’ordre du rêve, qui n’est pas tangible et qui pourtant n’est pas illusoire. Il est réel mais ce réel apparaît et disparaît, il est nommé la réalité, mais cette réalité-là ne pourra jamais vous contenter, c’est impossible, car il manquera l’essentiel : vous retrouver.

Du fait des circonstances temporelles de ce monde, l’Accueil devient de plus en plus aisé, mais à condition de ne mettre devant, ou derrière, aucune supposition, aucun objectif, aucun désir, aucune barrière. Cet Accueil est donc sans condition, vous donnant à voir que vous n’avez rien à arrêter, rien à croire, et en définitive, vous laissez l’expérience se dérouler mais vous n’êtes pas l’expérience, et vous constatez que cette expérience de la vie qui se déroule au sein de la personne est de plus en plus légère. La vie de la personne elle-même s’apaise, sans explication, sans causalité, vous vous êtes effectivement retrouvés dans tous les sens de ce terme.

C’est le moment où la Vie, comme tu le posais comme question, prend le pas sur ta vie. Et quand la Vie prend le pas sur ta vie, tu deviens vivant, la mort n’a plus d’emprise sur toi, le monde n’a plus aucune emprise ou empreinte sur toi, aucun lien ne peut demeurer, il reste juste la liberté de l’Amour librement consenti, librement émané, librement vécu. Il n’y a aucune réduction ou aucune amplification de cet amour, il est égal, distribué de manière naturelle comme le soleil le fait, sans distinction d’homme, de femme, de statut social. La Lumière est la même pour le malandrin comme pour le saint, c’est l’usage qui en est fait qui est différent.

Abordons une deuxième question.

Question : à quel moment naît le corps d’Êtreté ?

La question ne stipule pas si c’est à ce que l’on pourrait nommer « le commencement » qui n’a jamais eu lieu. Dans ce cas-là, le corps d’Êtreté est unique, quelle que soit la conscience, quelle que soit la dimension, c’est un véhicule universel. Il n’y a aucune différence dans la structure même du corps d’Êtreté, il y a juste des colorations qui sont prises par ce corps d’Êtreté en fonction du cadre dans lequel ce corps d’Êtreté entre en manifestation. Le véhicule ne sera jamais vous, un véhicule est un moyen de transport, ce transport ne se fait pas seulement dans le temps ou dans l’espace mais il se réalise avant tout au-delà du temps et de l’espace, d’expérience en expérience, mais vous n’êtes pas propriétaires des expériences quelles qu’elles soient, même en ce monde. Vous êtes la somme de toutes les expériences. Cela ne peut être conçu dans votre tête, cela ne peut être qu’éprouvé dans le cœur.

Vous n’avez pas besoin de mourir pour cela, vous n’avez pas besoin de renaître non plus mais effectivement, comme cela vous a été dit, redevenir comme un enfant, c’est retrouver l’innocence d’avant quatre ans, avant que le conditionnement parental de l’éducation, de la société, ne fasse son œuvre de division. C’est pour cela que je vous ai toujours dit de remonter vos souvenir, non pas pour élucider quoi que ce soit ou résoudre quoi que ce soit, mais pour retrouver ce que vous étiez avant que l’individualité ne se saisisse de vous. Ce n’est pas un retour dans le passé de votre histoire mais une forme de retour à l’évidence.

En résumé, quelle que soit la dimension, quel que soit le cadre d’expression de la conscience, il n’y a qu’un corps d’Êtreté. Tout est Un. Quelle que soit la multiplicité apparente des dimensions, des formes, il n’y a pas d’aspect fragmentaire ou parcellaire. Étant le moyeu de la roue, vous êtes aussi toute la roue en manifestation mais vous êtes antérieurs à toute manifestation, à toute conscience.

C’est le fait de retrouver cela qui, ici en ce monde, vous libère, vous fait vivre la Joie, cet état naturel qui est votre nature, votre essence, à chacun de nous, où que nous soyons, quelle que soit l’appellation de la forme. Que vous soyez Marie, Archange, Bidi ou le pire des assassins ne change rien en vérité. Cela n’est pas un concept, cela n’est pas quelque chose auquel il faut croire ou adhérer, mais c’est un vécu. Quand cela est vécu, il n’y a plus aucun espace possible pour le morcellement, pour l’idée d’être une personne, pour l’idée d’avoir une famille, un mari ou une femme. Vous voyez réellement et concrètement les jeux de la conscience, mais étant libérés, vous n’avez plus besoin de la conscience puisque vous êtes la source de la conscience, la source du corps d’Êtreté, et même bien en avant de cette source.

L’Accueil, aujourd’hui, permet ce qu’a permis pour certains d’entre vous la réfutation et l’Onde de Vie, le Sharam Amrita du début de l’année 2012. Les circonstances sont différentes. La reconscientisation du corps d’Êtreté, sur lequel nombre d’entre vous a travaillé, si je peux dire, a rendu possible la présence du corps d’Êtreté, identique pour chacun, pour la totalité des consciences de la terre. Cet Accueil-là permet dorénavant de ne plus avoir besoin d’entreprendre quelque travail que ce soit, l’observateur est de plus en plus présent. Cet observateur est aussi un spectateur et non pas un acteur, vous amenant à voir, comme je l’ai dit voilà quelques années, à constater qu’il n’y a ni acteur, ni spectateur, ni théâtre, que vous êtes en amont de cela, même si vous jouez à cela. Il n’y a plus aucun doute possible parce que cela est vécu et non pas pensé ou conceptualisé. Aucun concept ne peut vous mener à la Liberté. Dès qu’il y a définition au sein d’une forme, au sein d’une dimension, il y a jeu, mais la différence de la libre expression de la conscience avec l’expression de la conscience en ce monde tient à l’oubli.

Dès l’instant où l’individu apparaît en ce monde, ce qui survient, je vous le rappelle, quelques années après l’apparition du bébé, alors, comme vous dites dans votre langue, c’est foutu, vous êtes piégés, vous vous conformez à ce que le rêve commun vous demande et vous prenez le rêve pour la réalité en vous fixant des objectifs. Qu’ils soient amoureux, qu’ils soient spirituels ne change rien, l’objectif est toujours une projection. Il n’y a que quand les objectifs sont éradiqués d’eux-mêmes, parce qu’ils sont vus pour ce qu’ils sont, que vous vous retrouvez et que vous êtes libres, avec les témoins dont j’ai parlé : la Joie, la Paix, la permanence de votre humeur. Vous n’avez besoin d’aucun référentiel ni même d’un modèle, il vous faut être dépouillés de tous les attributs de la forme, de tous les attributs de la société, mais rappelez-vous que vous n’avez rien à fuir. L’erreur serait de croire qu’il faut rejoindre un mouvement, un groupe, une religion, écouter quelqu’un. Il n’y a pas de maître, il n’y a pas de supérieur, il n’y a pas de hiérarchie, tout cela, ce sont des foutaises qui sont très prenantes dans toutes les spiritualités à l’heure actuelle.

Que reste-t-il même de d’Advaita Vedanta aujourd’hui ? Relisez, si ça vous intéresse, Shankara. Plongez-vous dans les écrits extrêmement anciens, non pas Shankara, vous allez traduire par un personnage récent, mais je veux parler des pères, si je peux dire, de l’Advaita Vedanta. Où que vous tourniez vos lectures, que cela soit dans le Cachemire, que cela soit dans l’Inde ancienne, dans le Bouddhisme primordial, dans le Taoïsme, dans les paroles simples du Christ et non pas dans les religions, ils ont exprimé chacun à leur façon la Vérité, mais parler de la Vérité ne vous rendra jamais vrais. Suivre un culte, une idole, un maître, vous enferme. Vous ne devez rien croire de l’histoire, rien croire sur vous-mêmes. Accepter de ne rien connaître de ce que vous êtes en Vérité, c’est la seule façon de le retrouver aujourd’hui. Vous ne pouvez vous appuyer sur rien, surtout pas sur votre personne, surtout pas sur vos affects, et encore moins sur des projections. Demeurez présents à vous-mêmes, quoi que vous ayez à mener en ce monde, ou croire devoir mener en ce monde, et cela se fera naturellement.

Autrement dit, ce qui se déroule sur l’écran de ce monde en tant que personne ne concerne en rien ce que vous êtes en Vérité, et vous êtes piégés dès que vous croyez à l’histoire quelle qu’elle soit, à quelque personnage que ce soit, vous ou un autre. C’est pour ça que la Vérité ne peut être dite, elle ne peut que s’éprouver et se vivre dans le silence le plus complet, débarrassée de toute référence, de tout but, de tout objet, de tout point de comparaison. Oser affronter le néant de l’ego, c’est découvrir le Tout, libre des concepts, libre des idées, libre de tout ce fatras spirituel qui vous barre la route et la vue de manière bien plus forte que les conventions sociales ou morales.

Ce que je veux dire par là, c’est que aujourd’hui vous n’avez pas besoin de la spiritualité, vous êtes l’Esprit, et vous êtes même antérieurs au premier Esprit, antérieurs au corps d’Êtreté. Cela suffit. Éprouvez cela et tout le reste vous est ouvert, ici comme ailleurs. Ne soyez retenus par rien, ne veut pas dire supprimer les liens par une action quelconque, cela ne veut pas dire non plus être indépendants de la société, cela veut dire être pleinement dedans, ne rien refuser de votre vie. Que ce soit mari, femme, enfants, ou contrariétés de quelque ordre que ce soit, laissez ça se vivre, ça ne vous concerne pas. Si vous vous sentez concernés, vous êtes piégés dans l’histoire, dans un scénario, dans un devenir. Mais vous êtes parfaits, vous n’avez rien à devenir, réalisez-le maintenant ; c’est ici et maintenant, dans cet instant. Ne vous appuyez sur rien, sur aucun modèle, soyez dans cette innocence, celle de l’enfant.

Je disais, je vous le redis aujourd’hui, quand j’étais incarné comme vous, je disais que mes paroles ne pouvaient pas échouer, mais le poids des conditionnements est tel ‒ pas seulement en Occident, il est tout aussi fort en Orient, là où je vivais ‒, le poids de l’Histoire, les adhésions multiples à une foi, à quoi que ce soit d’ailleurs, vous empêchent d’être libres. Dans l’Instant Présent, il n’y a ni demain ni hier, alors comment voulez-vous trouver l’Instant Présent si vous faites référence à hier ou à demain ? Ou en vous appuyant sur des expériences de l’autre, des autres ? Il faut vous affranchir, mais quand je dis « il faut », ce n’est pas un travail ni un effort, c’est un soulagement, et bien sûr, vous le savez, la peur, le plus souvent cachée, vous maintient enfermés, la peur du qu’en dira-t-on, la peur de perdre, la peur de ne plus contrôler, de ne plus gérer, de ne pas pouvoir faire face.

Le Libéré, et dans sa nature, dans son état naturel, j’ai parlé de Paix mais il y a aussi une insouciance, le mental ne peut plus venir envahir ce qui est de l’ordre de l’Esprit. Le mental sert à travailler en ce monde, mais pas pour trouver qui vous êtes, le retrouver. Le mental n’est pas votre ennemi, il est votre allié pour agir en ce monde. C’est le poids que vous lui donnez, par les pensées, par les croyances, qui le rend aussi détestable, mais vous le voyez de plus en plus aisément, quel que soit votre emplacement. Il y a donc une forme de relâchement de l’identification au mental comme de l’identification au corps, c’est un mécanisme global qui est conjoncturel, mais vous ne dépendez d’aucune conjoncture. Ce que je veux dire par là, c’est que ça n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui.

D’ailleurs quand vous êtes libres, vous ne pouvez que sourire avec indulgence sur le personnage que vous étiez l’instant d’avant. Il n’y a pas de meilleure preuve. Retrouver cet état naturel est d’une évidence telle que ne peut surgir à l’intérieur de la conscience aucune interrogation, aucune question, rien ne peut venir troubler cela. Si vous êtes troublés, c’est que vous en avez fait l’expérience mais que vous ne vous êtes pas retrouvés, vous avez juste vu ou perçu.

Je voudrais surtout que vous gardiez présent en vous qu’il n’y a jamais d’efforts à faire, gardez vos efforts pour gérer votre vie en ce monde, pour faire face aux obligations, mais ne mêlez pas l’Esprit à cela. Le simple fait même de vouloir mettre l’Esprit partout dans vos activités quotidiennes ne sert à rien parce que vous allez renourrir votre mental. Il vous faut en quelque sorte, non pas séparer les choses, puisque tout est Un, mais bien voir ce qui est de l’ordre de l’éphémère et de l’ordre de la Vérité. Rien de ce qui est éphémère ne peut être en rapport avec la Vérité, parce que la vérité d’un jour n’est pas la vérité du lendemain. Nous connaissons tous ça à travers nos affects : je t’aime, je me marie / je ne t’aime plus, je divorce. Et de toute façon, même l’amour le plus romantique, le plus parfait et idéal sur cette terre, se terminera nécessairement à l’instant de votre dernier souffle.

Vivez ce que la Vie vous propose, vous offre, mais ne tenez à rien. Il vous a été dit d’ailleurs ‒ il me semble, il y a pas longtemps ‒, que tout ce qui doit arriver arrivera, quoi que vous fassiez, et la chose la plus certaine en ce monde, c’est bien la mort de l’histoire à travers la mort du corps, ce sac de nourriture qui n’est que de la viande et qui pourtant vous sert à vous manifester, et dans lequel vous êtes. Mais ne devenez pas idolâtres, le temple est une construction. Ce qui est important, c’est pas l’aspect du temple mais c’est ce qui est à l’intérieur, bien sûr.

Vous n’avez rien à vénérer, vous n’avez à vous soumettre à rien, ni aux concepts, ni aux percepts, ni surtout à aucune histoire. Bien sûr qu’il y a eu des modèles, je vous l’ai dit, mais vous savez qu’à un moment donné le modèle lui-même doit être tué. Le modèle vous permet de copier, de vous approcher, quoi que vous ayez choisi comme modèle, mais vous n’êtes pas le modèle. À un moment donné, vous devez réellement faire le deuil de toutes vos illusions, de tout ce qui passe, et cela se fait naturellement quand vous vous retrouvez, car rien ne peut subsister d’autre que la vérité de cette Joie sans objet, de cette sérénité, de cette Extase. Encore une fois, ce sont des mots, on en trouve dans toutes les cultures et dans toutes les langues, avec des synonymes, des équivalences, mais tout mot qui est prononcé sans être vécu ne sert à rien, c’est de la parole, ce n’est pas du Verbe.

Poursuivons, si tu veux bien.

Question : je vous remercie de m’avoir fait comprendre que la source de la conscience était dans le Cœur du Cœur. Grâce à cela, j’ai réussi à contacter le Cœur du Cœur et à vivre la Joie.

Je te remercie pour ce témoignage et quand je vous disais que aujourd’hui, en ce temps-là de la Terre, il est beaucoup plus facile, malgré les apparences et les contraintes extérieures de la fin du Kali Yuga, de trouver votre véritable âge d’or. Il est en vous, il n’est pas dans la transformation du Kali Yuga en un âge d’or. Ça, c’est les rêves, le rêve de l’ego, le rêve de l’âme, mais ce n’est pas la vérité de l’Esprit. Vous n’avez rien à améliorer, vous n’avez rien à évoluer, vous n’avez que des jeux à mener, des expériences, le jeu pour le jeu.

Rappelez-vous, dans ce que vous nommez les autres dimensions, il n’y a pas de règles, il n’y a qu’une loi, cela vous a été expliqué, c’est à vous de le vivre, la loi de Un, la loi de Grâce, la loi d’Amour ; c’est la même loi. Tout le reste n’est pas nécessaire, ni même utile, ni même souhaitable, l’Amour agence tout. Le Kali Yuga, l’âge sombre, est l’âge où collectivement a été oublié l’Esprit. Peu importe les forces qui ont été mises en œuvre pour réaliser cela, ça n’a aucune importance parce que cela faisait partie du jeu. Ce que vous nommez aujourd’hui souffrance, enfermement, quelle que soit la souffrance, fût-elle la plus intolérable, disparaîtra au moment de la mort. L’Amour, lui, ne disparaîtra jamais, il ne peut pas disparaître. Sans Amour, il n’y a pas de vie ; sans Esprit, il n’y a pas de vie, même si l’Esprit s’est raréfié, c’est un mécanisme d’oubli, encore une fois quelles que soient les causes. La cause elle-même est un jeu.

Les peuples nommés primitifs appellent la vie en ce monde « un rêve ». C’est effectivement un rêve, et je dirais même, en Kali Yuga, un cauchemar, et pourtant c’est dans ce cauchemar que la vraie vie est retrouvée, parce que le cauchemar crée les conditions du réveil. La peur aussi conduit à l’Amour, que vous le vouliez ou non, et quand le Commandeur disait « la peur ou l’Amour », si vous êtes dans la peur, cela veut dire que l’Amour frappe à la porte encore plus fort. Quand vous en aurez marre d’avoir peur, quand vous en aurez marre de souffrir, quand vous en aurez marre de vous raconter des histoires, alors vous vous retrouvez.

Tant que vous pensez qu’il y a une quête, tant que vous pensez qu’il y a quelque chose à améliorer dans ce qui est parfait, vous ne pouvez pas vous retrouver. Améliorez, si vous voulez, les conditions de vie sur ce monde, mais quel que soit l’état de confort ou d’inconfort des modes de vie en ce monde, cela ne change rien à la Vérité. Alors bien sûr, je sais que de très nombreux enseignants, de pseudo-gourous vous font croire qu’il vous faut travailler, qu’il vous faut chercher, qu’il faut vous améliorer, qu’il faut pratiquer. Mais rendez-vous compte, ce sont des aveugles qui guident des borgnes.

Il vous faut quelque part redevenir un anarchiste, mais pas un anarchiste politique, un anarchiste de la conscience, rejetant tous les cadres, toutes les limites, dans l’Amour, dans la certitude, dans l’évidence de ce que vous êtes. Ce n’est pas de la violence, c’est naturel. Ne croyez en rien et surtout pas en votre histoire ni en l’histoire de ce monde. Tant que vous n’avez pas tourné tous vos points de vue et tous vos regards sur ce Saint des Saints, ce Cœur du Cœur comme vous le nommez, comme cela a été évoqué dans ce témoignage, comment voulez-vous vous retrouver ? Dans des histoires, dans un maître, dans des pratiques futiles ? Ce ne sont que des babillages, des travestissements. La Vérité n’a besoin d’aucun habit, d’aucun mot, d’aucune supposition, de rien, elle « est ». Et c’est ce que nous sommes tous.

Tant que le moyeu n’est pas trouvé, le mouvement de la roue est chaotique, à l’image de toutes les histoires de ce monde, fussent-elles l’histoire d’un grand être. Dans les Upanishads, Krishna aussi s’est trompé. La perfection ne peut pas exister dans la manifestation ; c’est normal, c’est un jeu. La seule perfection véritable est votre nature. Pour cela, il vous faut quelque part plonger dans le néant, dans le vide, dans la disparition, retourner à la source de la conscience, qui est en vous. La Source est en vous, le Sauveur est en vous, le pécheur aussi, le saint aussi, mais ce n’est pas vous. Vous ne pouvez être limités à aucun rôle, à aucune histoire, à aucune dimension, à aucun univers ni même à aucun multivers. Cessez les babillages, les faux-semblants, les adhésions à n’importe quoi. Allez à l’essentiel, y a pas de place pour tout ça en l’essentiel.

La Vérité est simple, elle est Une et unique, quel que soit l’emplacement où vous souhaitez vous poser ou vous manifester, en ce monde comme en tout monde. Il vous faut accepter de descendre dans ce néant pour l’ego. Dans la psychologie, on dirait d’aller dans vos profondeurs, d’affronter vos ombres. C’est la même chose au niveau de l’Esprit. Je vous rappelle que l’Esprit, pour l’ego, c’est le néant, pour le Soi, c’est l’ombre. Mais voulez-vous être libres ? C’est la question que vous devez vous poser, et qu’entendez-vous par Liberté ? La liberté de quoi ? De continuer vos histoires ou la liberté d’être vrais ? L’un ne va pas avec l’autre, c’est pas possible. C’est en ce sens que vivre le Cœur du Cœur est la voie de l’Évidence. Vous n’avez besoin de rien d’autre, d’aucun bagage, d’aucun concept, d’aucun but et surtout d’aucun avenir puisque tout est dans cet Instant Présent.
Peux-tu continuer ?

Question : vivre l’Éternité, est-ce vivre l’Absolu ?

L’Absolu est un concept. Que vous l’appeliez Parabrahman, Ultime, « ce qui est au-delà de la Lumière », « le néant », peu importe les mots, vous ne pouvez pas mettre des mots, vivez-le. Si vous cherchez des mots pour définir quelque chose qui est indéfinissable, quel que soit le point de vue, vous vous perdez dans le langage plutôt que d’être le Verbe. Et là encore, dans cette question, il y a le positionnement de l’intellect qui veut savoir, qui veut définir. L’Esprit est au-delà de toute définition. Il souffle où il veut et quand il veut, vous êtes cela.

Trouvez-vous, retrouvez-vous, et tout le reste, en ce monde comme en tout monde, dans le repos éternel comme dans quelque manifestation que ce soit, est vous. Là est le seul état qui n’est pas de la méditation puisqu’il n’y a pas de recherche. Tant que vous pensez devoir accomplir quelque chose, pratiquer quelque chose… vous avez le droit de pratiquer pour améliorer ce que vous voulez en ce monde, mais vous n’avez rien à pratiquer pour être vous-mêmes. Vous n’avez besoin de suivre personne ni d’imiter personne.

Alors bien sûr, pour la personne, dans un premier temps, il vaut mieux avoir un modèle, c’est plus rassurant, c’est plus séduisant, mais a un moment donné, il vous faudra tuer ce modèle, vous retourner entièrement en vous-mêmes afin de découvrir l’unique Vérité. Il n’y en a pas d’autre. Vous êtes cela, la Vérité. Dans la Vérité, il y a toutes les histoires mais vous n’êtes pas une histoire, parcellaire, vous êtes la somme de toutes les histoires, de toutes les créations, de toutes les dimensions, de tous les Archanges. Il n’y a pas de différence, il n’y a pas de distance excepté celles qui sont créées par les pensées et les concepts, c’est tout.

Être libéré confère une simplification de votre vie parce que vous êtes devenus la Vie et que votre vie est alimentée en quelque sorte par la Vie et non plus par les concepts, les idées, la moralité, ou la socialité. C’était quoi la question ? Peux-tu la répéter ?

… vivre l’Éternité, est-ce vivre l’Absolu ?

Le mot qui me gêne, ce n’est ni le mot Éternité ni le mot Absolu, c’est le mot « vivre », parce que dans ce qui est énoncé, il y a la réalité de la vie personnelle en ce monde, de l’histoire sur laquelle est sous-entendu, peu importe si c’est l’Éternité ou l’Absolu, que cet Absolu, cette Éternité, peut être absorbé au sein de l’histoire de la personne. C’est faux, c’est l’histoire de la personne qui est réabsorbée dans la Vérité. C’est toute la différence entre la projection et l’Accueil. Encore une fois, que vous le nommiez Éternité, Absolu, Ultime, Parabrahman, chaque tradition et chaque culture a ses expressions pour cela, cela ne change rien. Tu ne peux pas débattre ou accepter que l’Éternité égale l’Absolu si tu ne le vis pas. Donc la réponse ne t’apporte rien, elle t’apporte un concept, mais le vécu ne dépend que de toi. Et quand je dis « toi », ce n’est pas l’histoire de ta personne, c’est ce qui est antérieur à toute histoire, à toute dimension, à toute source, et antérieur même au corps d’Êtreté.

Mais le mot Absolu ou Ultime est bien plus signifiant que le mot Éternité ; ce mot a été employé par les Anciens quand on parle d’Éternel et d’éphémère. Dans le vécu naturel, même l’Éternité ne veut rien dire, vous ne pouvez dire que : « Cela est ». Cela se traduit par la Joie, la légèreté, l’insouciance, le Feu du Cœur si vous voulez, et c’est tout. Regardez la vie d’une des Étoiles, Ma Ananda Moyi. Est-ce qu’elle a eu besoin de concepts ? Est-ce qu’elle a eu besoin d’écrire des livres ? Est-ce que la Source a eu besoin d’écrire ? Est-ce que j’ai eu besoin d’écrire ? Dès que vous couchez les mots sur le papier, vous êtes dans le faux, vous figez ce qui ne peut être figé. C’est en ce sens que tous les livres sans aucune exception, même les Vedas, ne nourrissent que le cerveau et l’éloignent du cœur.

Quels que soient les livres, que ça soit l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Coran, les Vedas, il y a toujours un être ou un ensemble d’êtres dont le témoignage est repris sous forme écrite, figeant les choses, les altérant, les modifiant, parce que celui qui voit et celui qui écrit n’est pas celui qui vit. Dès que vous saisissez la nuance, et elle est fondamentale, aucun écrit, malgré sa puissance évocatoire ou même vibrale, comme par exemple l’Apocalypse de saint Jean, ne peut vous rendre libres. Elle ne peut que témoigner de la Vérité, et c’est tout, mais tant que la Vérité n’est pas vécue, ça reste un concept.

Continuons encore avec ces témoignages ou ces questions anonymes.

Question : l’Accueil ou accueillir, c’est se relâcher, se laisser traverser, se faire tout petit, entrer à l’intérieur dans le Cœur du Cœur. C’est ne plus nourrir le connu pour laisser venir l’Inconnu, sacrifier la personne pour laisser l’Éternité s’établir et rayonner.

C’est parfait, excepté le mot « sacrifier la personne ». Ça peut donner l’impression qu’il faut mettre fin à vos jours, à ce corps ou à cette histoire, ce qui est entièrement faux. La seule restriction est là, mais tout le reste est effectivement cela. N’oubliez pas que les pensées, le mental, vous le voyez de plus en plus clairement mais vous ne voyez pas les croyances, parce que les croyances ne se traduisent pas toujours en pensées ou en actes, les croyances font partie de votre éducation. Croire ou ne pas croire ne change rien. Par contre, quand on vous dit que le train que vous devez prendre arrive à 18h12, bien évidemment que vous devez y croire, mais tout ce qui concerne l’Esprit, tout ce qui concerne les écrits, quels qu’ils soient, ne peut être cru.

Comment expliquez-vous alors, excepté au XXème siècle, que dès qu’un être, où qu’il soit, découvre la Vérité, une multitude s’en empare pour en faire une religion ? Que ce soit pour Ahura Mazda, que ce soit pour Mani, que ce soit pour le Christ, que ce soit pour Mahomet, que ce soit pour Bouddha, dès que c’est écrit, cela devient faux, et toutes les religions vous vendent ça comme la panacée universelle afin de vous faire croire à des sornettes, vous empêchant de réaliser vous-mêmes cela. C’est une projection.

Aucun écrit, même sur l’histoire moderne, ne peut être vrai, parce qu’il dépend de celui qui l’écrit et pas de celui qui l’a vécu. Pourquoi croyez-vous que la Source n’a rien écrit, pourquoi croyez-vous qu’à part des poèmes, je n’ai rien écrit ? Parce qu’écrire est un travestissement, non pas de vous mais de ceux qui s’en emparent ou qui écrivent à votre place. L’Esprit ne peut que se réaliser par soi-même. Aucune autorité extérieure, aucun maître, ne peut vous délivrer, c’est un mensonge, et même dans la tradition orientale où il est d’usage de transmettre le pouvoir, ça s’est toujours mal passé. Même quand celui qui est à l’origine du vécu désigne un successeur, c’est un travestissement total. Rien ne peut approcher, même de loin, le vécu. Tout ce qui n’est pas vécu est faux. C’est un principe, et c’est une vérité essentielle de la conscience en manifestation.

Dans ce que vous nommez les autres dimensions, les écrits ne servent à rien puisque toutes les consciences jouant, ont accès à cette espèce de mémoire universelle et ont accès à la télépathie ou d’autres formes de relation. Quel est le besoin de l’écrit ? Quel est le besoin de la preuve ? Quel est le besoin de la signature ? Quel est le besoin des concepts ? Dès l’instant où vous savez qui vous êtes, que vous vous êtes retrouvés, ne couchez pas votre témoignage ‒ ici c’est différent, on en parle ‒, parce que dès que ce témoignage est couché, même de votre vécu authentique, il sera travesti. Vous ne pouvez être sûrs que de ce que vous vivez ; vous ne pouvez être sûrs que ce que vous écrivez ou même ce que vous dites, sera compris, parce qu’il y a des filtres, et au sein de ces filtres, il y a des déviations.

Si vous regardez aujourd’hui sur terre, nombre de frères et de sœurs vivent cet état naturel. Croyez-vous qu’ils ont besoin de raccrocher cela, quand ils le vivent spontanément, à quelque religion, culture ou explication que ce soit ? C’est inexplicable, c’est intraduisible. On ne peut qu’en faire des poèmes, comme l’a fait d’ailleurs Sri Aurobindo par exemple, ou comme je l’ai fait aussi, mais cela ne décrit pas la Vérité ; la Vérité ne peut être que vécue, elle ne peut pas être affirmée. Et vécue seul à seul, ce que vous nommez le face-à-face ultime, au-delà de toute référence, au-delà de toute histoire, la vôtre comme d’autres histoires, dans la nudité, dans ce que vous avez nommé humilité, simplicité, la Voie de l’Enfance qui est la vraie voie, la voie de l’ignorance, ce que vous pourriez nommer, en Occident, la foi inébranlable en la vérité de l’Esprit.

Dans ce que certaines Étoiles vous ont raconté, voilà des années, il a été fait état pour l’Étoile Gemma et l’Étoile Hildegarde, comme pour l’Étoile Ma, des circonstances particulières qui ont été vécues. Rappelez-vous, nul ne peut servir deux maîtres à la fois, et je ne parle pas ici de Dieu ou de Diable, mais vous ne pouvez pas servir un maître, autoproclamé ou historique, et découvrir qui vous êtes, à moins d’avoir un talent d’imitateur extrême. À ce moment-là, l’imitation deviendra vraie. Ça a été le cas pour certains saints occidentaux dont le premier d’entre eux, celui qui s’appelait saint François d’Assise, mais aujourd’hui vous êtes tellement pris dans le Kali Yuga, dans les obligations, dans les responsabilités ‒ qu’il ne faut pourtant pas fuir ‒, qu’effectivement cela pouvait sembler plus difficile, mais c’est au sein de ce Kali Yuga que la Lumière est réapparue de manière consciente à vos yeux, à vos sens, à votre vécu.

Vous ne pouvez pas, autrement dit, nourrir et alimenter ce monde, comme toute histoire en ce monde, même la vôtre, et être libres. Les mots que je vous donne aujourd’hui, dans l’état actuel des choses et de la vie sur la terre, ne peuvent pas échouer non plus. Se mettre à nu veut dire s’exposer, ne rien mettre devant, ni ailleurs. Ainsi est la Vérité. Vous ne pouvez la figer, vous ne pouvez la cloisonner, vous ne pouvez l’insérer dans aucune histoire, sans ça vous la perdez.

C’est ce que j’ai tenté d’expliquer en l’année 2012, comme surtout dans les dernières années de mon incarnation, mais tous les êtres qui sont passés me voir, tous ceux qui étaient dans des histoires, de maîtres, de religion, ont fui. Seuls ceux qui étaient innocents, seuls ceux qui étaient vrais dans leur personnage, au-delà de tout concept et de toute croyance, ont vécu la même chose que moi. Ils n’ont pas cherché à m’imiter, ils n’ont pas cherché à créer de mouvements, parce que c’est le contact direct avec vous-mêmes, sans fards ni faribole, sans décor, dans la nudité la plus totale, que vous vous retrouvez.

L’obstacle le plus important était l’identification au corps. Quand j’étais incarné, les processus que vous nommez de la Lumière Vibrale, ont relâché les liens, vous ont permis de découvrir l’emplacement de l’observateur qui voit l’histoire. Voyant l’histoire que vous vivez, vous saisissez quelque part, de par l’emplacement de l’observateur, que vous n’êtes pas l’acteur. Tant que vous croyez diriger votre vie, c’est l’ego qui vous dirige. Cet ego est utile pour choisir une femme, un mari, une maison, un travail, mais ne mêlez pas la spiritualité ou l’Esprit à ça. Il n’y a aucune relation possible, puisque cela vous est inconnu ; comme cela a été dit dans le témoignage, soyez prêts pour l’Inconnu et l’imprévisible.

Quand un enfant joue aux indiens et aux cowboys, il joue le rôle, il peut même s’immerger dans le rôle, il s’immerge d’autant plus qu’il y a plaisir et qu’au moment où le jeu s’arrête, il retrouve ce qu’il est, dans son nom, son histoire qui démarre, le modèle parental. La vie en ce monde a souvent été comparée à un rêve. Que cela soit dans les peuples ancestraux comme au niveau de ce que découvre aujourd’hui la science. La matière n’est que du vide ralenti, suffisamment ralenti et comprimé pour apparaître. Je parle de la matière de ce monde. Il existe une infinité de matières, une infinité de jeux, une infinité de mondes, mais vous êtes cette infinité, chacun l’est de la même façon, dans la même entièreté, dans le même esprit.

N’oubliez pas que c’est votre conscience ordinaire, celle de la personne, qui morcelle, qui occulte, qui ne peut en aucune manière connaître l’inconnaissable et l’Inconnu. Vous ne pouvez pas, depuis la personne, découvrir la Vérité. Vous pouvez élucider tous les mécanismes que vous voulez, même au niveau de l’âme, et cela a été fait par nombre d’enseignements, surtout au XXème siècle, mais aucun de ces enseignements ou de ces pseudo-maîtres ne peut vous emmener à la Liberté puisqu’il ne l’a pas vécue. Comme je le disais, les aveugles guident les borgnes, c’est même pire qu’un borgne qui guide des aveugles. Rendez-vous compte. Il faut vous dégager de tout ce fatras, et ça ne se fait pas avec un effort, ça ne se fait pas avec un travail, cela se fait en tournant votre conscience, votre regard, dans le Saint des Saints, cela a été expliqué de différentes façons par les Anciens. C’est la seule Vérité. Toutes les vérités n’ont été que des histoires approximatives dont la pédagogie a permis de se rapprocher de ce que vous êtes, de relâcher l’identification au corps, de relâcher l’identification à l’histoire, de ce corps, de vos vies, comme de ce monde.

… Silence…

Nous avons encore des témoignages, des questions ?

Question : peut-on dire que l’Accueil, c’est accepter ce qui arrive ou n’arrive pas à la personne, sans intervenir, sauf des soins pour le corps si besoin ? Ainsi, en cette pleine acceptation, laissant traverser simplement sans rien faire ce qui se présente, cela amène un relâchement de la personne, de l’ego, du mental. Ainsi, en finalité, se révèle ce que nous sommes en vérité.

C’est tout à fait exact, dit en d’autres termes, c’est la même chose.

N’oubliez pas que cette notion qui a été amplement développée, sur le principe de la falsification, quelle qu’en ait été la cause elle ne m’intéresse pas puisque toute manifestation de conscience est un jeu ; même ici, y a des jeux plus agréables que d’autres, non ? Quand nous sommes enfants, nous aimons jouer, les filles préfèrent jouer à la marelle ou à la corde à sauter, les garçons préfèrent jouer à autre chose, se mesurer entre eux, jouer à la guerre. Ce sont des jeux. Le seul problème de ce jeu sur ce monde, c’est l’oubli. Il suffit de « retrouver », comme cela a été exprimé, or la meilleure manière de se retrouver, c’est accueillir sans conditions et sans concessions.

Ce principe de l’Accueil n’est pas seulement un concept, c’est aussi une réalité de ce qui se déroule dans la conscience. Si même votre conscience de la personne, éphémère donc, décide d’accueillir, même en face d’un évènement de votre histoire, douloureux ou pénible… accueillir est un état d’esprit, si je peux oser m’exprimer ainsi. Cet état d’esprit, bien sûr, laisse passer aussi bien la conscience de la souffrance ou du déséquilibre, mais au-delà de cet accueil de l’histoire, de la souffrance, comme cela a été dit, l’état d’Accueil permet aussi l’Accueil de la Lumière. Plutôt que de réagir, plutôt que d’expliquer, plutôt que de comprendre, plutôt que de saisir, accueillez. Quand je dis accueillir, c’est pas seulement accueillir les misères de la vie, ou les joies de la vie, c’est la fonction de ce mot accueillir qui vous fait retrouver. Donc ne polarisez pas l’Accueil sur simplement une espèce d’accueil inconditionnel de tout ce que la Vie vous propose.

Si un individu se présente face à vous avec un sabre, et vous dit qu’il va vous tuer, je ne vous ai pas demandé de l’accueillir. Ce qu’il faut accueillir, c’est une attitude qui évite la projection de la conscience. Je ne parle pas uniquement des évènements de votre histoire personnelle, je parle d’accueillir sans savoir ce que vous accueillez, de vous mettre dans cette disposition de cœur. Mais ce n’est pas la peine de prendre un coup de sabre, et d’ailleurs si vous accueillez, il n’y a aucune raison et aucune possibilité que ce genre de situation se produise, parce que dès que vous vous placez dans l’Accueil… je ne vous demande pas d’accueillir votre histoire, elle est déjà accueillie puisque vous la vivez, même si vous la refusez ; si elle se manifeste à votre conscience, c’est qu’effectivement vous l’avez accueillie, même si vous dites que ce n’est pas vrai. Si vous dites que vous n’avez pas accueilli la souffrance, ça veut dire simplement que votre point de vue est celui de l’ego, de la personne. L’Accueil dont je parle n’est pas seulement l’accueil des circonstances de votre vie, c’est l’Accueil au sens le plus large, c’est l’innocence, c’est la spontanéité.

Dans les témoignages que vous avez reçus ou que vous donnez, vous avez le témoignage de celle qui fut nommée la petite Thérèse, et qui pourtant n’a pas eu besoin de rester très longtemps sur terre. Alors on peut toujours se dire que c’était une grande âme ; elle a dit exactement l’inverse, qu’elle était la plus petite, qu’elle était insignifiante. Ne construisez pas de scénarios, ne construisez pas des histoires autour de l’histoire. Donc accueillir, c’est être disponible pour l’Inconnu, pour l’invisible, c’est laisser venir à vous. Comme le Christ a dit : « Laissez venir à moi les enfants. » L’Accueil tel que je l’ai défini, fait disparaître les mécanismes de projection, les mécanismes de défense, et toutes les histoires.

La réfutation d’il y a plusieurs années peut être utilisée aujourd’hui, mais je dirais que quelque part aujourd’hui, c‘est prendre une voie plus longue. La voie la plus directe est l’Accueil, accueillir l’Inconnu, l’imprévisible.

Vous voyez comme il est très facile de transposer un mot, comme le mot Accueil, et de le faire coller à votre histoire personnelle. Vous n’avez pas à accueillir votre histoire personnelle puisque vous êtes insérés dedans, elle est déjà là. L’Accueil est un état d’ouverture, un état d’esprit, un état de l’énergie si vous préférez, qui vous met dans la meilleure disposition pour retrouver la Vérité, mais ne limitez pas cela à l’accueil de votre histoire. L’Accueil est vaste, il concerne tous les possibles et tous les impossibles. Si vous ne mettez pas de limites ni de restrictions ‒ d’ailleurs c’est impossible puisque cela vous est inconnu ‒, alors vous êtes disponibles pour la Vérité, pour vous retrouver, quelle que soit l’histoire qui est racontée, quelle que soit votre souffrance, quels que soient l’ego ou le Soi.

Donc ne limitez pas cet accueil aux évènements de la vie ordinaire, sans ça vous allez tomber dans l’excès. Cet excès serait lequel ? C’est par exemple, d’avoir une maladie, de ne pas voir les tenants et les aboutissants et de dire « j’accueille ». Ne limitez pas cette notion d’Accueil aux choses désagréables et agréables qui sont connues. La maladie nous est connue de tous, quel que soit l’organe ou la maladie à proprement parler ; c’est la rupture de l’harmonie. L’Accueil dont j’ai parlé hier et dont je parle aujourd’hui est bien plus vaste que cela. Vous pourriez le nommer éventuellement l’ouverture du cœur, mais quand je parle d’ouverture du cœur, y en a qui vont encore le conceptualiser dans leur tête.

Il y a énormément d’expressions avec le mot cœur, ou avec le mot amour. L’Accueil est un état de réceptivité, de Silence, qui vous permet de vous placer au plus proche du Saint des Saints, au plus proche du moyeu de la roue, de ne plus être soumis à votre histoire ou à l’ensemble des histoires. L’Accueil vous place dans l’Instant Présent. Il n’a pas besoin de concepts moraux ou religieux. Il n’est pas question de se demander si vous devez accueillir avec le même sourire la maladie, la mort, le mari ou la femme, ou l’enfant. L’Accueil dont je parle est bien plus vaste. Il déborde largement le cadre de votre histoire et le cadre de ce que vous avez à vivre en ce monde.

Cet Accueil-là est similaire au fait de dire : « Je remets mon Esprit entre tes mains », mais dans le mental occidental, au-delà de l’aspect de l’histoire du Christ, cela peut vous renvoyer encore à un acte de volonté alors qu’il ne s’agit pas de volonté mais de sacrifice librement consenti. Mais le mot « sacrifice », risquerait de vous renvoyer, dans l’état actuel de toutes les langues de la planète, au fait de vouloir vous sacrifier. Mais le sacrifice n’est pas l’acte de se sacrifier, c’est un acte de voir clair et de voir vrai. Le sacrifice ne se fait pas depuis la personne, tout au plus peut-il se faire au niveau de l’âme. Rappelez-vous, l’Accueil est plus neutre, est plus vaste. Vous accueillez ce que vous êtes et non pas ce que vous manifestez, et non pas une nouvelle histoire.

L’Accueil est vaste. Il crée de la légèreté, il crée de l’innocence, c’est la Voie de l’Enfance, la petite Thérèse vous en a parlé longuement. Sa vie en a été l’illustration.

Avons-nous des questions ?

Témoignage : Osho nous a demandé de devenir fainéants. Je n’ai pas eu à faire d’efforts pour le devenir un peu plus, OMA et vous avez détruit une bonne partie de mon mental. Maintenant, vous nous demandez de nous servir de ce mental pour définir le mot Accueil. Je m’en sens incapable, vu ma fainéantise et mon peu de mental…

Mais je vous ai jamais demandé et je n’ai jamais défini l’Accueil, c’est la question précédente ou témoignage précédent. Retenez non pas une définition de l’Accueil, j’ai dit que c’était vaste, l’Accueil est un mouvement avant tout, qui ramène ici, au Cœur du Cœur ou au Saint des Saints. Y a rien à comprendre. Accueillir nécessite justement d’être fainéant. Fainéants au niveau des réactions, fainéants au niveau des discours, et d’ailleurs, je dirais que vous ne pouvez accueillir la Vérité que si vous êtes fainéants ‒ j’ai bien dit qu’il n’y a pas d’effort, pas de travail ‒ parce qu’être fainéant relâche aussi les liens, avec l’histoire, avec l’idée d’être une personne, être fainéant évite de recréer des histoires, des scénarios. Il en est de même par exemple quand les Anciens ou les peuples de la nature vous ont invités à les rencontrer. Ce n’est pas pour broder des histoires, avec des lieux, des historiques, c’est pour vivre la relation. C’est pas pour raconter des histoires.

Donc l’Accueil, je me fous des définitions, et vous aussi vous devez vous en foutre. C’est un mouvement qui n’est plus de l’intérieur vers l’extérieur mais ce que l’on pourrait nommer de l’extérieur vers l’intérieur. Il n’y a pas besoin de le comprendre, ça, y a deux axes. C’est pas un concept, c’est un vécu.

Alors après, de demander s’il faut accueillir la souffrance ou celui qui vient vous donner un coup de sabre, ça c’est de la dialectique mentale. Quand je parle d’Accueil, même si j’en prends des exemples, c’est un mouvement où vous allez vous retourner, vous retrouver. Ne préjugez pas de ce qu’il faut accueillir ou pas accueillir, placez-vous dans l’Accueil. Vous n’avez pas besoin de compréhension, d’étiquettes ou de mots. Quand je vous dis de vous mettre debout, vous allez pas me dire qu’il faut d’abord que vous mettiez en mouvement tel muscle, tel autre muscle pour vous mettre debout, vous le faites. Il n’y a rien de compliqué. Si le mot Accueil vous semble compliqué, ce n’est pas moi qui le complique. J’ai bien parlé d’un Accueil total dans la notion de quelque chose qui est vaste ; ne cherchez pas à le spécifier en fonction d’une circonstance, d’une explication ou d’un vécu.

L’Accueil est votre état naturel, c’est pour ça que vous vous retrouvez, avec l’Accueil, de même que vous avez relâché les liens avec l’acteur par l’emplacement de l’observateur et du témoin. Il est beaucoup plus facile d’accueillir en étant spectateur qu’en étant acteur. L’acteur est dans l’action, dans le jeu, le spectateur regarde le jeu. Le spectateur est donc passif, même s’il applaudit à la fin. Il écoute, il regarde, mais il ne viendrait jamais à l’esprit d’un spectateur de se mettre sur la scène pour gêner ou changer le jeu des acteurs. Le spectateur, l’observateur met un éclairage, une clarté sur ce que vous n’êtes pas, c’est à dire l’acteur. L’Accueil met un éclairage, une clarté, sur l’innocence et l’Enfance. Et accueillir, c’est devenir extrêmement fainéant, bien plus que la fainéantise que vous parlait Osho. Je dirais que la fainéantise est préalable à l’Accueil, car vous ne pouvez pas accueillir en étant acteur, vous ne pouvez pas accueillir en pensant à ce que vous allez accueillir ou pas.

L’Accueil est un état qui vous permet de dépasser tous les états. Vous voyez donc que par rapport à la réfutation, il y a une forme d’octave en plus. La fainéantise prépare l’Accueil, et dès que vous êtes spectateurs, vous devenez fainéants déjà, puisque vous n’êtes plus dupes de l’acteur, vous savez qu’il joue, que cela vous plaise ou pas. Eh bien pour l’Accueil, c’est exactement la même chose. Il y a une dynamique dans tous les termes qui ont été employés par les uns et les autres. Il y a, et le Commandeur y a tenu avec intensité, si je peux dire, il y a une pédagogie, une pédagogie qui n’est pas une connaissance à apprendre mais une pédagogie qui est à vivre.

Il en a été de même pour les différents yogas qui vous ont été donnés, vous donnant à percevoir l’énergie, la vibration, c’était une pédagogie. Pourquoi nous n’avons pas ou je n’ai pas employé les mots d’aujourd’hui il y a quelques années ? C’est de la pédagogie. Pourquoi j’essaie de sortir, même si je vous donne de temps en temps quelques mots se référant à ma tradition d’origine, ou à vos mots que vous connaissez, à vous, au sein de cette pédagogie ? J’ai essayé d’être et je serai le plus neutre possible. Ne cherchez pas à spécifier la définition de l’Accueil, soyez l’Accueil, vivez-le. Ne cherchez pas à comprendre ou à saisir avant de vivre. Ça, c’est l’erreur que nous faisons tous, nous avons besoin de comprendre, d’élucider avant d’accepter de vivre.

Est-ce que vous avez compris la mort ? Tant que vous ne l’avez pas vécue, vous ne savez pas ce qu’est la mort, même si vous perdez un proche. L’expérience est irremplaçable et l’expérience se fout des concepts et des mots que vous allez mettre ensuite. Ils sont tributaires de vos connaissances antérieures, ils sont tributaires de votre culture, mais ils n’ont plus la même valeur, et pourtant c’est les mêmes mots, parce que le langage, le mot, devient le Verbe.

D’ailleurs, dans les questions personnelles de mes visiteurs quand j’étais incarné, comme cela a été retranscrit, beaucoup se sont aperçus que je pouvais apporter deux réponses diamétralement différentes selon l’interlocuteur qui était en face de moi. Est-ce que ça veut dire qu’une fois sur deux j’ai menti ou est-ce que les deux fois j’ai menti ? Non. J’ai employé les mots qui individuellement pouvaient faire résonner et ouvrir, retrouver. Pour l’un c’était un mot, et pour l’autre c’était un mot qui était à l’opposé, mais y a pas d’erreur. Là j’essaie de répondre de façon, et je vous l’ai dit, anonyme. Il n’en sera pas de même après, pour mes dernières interventions. Là, vous serez obligés de parler vous-mêmes, et vous verrez que là aussi, il n’y a pas de réponse toute faite, de la même façon que certains êtres vous font prononcer votre prénom, il n’y a pas de réponse universelle.

Donc pour ce qui concerne l’Accueil, ne restreignez pas cela à une action, à un concept, à une idée, à une définition, placez-vous dans l’Accueil, même si vous ne savez pas ce que ça veut dire. Vous n’avez pas besoin de le savoir avant de le vivre, parce que dès que vous mettez l’intellect devant, la compréhension, l’explication, vous n’êtes pas disponibles pour vivre ce qui est à vivre. Servez-vous des mots mais après, pas avant. Le résultat est profondément différent, parce que si vous vous servez de l’intellect, des mots, des concepts, avant, vous ne vivrez jamais ce qui est à vivre. Par contre, si vous acceptez de vivre ce qui est à vivre, vous n’avez pas besoin de le comprendre. C’est le fait de vouloir comprendre qui fige et qui bloque l’accès à vos retrouvailles.

Le propre du mental, comme de l’ego, c’est de vouloir saisir. Vous ne pouvez pas saisir l’Esprit, ni l’Amour que vous êtes, il est déjà là. Il est déjà saisi, si je peux dire, par votre histoire. Vous ne pouvez que le vivre. Aucune explication ne peut rendre compte du vécu. Aucun mot ne peut réellement coller et décrire la vérité de ce qui est vécu, parce que dès que le mot est prononcé ou écrit, il y a travestissement. Parce que le mot écrit est une projection, parce que les mots prononcés sont aussi une projection, sauf si les mots prononcés se font depuis le Verbe.

Donc ne vous posez pas la question de comment accueillir. Vous croyez que pour être fainéant, il faut le comprendre ? C’est l’ego qui s’interpose devant et qui veut se saisir des concepts, des mots. La conscience n’a pas besoin de se saisir, n’a pas besoin de comprendre. Évoquez « J’accueille » et vous accueillerez. Ne cherchez pas à savoir ce qu’il faut accueillir ou comment ça va se passer, parce que vous n’êtes pas dans l’instant, vous êtes déjà décalés.

Avançons.

… Nous sommes arrivés au temps de la pause mais le témoignage n’est pas terminé.

Alors continue ton témoignage.

… puisque j’en ai la liberté, je choisis mon camp et j’abandonne celui du libre-arbitre pour celui de la Lumière, et comme je suis Lumière, tout va bien. Merci Bidi.

Mais tout ne peut qu’aller bien, en définitive, indépendamment des circonstances et de conjonctures de ce monde en fin de Kali Yuga. Étant éternels, étant la Vérité et la Vie, comment voulez-vous imaginer ou avoir peur de disparaître ? C’est l’ego qui disparaît, l’histoire, quand vous mourez, mais pas vous, vous n’êtes jamais nés. N’étant jamais nés, vous ne mourez jamais, ce qui meurt c’est l’illusion de ce corps. Et d’ailleurs, vous savez très bien qu’il existe de plus en plus de témoignages, du fait de la conjoncture actuelle, de l’amélioration de la médecine, que tous les êtres qui se voient hors de leur corps, de manière accidentelle, quand ils regagnent leur corps, le seul enfer, c’est dans ce corps, la seule lourdeur, c’est dans ce monde. Vous ne pouvez jamais disparaître, vous disparaissez de l’illusion, mais ce que vous êtes ne disparaît jamais. Vous n’êtes jamais nés, vous jouez.

L’Accueil, la fainéantise, ont pour corollaire l’allègement, la véritable insouciance, quel que soit le poids de votre histoire et de vos engagements. Découvrant la Vérité, vous ne pouvez plus être soumis à votre histoire, à vos affects, à vos souffrances.

Alors il est temps de « pauser », je vous dis à tout de suite.



* * * * *



 

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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Jeu 26 Oct - 08:33 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


BIDI

Partie 3 – Question/Réponse



Eh bien Bidi est de nouveau avec vous, refaisons, si vous le voulez bien, un moment de silence avant de reprendre.

… Silence…

Eh bien nous t’écoutons.

Question : être absolu avec corps sous-entend la Joie associée à la Paix. Être absolu sans corps induit-il un état de jouissance perpétuel et éternel ?

Comme je l’ai dit, au-delà de cette forme au sein de ce monde, excepté bien sûr toutes les zones d’illusions nommées « l’au-delà », je crois que nombre d’Anciens vous ont exprimé les conditions de vie de ceux qui se retrouvent dans un corps subtil, au sein de l’âme, au sein des mondes dits astraux. Au-delà de ce monde, subtil comme physique, quelle que soit la forme, si vous êtes dans votre corps d’Êtreté ne fait pas de différence avec être absolu sans forme, c’est le même état naturel.

Je vous ai dit à de nombreuses reprises qu’il n’existe pas de différence fondamentale entre une dimension donnée, une forme et un corps donnés au sein d’un environnement donné, donc un jeu de la conscience puisque l’état naturel au-delà de ce monde est présent en toute forme, en n’importe quel jeu. Vous êtes non localisés dans le temps, comme dans l’espace, comme dans les dimensions, malgré la présence d’un corps donné dans un environnement donné, dans une dimension donnée ; cela ne fait aucune différence avec celui qui n’emprunte pas un corps d’Êtreté et qui demeure absolu, cette fois-ci non seulement sans forme mais aussi sans corps et sans dimension, puisqu’au-delà de ce monde, la conscience est Une, quelle que soit la dimension, quelle que soit l’apparence, quelle que soit la radiance.

Absolument toute conscience est consciente, si je peux dire, de tous les autres jeux de sa propre conscience. Il n’y a que dans le point de vue lié à ce monde que la séparation est aussi évidente. Au sein de la Liberté, il n’y a ni cloisonnement, ni séparation, ni temps, ni espace. Vous ne pouvez concevoir, imaginer, rêver même de ce que peut être une vie, la Vie, au sein d’une forme libre. Vous ne pouvez qu’y penser, mais de la même façon, à ce niveau, si vous ne l’avez pas vécu, vous ne pouvez en parler. Et même si vous l’avez vécu à travers les expériences de délocalisation de la conscience, comme cela fut le cas après ce qui a été nommé les Noces Célestes, vous n’avez pas de mots, de concepts qui puissent exprimer cette réalité, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas besoin de langage, parce que rien n’est séparé. C’est très difficile à imaginer, à concevoir, cela vous est strictement inconnu. De la même façon, je m’exprime parmi vous non pas depuis un corps stationné quelque part comme le font les Anciens ou les Étoiles, mais je vous avais stipulé que ce qui s’exprime aujourd’hui est le Bidi vivant, en ultra-temporalité.

Donc il est impossible de trouver des mots, même approchants, qui peuvent décrire ou témoigner de cette réalité. La seule chose que je puisse dire, c’est ce que je viens de vous dire, mais aussi qu’il n’y a pas de différence entre le Libéré vivant présent dans un corps et celui qui est libre dans la liberté totale de manifestation de la conscience comme dans la A-conscience. Quand je vous dis qu’il n’y a pas de séparation réelle, malgré la présence de formes dans des dimensions données, il y a une perméabilité totale qui fait que même si vous jouez un jeu donné, comme un Archange par exemple, l’Archange porte en lui l’information universelle d’Amour-Lumière qui comprend toutes les autres consciences sans aucune exception. Quand nous vous disons ici, les Libérés vivants de tous temps, que tout est Un, ce n’est pas une vue de l’esprit ou un concept enchanteur, c’est la stricte vérité, mais vous ne pouvez le concevoir ni même le vivre, bien sûr, tant que vous êtes Libérés vivants dans un corps, même si vous avez vécu les mécanismes comme la délocalisation ou l’ultra-temporalité.

Je m’exprime parmi vous en ce jour, que vous pouvez nommer tel jour de votre calendrier, mais je suis en même temps dans mon corps en train de recevoir des gens, au dernier étage. Ce n’est pas avant, c’est en même temps. Si vous aviez la possibilité, ne serait-ce qu’un instant, de voir les barrières liées à votre forme disparaître, vous le verriez avec la même évidence que je le vis. La langue n’est plus un problème, aucune distance ni aucun calendrier ne peut empêcher cela. Ce que vous nommez Étoiles, Anciens, comme vous le savez peut-être, sont en zone intermédiaire, c'est-à-dire dans un espace interdimensionnel qui n’est pas propice à la vie mais au maintien de certaines structures qui ont été établies, créées, dans les processus de l’histoire de ce monde, mais il est très difficile d’imaginer ou de penser, tant que vous n’êtes pas libres, qu’il n’y a ni temps ni espace, même si vous avez l’impression d’un déplacement. Ce n’est pas à proprement parler un déplacement tel que vous le concevez ou le vivez sur cette terre.

Autrement dit, l’Absolu sans corps est tous les corps, mais la conscience fragmentaire qui est celle de l’individu et de la personne ne peut en aucune manière se représenter cela. Mais même si cela était vécu, il n’y aurait pas de mots dans le vocabulaire et dans quelque langue que ce soit qui puissent approcher la Vérité. Le seul témoin qui, lui, ne change jamais, c’est la Félicité, la légèreté, la Joie, quelle que soit l’occupation d’un Archange, d’un Ancien, ou d’un Archonte. Cela ne fait aucune différence, mais de votre point de vue cela est impossible. Je ne peux pas trouver de mots, ni d’images, ni de représentations qui puissent vous faire toucher cette vérité, de la même façon que le Libéré vivant avec forme, ici sur ce monde, ne peut que traduire selon son vocabulaire la même réalité qui est déjà, comme je vous l’ai dit, une forme de travestissement.

Au-delà de ce monde, dans la Liberté, que cela soit avec forme ou sans forme ne change strictement rien. Vous le savez d’ailleurs, cela vous a été exprimé aussi par les Archanges, à savoir que quand vous êtes libres, vous communiquez librement par des milliards de canaux dans le même espace-temps qui n’en est pas un. Vous voyez la difficulté de traduire cela, c’est pourtant quelque chose de totalement naturel, aussi, au-delà de ce monde, et d’ailleurs, pour le Libéré vivant, il n’y a aucune différence que le corps soit encore ici présent ou qu’il y ait ce que vous nommez la disparition du corps. Que cela soit par l’Ascension, par la transsubstantiation ou par la mort, ça ne change rien, il n’y a plus de rupture, il n’y a plus de cloisonnement.

Donc ne cherchez pas à vous donner une idée ou une représentation de cela parce que cela vous est possible déjà, même malgré cette forme, mais il est évident que celui qui est libéré vivant en ce monde, quelle que soit son histoire antérieure, même si par exemple il envisage d’aller visiter, d’explorer dans une forme donnée certaines dimensions, certains univers, il demeure absolu avec et sans forme puisque, je vous le rappelle, vous êtes antérieurs à la conscience. Alors ce n’est pas la peine de nommer, de dire « Absolu », de dire « Dieu », de dire « la Source », parce que réellement et concrètement, pour la conscience libre, quelle que soit sa terre d’élection, c'est-à-dire d’origine, en quelque dimension que ce soit, cela ne fait aucune différence.

Vous êtes trop, et nous sommes tous habitués en ce monde à l’identité du corps, à l’identité de la forme, à nommer les formes, à les rendre intelligibles, à les rendre conceptualisables, mais tout ça ce sont des artefacts, si je peux dire. La vraie réalité, c’est qu’il n’y a que une conscience s’exprimant des milliards de fois de façon différente. Le Christ avait dit : « Ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le faites. » C’était la stricte vérité que vous éprouverez et vivrez au-delà de ce monde, quelle que soit votre forme apparente, quel que soit ce que vous explorez. Vous êtes, dans le même instant, l’ensemble des consciences, l’ensemble des mondes, l’ensemble des univers, l’ensemble des dimensions, l’ensemble des Mères généticiennes, et l’ensemble des Archontes. Seul le cloisonnement vous empêche de réaliser de manière complète et autonome cela, tant que vous êtes dans cette forme dense, mais le témoignage de la Joie, de la Béatitude, de l’Extase, de cet état naturel, est exactement le même que vous ayez un corps, même le plus lourd comme celui-là, que le corps le plus éthéré.

Mais cela, ce n’est pas compréhensible, ça ne peut être représenté en aucune manière tant que vous avez ce corps dense. Il ne fait aucune différence de se prélasser dans la Source, d’explorer ou de créer un monde dans telle dimension, ou que de se situer en amont, si je peux dire, de la manifestation de la conscience. Vous avez d’ailleurs d’innombrables témoignages de frères et de sœurs humains qui lors d’une expérience mystique, d’une expérience hors du corps, vous décrivent ce fait de tout connaître, tout savoir, tout comprendre. Il n’y a plus de cerveau donc il n’y a plus de filtres. Hors de ce corps et de ses structures enfermantes, il n’y a aucune différence entre être Métatron, un Archange, la Source, l’Absolu, une Mère généticienne et un Archonte, mais je n’ai aucun mot pour vous faire évoquer cela. Là aussi, plus d’ailleurs qu’en ce monde, le vécu est irremplaçable, le vécu et l’Instant Présent, quelles que soient la forme ou la dimension. La même Joie, le même état naturel, le même Amour, seules la forme, l’apparence, la projection, changent, mais pas la Vérité.

Quand nous sommes incarnés, tant que nous ne sommes pas libres, nous avons tous tellement l’habitude de fonctionner dans une forme que la première chose que j’ai enseignée, il y a fort longtemps, c’était l’identification au corps qui bloque tout, qui vous empêche d’être libres ; ce n’est même pas le mental, ni les croyances. Disons que le mental, les croyances, bouchent un peu l’horizon, alors que l’identification au corps dense, à l’histoire, bloque tout ce qui est la Vérité. Toutes les vérités qui sont vécues tant que vous n’êtes pas libres ne sont que relatives. Comme l’avait expliqué de manière parfaite l’Archange Anaël, il n’y a qu’une Vérité absolue, il y a une infinité de vérités relatives.

Voilà ce que je peux en dire mais cela restera des mots parce que ce corps, même si vous n’y êtes plus identifiés, est un obstacle du fait des habitudes, du fait des croyances, qui ne sont pas peut-être les vôtres mais celles de l’ensemble des rêveurs. C’est pour ça qu’il y avait, voilà de nombreuses années, un quota ou un nombre limite de consciences ouvertes et libres pour permettre de faire cesser le rêve collectif. C’est ça le processus de la Libération ; c’est pas la destruction d’un monde, ça ne veut rien dire, c’est la destruction du rêve, du cauchemar, vous réveiller, vous retrouver. Mais vous le dire de cette façon ne vous fait pas bouger d’un pouce tant que vous ne l’avez pas vécu, et même si vous l’avez vécu, je vous mets au défi de trouver des mots pour expliquer réellement ce qui se passe. C’est impossible, c’est intraduisible par des mots, c’est traduisible par radiance, par radiance d’Amour, par information pure, mais aucunement par des concepts et encore moins au travers d’un cerveau, même du cœur ouvert, élevé.

Quel que soit ce qu’il vous a été donné de vivre au moment des Noces, au moment de la libération de la Terre, ce n’était qu’un entre-aperçu de la Vérité, mais le fil directeur sera toujours l’Amour, la Lumière, le Vrai, le naturel ‒ qui pour vous n’est absolument pas naturel tant que vous n’êtes pas libérés, tant que vous êtes identifiés au corps, à votre histoire, à vos habitudes quelles qu’elles soient. N’oubliez pas que le jeu sur cette terre est enfermé.

C’est l’histoire de la prison, comme l’oiseau qui est né en cage et qui n’imagine pas qu’il peut sortir de la cage, même si vous ouvrez la porte. Il ne connaît pas l’extérieur qui est la Vérité, nous non plus tant que nous ne sommes pas libres en incarnation. Vouloir se le représenter vous met dans un objectif, vous met dans une attente, c’est pour ça que nous insistons, et depuis de nombreuses années, les uns et les autres, sur l’Ici et Maintenant dans ce corps. Vous n’avez plus besoin de preuves extérieures puisque vous êtes de retour en vous.

La solution elle est là. Vous ne pourrez jamais, même si vous connaissez toutes les histoires de la terre ou des mondes, tant que vous êtes dans cette forme, même libérés vivants, vivre la Vérité du sans-forme. C’est pour ça que j’avais fait cette distinction entre le Libéré vivant, ou avec corps, et le Libéré sans corps, mais fondamentalement, c’est la même chose dès que vous n’avez plus ce corps ‒ de manière définitive, bien sûr, pas par expérience, de délocalisation par exemple, mais dès que vous n’avez plus la possibilité de réintégrer un corps carboné, vous le vivez à chaque minute.

C’est pour ça que le plus important est seulement et exclusivement de vivre le Cœur du Cœur, tout le reste ne sont que des bavardages, des supputations, des illusions. Vous n’avez pas besoin de ça pour être libres, vous n’avez besoin que de vous retrouver, de faire retour au centre, de cesser de projeter la conscience tout en poursuivant votre vie jusqu’aux dernières minutes de votre vie, ne rien refuser. Réfuter et refuser n’ont rien à voir.

La seule porte de sortie, comme cela vous a été énoncé tant de fois, est le Cœur. Je vous rappelle que dans les structures éphémères nommées chakras, dans le chakra coronal vous avez l’image du cœur. Pour quelle raison d’après vous ? Parce que la tête sans le cœur ne conduit pas à la Vérité. Le cœur est présent dans chaque chakra mais de façon privilégiée au niveau du coronal, du sahasrara. Autrement, sans le cœur, il n’existe aucune liberté, je dis bien aucune. Je ne parle pas de la liberté d’aller et venir en ce monde ou d’acheter ce que vous voulez, je parle de la liberté de qui vous êtes et pas de qui vous jouez ; c’est une fausse liberté.

Même si vous aviez toutes les possibilités, financières, techniques, de faire ce qu’il vous plaît au sein de ce monde en totalité, vous vous lasseriez très vite car il vous manquerait l’essentiel. C’est en ce sens d’ailleurs qu’il existe une forme de travestissement dans la spiritualité de ceux qui s’arrêtent au niveau de l’âme, au niveau du Soi, parce qu’ils sont persuadés d’être arrivés. Là viennent tous ces pseudo-maîtres, tous ces gourous en robe jaune, ou blanche, ou d’une autre couleur, tout vient de ces illusions-là que vous nommez le new-âge, le nouvel âge qui arriverait, soi-disant.

Et même certains Anciens, incarnés voilà de nombreuses années, ont été aussi abusés parce que c’est inconcevable que vous soyez toutes les consciences et toutes les dimensions, et que vous soyez antérieurs à la Lumière. C’est strictement inconcevable, même pour un maître, sans ça il ne serait plus maître. Le Christ vous l’a dit, ça a été répété par nombre d’Anciens : « Vous êtes sur ce monde mais vous n’êtes pas de ce monde ». Votre corps, oui, est fait de ce monde, mais de là à dire que votre Esprit est relié à ce monde, c’est faux. Ce corps, cette âme, ce médium qu’est l’âme, sont affiliés, même dans votre structure génétique, à Sirius, mais pas votre Esprit.

Ce que vous avez nommé les Mères généticiennes, sont des créateurs d’expériences, de formes, libres. Ne vous surchargez pas la conscience, le mental, les émotions de cela, restez alignés sur le Cœur, l’Amour, la Lumière. Tout le reste sans aucune exception, même les religions les plus abouties ne sont que des passe-temps, des jeux. Alors bien sûr, comme le Commandeur vous l’a à plusieurs reprises énoncé, il y a d’autres scènes de jeux qui ont besoin de se retrouver aussi, mais quand vous êtes le Cœur, même au travers de cette forme, vous êtes omniscients. Vous savez, parce que vous le vivez, qu’il n’y a ni temps, ni espace, ni dimensions, y a pas de place pour cela dans la Vérité, quels que soient les jeux de la conscience, qui sont libres.

C’est justement parce qu’il y a ce que vous êtes, cet état naturel, que le jeu de la conscience est possible dans quelque dimension que ce soit. Vous changez librement de plateau de jeu, mais vous savez en permanence que vous n’êtes aucun jeu ni aucune forme. Même si vous jouez dans une forme donnée, dans une fonction donnée, c’est un jeu. Je peux pas trouver de meilleurs mots qui s’approchent de cette Vérité. Alors bien sûr, quand on vous parle de jeu et au travers de ce que nous vivons sur terre, le jeu est un peu amer, mais quand vous le verrez au-delà de cette forme et de ce monde, vous ne pourrez dire que la même chose : c’est un jeu.

Je pense que Osho, à part la fainéantise, vous a parlé aussi de la légèreté, que rien ne peut être sérieux. Le sérieux appartient à l’ego, il appartient aussi aux règles de fonctionnement au sein d’un rêve commun. Quand vous jouez à un jeu, vous respectez les règles du jeu, mais si le jeu est faussé, il vous faut retrouver la Vérité, si les dés sont pipés, s’il y a des tricheurs. Tout est fait pour que vous oubliiez que vous êtes dans un jeu, et ça a très bien fonctionné. Il reste à rompre les habitudes, je parle même pas de votre histoire, mais l’habitude à la forme limitée.

Tout, dans ce monde où nous avons posé nos pieds, est supercherie. Seule la Vie est Vérité, et à partir de là, c’est là que le « Je suis » n’est pas la finalité. C’est un obstacle, même s’il faut le trouver, même si après on vous a parlé du sacrifice, parce que même dans cet état du Soi, vous rêvez. C’est ce qui s’est passé avec tous ces maîtres depuis le début du XXème siècle, qui se sont crus arrivés et qui ont voulu gérer l’âme à travers des enseignements ‒ mais ils ne connaissent pas l’Esprit, pour eux aussi d’ailleurs.

Nous avons pu dire, les uns et les autres : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Ils sont limités, quelle que soit leur emphase, quel que soit leur habillement, quels que soient ces enseignements, superflus, qui ont été donnés sur les rayons, sur l’âme. Connaître l’âme ne vous fait pas vivre l’Esprit, bien au contraire, puisque l’âme ici sur cette terre est attractée vers la matière. L’âme sert de justification à ce monde, c’est même plus l’enfermement, c’est l’âme elle-même, collective humaine, qui s’est laissée piéger, ce qui avait été nommé, je crois, le système de contrôle du mental humain.

Vous êtes toujours persuadés que les méchants garçons agissent ; non, ils jouent leur rôle, ils n’ont pas besoin de réfléchir. Ils pensent que la table de jeu est la seule réalité, sincèrement ils le pensent. Penser cela prouve simplement une méconnaissance totale de l’Esprit, et même parmi les Anciens, je ne parle pas des walk-in, les Anciens qui vous parlent, quand ils étaient incarnés, ils ont entre-aperçu la Vérité mais ils étaient incapables de la vivre. Donc c’est pour cela que je vous dis, ne tenez compte d’aucune parole, d’aucun maître, vivez-le mais n’acceptez rien. Il ne sert à rien de suivre le Christ si dans votre vie éphémère, il existe le moindre iota de non-Amour ; vous ne ferez que renforcer les religions et l’enfermement. C’est pareil où que vous tourniez votre regard, même dans l’hindouisme.

Il vous faut vous réveiller, pas par la réfutation ni par l’Onde de Vie aujourd’hui, ni par le Canal Marial, par l’Accueil inconditionné et inconditionnel. Ne cherchez pas à comprendre l’Accueil. Ne cherchez pas à comprendre la fainéantise, ne mettez pas de concepts dessus, vivez-le. Le vivre ne veut pas dire le chercher, c’est faire silence, je ne vais pas revenir là-dessus. Être rien c’est être tout, être ni ceci ni cela vous conduit, bien sûr, à la transcendance de « ni ceci ni cela » qui est aussi « ceci et cela ». Rien n’est exclu, il y a juste un oubli. Vous avez oublié que vous jouez parce que ce corps souffre, résiste, c’est sa nature, même si vous n’avez pas de croyances. Le niveau de densité sur cette terre est tel, le rêve est tel, que pour la majorité des humains, il n’y a que des croyances ‒ en le paradis avec des vierges, en la rencontre avec Krishna, en d’autres mondes ‒, mais ça, ce sont des concepts. Il faut maintenant être dans l’essentialité, il faut dépouiller, il faut élaguer, non pas par une action mais en restant tranquilles, fainéants, dans l’Accueil.

Vous avez beaucoup plus de chance de vous retrouver dans la nature qu’en m’écoutant, par contre vous pouvez vivre ce que je dis au-delà des mots, sans rien comprendre, je l’ai toujours dit. Alors dans la nature, bien sûr, il y a des peuples, il y a des entités, mais il y a aussi la Liberté, indépendamment de toute entité, surtout dans les forêts. Vous n’aurez ça dans aucun temple, vous n’aurez ça auprès d’aucun saint, vivant ou mort. Il est temps de rentrer dans la vraie Vie ; la vraie Vie n’est pas dans les livres ni dans la fréquentation des saints, ou d’un être supposé. Alors cela a été dit de façon poétique par nos sœurs Étoiles, certaines d’entre elles qui avaient les mots, les phrases qui correspondent à cela, mais vous n’avez plus besoin de ça, c’est dépassé. Faites le silence dans la nature, sans but, sans objectif, posez-vous, accueillez. Et vous verrez, vous le vivrez. Y a pas de rituel, y a pas de façon de procéder, il vous faut être, là aussi, dans la spontanéité de l’Accueil, vous n’avez besoin de rien d’autre aujourd’hui.

Laissez tomber tous les fatras des religions, des énergies, des vibrations, tous les fatras de la conscience en ce monde, c’est la seule façon de vous retrouver dans la conscience libérée. Il ne faut, autrement dit, ne plus vous appuyer sur rien, se placer et se retrouver dans le Saint des Saints. Pour le reste, continuez à vivre, soyez la Vie, vivez les expériences qui vous sont proposées mais ne les recherchez pas, accueillez là-aussi ce qu’il se produit mais ne projetez rien pour créer quelque chose. La cocréation nommée « consciente », l’Androgynat primordial, tous ces mots qui vous ont été véhiculés sont à vivre et non pas à thésauriser. Le meilleur marqueur, cela a été dit et répété de toutes les façons possibles, le Commandeur vous a dit : « la peur ou l’Amour », moi je dirais beaucoup plus simplement : « la Joie ou pas la Joie », parce que l’Amour est Joie, la Lumière est Joie, la Lumière est Amour. Cet Amour-là ne dépend d’aucune contingence, d’aucun corps, d’aucune forme, d’aucune histoire, d’aucune dévotion. Il vous faut oser. Osez être téméraires, osez et laissez venir à vous l’Inconnu.

Vous êtes, pour la plupart, sidérés par des croyances, sidérés par la mort, sidérés par la fin, mais vivez votre fin maintenant, vous n’avez pas besoin d’attendre le collectif, soyez libres dès à présent. Respectez votre vie, vos obligations, cela ne peut être aucunement un frein, quoi que vous en pensiez. La souffrance, les obligations même contraignantes sont exactement ce qu’il vous faut pour chacun pour vous retrouver. C’est ça aussi l’Accueil, même si vous ne le comprenez pas ; vous ne pouvez pas le comprendre, c’est impossible, vous ne pouvez que le vivre. Ne mettez pas de préalables ou de suppositions en avant, sans ça vous vous éloignez de l’Instant Présent. Dès qu’il y a un concept, dès qu’il vous semble exister un prérequis, de santé, de position, d’absence de bruit, de silence, mais vous vous trompez. Y a aucune condition préalable, surtout aujourd’hui.

C’est cela qui est fondamental, je dirais même plus qu’essentiel, de tout ce que vous avez ingurgité, de tout ce que vous avez pu vivre dans votre vie ; que cela soit avant, ou plus récemment, ou hier, n’y tenez pas, lâchez, soyez disponibles. Ne conceptualisez rien, ne pensez pas à demain, pensez à demain pour ce que vous aurez à faire dans votre vie, ordinaire, quotidienne, prévoyez à ce niveau-là, oui, c’est obligatoire. Vous n’avez rien à fuir si ce n’est vous-mêmes dans vos concepts et vos idées. Aujourd’hui, il n’y a strictement rien qui vous empêche d’être dans cet état naturel. Je vous l’ai dit, la libération était possible avant, que cela soit par l’Onde de Vie, par les vibrations, par le Canal Marial, pourquoi pas par des peuples de la nature, et je ne vous demande pas d’arrêter, il faut vivre les relations qui sont à vivre, mais ne mettez pas dessus un but ou un objectif. Le but et l’objectif, c’est vous, ne le voyez pas à l’extérieur ; le Christ, il est en vous, même si historiquement il a existé.

Ça c’est un changement de point de vue radical parce que la conscience, aujourd’hui, est vibration en totalité, or la conscience va suivre aussi ce à quoi vous pensez, ce à quoi vous croyez, afin de manifester sur l’écran de votre éphémère vos peurs, vos projections, vos croyances, vos idéaux, vos rêves d’évolution. Mais faites cesser tout ça. Vivez votre vie ordinairement, profitez de vos rencontres entre vous ou avec la nature, mais ne mettez pas de but là-dessus. Le but, si tant est qu’il y ait un but, c’est uniquement seul à seul.

Tout le reste aujourd’hui, à partir d’aujourd’hui, vous éloigne de la Vérité, ça vous en a approché par la vibration, par les Portes, par les Étoiles, par les expériences de la conscience, mais aujourd’hui ça suffit. Et si vous n’avez rien vécu, tant mieux, vous êtes vierges. Et d’ailleurs ça a été répété : « Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers », parce qu’il n’y a pas d’a priori chez celui qui ne croit en rien, celui qui ne croit que ce qu’il voit, que ce qu’il vit dans sa simplicité la plus élémentaire, avec ses joies et ses peines ordinaires. Celui-là est plus susceptible de se découvrir que celui qui a entassé des connaissances, des expériences.

Les expériences sont utiles, mais elles ne seront jamais une finalité de quoi que ce soit. Acceptez qu’il n’y a pas de finalité, même dans la fin de votre vie ou de ce monde ; ça change rien. Est-ce que quand vous dormez, vous vous préoccupez de ce monde, de votre corps ou de quoi que ce soit ? Où vous étiez quand vous dormiez ? Où êtes-vous quand vous disparaissez ? Vous n’avez pas besoin de le voir, vous le vivez, par contre les effets se constatent dans l’ordinaire. Si vous ne constatez rien dans l’ordinaire de votre vie, sur votre humeur, sur votre façon de parler, sur votre légèreté, cela veut dire que ce que vous vivez est faux, c’est une projection. Le temps des projections s’achève, la Lumière est de partout. Je crois que les Anciens vous ont parlé d’une succession d’évènements, vous les vivez en ce moment même, en vous comme partout où vous regardez. Bien sûr, il y aura toujours des frères et des sœurs dans le déni pour qui il ne se passe rien.

Retrouvez-vous, vous n’avez pas besoin de supports, vous n’avez pas besoin de rêver, vous n’avez pas besoin d’un plan, d’un projet, d’une quelconque évolution. Acceptez que vous êtes parfaits, pas dans la personne mais dans ce que vous êtes en Esprit et en Vérité, c’est tout, et laissez le reste se dérouler. Soyez fainéants, agissez dans votre vie selon vos obligations. Je vous signale d’ailleurs que dans ce que j’ai vécu, comme chacun de vous ayant commencé à vivre l’Éveil, j’ai envisagé de quitter femme, enfants et profession, bien sûr, de me retirer comme un saint, mais c’est fallacieux tout ça, c’est des alibis de l’ego et du Soi. Vous devez être pleinement présents, même à votre souffrance, même à vos difficultés, même à toutes les joies éphémères, vous n’avez à vous priver de rien.

Si vous acceptez aujourd’hui cette vérité essentielle, si vous êtes dans l’observateur, vous voyez bien que le questionnement : « Qu’est-ce que ceci, à quoi ça sert ? », ce questionnement incessant, vous ne pouvez pas le chasser, il va se renforcer. Laissez-le passer, ne vous occupez pas des résultats. Soyez pleinement présents à vous-mêmes dans l’éternel présent, ça suffit amplement. Et si vous avez l’impression, ou si réellement vous ne vivez pas le fait de vous retrouver, vous n’êtes pas dans l’Instant Présent, quoi que vous en disiez. Il suffit pas de fermer les yeux, de faire le silence, d’éliminer les bruits, les mouvements, pour être dans l’Instant Présent.

Si vous êtes dans l’Instant Présent, quoi que vous ayez vécu ou non au niveau des Portes, des Étoiles, des énergies, des vibrations, si vous vous immergez réellement dans l’Instant Présent, vous êtes libres instantanément, et vous le voyez autour de vous. Autrement dit, vous avez plus de possibilité aujourd’hui d’être libérés en faisant la vaisselle qu’en priant ou qu’en méditant. Les Théophanies, tel que ça a été nommé, elles sont accessibles en permanence, et pourtant combien parmi vous continuent à lutter, à essayer de comprendre ? « Cherchez le Royaume des Cieux qui est au dedans de vous. » Étant en dedans de vous, vous n’avez pas à le chercher, vous savez où il est, et là, ce dont je parle est localisé, anatomiquement, énergétiquement, vibratoirement. C’est pas le cœur de la tête, c’est pour ça que cette expression a été choisie : « Cœur du Cœur ». C’est pas pour faire joli, c’était en prévision que la pensée, l’énergie est dirigée par vos propres pensées.

Comment voulez-vous être libres si vous pensez en permanence : « Est-ce que je suis libre, est-ce que je suis en paix » ? Occupez-vous de ce que vous avez à résoudre réellement et concrètement en ce monde, mais ce que vous êtes n’a pas à être résolu, il a à être retrouvé, c’est profondément différent.

Mais bon, je crois que dans le scénario chronologique qui vous a été communiqué de la fin du Kali Yuga, vous passerez tous par cette Porte étroite, il n’y a pas d’autre possibilité, mais ne vous engagez pas vers plus de poids, vers plus d’épreuves, vers plus d’expériences. Vous aurez tout le temps, vous aurez l’Éternité pour vivre toutes les expériences, comme l’absence d’expérience.

Aujourd’hui il est réellement crucial, essentiel, vital, de se placer dans le Cœur. Je vous demande pas de comprendre ce que ça veut dire « être dans le Cœur » puisque la conscience va suivre votre pensée, même si vous ne savez pas ce que veut dire « se placer dans le Cœur ». Vous n’avez pas besoin de le savoir, vous ne pouvez que de le vivre, vous n’avez pas besoin d’explications ni de compréhension. Et si cela vous semble compliqué, difficile, ardu, c’est tout simplement parce que le poids des habitudes ne vous permet pas d’être installés en totalité dans l’Éternel Présent. Il n’y a aucun obstacle à part vous-mêmes.

Ne dépendez surtout pas, dans cette période, de ce qui a été appelé « la fin des temps » parce que vous vous mettez en distance, vous vous désaxez. Il y a suffisamment de signes, suffisamment de preuves pour celui qui veut voir, pour ne plus être intéressé à ça mais bien plutôt à ce qui est vital, essentiel. N’attendez pas l’Appel de Marie ou je ne sais quoi.

Vous avez autant de chance de vous retrouver, comme je l’ai dit, en faisant la vaisselle, en vous promenant dans la nature, en m’écoutant et en dormant, même si vous n’avez rien retenu ni rien compris ‒ c’est encore mieux. Je ne m’adresse pas à ce qui m’écoute, je m’adresse à ce qui m’entend au-delà de l’écoute, au-delà de votre personne. D’ailleurs si vous essayez de mettre votre personne, et vous le verrez encore de façon plus nette lors de l’entretien suivant, vous risquez d’avoir mal à la tête plutôt qu’avoir le Feu du Cœur, comme vous le nommez. C’est l’un ou l’autre.

La Liberté n’est pas compliquée aujourd’hui, la Libération encore moins, mais regardez ce que vous nourrissez en esprit. Je parle pas de votre quotidien mais dans vos cogitations. Regardez clairement, jouez l’observateur. Qu’est-ce que vous cherchez ? L’expérience ou la Liberté ? Cherchez la Liberté, les expériences vous seront offertes après.

Nous pouvons continuer.

… Il n’y a plus de questions écrites et nous sommes arrivés au terme du temps imparti.

Alors je veux simplement vous communiquer la chose suivante : en ce qui concerne le prochain entretien, je vous conseille, même si vous n’avez pas d’idées aujourd’hui, que chacun de vous présent exprime une question, même en disant « je n’ai pas de question ». Je ne vous demande pas des questions personnelles, je ne vous demande pas des questions concernant vos bobos, ni l’historique de ce monde ou votre historique à vous. Au prochain entretien, laissez la spontanéité s’exprimer, ne préparez rien, contrairement à cet entretien. Osez. Osez dire simplement : « Je n’ai pas envie de poser de question », mais ne me dites pas tous ça parce que pour chacun de vous, vous aurez la réponse qui vous correspond, et il y aura autant de réponses différentes que vous êtes d’individus présents, parce que les réponses seront adaptées. Bien sûr, ceux qui écouteront, ceux qui liront, pourront se retrouver dans certaines des questions, c’est une réponse qui n’est plus collective mais qui sera au plus intime afin d’ébranler vos dernières postures, de vous mettre à nu, et surtout dans la Joie, en vous reconnaissant. Je ne peux rien faire de l’extérieur tant que vous ne m’avez pas accueilli en vous parce que je suis vous, chacun de vous, vous le verrez demain, vous le vivrez.

Alors Bidi va se taire, et je vous dis donc, à la suite.



* * * * *



_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Dim 29 Oct - 19:14 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


BIDI

Partie 4 – Questions/Réponses



Eh bien Bidi est avec vous, il vous salue. Installons, si vous le voulez bien, quelques moments de silence, de recueillement et d’Accueil.

… Silence…

Pour la session de ce jour, nous allons reproduire l’atmosphère dans laquelle je réalisais mes propres rencontres quand j’étais dans mon sac de viande. Il s’agit donc d’un échange, où les mots sont certes importants parce qu’ils ne seront pas issus d’un quelconque concept mais bien du cœur. Au-delà de tout mental et au-delà des mots, bien sûr, il y a et il y aura une atmosphère particulière. Cela se produisait à chaque rencontre qui se réalisait chez moi.

Ainsi, pour cette forme d’échange, il est indispensable que la grande majorité d’entre vous parle, mais toutefois il ne s’agit pas de parler de n’importe quoi, ni n’importe comment. Le but de nos échanges, ce jour, est de toucher le saint des saints par l’atmosphère et le Verbe, afin qu’à l’intérieur de vous, comme pour chacun de vous qui pourra écouter, entendre ou lire, la même alchimie se déroule. Retenez simplement que lors de ces échanges, nous n’évoquerons que ce qui est permanent, au travers de vos questions ou de vos silences. Tout ce qui nous entraînera en dehors de ce saint des saints, c’est-à-dire les concepts, les idées, ne nous seront d’aucune utilité. Que cela soit à travers vos silences, vos interrogations, elles doivent concerner exclusivement ce que vit votre conscience et non pas une quelconque projection de votre mental pour un temps futur ou sur un temps passé. Je recentrerai systématiquement nos échanges en ce Saint des Saints.

Nombre d’entre vous, d’ailleurs, pourront, à travers la question ou l’interrogation d’un autre frère ou d’une autre sœur, retrouver aussi une résonance qui lui est propre. Les mots de ce jour, les vôtres comme les miens, vont nous amener à installer l’Évidence, la futilité des pensées, des histoires, de tout ce qui ne fait que passer. Je m’adresse donc de manière aujourd’hui beaucoup plus spécifique, au-delà de vos personnes, à ce qui ne passera jamais. Retenez bien qu’au-delà des mots, ce qu’il y a entre les mots est primordial. Nous n’allons pas raconter d’histoires, nous n’allons pas parler de passé, ni d’avenir, ni de traditions, tout sera recentré dans la conscience, au-delà du personnage, au-delà de toute histoire. Je pourrai être amené aussi en certains cas, à venir vous débusquer, à venir éclairer ce qui doit l’être.

Ces principes étant posés, nous allons démarrer nos échanges au cœur de la Vérité, ce cœur de la Vérité qui n’a que faire de votre personne ou de tout narratif de votre vie en ce monde. Retenez aussi que même si vous ne prenez pas la parole et restez dans le silence, vous êtes concernés tout autant par ce qui va s’échanger et se dire. Ceci étant dit, nous pouvons commencer.

… Puis-je vous soumettre d’abord trois questions de frères et sœurs qui n’ont pu être présents ?

Oui. J’espère qu’ils ne sont pas au volant …ou occupés à autre chose, mais allons-y.

Question : bonjour Bidi, je n’ai pas de question particulière mais avez-vous quelque chose à me dire ?

Ce que tu dois entendre tient en une phrase que je vais développer. C’est : « Aime-toi toi-même. » Même en ce plan de manifestation où tu es, quel que soit l’amour manifesté, il convient avant tout que cet amour soit identique et tourné vers toi-même. Dès l’instant où tu t’aimeras à la juste mesure, au-delà de l’histoire et de la personne, tu constateras avec aisance que les circonstances actuelles de ton éphémère seront transcendées et magnifiées par un souffle nouveau qui n’est rien d’autre que l’amour que tu te portes à toi-même, je te le répète, au-delà de toute histoire.

Tout amour projeté est vécu dans quelque relation que ce soit. S’il n’y a pas le préalable de l’amour de soi, au-delà du sac de viande et de l’âme, l’Amour de la Vérité qui se passe de forme, l’amour manifesté et projeté en ce monde sera toujours et systématiquement amputé parce qu’il sera conditionné, et le plus grand des conditionnements est la distance que vous mettez entre ce que vous projetez, que cela soit même dans un amour filial, et l’Amour envers votre Éternité.

S’aimer soi-même n’est pas du narcissisme ni de l’égotisme, c’est simplement accepter ce que vous êtes, même et surtout si vous ne le connaissez pas. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Il ne sert à rien de vouloir servir, de vouloir aider, de vouloir aimer, sans connaître le fondement essentiel de l’Amour inconditionné, même s’il n’est pas vécu encore. L’admettre comme un postulat, a priori, qui sera vérifié bien sûr par le jeu de la conscience, même au sein de ta vie ordinaire. Tu ne peux réparer ce qui te semble incomplet ou distordu tant que l’amour de toi-même n’est pas complet et correct. Dès l’instant où ce retournement vers toi-même sera intégralement réalisé, et tu n’as pas besoin de temps pour cela, alors tout ce qui apparaîtra sur l’écran de la conscience ordinaire sera vécu de manière fort différente, car rappelle-toi que l’Intelligence de la Lumière, même si tu ne t’es pas reconnue en Vérité pour l’instant, œuvre et agit.

Le problème est que si l’amour exprimé et manifesté est incomplet, il ne peut que produire un amour incomplet à l’extérieur, et ce dans quelque relation que ce soit, et surtout dans les relations les plus intimes, les plus proches. La meilleure façon de procéder, c’est d’accepter le postulat que tu es Amour, malgré et au travers du personnage, quoi qu’il vive, et à ce moment-là la communion, la relation, basées sur l’amour, t’apparaîtra alors dans sa vérité nue. Tu n’as pas besoin de concepts, tu n’as pas besoin de te justifier, mais tu as besoin d’accepter tout ce que la vie te propose, sans aucune condition, et rappelle-toi que quelle que soit la dureté apparente d’un événement ou une circonstance, vécus au sein de l’éphémère, aujourd’hui tout concourt à la même chose, c’est-à-dire te retrouver. Il ne sert à rien de gesticuler, il ne sert à rien de raisonner, il ne sert à rien de vouloir résoudre une situation donnée, puisque la situation donnée n’est que le résultat d’une certaine forme d’incomplétude intérieure.

Oublie-toi et retrouve-toi. Tu n’as besoin de personne, tu n’as besoin d’aucun maître, d’aucune circonstance, car les circonstances que tu vis sont très exactement celles qui te sont nécessaires pour être vraie, ce qui ne veut pas dire que ton personnage se comporte de façon fausse mais que tu ne t’es pas suffisamment reconnue au-delà de toute histoire que tu mènes. Retrouve-toi, et se retrouver n’a pas besoin de circonstances, n’a pas besoin d’être à l’aise dans l’affectif, dans le mental, dans la vie, tu as simplement besoin de te retrouver en te retournant vers toi, sans projections, sans idéal, sans but. Qui es-tu, avant de vouloir savoir quoi vivre et quoi décider.

Le temps n’est plus à la linéarité, à la réflexion, à la compréhension, il est au vécu direct, non pas de l’histoire qui se déroule, elle est inéluctable, mais bien plutôt à l’intérieur de toi. Traverse les émotions, les peurs, tu n’es pas cela. Contente-toi d’être dans cet accueil inconditionnel de la Vérité ultime que tu ne perçois pas pour l’instant. Cela suffira à entraîner la perception consciente, au sein même du personnage, de ce que tu es. Alors l’écran de ce qui est à vivre, ta scène de théâtre, sera éclairé d’une autre manière qui changera le tout, parce que ton point de vue ne sera plus celui d’une personne avec ses blessures, ses affects, mais le point de vue de ton Éternité. Tu relativiseras alors tout ce qui peut te heurter et tu en souriras. Tout drame n’est que l’antichambre de la Joie.

Nombre d’entre vous le vivez ou le vivrez, c’est un choc résolutoire, essentiel, afin de vous mettre dans la meilleure posture de conscience, pour vous mettre en adéquation dans ce face-à-face ultime de votre ordinaire et votre Éternité, vous amenant, les uns et les autres, à acquiescer à votre sacrifice de l’histoire du sac de viande, des relations. C’est la seule façon, pour nombre d’entre vous, de mettre fin aux jeux stériles qui ne font qu’éloigner de la Vérité, sous prétexte de sécurité, sous prétexte d’affects.

En résumé, la Lumière te dit et te montre : qu’est-ce qui est le plus important ? Qu’est-ce qui est essentiel ? C’est ainsi que se réalise l’éclairage de la Vérité et son vécu, qui n’en a rien à faire des circonstances de ce monde, des circonstances de ta personne.

Vous le savez tous, la seule Joie ne peut venir d’un contentement quelconque, financier, amoureux, filial. Tant que vous croyez cela, vous ne pouvez être libres pour l’Instant, vous ne faites que renforcer les schémas archaïques consensuels de ce monde qui font tout, dans les relations même, pour vous éloigner de la Vérité. Pour nombre d’entre vous, quel que soit votre emplacement aujourd’hui, la Vie va vous appeler à repositionner votre conscience et vos priorités. Il ne peut pas y en avoir deux, il faut choisir, et vous n’avez pas le choix, vous ne pouvez que choisir ce qui est vrai. La Lumière agit en ce sens. Rappelez-vous, et rappelle-toi, quand tu dors d’un sommeil paisible, est-ce que les problèmes sont présents ? Est-ce que tu sais ce que tu es ? Tu as simplement disparu.

Aujourd’hui, l’Intelligence de la Lumière t’invite à disparaître de toute histoire. Quel que soit le déchirement, quelles que soient les résistances, suis les lignes de fluidité, là où tout est évident, parce que la Lumière est Évidence. Même ce qui semblait acquis au sein du personnage et de l’histoire personnelle, pour toi comme pour de nombreux frères et sœurs, vous est ôté, quelle que soit la peur, quelles que soient les cogitations. Cela résulte directement du face-à-face collectif et individuel. Tout ce que vous observez à la surface de ce monde n’est que la résultante de ce qui n’a pas été lâché, tout ce qui concerne l’histoire de votre vie, de votre pays, de votre région, de vos enfants, de vos parents.

En résumé, la Lumière te dit : « Veux-tu simplement appliquer la Lumière dans ta vie et améliorer la personne, ou laisses-tu la Lumière te montrer qui tu es, au-delà de toute personne ? Il n’y a pas d’autre alternative, et quand je dis que tu as le choix, c’est ce que croit la personne, mais il n’y a aucun choix, c’est inéluctable. Retrouve-toi et tout changera, sans aucune exception, mais ne te sers pas de la Lumière comme alibi ou pour changer les choses que tu voudrais voir changer, parce que là, je te dirais : « femme de peu de foi ». Mais tu n’es pas là pour répondre.

Voilà ce que j’avais à te dire.

… Silence…

Tu peux poursuivre.

Question : suite à une expérience vécue lors d’un protocole, où je me retrouvais, en paix, au cœur d’une tornade, il y a eu un avant et un après. La paix demeure, même lors d’événements pouvant paraître difficiles pour la personne, avec résurgence d’émotions. Cette sérénité reste imperturbable. N’ayant pas de question qui me vienne, auriez-vous tout de même quelque chose à me dire ?

L’exemple que tu as vécu, de la tornade et toi immobile, est exactement la même chose que ce que j’ai évoqué quand je parlais, lors de la session précédente, du moyeu de la roue et de la roue. Vous n’êtes rien de ce qui se passe, il faut cesser ce jeu d’identification. Tu l’as cessé, et comme tu le constates, et en cela ton vécu est important, quoi qu’il passe tu demeures, tu n’as rien de plus à faire. Contente-toi de vivre ; quoi que la Vie t’apporte, laisse-toi vivre et tout s’agencera, même au sein de la personne, de façon harmonieuse. Aucune dysharmonie au sein de la personne, comme tu le dis, ne peut plus perturber ce qui a été vécu à un moment donné, parce que cela est toujours là. Ne bouge pas, reste tranquille, laisse se dérouler le film de ta vie en tant que spectateur. N’interfère plus, reste figée en l’Éternité et tous les mouvements deviendront harmonieux, mais ils ne dépendront jamais de ton histoire ou de ta personne, comme c’est le cas actuellement.

Le Cœur du Cœur, le Saint des Saints se dévoile. Assister paisiblement au déroulement de tout ce qu’il se passe sur l’écran de la scène ordinaire de vie est la résultante directe, incontournable, de la Paix éternelle, de votre Infinie Présence, de ce que vous êtes en Vérité. C’est ainsi que le Libéré vivant demeure, sans effort, quelles que soient, comme tu le dis, les émotions qui ne font que passer, quels que soient les attachements, ou les habitudes qui peuvent encore être présentes. Ils ne déstabilisent plus ce que tu es, cela te permet de prendre conscience que tu n’es rien de ce qui se produit au sein de l’éphémère, même si cela doit être vécu. Le point de vue ici, dans ton cas, est translaté de manière définitive, permanente et immuable. Tu es chez toi.

Laisse la vie se dérouler, implique-toi en ta Présence, en ta Joie, et laisse le reste se dérouler de lui-même. L’harmonie de la Lumière ne pourra jamais être égalée par l’harmonie de la personne, quelle que soit la vie, quels que soient les plaisirs, quels que soient les rituels, les religions. C’est la seule vérité, tu peux oublier tout le reste vécu avant, ne garde que cela, c’est le tout. Voilà ce que je peux te dire.

Si tu maintiens fermement la conscience, l’attention, sur ce qui est au-delà de tout état, qui est immuable, tu auras le plaisir de constater, au sein même de la personne, que ce qui pouvait rester encore, avant cet épisode, d’habitudes, de résistances, de peurs, de conflits intérieurs ou extérieurs, ne peut plus se manifester, ne peut plus effectivement, comme tu le vis déjà, altérer quoi que ce soit.

… Silence…

Continue.

Question : durant la semaine du solstice, j’ai vécu, par Marie, un bain vibrant qui a animé toutes les cellules de ce corps. Depuis, Paix et Joie sont présentes, ainsi que l’évidence de ce qui se produit. Pour autant, le personnage et quelques habitudes ou travers restent présents, parfois le mental aussi. Auriez-vous un éclairage ?

L’état qui a été vécu éclaire spontanément, comme tu le dis, les habitudes, la reprise du mental, mais tu ne peux plus être dupe, et donc, dans ce moment-là, dans l’ordinaire de tous tes faits et gestes, tu ne peux plus, même si tu le voulais, revenir en arrière. Alors laisse cela passer tranquillement, ne porte même plus ton attention sur les désagréments de la personne. Tu les as vus, détourne-t’en, reste immobile et laisse tout ça passer, et tu constateras alors que la Paix grandira chaque jour, chaque minute un peu plus, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se manifeste au niveau du personnage qui, par moments, peut encore regimber, se manifester. Tu en souriras très vite.

Ne te casse plus la tête, sois vrai et spontané, tu n’as plus besoin de te réfugier en toi puisque ce « en toi » est sur le devant de la scène, il est de partout. Laisse exhaler le parfum de la rose, ne t’occupe et ne te préoccupe de rien, fais ce qu’il te plaît et laisse le personnage mourir de lui-même. Ne le nourris plus, ne le regarde plus, regarde ce que tu es, qui ne dépend d’aucune histoire ni d’aucun passé. Tu en constateras très vite les effets, aussi bien au niveau du personnage que de ton sac de viande.

Je précise que les deux témoignages de vécu que nous avons eus, comme vous le voyez, sont centrés dans l’Instant Présent. C’est cet Instant Présent qui vous donne à voir le mouvement, la tornade, le personnage, ses travers, mais vous savez, et tel que c’est décrit par ce frère et cette sœur, que vous n’êtes pas cela, réellement et concrètement maintenant. Alors laisse s’éteindre ce qui meurt tout seul, ne t’y attache pas. De la même façon, débarrasse-toi des protocoles, débarrasse-toi des moments d’alignement, débarrasse-toi de tout ce qui pouvait être considéré encore comme une forme de recherche. Tu t’es retrouvé, quelle que soit encore l’existence du personnage. Il va s’épuiser tout seul, mais demeure en cela, ce que tu es. Quoi que regimbe et dise le personnage, ne l’écoute pas, ne l’observe même plus maintenant, l’observateur est permanent et l’observateur de l’éphémère, l’ayant vu et débusqué, te donne à observer et à vivre, réellement, l’Éternité.

Rappelle-toi que la résolution du face-à-face ultime est de toute manière et dans tous les cas de figure la disparition totale et définitive de toute histoire au sein de ce monde. Laisse mourir ce qui s’éloigne, ne travaille pas là-dessus, de même que tu n’as plus à travailler sur une quelconque intériorité puisque celle-ci prend le pas sur le personnage, sur ce qui est vu. Demeure tranquille, laisse-toi vivre là aussi, tu n’as rien à décider depuis le point de vue de la personne car tout est décidé par la Lumière. Pose une intention et vois si elle se réalise, tu n’as pas à lutter, à convaincre, à te saisir de quoi que ce soit. Reste dans cette impeccabilité de ton immuabilité. Tous les travers passés ou encore présents vont fuir d’eux-mêmes dès l’instant où tu ne les nourris plus. Ne cherche plus à les comprendre ni même à les observer dorénavant, tourne ton regard sur ce qui est vrai. Tu le sais, rien de ce qui passe ne peut être vrai, même si cela heurte.

Ainsi se réalise, indépendamment de toute intention ou volonté, ce qui a été nommé la Théophanie perpétuelle. Les reliquats de la personne seront dissous, non pas par une quelconque action depuis où tu es mais réellement par l’Intelligence de ta propre Éternité et de la Lumière, qui est Amour. Ne cherche pas à t’améliorer, ne cherche pas à te changer, c’est la Vie qui te change. Saisis bien que tu n’as rien à saisir, rien à retenir, laisse passer ce qui passe et demeure dans ce qui est stable. Dorénavant, cela est beaucoup plus facile.

Nous continuons.

… Il n’y a plus de questions écrites. On passe aux questions orales ?

Tout à fait.

Question : être ici et maintenant et dans l’accueil le plus large possible tel que vous nous l’avez expliqué, est-ce une voie royale ou la voie royale pour retourner à la maison ?

Non seulement c’est la voie royale, mais il n’y en a pas d’autre. Tous les systèmes de connaissance, tous les systèmes de vibrations, d’énergie, de cultures, de religions, de pensées, d’émotions, de vécus, ne servent plus à rien. La pression, l’Intelligence, la puissance de la Lumière, est telle qu’elle vous enjoint de demeurer tranquilles, de vous placer, si je peux l’exprimer ainsi, au Cœur du Cœur, tout le reste n’est pas de ton fait. Là aussi, c’est La Lumière, la Grâce, l’Intelligence, le souffle de l’Éternité, qui te permet de retourner à la maison. Aucun élément au sein de ta personne ne peut l’envisager. C’est cela effectivement, accueillir, rester tranquille, être fainéant. Ainsi s’efface, sans aucune volonté, sans aucune intention, tout ce qu’il peut rester de heurtant au sein de la personne.

Tu peux continuer, dans ton cas, à voir les comportements du personnage, non pas pour les chasser mais réellement pour en rire. Le jour où tu riras de toi-même en chaque circonstance, le personnage sera loin de toi. Il ne peut y avoir de Joie sans rire, rire de soi-même, rire à la Vie. Là est la spontanéité, mais c’est surtout pas d’ordonner, de rigidifier, de classer, et donc de cloisonner. Là aussi, sois vrai, ne réfléchis plus, laisse la spontanéité s’exprimer et non pas la personne, non pas ce qui se rabougrit et disparaît. Il n’y a plus besoin de représentation, il n’y a plus besoin d’acteurs. Ce n’est pas non plus l’observateur ou le spectateur qui agit, tout se fait naturellement. Vois cela, et tout ce qui peut gêner, perturber, dans le déroulement ordinaire, ne pourra même plus être évoqué ni même se manifester en aucune manière. Relâche aussi, donc, la pression de la tension liée au fait d’avoir à tenir, organiser et gérer ta vie.

Ce que je veux dire par là, c’est que cet accueil te fera perdre tout sérieux. N’oublie pas que nous sommes dans la Vérité et non pas dans la spiritualité. La spiritualité, c’est sérieux, c’est pour ceux qui n’ont rien compris, qui ont peur. Le Vrai, la Vérité, est un rire ‒ permanent ‒, quoi qu’il arrive. Ne crispe rien, ne retiens rien et laisse la spontanéité s’exprimer, et tu constateras que cette spontanéité pour toi concerne uniquement le rire, l’éclat de rire, le sourire.

En résumé, je dirais que pour parfaire les choses, sois un peu moins sérieux. Il n’y a rien de sérieux, c’est la personne qui croit cela. Là est la parabole du Christ qui disait, je crois : « Si on te gifle, tends l’autre joue. » C’est certainement l’une de ses paroles les plus importantes et les plus mystiques. Ah bien sûr, l’ego ne veut jamais tendre l’autre joue, il ne le peut pas, mais le rire, oui, ce qui est vrai, oui. Le rire ici, est le rire de la Joie, ce n’est pas le rire de la moquerie ou le sourire narquois, c’est la vraie spontanéité de la Joie qui fleurit sur ton visage, dans l’ensemble du corps, et le rire te prouve à toi-même que tu as réellement vécu que tout ça n’est qu’un jeu. Garde le sérieux pour la mécanique, pour les obligations de ce monde, mais rien de tout cela n’est vrai ni même sérieux. Joue le jeu mais n’oublie pas de sourire et de rire. Le rire, comme tu le sais, dilate, expand, libère, chose que ne pourra jamais faire ton mental, ni même les expériences passées.

Donc oui, c’est l’unique voie, celle de la légèreté, du rire, qui n’est que la traduction de l’Amour et de la Lumière vraie, vécue, installée, permanente.

… Silence…

Je terminerai ma réponse par cette phrase : c’est toujours le personnage qui rigidifie, qui freine, qui s’accapare. Ce mouvement est exactement à l’inverse de la Vérité. Tout le jeu en ce monde, faussé, essaie de vous maintenir dans le sérieux, dans la gravité, dans la densité, dans les concepts spirituels. Cela ne permettra jamais de vivre la Vérité. La Vérité n’est que légèreté, immuabilité, satisfaction perpétuelle, et surtout quelque chose qui est reconnu, retrouvé comme je disais. Dorénavant, le sérieux ne peut rien t’apporter, la rigueur non plus. Le confort de la Vérité vient magnifier l’inconfort de la personne, en quelque secteur que ce soit.

Continuons.

Question : Maître Philippe de Lyon m’a dit que le flux Vibral qu’il m’envoyait visait à équilibrer le passage de la conscience du cœur humain au Cœur d’Éternité, limitant la prédominance du cœur humain sur le Cœur Éternel. Pourriez-vous m’éclairer ?

Parce que tu ne trouves pas ça déjà suffisamment éclairant ? Qui s’est emparé des phrases de Maître Philippe ? Pourquoi veux-tu comprendre ? Il n’y a rien à comprendre, tout au plus peux-tu t’aider d’une image. Il y a quelque chose qui est là, quelque chose qui est là-bas et il a proposé de favoriser l’échange, l’accès d’un point à un autre. Qu’est-ce qu’il te faut comme éclairage de plus ? J’attire ton attention sur : la personne que tu es, dit qu’elle ne comprend pas. Je ne vois pas ce que tu ne comprends pas, même en tant que personne. De quoi veux-tu te saisir ? Passer de l’éphémère à l’Éternel, tu ne comprends pas ?

… merci, vous m’avez éclairée.

Tu étais déjà éclairée.

… Silence…

De manière générale, où que vous soyez, dans quelque rôle, quelque fonction, quelque métier, quelque âge que ce soit, c’est en définitive toujours la même histoire, l’un ou l’autre, l’un et l’autre. Qui prend la direction ? Qui dirige ? L’évidence de la Lumière ou le personnage, celui qui cherche des histoires en permanence ? L’influx de l’Éternité qui est vécu, c’est le plus important ; vous l’avez vu, tout ce qui concerne la mémoire s’efface. Ce que nous nommons le cerveau fonctionne déjà différemment, vous le voyez à travers la folie, vous le voyez dans ce que vous vivez, les uns et les autres. Ne vous saisissez de rien.

Quand je dis, et pour toi aussi, de laisser vivre la Vie plutôt que de vivre sa vie, je vous donne là une clé fondamentale. Osez faire confiance, à la spontanéité, à la Lumière, même si vous ne la vivez pas, et même si vous en avez des expériences, ne les saisissez pas, ne les ramenez pas dans l’histoire maintenant. Laissez l’Évidence être là, elle n’a pas besoin de vous, de vos expériences passées. Je te rappelle les deux témoignages que nous avons eus au début, quelle que soit la tornade de la personne, place-toi au centre, regarde-là et ris-en.

Quand il a été fait état de l’enfant intérieur ou de la spontanéité ou de la cocréation consciente, c’est la même chose. Laissez se vivre ce qui est vécu indépendamment de votre personne, ne ramenez rien à elle. Accueillez encore et toujours, accueillez la rose comme la gifle de la même façon, vous ne savez pas ce qu’il y a derrière, donc vous projetez ‒ la rose, c’est un cadeau, la gifle, c’est une punition ‒, je vous répondrais que c’est exactement l’inverse dans de nombreux cas, mais vous ne pouvez pas le voir depuis la personne, et en te voyant, il me semble que ton corps, ton sac de viande, a déjà trinqué. Veux-tu qu’il trinque encore ? En as-tu besoin ?

… non.

La réponse est évidente. Je te remercie.

Question : merci pour ce que j’ai pu apprendre au travers de votre enseignement. Je n’ai pas de question, mais pouvez-vous me dire quelque chose ?

Pour parfaire ton Éternité, si je peux dire, depuis le point de vue de la personne, reste tranquille, ne cherche plus d’histoires, ne te raconte plus d’histoires, ne te fais plus raconter d’histoires, sois disponible uniquement pour la vacuité de l’Instant Présent. Ne sois plus entraînée par quelque explication, par quelque guérison, par quelque vision, reste dans la nudité de l’instant de plus en plus. « Laisse venir à toi », voilà la phrase qui te correspond. Laisse venir à toi ce qui est, et donc toi aussi, place-toi dans cet Accueil inconditionnel qui n’a besoin ni de justifications, ni de visions, ni d’expériences, ni de quoi que ce soit, et de cette façon, tu constateras que tout se relâche et que la Joie est l’explication. Tout le reste ne sont que des chimères, qui ne font que passer en plus.

Il est temps en quelque sorte, pour toi, de ne plus osciller, de ne plus questionner la personne, le personnage et l’histoire, mais bien de laisser apparaître en totalité le Vrai. Il n’a besoin d’aucune histoire, d’aucune expérience, d’aucune vision, et même si les expériences se poursuivent et s’amplifient, ne t’y attache pas, laisse-les passer, car toute expérience, même la plus magnifique, ne peut pas être tenue. D’ailleurs, la Joie Éternelle, le Cœur du Cœur comme vous dites, il est là dès que tout le reste n’est plus là.

Vous en témoignez tous, jusqu’à présent, avec vos mots, mais c’est la même chose. Il n’y a aucune différence, si ce n’est dans le décor et dans les mots, mais la Joie est au-delà des mots, au-delà des expériences, au-delà des états. Tu n’as plus besoin de décors, la Vérité est nue, elle n’a pas besoin d’alibis, ni de décors, ni de mots, ni d’expériences. Elles continueront à se produire naturellement, et dans ce naturel-là, il n’y a pas de place pour l’implication, il n’y a pas de place pour tenir quoi que ce soit ni retenir quoi que ce soit. Accepte le mouvement, quel qu’il soit, et demeure ce que tu es. Et le Feu alors, de la Grâce, que vous nommez Feu Igné, viendra consumer les dernières scories, les derniers barreaux, les dernières occultations. Tout se résume, jusqu’à présent, quelles que soient vos questions, à bien voir la différence entre ce qui est projeté et ce qui est accueilli sans aucune projection.

Question : depuis des années, je ne peux écouter ce que vous dites car je m’endors…

C’est la meilleure façon de m’écouter.

… cependant hier j’étais parfaitement réveillée, et votre Présence et votre Amour m’ont remplie de joie, avec un sourire irrépressible. Je n’ai pas de question particulière, avez-vous quelque chose à me dire ?

Rendors-toi, c’est très bien. Ce qui a été touché en toi par le sommeil apparaît enfin au sein de la personne, l’Éternité se révèle, donc rendors-toi.

… Merci.

Bonne nuit.

Question : je n’ai pas de question mais j’accueille avec le cœur ce que vous avez à me dire.

Alors, je te le dis maintenant :

… Silence…

As-tu entendu ? Je ne t’ai pas demandé de dormir, hein.

… je ne dors pas, je suis en train de fondre.

Donc tu as entendu ce que j’avais à te dire, mais pour toi, je n’ai pas besoin de mots. Bonne fonte.

… Silence…

Veux-tu dire quelque chose ?

(…non de la tête)

Question : souvent je suis dans le moment présent, ou dans la paix et la tranquillité. Grâce à votre intervention, hier j’ai vécu le Cœur du Cœur et la Joie. Qu’en est-il de l’établissement de l’Absolu ?

Mais ne te préoccupe pas de l’Absolu, vous faites tous une fixette sur ce mot. Si tu es dans l’Instant Présent, s’il y a la Joie, s’il y a l’immobilité, s’il y a tout ce que vous décrivez, mais vous y êtes. Qu’est-ce que vous attendez ? De chevaucher une licorne ? De devenir un soleil ? Mais ça, c’est des histoires. Y a rien d’autre que cela. Alors, sois bienheureuse.

Question : je n’ai rien à demander mais je suis prêt à accueillir votre Verbe.

Voyons ça.

… Silence…

La Paix que tu vis dorénavant, qui a pu même te perturber, là où il n’y a plus de pensées où se raccrocher, est l’unique Vérité. D’expérience en expérience de ces tout derniers temps, dans le silence de ton Cœur, tu sais que cela est vrai. Alors il te faut faire le deuil de tout le reste, de tout ce que tu as patiemment bâti, échafaudé dans les chimères de la manifestation. Tiens bon, ne tiens rien surtout. Laisse s’écouler ce qui s’écoule et constate cette légèreté nouvelle où il n’y a plus besoin de t’interroger, de soupeser le pour ou le contre, car le pour et le contre appartiennent à la même mascarade. Maintenant tu le vis. Alors je ne vais pas rajouter d’autres mots ni de Verbe, je ne peux que, quelque part, t’encourager à disparaître comme tu le fais.

Cette légèreté nouvelle n’est pas un vain mot, elle va s’installer, durablement, éternellement. Ne retiens rien. Garde tes réflexions, tes cogitations, pour ce qui est à régler au sein de la personne, mais pour ce que tu es, il n’y a aucune utilité. Dit autrement, tu n’as plus besoin de te raconter des histoires, tu n’as plus besoin de croire, tu n’as plus besoin de mesurer, tu n’as plus besoin de discriminer. Il n’y a nul besoin de s’opposer ou de se confronter, et regarde comme cela te rend léger. Tu le vois, tu le vis ? Je ne t’ai pas demandé de dormir, j’attends ta réponse.

… je suis d’accord.

Tu ne peux pas dire « oui » tout simplement ?

… oui.

Merci. Parce que quand tu me dis « je suis d’accord », c’est la personne, quand tu me dis « oui », c’est toi.

… oui.

J’avais entendu, hein.

Question : depuis quelques mois je suis plutôt tranquille, mais je remarque que la Joie n’est pas toujours là et depuis que je vous écoute, je sens quelque chose percuter mon Cœur et comme une immense tristesse et des larmes qui sont là, et la Joie derrière mais pas encore tout à fait là.

Ne retiens rien. Je vais t’accompagner d’ailleurs, tu vas voir.

Tu y es, laisse la Joie mettre dehors la tristesse. La tristesse appartient à la personne, à l’histoire. Et quand je dis que je vais t’accompagner, on en reparlera ensemble la nuit, pas dans ton lit hein, mais je serai au pied. Laisse sortir, ne retiens rien, n’interprète pas. Allez, dors toi aussi, disparais, et quand tu auras disparu, je t’apparaîtrai, et tu constateras aussi, ce qui explique ce que tu vis maintenant, que tu m’as accueilli.

… Silence…

Qui veut passer par le fil de l’épée de la Vérité ?

Question : je voudrais dire « oui » à ce que vous avez à me dire.

Auparavant as-tu dit « oui » à l’Éternité ou hésites-tu encore ? Alors ?

… je dis « oui » à l’Éternité.

Alors je dis « oui » à ta demande.

… Silence…

Permets-moi d’ajouter quelques mots. Là où se déroule ta vie est très exactement ce qui t’a permis de dire « oui » à l’Éternité, au-delà de toute apparence, de tout conflit apparent. Alors souris aussi à ceux qui ne veulent pas te sourire et pardonne-leur, ils ne savent pas qui ils sont. La Vérité est une force bien plus grande que toutes les forces possibles sur cette terre, comme l’Amour et la Lumière. Rien ne peut l’imiter, rien ne peut l’égaler, elle est le support de la Vie, et au-delà des tremblements extérieurs de la personne, il y a ce roc qui, lui, n’a jamais dévié d’un iota, quelles que soient les interrogations de la personne. Alors je ne peux que te dire : « Bienvenue dans la perpétuité de la Joie », et n’oublie pas de rire de toi-même, car le rire envers toi-même est le pardon de la Grâce accordée à l’histoire et renforce ton assise éternelle, la Joie de ta Présence.

Question : je n’ai pas de question mais j’éprouve toujours beaucoup de joie à vous entendre et je vous remercie de ce que vous allez me dire.

… Silence…

Cela tient en ces mots que tu pourras te répéter. Ce n’est pas une prière ni une litanie, va au-delà des mots, même, même s’ils sont signifiants. Écoute : « Tu es la voie de la Vérité, la vérité de la Vie, et la vie de la Voie. »

… Silence…

As-tu reçu ?

… je rends grâce pour tout cet Amour que je reçois.

Dès l’instant où tu t’accueilles toi-même, il ne peut en être autrement. La Voie est ouverte, la Vie est là, la Vérité est manifestée.

… Silence…

As-tu autre chose à me dire ?

… merci.

Question : je vous remercie pour ce que vous nous apportez et pour m’avoir bien secouée il y a 5 ans. En l’Éternel Présent je n’ai pas de question mais j’accueille avec gratitude ce que vous avez à me dire.

Eh bien on va inverser, c’est moi qui vais t’accueillir. Je n’ai pas besoin de tes mots, je te remercie pour ce que tu as dit et je t’accueille, en silence.

… Silence…

Et je terminerai quand même par cette phrase : la Vérité n’a pas besoin de mots, l’antichambre de la Vérité est remplie de mots. Tu l’as traversée, alors toi et moi nous nous accueillons dans le silence.

… Silence…

Et puisqu’il y a de la place, tu accueilles tous les autres, et moi aussi.

… oui.

Pas trop, il faut qu’il y en ait qui restent éveillés encore… C’est jamais trop.

… Silence…

Alors je te dis, bienvenue dans la perpétuité de l’Amour.

… gratitude. Je nous aime.

… Silence…

Question : de là où vous êtes, que me conseilleriez-vous pour que je puisse vous rejoindre ?

Ne bouge plus, rejoins-toi toi-même d’abord. Tout le reste en découlera, ne bouge pas et regarde. De là où tu es, je suis, là où tu es en Vérité. Je suis déjà en toi, abolis cette impression de distance, abolis cette impression que nous sommes distincts, que je suis là et que tu es là-bas, ça c’est une illusion. Accepte, et donc accueille. Si tu accueilles, il n’y aura ni latence ni distance entre ton souhait et la Vérité, ils sont concomitants. Vois bien que c’est ton histoire, ton personnage, qui croit à la distance, que toi tu es là-bas et moi je suis là. En l’apparence cela est vrai, en la Vérité cela est faux. Il n’y a pas à se déplacer, bien au contraire, laisser le mouvement s’arrêter, le mouvement lié à la distance apparente, au filtre mental, au filtre de la personne, et constate.

… Silence…

Tu peux dire la phrase suivante.

… sous quelle forme se manifeste mon ego spirituel et en quoi je m’identifie à ce corps ?

L’ego spirituel ? Mais il est aux abonnés absents. Pourquoi te mets-tu des poids qui n’existent pas, d’où vient cette culpabilité, doublée d’une peur ? La peur et la culpabilité sont dans la personne, il n’est pas question ici d’ego ou d’orgueil spirituel, ni même d’une identification au corps. Ton corps pose certains problèmes, ils ne sont pas graves mais ils sont récurrents, et tu le vis. Et d’ailleurs je vois en toi beaucoup d’interventions qui ont été réalisées par la Lumière, par les Anciens surtout. Écoute bien ce que je te dis maintenant. Ton corps, qui n’est pas toi, se manifeste simplement au-delà de tout karma, de tout bazar, de tout passé. Ton corps te dit quelque chose, il le dit et il le crie de partout, ce n’est pas un problème d’identification.

Cette apparence de peur ou de culpabilité qu’exprime ton corps est une forme de technique trouvée de façon fortuite dans le déroulement de ta vie, afin que tu te sentes vivante ici. Ces crispations vécues, certes par intermittence dorénavant, ne sont que des aiguillons qui t’obligent, sans te contraindre, à être dans l’Ici et Maintenant, dans l’Instant Présent. Il te suffit alors simplement d’évacuer de toi toute notion d’orgueil ou d’ego spirituel. Je n’en vois pas, il n’y en a pas. Il y a juste qu’inconsciemment, mais c’est en train de s’éclairer, que les crispations te ramènent à l’obligation de t’occuper de toi. S’il y avait, non pas orgueil mais je dirais peut-être, dans un sens très dualitaire, péché spirituel, le péché spirituel est lequel ? Déficit d’amour de soi. Aime-toi franchement, aime-toi intégralement, et ôte de ta tête ces chimères d’orgueil spirituel ou d’identification au corps. Sois libre mais pas ailleurs ni demain, là tout de suite, il n’y a rien d’autre à faire. Tout ce qui devait être fait et remis en ordre l’a été.

Il te faut être plus dense, plus lourde dans ta Présence, et même dans ce qui est manifesté sur la scène de théâtre. L’Amour n’a pas à être caché, il n’a pas non plus à s’exercer comme une parade, mais il rayonne tout seul, il irradie. N’aies pas peur de toi, de ce que tu es.

Alors je te le répète, il n’est pas question d’ego spirituel ou d’orgueil, mais bien, vis-à-vis de toi-même, une non-affirmation complète, mais pas par les mots mais par ta Présence, de ton Éternité ici même. Retrouve la densité de ta Présence et tu trouveras en même temps la légèreté.

… Silence…

As-tu quelque chose à répondre à cela ou à exprimer ?

… à la fin c’est beaucoup plus léger et je vous remercie.

Dans la Joie de la Présence, la légèreté et la densité sont présentes dans le même temps. C’est ce que tu vis et c’est ce qui est normal, évident, simple. La densité de qui tu es rend léger la personne et l’histoire. Dans ton cas, tu n’as qu’à le constater, l’éprouver, comme tu le fais maintenant, et le corps n’aura plus besoin de se manifester de quelque manière que ce soit.

De manière plus générale, et pas seulement pour toi, retenez que tout ce qui est habitudes, même pratiques, tout ce qui est répétitif, que nous sommes bien obligés de faire tous les jours quand nous sommes sur terre, nous laver, nous brosser les dents, se lever le matin, tous les matins, le temps que dure le sac de viande, entretient l’illusion. De manière générale, autant que vous pouvez le faire dans votre vie de tous les jours, rompez les habitudes, car l’illusion s’appuie sur l’habitude, car l’ego s’appuie sur l’habitude. Il y trouve sécurité et confort, et il vous fait croire que cela est indispensable pour être ce que vous êtes. Il n’y a rien de plus mensonger. Vous avez besoin d’habitudes, de règles, pour la vie sociale mais pas pour votre vie, et vos habitudes, ne serait-ce que de sommeil, d’aliments, votre corps n’a pas à dépendre de cette fameuse horloge biologique qui est liée à la personne.

Ne vous restreignez pas, ne vous limitez pas. Alors bien sûr, je ne dirais pas ça à celui qui est enfermé en totalité dans sa personne et son histoire, mais à vous, je peux le dire. Un exemple : mets un réveil à 4 heures du matin pour manger et tu constateras qu’il n’y a non seulement aucun désagrément, mais qu’en plus tu t’affranchis des rituels. L’habitude, tout ce qui est répétitif, et qui pourtant ne fait que passer, vous enchaîne, enchaîne votre physiologie, enchaîne votre corps, enchaîne votre ego. C’est comme ça d’ailleurs que les egos se retrouvent. Ils se lèvent tous à la même heure pour aller au travail à la même heure, ils s’arrêtent tous au même moment pour manger au même moment. Vous avez vos boîtes à images où vous avez les informations à telle heure. Je pourrais multiplier cela à l’infini.

Dans votre vie personnelle non sociale, vous n’avez pas besoin de tous ces rites, ils vous enchaînent. Vous croyez que l’harmonie découle du rythme harmonieux de vos nuits, de vos repas, mais il n’en est rien, c’est une hérésie. Vous vous êtes programmés comme ça mais ce sac de viande est souple, il n’est pas figé même s’il périt, même s’il ne fait que passer, il est adaptable, à beaucoup de choses. Voyez que les habitudes, si rassurantes, prises au nom d’une orthodoxie qui vient je ne sais d’où… cassez les rythmes, je ne dis pas à chaque fois, ne remplacez pas un rythme par un autre mais stimulez l’imprévu, l’imprévisible, déclenchez-le, même au sein de l’éphémère, et là vous trouverez et vivrez la liberté intérieure.

Je ne vous demande pas d’ascèse, vous n’en êtes plus là. Méfiez-vous, si je peux dire des habitudes, l’ego a toujours besoin d’habitudes, et si vous avez trop d’habitudes, cela ne vient certainement pas de ce que vous êtes, ça vient de vos peurs. Beaucoup croyaient jusqu’à présent que l’habitude était la sécurité, était l’harmonie, mais face à l’Éternité, c’est le désordre, c’est l’absence de Liberté. Autant que vous le pouvez, brisez les habitudes dans tous vos rythmes auxquels vous semblez être soumis. Au sein même de l’éphémère, cela renforcera l’émergence de l’Éternité, de l’imprévisible, de l’Inconnu. Vous ne pouvez pas rester figés dans des habitudes du connu et laisser l’Inconnu apparaître, transparaître, s’installer.

Ne prévoyez rien, soyez disponibles même au sein de l’éphémère, ne tombez pas bien sûr dans l’excès ou les addictions, mais laissez s’exprimer là aussi la Vérité. Oubliez en quelque sorte les conventions intérieures chronologiques que vous vous êtes fixées vous-mêmes sous prétexte que ça allait mieux comme ça. Je parle de toutes les habitudes. Si vous êtes, comme vous dites, réglés comme du papier à musique à aller aux toilettes le matin en vous levant, eh bien refusez. Allez-y le soir ou la nuit. Vous verrez que vous trouverez quoi ? Une liberté, même au sein de ce corps. L’ego, le corps, le sac de viande, il adore les habitudes, et il vous fait croire que vous en dépendez, de manger à telle heure, de dormir à telle heure, d’aller aux toilettes à telle heure. Mais comment voulez-vous être libres à travers ce carcan que vous vous mettez vous-mêmes ?

Dans la Vérité, quel que soit l’âge de votre corps, quel que soit l’âge de votre ego, si vous rompez les habitudes, le corps sera joyeux et la Vérité sera là. C’en est à ce point-là aujourd’hui. Tout ce qui vous rassure ne fait que vous enfermer. Voyez cela, les uns et les autres d’ailleurs. Je parle bien de vous intimement, pas bien sûr de ce qui est social, relationnel, qui nécessite des horaires et peut-être encore des conventions, mais ne vous imposez pas de l’intérieur, concernant votre fonctionnement, des choses comme ça. L’habitude, les rituels quels qu’ils soient, vécus avec le corps ou avec la conscience éphémère, maintiennent les verrous de votre porte de prison, vous obligeant à rejouer inlassablement les mêmes scènes, les mêmes événements, vous les avez créés.

Bien sûr, je ne vous demande pas de ne plus vous occuper de vous, mais de vous en occuper différemment. Qui décide ? Ce que vous avez fixé dans votre tête, ce que le corps a décidé, ou ce que vous, vous avez décidé ? En résumé, qui est le maître à bord ? La physiologie, les pensées, ou vous ? Alors soyez simplement raisonnables, ne vous mettez plus de carcan, il y en a suffisamment sur la scène de théâtre. La vie sur ce monde, regardez-le objectivement, indépendamment de votre histoire, ce ne sont que des éternelles répétitions durant toute une vie. Si vous êtes adultes et autonomes, qu’est-ce qui vous empêche de ne plus vous appuyer sur cette horloge interne que vous avez créée vous-mêmes ?

Je vous rappelle que l’intelligence de ce sac de viande est parfaite, ce sac de viande est souple, adaptable, quel que soit l’âge, mais si vous-mêmes, par vos actions, vous rigidifiez les choses, vous les ritualisez, vous vous piégez vous-mêmes. Je ne veux pas vous convaincre, vérifiez-le, vivez-le par vous-mêmes.

Cela fait partie de la spontanéité, et donc de la Vérité, être disponible pour l’imprévu, être disponible pour l’Inconnu, et sur tout ce qui est connu et balisé, chronométré, géré, contrôlé, vous avez quelques petits soucis. Quoi que vous ayez constaté auparavant, que par exemple de manger à telle heure permettait d’éviter d’avoir des maux de ventre ou je ne sais quoi, c’était vrai à l’origine puisque vous l’avez constaté, mais qui vous dit que c’est vrai aujourd’hui ? De quoi avez-vous peur ?

La Joie, la Vérité, l’Amour, la Lumière, c’est cela qui est important, ne croyez pas trouver ces choses importantes dans les rituels, dans les habitudes que vous vous êtes fixés. Soyez neutres et vierges à chaque instant, ne soyez pas stéréotypés, ne soyez pas répétitifs, ne figez rien, même dans la personne, je vous l’ai dit, y a suffisamment d’éléments extérieurs qui sont là pour vous figer. Comment vous appelez ça ? Assurances-vie, assurances sociales, assurances maison, assurances de partout. Voyez-vous le degré d’inepties de la société dans son ensemble qui veut se prémunir de tout, qui veut la sécurité, le plein emploi, l’eau courante, l’électricité, toutes ces choses qui en définitive, si vous êtes honnêtes, n’ont fait que vous faire entrer en léthargie ? Ah c’est confortable, mais dans le confort, vous dormez, vous ne disparaissez pas, vous êtes anesthésiés, même si c’est rassurant, et c’est rassurant pour l’ego, mais c’est pas du tout rassurant pour ce que vous êtes.

J’attends la suite.

Question : je n’ai pas de question particulière et j’accueille ce que vous avez à me dire en vérité.

Tu constates déjà largement par toi-même tout ce qui a pu changer en une année écoulée. Tu constates par toi-même que des éléments qui t’encombraient ne t’encombrent plus, il y a une forme à la fois de vigilance et de spontanéité qui a ouvert, si je peux dire, en grand les vannes de l’Accueil et tu constates que la véritable liberté est là. Cela te semble effectivement de plus en plus évident et c’est la vérité. Il ne manque rien, il y a juste à amplifier. Comment ? En magnifiant, si je peux te dire, l’Accueil dans l’Instant Présent. Fais que chaque instant présent soit vierge, ne soit pas coloré par toutes tes expériences passées, par le besoin parfois encore de relier les choses entre elles, bref d’accroître, si je peux dire, la spontanéité encore plus que ce qui est déjà produit et réalisé, c’est tout. Et là aussi tu constateras, comme je l’ai dit précédemment, un allègement de la personne et une densité, une présence de l’Amour qui ne laissera planer aucune interrogation. C’est déjà en quelque sorte en route. Passe la vitesse supérieure et ne bouge pas.

… Merci.

… Silence…

Deux minutes de silence comme ça, avant de continuer.

… Silence…

Allons-y.

Question : au cours de votre intervention, hier et aujourd’hui, j’ai ressenti une vibration intense dans toute la poitrine. À la fin, j’ai été pris d’un rire extrême et j’aurais voulu embrasser tout le monde. J’ai ressenti de la jubilation. Que m’avez-vous fait ou que me suis-je fait ?

Et je peux savoir pourquoi tu n’as pas pris tout le monde dans tes bras, pourquoi tu as gardé ça pour toi ? Qu’est-ce qui t’a freiné ? Ce que tu nommes jubilation est le Feu Igné. La vibration accompagne la conscience. Ne mets pas de frein, cela va se reproduire, alors si tu dois embrasser un arbre, une pierre, fais-le, partage, donne. D’ailleurs tu peux pas le garder pour toi. Quand cela va revenir, embrasse tout, embrasse-toi, n’aies aucun scrupule ni aucune retenue, tu peux même aller embrasser ta voiture, tout ce qui passe, avec le même élan, la même générosité, la même jubilation. Ne te prive pas, y a pas de conventions. Si tu aimes et que tu embrasses dans cet état, tu ne peux déranger personne, bien au contraire.

Alors, comme je te l’ai dit, cela va se reproduire ; ne freine rien, embrasse tout ce qui passe à côté de toi, ne fais pas de différence. Là est la spontanéité et la Vérité, pas dans les conventions. Je vais prendre un exemple et je terminerai pour vous laisser à votre pause là-dessus. Il vous arrive très souvent, certainement, quand vous vous retrouvez, de vous prendre dans les bras, c’est normal, c’est humain, vous vous retrouvez, mais quand ce genre de chose se produit, alors allez-y, ouvrez les vannes, parce que c’est spontané, ce n’est pas lié à une rencontre ou à une retrouvaille mais c’est avant tout les retrouvailles avec votre Éternité. Dans cette jubilation, comme tu dis, y a pas d’histoire, y a pas d’origine, y a pas de lignées, y a juste la Vie. C’est la Vérité, la seule qui soit immuable.

Question : il y a encore des souffrances et des peurs qui remontent en moi et m’empêchent de trouver la Joie du Cœur. Pouvez-vous m’aider ?

Ces peurs qui remontent, tu les as identifiées quant à la causalité, quant aux manifestations elles-mêmes ? Oui ou non ?

… pas toutes.

Bien, quand une peur remonte, comme tu dis, tu fais quoi ? Tu as peur d’accord, mais après, tu luttes, tu t’opposes, tu veux comprendre, tu veux éradiquer, c’est ta demande d’ailleurs, mais en faisant ça, tu la nourris. Voir les choses, ce n’est pas leur donner corps, ce n’est pas les arrêter, ce n‘est pas y succomber. La problématique, et c’est souvent, si ce n’est toujours comme ça, quelque chose surgit, blessure, peur, habitude, mental, peu importe, quelque chose arrive. Qu’est-ce qui se passe à ce moment-là ? Surtout si c’est la peur, elle vient donner la peur. La peur qui remonte génère la peur de la souffrance, de la limitation, et là tu es piégée.

Il faut oser traverser les peurs, ne pas les arrêter. Change de point de vue, regarde-les passer. Si tu y arrives ne serait-ce que quelques minutes, la peur n’est plus là, ce qui veut dire, inconsciemment, que ton attitude nourrit la peur ; ce n’est pas des mémoires, cela vous a été expliqué, c’est des habitudes. Alors si tu as peur, quand ça remonte, si tu es chatouilleuse, fais-toi chatouiller. Regarde un film, distrais-toi, ne t’alanguis pas sur ce qui est vécu, ne lui donne pas corps, ne lui accorde aucun crédit car comme tu le vis et le sais, ces peurs remontent et elles disparaissent entre temps, oui ou non ?

… oui.

Donc raison de plus. Ce n’est pas pareil qu’une souffrance chronique ou une peur chronique, installées, c’est des épisodes de peur. Le simple fait aujourd’hui de les regarder, tu leur donnes corps, tu leur donnes présence. Je ne t’ai pas dit de l’ignorer, je t’ai dit de la regarder, je ne t’ai pas dit non plus de l’expliquer, ni même de la comprendre. Alors je sais pas, quand il y a la peur, trouve-toi quelque chose, n’importe quoi, je t’ai dit, regarde un film, ça peut être agiter une clochette pour ne pas être figé. Regarder et traverser ne veut pas dire être figé, ça veut dire demeurer dans l’observateur, ne pas la nier, parce que si tu la nies elle va se renforcer, de l’accueillir là aussi.

C’est dans l’Accueil aujourd’hui que se trouve la capacité de la résolution par l’Intelligence de la Lumière, et non pas en nourrissant, non pas en ayant peur de la peur, parce qu’elle est incomprise, parce que tu ne sais pas d’où elle vient. C’est réellement, non pas une technique ni une aide extérieure, c’est une compréhension, non pas de la peur mais des mécanismes propres de ta conscience quand cela se produit. La peur est éprouvée et vécue avant qu’elle ne te paralyse, comme c’est le cas dans certaines occasions.

Frappe-toi la poitrine, appelle une amie, mais pas pour parler de la peur ou dire « j’ai peur », pour parler de tout autre chose, du temps qu’il fait. Dérive la conscience même au sein de l’éphémère. À ce moment-là tu ne peux plus nourrir la peur, et comme elle ne sait plus comment t’accrocher, eh bien elle disparaîtra d’elle-même. C’est ça l’Intelligence de la Lumière, c’est ça l’état de Grâce. Regardez, dans les dernières années de ma vie, j’avais ce que vous appelez un cancer, à un endroit qui donne des douleurs terribles. Ah certes j’ai senti une fatigue, mais j’étais toujours le même. Quand vous êtes libérés ou en voie de, quand l’Esprit se révèle, attention à ce que vous nourrissez. Surtout quand la peur arrive, ne la laisse pas te prendre à la gorge, au ventre, ne t’oppose pas, ne résiste pas, mais occupe-toi d’autre chose. Ça ne veut pas dire t’en détourner, comme je l’ai dit, ça veut dire dériver la vibration de la Lumière, la conscience et la pensée, sur quelque chose de plus agréable. Ça ne marchera peut-être pas la première fois, parce qu’il y a la peur de la peur, mais ça marchera très vite.

D’une manière générale, dans ce que je vois, il y a une forme non pas d’émotivité mais d’impressionnabilité, c’est-à-dire d’imprimés d’impacts trop importants. Cela veut dire quoi ? Que ta conscience est tournée vers la projection. Demeure tranquille, dans le silence, parle avec une amie d’autre chose. C’est toi, je ne dis pas que tu es responsable de ces peurs, que ce soient des habitudes ou des blessures, peu importe, c’est la conduite d’aujourd’hui qui n’est pas adaptée. Ce que tu regardes le nourrit, ce que tu observes est traversé et ne peut être arrêté. C’est en ce sens que j’emploie le mot « dérive », dérive ta conscience, ta pensée ; à ce moment-là, quelle que soit la cause de la peur, de la douleur, elle ne pourra pas te saisir. Le résultat sera différent quant à la durée, quant à l’intensité, quant à la fréquence, et très bientôt tu en riras.

Alors le maître du temps dit quoi ?

… Merci Bidi.

Je vous remercie, alors je vous dis à tout de suite.



* * * * *




_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Lun 30 Oct - 15:42 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


BIDI

Partie 5 – Questions/Réponses



Eh bien Bidi est ici. Nous installons l’Accueil et le Silence avant de reprendre.

... Silence...

Alors je vous écoute.

Question : je souhaiterais simplement témoigner d’une joie et d’une légèreté intense en le silence du cœur, et avec tous. Pas de demande particulière.

Alors nous accueillons ton témoignage. Il ne te reste plus dorénavant qu’à demeurer ainsi tout le temps, en permanence. Profite de cette occasion qui t’est offerte par toi-même pour réaliser que ce qui se produit en ma Présence est exactement la même chose qui se produit en ta Présence. Tu n’as rien à retenir, ni aucune règle à observer, mais simplement laisser se déployer toujours et encore ce qu’il se produit maintenant, et c’est ce qui va être le cas pour un nombre toujours plus grand d’entre vous. Quelles que soient les vicissitudes de votre vie, quels que soient les ennuis, les obligations, tout cela va s’effacer devant cette béatitude, sans effort, avec évidence, et je dirais même ‒ pour une fois je me situe dans votre temps ‒, chaque jour qui va passer va voir, chez nombre d’entre vous, cette légèreté, cette Joie à nulle autre pareille, prendre le devant de la scène et prendre les commandes.

Abandonnez-vous à cela. Ne l’expliquez pas, ne le comprenez pas, mais vivez-le avec intensité, avec vérité, avec humilité, vous n’avez besoin de rien d’autre. Même pas de savoir de quoi va être fait demain ou l’instant suivant. Vous n’avez besoin d’aucun point d’appui ou de repère dans votre passé, dans votre histoire, ni dans aucun modèle. Dépouillez-vous. Mettez à nu ce joyau, pas par une action mais par une évidence qui est là. Là est la Vérité, celle qui vous place dans la permanence de la Joie, dans la permanence du Cœur et de l’Éternité. Ce n’est pas un effort, c’est tout le contraire, vous le vivez, pour certains d’entre vous. Et même si l’expérience a été vécue auparavant ou même si elle n’est pas encore vécue, là est la Vérité, là vous êtes simples et là vous êtes vrais.

Faites la différence, même en pensant à des souvenirs heureux. Il n’y a pas de points de comparaison possibles. Cette Joie sans objet, cette légèreté, cette Évidence, est indépendante de toute circonstance de votre vie, de votre âge, de vos misères comme de vos joies éphémères. Il n’y a rien d’autre, tout le reste découle de là, tout le reste ne fait que passer. Et ce qui est là, même par expérience, ou qui sera là, est l’Unique, l’Ultime, le témoin indirect de ce qui se redessine et de ce qui est retrouvé. Et quand vous êtes dans cet emplacement-là qui est le plus juste, vous n’avez plus besoin de mots, vous n’avez plus besoin de projections, vous n’avez plus besoin de conscience, vous irradiez à l’infini, dépassant largement le cadre de cette terre où vous êtes posés.

Bienvenue chez vous, et cela est contagieux, vous le verrez, bien plus contagieux que le pire des virus. Tout découle de là, tout y est inclus. C’est votre nature, c’est notre nature Une. N’essaie pas surtout de le retenir ou de reproduire dans ta mémoire, il est là. Et là, tu es la Vie et non plus ta vie étriquée avec tout ce qui passe, qui apparaît et qui disparaît.

... Silence...

Qui parle maintenant ?

Question : merci pour la force que vous rayonnez et la joie que vous apportez. Je n’ai pas de question mais j’accueille ce que vous pouvez me dire.

Je te répondrai à toi qu’au vu de ce que tu dis et vis, au vu de ce que je vois, il n’y a plus rien besoin de te dire, il te reste à le vivre, à chaque souffle, en chaque occasion. Il ne tient qu’à chacun de vous, dorénavant, que cela ne s’éteigne jamais, que cela ne disparaisse jamais, quoi qu’il arrive, parce que vous n’êtes plus votre vie, dans ces cas-là, mais la Vie. Tout le reste se fait naturellement, sans effort je le répète, avec évidence, avec facilité. Vous vous retrouvez, vous vous êtes reconnus. Et si ce n’est pas aujourd’hui, ça sera dans un autre Instant Présent, c’est en cours. Alors quelle importance que la fin du Kali Yuga ? Qu’est-ce qui peut être important pour prendre le devant, par rapport à cela qui est vrai, qui est unique ? Là est la seule unique spiritualité, tout le reste ne sont que des bavardages, des illusions qui passent.

Vous n’avez pas besoin de vêtements spéciaux, vous n’avez pas besoin et tu n’as pas besoin de mots spéciaux dorénavant, tu n’as besoin de rien. Laisse-toi vivre et laisse la Vie te vivre. Vous allez d’ailleurs constater que si vous voulez revenir, ce que je doute, en arrière, cela déclenchera une forme de souffrance qui n’est pas une souffrance physique mais parfois un sentiment de perte, or vous ne pouvez plus vous perdre. En quelque événement que vous ayez à vivre, intimement ou collectivement, ramenez ce que vous êtes à cela. Tout le reste passe, tout le reste se déroule, et vous, vous demeurez, quoi que deviennent votre corps, votre histoire, votre monde. Ça n’a plus aucune importance. Tout est relatif dans ce qui passe.

Ce que vous vivez là pour certains, pour beaucoup, ici ou ailleurs, est l’unique Vérité. Je pourrais dire que c’est la seule clé qui peut être utile, la seule porte qui n’existe pas. C’est le seul emplacement juste, totalement vrai, absolument vrai. Oubliez même les notions d’Absolu, d’Ultime et de tout ce que vous voulez, parce que là vous êtes très précisément dans l’antichambre. Vous êtes au bon endroit, à la bonne place. Je ne vous demande pas de me croire, mais éprouvez-le par vous-mêmes. La seule solidité ne peut venir que de là, la seule certitude, là où même les incertitudes de votre vie, de votre monde, sont reléguées aux oubliettes, comme une vaste farce ‒ qu’elle est. Ici, vous n’avez besoin de rien d’autre.

L’Esprit se retrouve, la Vérité s’étale au grand jour. Imbibez-vous entièrement dans cela. Et si cela ne vous est pas perceptible, n’ayez crainte, ça va vous tomber dedans aussi, c’est inéluctable. Il ne peut pas y avoir d’autre issue possible que la Joie, ce Saint des Saints, et remarquez, pour nombre d’entre vous ici et ailleurs, que même les étapes intermédiaires de ressentis de la vibration, des circuits, des chakras et que sais-je encore, est relatif.

Je dirais même qu’il y a plus de certitude dans cette légèreté et dans cette Joie que dans le fait de ressentir et de vivre certaines sensations, certains ressentis, certaines expériences. Là, vous n’êtes plus dans l’expérience, vous êtes dans l’État au-delà de tout état, quoi que vous dise votre personne, votre mental, vos vibrations. C’est simple. Vérifiez, constatez, n’arrêtez rien. Et chacun d’entre vous qui se retrouve permet à d’innombrables autres frères et sœurs de se retrouver. C’est facile. C’est pas un travail, c’est pas une ascèse, c’est le « oui » total à l’Éternité et à la Vie, pas à la parodie. Tout y est.

... Silence...

Qui d’autre veut parler, exprimer, demander, dire ?

Question : je n’ai pas de question, j’accueille avec gratitude infinie votre réponse.

... Silence...

Alors voilà ce que je te dis, qui n’est pas une réponse à proprement parler à une question qui n’existe pas, mais bien plus une résonance qui va se produire en l’instant ou plus tard, peu importe. Là aussi, ne cherche pas à comprendre, accueille. La valeur que tu donnes à quelque élément de ce monde en quelque aspect de ce monde ne pourra jamais s’approcher de la valeur de qui tu es. Alors tourne-toi en toute sincérité, en toute vérité, sur cette valeur qui jamais ne peut être amoindrie, jamais ne peut être jaugée, soupesée. Ainsi, ce qu’il reste de fardeau ne pourra plus être présent. Ne t’intéresse pas au fardeau mais à la valeur, ta valeur en ce que tu es. Il n’y a rien de plus estimable, c’est l’or le plus pur, c’est le seul trésor et c’est ce que tu es, et cela n’a pas de prix. C’est un baume. Ainsi plus aucun manque ne peut advenir quoi qu’il manque au sein de la personne, apparemment. Mais la sensibilité à l’apparence, au « je », disparaît ainsi pour toi.

... Silence...

Écoute le silence, il parle vrai. Entretiens-le, nourris-le, par ton sourire. Il te faut, comme à chacun de nous, de vous, vivre cela, cette exclusivité de l’Amour, de la Joie, de la légèreté, qui inclut tout le reste dans la même fraîcheur, dans la même légèreté, dans la même évidence. Là est la véritable humilité, de reconnaître ce trésor, de retrouver la Vérité qui n’a jamais bougé, et tout le reste s’éclaire, non pas au sens mental, en tant que compréhension ou explication, mais cela s’éclaire parce que cela est Vérité. Et cette Vérité est une certitude inébranlable qui ne souffre aucune discussion, aucune interrogation. Vous le savez, c’est ce que vous êtes, sans aucune exception, quel que soit encore peut-être l’emplacement actuel.

Cette contagiosité dont je parlais, elle n’est pas linéaire ou arithmétique, elle est exponentielle, pour vous comme pour autour de vous. Le mouvement est enclenché, l’immuabilité apparaît, balaie tout ce qui n’a plus lieu d’être, dedans comme dehors. Regardez autour de vous. Et plus vous rentrez dedans et plus vous regardez dedans, plus vous êtes immuables, plus vous êtes légers, plus la densité de la Joie prend tout l’espace et tous les temps. Il n’y a plus de place pour la personne, il n’y a plus de place pour n’importe quel charabia spirituel.

Vous n’êtes plus en état de Grâce, vous êtes la Grâce. Il n’y a pas besoin d’état, ce n’est pas une expérience. Même si cela vous semble passé, ça ne passera jamais. Et là-dedans, il n’y a pas de place pour la souffrance, pour les regrets, pour les projections, pour l’attente, pour l’espoir, ni pour aucun désespoir, et là vous pouvez le dire : tout est accompli, oui. En cela vous sortez du temps, vous n’êtes plus affectés par quelque temps à attendre ou qui passe.

... Silence...

Qui parle ?

Question : je n’ai pas de question mais j’accueille avec joie et gratitude ce que vous pourriez me dire.

Vous avez trouvé une formule toute faite, hein. Mais c’est bien, c’est simple.

Et toi, qu’as-tu à me dire de ce que tu es ?

… que c’est accompli.

Et ?

… et que c’est simple.

Et ?

… et que c’est la Joie perpétuelle qui a commencé.

Alors non seulement c’est contagieux, non seulement c’est exponentiel, et ça va devenir de plus en plus grave, cette Joie, cette légèreté, cette densité. Ne mettez plus de barrières. Portez la bonne nouvelle, non pas en parlant mais en étant ce que vous êtes, ça suffit amplement, largement. Je le répète, pour toi comme pour chacun, tout découle de ça, le Saint des Saints. Y a pas besoin d’histoire, y a pas besoin de temple, y a pas besoin de corps, y a pas besoin de conscience, même si c’est votre conscience qui le vit. Vous êtes la Vie. C’est vrai, et tout ce qui vous semblait vrai avant ne peut plus être vrai face à cela. Alors partagez, et la meilleure façon de partager, c’est de laisser être ce qui est. Comme disait l’un des Anciens, soyez fainéants.

Gardez vos forces pour ce que la personne a à faire, mais cette force-là qui apparaît, transparaît, ou est retrouvée, est votre nourriture. Vous vous nourrissez de vous-mêmes et cette nourriture est en surabondance, elle ne peut jamais manquer, elle est perpétuelle, permanente, irrémédiable. En cela qui n’est pas un état, ça ne peut pas disparaître, ça ne peut que grandir, ou en tout cas vous donner l’impression que ça grandit, mais ça a toujours été là, intact, simplement ça prend tout l’espace et tous les temps.

... Silence...

Alors qui parle ?

Question : je vous remercie pour tout ce que vous m’avez appris, mon cœur est dans la joie désormais et d’une reconnaissance infinie, et il est grand ouvert pour entendre ce que vous avez à me dire.

N’oublie pas aussi la reconnaissance pour toi. Sois reconnaissante envers ce que tu es, c’est-à-dire le Tout, partout, et le rien ici, quoi que tu joues comme rôle, que tu dois accomplir pourtant. Mais je rectifie un mot, je ne t’ai rien appris si ce n’est à désapprendre. Tout au plus, je veux bien être l’oubli de ce qui est connu et je ne vous ai jamais rien appris si ce n’est, comme je viens de le dire, à désapprendre, à vous débarrasser du superflu, de ce qui vous obstrue. Et je ne peux rien revendiquer, cela vient de vous, réellement et concrètement. Vous avez accepté quelque part de ne plus faire d’efforts, de vérifier par vous-mêmes, en vous-mêmes, d’oublier tous les discours, toutes les expériences qui sont passées. Vous avez osé être nus, simples, vrais. Même si ça ne dure que cinq minutes, ça suffit. Tout est changé, tout est retrouvé.

Et en cela vous êtes dans le vrai service, dans le vrai don, celui qui n’attend rien en retour, ni récompense, ni remerciements, ni gratitude, parce que cela est Évidence. Je suis chacun de vous, vous êtes chacun de moi, en vous et en moi. La Source l’avait dit, le Sauveur est en vous, révèle-le. Nous vous avons toujours dit que c’est vous qui faisiez ce dernier pas. Bien sûr, y a ce qui est avant, mais je vais vous dire sincèrement, même cet avant, par rapport à ça, c’est des foutaises. Ça vous a permis simplement d’alléger les poids les plus lourds. Les poids de la peur, les poids du soi-disant karma, les poids du mental, de vos histoires, vos habitudes. Mais la Joie, elle n’est pas là, elle est dans ce qui se passe maintenant. Que vous soyez libérés, que vous soyez éveillés, que vous soyez vibrants, que vous ne sentiez rien, ne fait plus de différence aujourd’hui. C’est ça qui se produit. Quand je dis que vous retrouvez ce qui a toujours été là, quand il y a cette Joie, vous savez automatiquement que c’est la Vérité, qu’il ne peut pas y en avoir d’autre. Tout le reste est futile, vous le constatez par vous-mêmes.

Qui veut dire ou parler ?

Question : je n’ai pas de question non plus mais j’écoute avec grâce ce que vous avez à me dire.

... Silence...

Écoute le Verbe d’Amour qui s’épanche en ton être. Il chante la Résurrection, il chante l’Évidence. Pour l’instant, ce n’est qu’un murmure, mais ce murmure va devenir rugissement, éclatement, de Joie, de limpidité. Exerce ta gratitude sur toi-même, même si ce n’est qu’un murmure. Encourage-le. En cela il n’y a pas de questions ni d’explications, en cela il y a juste ce qui est vrai.

Ce que vous nommez Théophanie, aujourd’hui, vous la vivez avec vous-mêmes. Je ne suis qu’un catalyseur, je n’agis pas, je ne fais rien. Ce que vous percevez et sentez est votre résonance éternelle.

Le murmure devient rugissement, le rugissement devient le Chœur des Anges, le Chœur des Anges vous conduit au Paraclet, l’Impersonnel est vécu, le Christ est trouvé, la Liberté va avoir lieu. Ne laisse plus les pensées ordinaires contrarier ce rugissement qui vient. Ne te préoccupe ni de demain ni d’hier, laisse venir à toi cet enfant intérieur.

... Silence...

Qui veut parler ou dire ?

Question : je n’ai pas de question. J’accueille votre Lumière dans la joie et je suis à vous.

... Silence...

Ma Lumière, comme tu dis, est ta Lumière. La Lumière est infinie, elle ne peut être propriété de quiconque car elle est à chacun la même, quel que soit le rôle, quelle que soit la scène de théâtre qui est jouée. En cette Joie-là et cette Lumière-là que tu es, il n’y a ni bien ni mal, il y a le Tout, la plénitude, la Félicité, où le bien et le mal ne peuvent même plus être conçus ou imaginés. Ce qui est là met au tombeau, de manière définitive, ce qui pouvait sembler vous entraver, vous limiter, vous restreindre. Tu es bien plus vaste que ce que tu peux imaginer, anticiper ou rêver. C’est tellement vaste que rien ne peut y échapper.

Ainsi, tout ce que tu as à vivre, ici ou ailleurs, se fait dans la même légèreté, dans la même évidence, dans l’acte le plus précis, matériel, comme dans l’acte le plus subtil, le plus invisible.

Voilà longtemps, quelques années je crois, vous utilisiez la réponse du cœur face à des choix, à des décisions, quelles qu’elles soient. Aujourd’hui, et chaque jour, le cœur a réponse à tout. Déjà parce qu’il y a Évidence et la réponse est le Silence, alors la Joie s’expand toujours plus. C’est une jubilation, comme ça a été dit, c’est une Félicité. Vous ne pourrez trouver aucun qualificatif satisfaisant, c’est pour ça que le silence est important. Non pas afin de conserver dans un écrin mais bien au contraire de laisser toujours plus émerger, apparaître cela.

Rien ne peut rivaliser, se confronter à cela. Tout ce qui voudrait s’opposer en vous, en votre personnage, en votre vie, à cela, ne peut qu’être consumé par le Feu de l’Amour. Ce Feu de l’Amour agit, même si ce n’est pas dans l’immédiateté, vous constaterez très vite que ces mots ne sont pas des mots en l’air mais des mots vrais. Quand il vous est dit, par de nombreux enseignants, que l’Amour est la force la plus puissante, vous allez en vérifier l’exactitude. Vous allez aussi vérifier qu’aucune peur ne peut s’installer, elle est brûlée, qu’aucune souffrance ne peut perdurer, elle est dissoute.

Si je pouvais trouver une image, vous êtes en cours d’identification de vous-mêmes. Comme j’ai dit, vous vous retrouvez. Ce n’est pas quelque chose que vous trouvez, parce que ce qui était inconnu au sein de la personne, au sein de qui vous êtes, c’est quelque chose qui est connu, qui ne laisse aucune ombre, rien en suspens, tout est clair et limpide. Alors il ne reste plus qu’à aller en paix, à vivre ce que la vie te fait vivre. Plus rien ne peut être perdu ou occulté. Voilà la Liberté. Toutes les autres vérités ne peuvent découler que de là.

Vous allez être toujours plus nombreux à voir et à vivre que la tête ne vous sert à rien, qu’elle a servi simplement à maintenir une histoire, le faux, à interagir les uns avec les autres. Étant cloisonnés et séparés apparemment, il fallait des moyens de communiquer, de raconter chacun son histoire, mais là, ce que vous vivez, il n’y a qu’une seule histoire, elle est commune à chacun, c’est juste des différences de formes et des histoires annexes. Cela ne vous limite en rien, cela fait tomber toutes les limites, même de votre corps.

... Silence...

Qui veut parler ?

Question : un grand merci de tous ces partages de Joie et de Vérité. Je n’ai pas de question et je suis tout ouïe et très heureuse de l’être.

Alors comment dois-je entendre le tout ouïe, « tout ouïe » ou « toute oui » ?

… tout ouïe.

Mais je te préfère « toute oui ». Alors écoute, ma sœur, écoute ce que je dis à ton cœur.

... Silence...

Ce que j’ai à te dire tient dans ton sourire et dans mon sourire. Alors je te le dis, maintenant que tu as dit « oui » et que tu es tout ouïe, souris, car le sourire est le rempart inviolable aux affres illusoires de ce monde, en quelque circonstance ou événement que ce soit, et le sourire de tes lèvres est le sourire de ton Cœur. Alors l’éclat de l’œil devient la radiance du Cœur, alors, dans le silence des mots, l’Ange de la Présence chante ta Résurrection. Qui pourrait avoir l’orgueil ou la vanité de s’opposer à cela ? Même ce qui a été appelé je crois, par le Commandeur, les méchants garçons ou les guignols, ne sont que des fantômes tant qu’ils jouent ce jeu. Ils ne peuvent rien contre le sourire, ils ne peuvent rien contre la Liberté. D’ailleurs, pour eux, c’est une très grande leçon, afin de les aider à se retrouver, eux aussi. Rien n’est grave en l’Amour, tout est juste. Étant retrouvés, tout est parfait, entièrement et totalement.

... Silence...

Qui souhaite parler ?

… Nous arrivons bientôt au terme du temps imparti mais on peut prendre encore une question, il y a encore d’autres demandes.

Alors je suis à votre disposition à un autre moment, si vous le voulez bien.

Y a-t-il encore une dernière question ?

Question : à chacune de vos présences parmi nous, je suis dans une Joie incommensurable et j’ai une profonde gratitude pour l’aide que vous m’avez apportée il y a quelques mois.

Alors je souhaiterais quand même te dire une seule chose : mais je suis toujours là, comme tu es toujours là, ne l’oublie jamais. Ce que tu perçois ne vient pas de moi mais de toi, c’est ce que tu es. Même ça, à la limite, tu dois le retourner vers toi. Je suis entièrement toi, non pas dans une forme mais dans le joyau. Je suis toujours là comme tu as toujours été là, quelles que soient les apparences et les vicissitudes de cette illusion. Accepte-le, et surtout éprouve-le, vis-le. Tu n’as pas besoin d’objets, de photos de moi ou d’autres. Tu n’as pas besoin de penser à moi. La pensée, c’est dans la tête, je suis dans ton Cœur. Je suis ton Cœur, tout le temps, en tout ce qu’il arrive.

… Silence…

Alors il est peut-être temps de reposer vos oreilles. Et comme il y a de la demande ‒ d’ailleurs j’ai rien à négocier ‒, je reviendrai quand je veux. Ah, on me dit qu’effectivement vous avez une histoire importante à écouter demain, je reviendrai après. En attendant, même dans le silence, je ne peux pas disparaître. J’ai totalement disparu et la disparition vous fait apparaître de partout.

Alors, si j’ai un souhait à formuler, c’est pas une demande mais un souhait qui vous apparaîtra évident. Ne quittez pas cela, cela ne peut pas vous quitter, quoi qu’il arrive ; quelles que soient une peine, une douleur, une souffrance, une maladie, ou une joie, c’est toujours là. Eh bien Bidi va vous saluer, et Bidi va revenir.

En chacun de vous, la Paix, la légèreté, et comme disait l’autre, je crois, dans votre littérature : « Un pour tous, tous pour Un. »

À bientôt.


* * * * *




_________________
"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Mer 1 Nov - 14:20 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


BIDI

Partie 6 – Questions/Réponses



Eh bien Bidi est avec vous. Installons le silence quelques minutes.

… Silence…

Eh bien nous allons pouvoir reprendre nos échanges. Qui prend la parole ?

Question : je n’ai pas de question particulière mais c’est avec reconnaissance que j’accueille si vous avez quelque chose à me dire.

Eh bien je constate que tu t’es rendue à l’évidence de ce que tu es. Ainsi donc le témoin que tu es voit avec de plus en plus d’acuité ce qu’il peut rester à voir dans les bribes d’histoires récentes, et tu constates par ailleurs qu’il existe de moins en moins d’éléments et d’évènements de cette histoire, présente ou passée, qui peut encore perturber quoi que ce soit de ce témoin. Il y a donc une forme de stabilité te conduisant naturellement et de manière de plus en plus spontanée, sans effort, sans volonté et sans désir, à ne plus être affectée par ce qui pouvait encore t’affecter venant de ton corps ou de l’histoire voilà encore peu de temps. Tu t’attendais peut-être à quelque de chose de plus spectaculaire ou plus décoré, eh bien non, c’est la vacuité, le Silence, là où il n’y a besoin de rien d’autre. Ne sois pas déçue d’être passée de celui ou celle qui cherche à voir, à comprendre, à vivre des expériences, à celui ou celle qui se laisse vivre par la Vie.

Il te faut dorénavant, simplement te placer dans cette posture d’accueil quelles que soient les circonstances, et pas seulement dans les moments où tu es tranquille, paisible et seule. Le témoin est présent à chaque instant. C’est une attitude de ton mental, de ton personnage, qui se rectifie profondément et te permet de découvrir ce qui est au-delà de toute expérience, de tout contact même, je dirais, avec autre chose que l’essentiel. Tu n’as donc pas besoin de bâtir d’histoires intermédiaires, ni même de recevoir d’autres compréhensions ou d’autres explications ; pour chacun comme pour toi, c’est essentiel.

Je dirais que la Paix, et bientôt la Joie, est l’élément le plus important, car chaque fois que cela est vécu, et ce de plus en plus souvent, tu constates qu’il en découle encore plus d’apaisement, de tranquillité. Même le corps, au travers de son usure normale, ne t’impacte plus. Ainsi les vertus du Silence, non pas seulement des mots mais surtout de la conscience elle-même, est vérifié comme étant le plus profitable à ta vie. Tu illustres à la perfection que le passage de l’un à l’autre peut se faire indépendamment d’expériences, d’énergie ou de vibrations.

Je dirais en résumé que tout est plus léger, serein et paisible. Ne t’attends à rien de précis concernant la Joie, c’est-à-dire ne mets pas de distance entre un souhait, entre ce qui est d’ores et déjà vécu et qui est, je te le rappelle, l’autre versant de la pièce ‒ la Paix et de l’autre côté la Joie ‒, mais ne projette rien sur ce que pourrait être cette Joie car elle ne correspond à rien de connu. Contente-toi de te reposer en le témoin et en la Paix ou l’apaisement qui en découle. Tout le reste, dorénavant, se produit à son rythme et est naturel, et comme tu le constates, cela ne dépend aucunement d’un état préalable, d’une curiosité ou d’une interrogation. Comme pour chacun, c’est l’Évidence qui remplace l’explication, c’est les résultats qui remplacent la compréhension. Ainsi l’apaisement te conduit là aussi naturellement à la simplicité, où il n’y a pas de place pour le mental ni pour quelque référence connue.

Je n’ai rien d’autre à te dire que de constater cela. Je n’ai plus rien à te préciser, car tu le constates par toi-même dans ton vécu.

Qui veut parler ?

Question : je n’ai pas de question et je vous remercie pour ce que vous voudrez bien me dire.

Après le Silence, qui est bien plus parlant dans ton cas que mes mots, je te dirais ceci : il te faut oser toujours plus, oser lâcher tout le connu. Laisse la spontanéité, qui se manifeste souvent dans ta vie éphémère, être de même en ton intérieur. Ainsi donc le principe de spontanéité t’est connu et vécu, il te reste juste à accepter cette spontanéité dans tous tes états et expériences. Laisse libre cours à ce qu’il se produit, n’arrête rien. De la même façon que tu arrives dorénavant à faire plus confiance à la Vie dans les innombrables secteurs de ton éphémère, il faut, c’est nécessaire, que cette confiance existe aussi au sein de l’Invisible.

En effet, il reste un besoin de cataloguer, non pas dans ta vie éphémère mais dans ce qui se produit en l’état de témoin. Il n’y a pas besoin de savoir ou de définir, quand il se produit quoi que ce soit à l’intérieur, de laisser s’exprimer une quelconque perspicacité, une quelconque non pas interprétation mais discrimination entre vrai-faux, bien-mal, mais accueillir sans bouger tout ce qui arrive. Tu ne risques rien. C’est de la qualité de ton immuabilité que se produit l’impeccabilité intérieure.

Au sein de ton Éternité, rien de ce qu’il peut se produire ne peut être qualifié de la sorte. Même un élément intérieur qui peut sembler ne pas être de l’ordre de la Lumière vraie a toujours sa raison d’être, et c’est justement en maintenant cette immuabilité qu’il n’y a plus besoin de discriminer, de porter un avis, mais simplement de laisser traverser ce que la Vie te donne ou te montre. À ce moment-là, tu constateras une adéquation, un emboîtement parfait, et tu ne feras plus de différence en ce qui se vit sur l’écran de ton monde et sur l’écran de la Vérité. Cette mise en adéquation, en syntonie si tu préfères, te permettra cette fois-ci de constater le déploiement de la Grâce. Tu constateras aussi que l’Évidence, alors, n’est pas un vain mot et que le meilleur emplacement ne peut être que celui de l’Accueil inconditionné et inconditionnel.

Cela est en route. Il te reste juste à perdre l’habitude que tu as, au niveau intime, de reproduire ce que tu fais à l’extérieur, c’est-à-dire besoin de ranger, classer. Le classement se fait tout seul. Ce qui doit être jeté est jeté tout seul, ce qui doit être gardé est gardé et rangé tout seul. Essaie, et tu y arriveras sans aucune difficulté, de ne rien agencer, de ne rien relier de ce que l’Éternité et de ton emplacement te proposent. Le ménage se fait de lui-même, c’est pas comme chez toi, l’organisation se fait par l’Intelligence de la Lumière. Ce qui n’est pas compris dans l’Instant Présent, ou suffisamment éclairci, le sera dans l’Instant Présent suivant.

Et n’oublie pas, d’ailleurs tu le constates, que quand tu es dans l’emplacement du témoin ou de l’observateur, parfois il y a ce besoin d’expliquer, de comprendre, qui surgit, qui est naturel aussi jusqu’à un certain point, mais qui te donne à voir que cela est une entrave à ce qui se vit. Tu l’as déjà compris. Alors laisse les choses se produire, tu n’as pas besoin de les noter pour t’en rappeler. Laisse donc la vie s’écouler, ne la fige pas dans des boîtes ou dans des écrits. Ce qui s’élimine, s’élimine, ce qui doit rester, restera. Ce n’est pas un problème de mémoire, comme pour les choses ordinaires, le tri se fait tout seul. Ce qui doit rester, restera, ce qui doit apparaître et disparaître, quelle que soit son importance dans l’instant, disparaîtra.

En résumé, il ne sert à rien d’entasser, de classer, d’organiser, mais d’être toujours vide, neuf et prêt pour l’instant présent. C’est juste, je dirais, une habitude de l’éphémère qui s’est transposée dans le témoin, mais qui n’a nul intérêt et nul avantage. Surtout dans cet état de témoin, garde présent à l’esprit que plus tu es fainéante, plus tu es vraie, exactement l’inverse que dans l’éphémère. Là est l’Évidence et la facilité. Si tu es occupée dans l’Accueil en tant que témoin, tu ne peux pas te servir de ce que tu utilises dans ton quotidien. Laisse les choses se trier, se ranger, s’articuler d’elles-mêmes. Ce que tu ne vois pas en tant que témoin, pour l’instant, est inscrit dans le témoin. Il se révèlera, se montrera si c’est nécessaire. Ne t’encombre pas de superflu. Tu y arrives déjà souvent.

Je te demande simplement de regarder que dans les cas où ce réflexe survient, de classer, trier, organiser, ce qu’il découle de cela fait que la tranquillité, lors du retour au sein de l’éphémère le plus quotidien, n’est pas aussi tranquille que dans les moments où tu laisses se vivre sans vouloir régenter, ou trier, organiser, emploie les mots que tu veux.

Qui veut parler ?

Question : je n’ai pas de question mais j’écoute, j’accueille dans la Joie, en mon cœur, ce que tu as à me dire.

Dans ton cas, je vais te présenter les choses ainsi. Pour l’instant, il y a une espèce de balance. Imagine une balance avec ses deux plateaux ; si l’un descend, l’autre monte. Dans ce que vous avez nommé ce face-à-face ultime, dans ta position il t’est donné de voir cela. Dans ces mouvements, il te semble que les plateaux ne peuvent pas être équilibrés. C’est évident. Il y en a un qui montera toujours plus et l’autre qui quand il aura fini de descendre, n’existera plus. Quel que soit ton vécu, qui est réel, intérieur comme extérieur, il serait souhaitable que tu ne t’interroges pas sur ces mouvements. Ils participent, l’un comme l’autre, de l’équilibrage fin et définitif.

C’est exactement pour toi ce qui est utile, cette espèce d’oscillation qui concourt donc à la Paix et à l’immuabilité. C’est un réglage qui se fait et non un déséquilibre. Ce réglage extrêmement fin que la vie te joue, même si c’est moins fréquent, mais parfois plus ample, ne laisse aucun doute quant à la finalité. Contente-toi, non pas d’accueillir, tu le fais déjà, mais d’acquiescer à ce mouvement. Il est pour toi la Vie qui te conduit à l’immobilité.

Ça veut dire que dans ton vécu, ce n’est pas l’immobilité qui est découverte mais c’est le vécu du mouvement de ce balancier, en quelque sorte, qui crée l’équilibre, qui n’est pas vécu tout le temps comme un équilibre ‒ pour l’instant. D’autant plus que comme tu le constates depuis de nombreux mois, cela te perturbe de moins en moins. Quoi que puisse dire ou s’interroger parfois ton personnage, il en ressort, ainsi que tu le vis, un sentiment de plus grande disponibilité et donc d’écoute, non pas des histoires, mais d’écoute de la Vie. L’éclairage, même s’il te semble inconstant ou insuffisant, de par ses oscillations, a concouru à rendre les évènements à vivre, quelle que soit leur importance au niveau de ta vie, avec non seulement du recul mais surtout plus de légèreté, quels que soient parfois quelques éléments saillants qui pourraient te faire penser l’inverse. Il n’en est rien. Tu le constates aisément dans les instants qui suivent ce genre d’interrogations.

Dans ton cas aussi, l’emplacement du témoin, quels que soient ces fameux mouvements, te remplit à ta façon d’une certitude inébranlable de ton Éternité et de ta nature. Ne t’occupe pas de ce qui peut parfois te donner l’impression d’être coincé ou résistant, le simple fait d’observer ce mouvement t’en débarrasse et te permet de t’éviter de rester figée sur ce qui te semble coincé. Observe simplement, et laisse passer. Je parle là des mécanismes intimes à vivre au niveau du témoin ou observateur. Tu sais bien que dans la vie ordinaire, de tous les jours, il y a des moments où cela ne peut pas être possible, quand une action t’est demandée, mais cela est tout à fait possible, même en lisant, même en regardant un écran, même en discutant.

Qui veut parler ?

Question : je n’ai pas de question à vous poser mais j’accueille avec joie ce que vous avez à me dire.

Alors permets-moi, avant de répondre, moi aussi de te poser une simple question, et sois spontanée dans la réponse. Qui es-tu ?

… je ne sais pas.

Es-tu contente de ta réponse ?

… non mais je ne vois pas autre chose à répondre.

Alors voilà ce que j’ai à te dire. D’une manière générale, et je ne fais pas de différence, là, entre l’éphémère ou l’Éternel, il existe dans l’acteur, mais aussi dans le spectateur ou le témoin, un besoin que tu n’expliques pas non plus d’ailleurs, qui pourrait correspondre à ce que je nommerais le besoin de se voir dans l’autre, c’est-à-dire que inconsciemment, mais parfois consciemment, il existe un besoin d’approbation. Comprends bien que ce n’est pas une critique, ni une erreur, mais dès qu’il y a recherche d’assentiment, d’approbation dans le regard ou dans les mots de l’autre, tu crées quelque part une dépendance. Peu importe où elle se situe, c’est le principe de la dépendance.

Être autonome, c’est que dans quelque circonstance que ce soit, l’avis le plus important, l’opinion la plus importante, ne sera jamais défini par rapport au regard de l’autre, ni même par rapport à ce qui peut être lu. C’est cela qui est la résistance dans, non pas ce que tu es, ni dans l’éphémère et dans l’Éternel, mais bien une stratégie de communication, de relation, où en définitive ce qui est caché là-dedans, c’est cela, c’est-à-dire que tu accordes plus de crédit, de manière générale, à ce qui est assenti, confirmé par l’autre, au sens large. Il y a un besoin, non pas compulsif mais quand même présent, de vérifier, de comparer. C’est le seul élément qui te fait répondre « je ne sais pas ».

C’est simplement une façon, si je peux dire, d’aborder la relation, la communication, où il y a une forme de survigilance à la vie, aux regards, à l’opinion, au détriment de toi. Cela remonte à très loin mais ce n’est pas la peine d’aller chercher, le besoin d’approbation est encore plus intimement lié à l’éducation, bien sûr, mais aussi sournoisement caché à la peur de se tromper, mais aussi à, quelque part, une réticence au regard de l’autre, et donc cela te prive, en certaines occasions, pas systématiquement, de la Liberté et de l’Autonomie.

Il vous a toujours été dit qu’en ce moment, dans ce face-à-face dernier, aucun avis, aucune opinion ne doit interférer. Il faut oser être seul, dans le Cœur du Cœur. Encore une fois, n’interprète pas cela comme un besoin de te faire voir ou de te montrer, mais simplement un besoin qui n’a rien à faire là mais que tu ne contrôles pas. Là aussi, c’est une habitude. Il n’y a rien à comparer, et rien de ce qui est à vivre, en tant que témoin, ne peut ou ne doit être contrarié ou soupesé au regard ou à l’opinion de l’autre. C’est seul à seul.

Et rappelle-toi qu’il n’y a ni compétition, ni supériorité, ni infériorité, et que tout cela ne dépend en définitive que de l’emplacement de ton point de vue. C’est, si tu préfères, c’est comme si le spectateur, le témoin, qui regardait l’acteur, cherchait à travers les réactions des autres acteurs à modifier l’état du témoin ou du spectateur. Laisse se dérouler, sans a priori et sans rechercher ni regard ni opinion. Ce qui n’empêche pas d’échanger les regards et les opinions mais n’en fais pas un outil qui permet de jauger, de mesurer, de comparer. Reste neutre, pour toi, comme pour chacun, comme pour chaque expérience, et tu sentiras les derniers poids s’évacuer.

Dans ton cas précis, je dirais qu’il ne sert à rien, pour l’instant, que le spectateur s’éloigne trop de l’acteur, mais que dans ton cas il y aurait intérêt que le spectateur et l’acteur, le témoin et le personnage, se réunissent quelque part. Alors pour ça, c’est très simple. Accepte que tout ce que tu vas jouer dans le personnage est réellement un jeu. Ce que je veux dire par là, c’est que même quand il y a une gravité, quel que soit l’évènement, ne sois pas dupe que le témoin proche de l’acteur, ou l’acteur proche du témoin, réalise cela, avant de voir et de vivre qu’il n’y a pas de théâtre, pas plus d’acteur que d’observateur.

Dans ton cas, du fait de ce petit mécanisme qui est une forme d’assujettissement au regard ou à l’opinion de l’autre, qui n’est pas constant heureusement, tu te prives toi-même de ta liberté. Cela ne veut pas dire indifférence à l’autre, bien au contraire, puisque l’autre est toi, cela veut dire aussi que tous les avis et toutes les opinions ne sont d’aucun intérêt. L’Instant Présent ne sera jamais une opinion ou un avis, c’est une vision, pure, claire, précise, profonde, qui ne peut pas s’accompagner d’opinions, d’avis.

Alors ne cherche pas, même si je t’ai donné quelques éléments liés à l’éducation, ne cherche pas à résoudre le passé, car tu as toutes les capacités aujourd’hui à laisser s’évacuer cela. Il ne sert à rien, et là je ne parle pas que dans ton cas spécifique mais d’une manière générale, il ne sert à rien de se sentir dépendre d’un avis ou d’un regard, même éclairé. Vient un moment où il faut accepter cette solitude, l’assumer pleinement. C’est un mécanisme de la conscience, de la Lumière. Ce qui a été nommé « laisser la Vie te vivre » est exactement cela.

Alors ne voyez pas, à travers mes mots, une montagne à résoudre, mais simplement un éclairage qui doit vous permettre de vous placer plus aisément à la porte de sortie de l’illusion. Dit autrement, dans ton cas, tout ce que tu regardes, te regarde, et cela peut être gênant. Alors l’Accueil est un peu différent du regard, c’est pour ça qu’il y a ces mots comme « voir », « clarté ». Ne regarde pas, ressens. Là il s’agit vraiment de l’orientation, si je peux dire, du regard ou du point de vue.

Qui veut parler, en évitant la phrase stéréotypée que vous me répétez tous depuis le début aujourd’hui ? Ça manque d’originalité.

Question : merci d’être parmi nous, mais je n’ai pas de question et j’accueille avec joie ce que vous avez à me dire.

C’est pas les mêmes mots, il y a le mot « joie » en plus. Ne vous copiez pas, soyez originaux dans vos mots.

Je te pose une question. Quand tu es en joie, sans objet, sans sujet, que ressens-tu, dans l’énergie, dans le Vibral ou dans le corps ?

… je suis bien.

Qu’est-ce que tu appelles être bien ?

… je suis en paix.

Qu’est-ce qui est perçu, à part ce qui en découle, qui est la Paix ? Mais dans la Joie, dans le fait d’être en paix, ressens-tu un besoin, quel qu’il soit, ou tout apparaît comme évident, à l’inverse ?

… non, je n’ai pas de besoin.

Alors ce que je peux te dire, c’est que de plus en plus, ce fait d’être bien, dans la Joie, en paix, ne pourra plus être altéré. Dès qu’il y a un évènement sur l’écran de ta vie qui peut sembler ne pas être agréable, quelle que soit la teneur, est-ce que tu laisses la même paix, le même sentiment d’être bien se déployer, ou est-ce qu’alors il peut te sembler, réellement ou pas, perdre cette paix ?

… non, je ne perds pas la paix.

Alors, je n'ai rien d'autre à te dire.

Qui veut parler ?

Question : je vais essayer de modifier un peu. Je suis heureuse de partager ce moment avec vous mais malgré tout je n’ai pas de question et je vous écoute si vous voulez bien me parler de moi ou...

Te parler de quoi ?

… j’accueille vos paroles, merci.

Qui a dit « parler de moi » ?

… moi.

Alors c’est qui ?

… je suis là…

Mais qui a dit « moi » ?

… moi. C’est la personne, qui a dit moi.

D’accord. Toi, tu te connais.

… peut-être, oui. Pas très bien.

Tu connais ta personne.

… oui, elle est un peu envahissante.

Alors je ne vais pas te parler de toi. Comment veux-tu disparaître, comme ça ? Au-delà de toi, de ta forme, ici ou ailleurs, de toute histoire, tu sais, et tu l’as vécu déjà, que c’est justement quand ce qui est envahissant n’a plus droit à la parole que tu sais qui tu es, mais ce n’est pas toi. Ce que tu es n’est pas toi. Je dirais même qu’il n’a rien à voir avec toi.

Au travers des quelques mots que tu as dits, mais cela concerne chacun, il y a un réflexe qui est constant, du fait de l’illusion de ce monde, qui crée de manière parfois éclatante, parfois insidieuse, l’impression que tout doit être ramené en la personne. Là, nous ne sommes pas dans le regard extérieur comme précédemment, mais il y a un réflexe autopunitif. Il n’est pas question d’avoir tel type de personne, envahissante ou pas, il est question d’accepter que quand nous vous assommons avec l’Absolu, l’Ultime, l’Inconnu qui ne peut être connu, tu dois accepter que de la même façon tout à l’heure, que le regard de l’autre n’a aucune espèce d’importance, que ton propre regard sur toi-même ne sert à rien. Il y a une forme d’autoculpabilisation qui met encore plus de distance avec ce qui pourtant est vécu.

En résumé, n’écoute rien, non pas de l’extérieur puisque toi, de toute façon, tu n’en fais qu’à ta tête, mais n’écoute pas ce que te dit ta tête à toi. Immerge-toi, et tu sais le faire, tu l’as vécu, dans le vide, là où y a plus rien. N’écoute pas ce que peut te susurrer le personnage car en l’Éternité installée, même l’enfant intérieur n’a plus rien à dire. Comme je l’ai dit, le témoin, l’observateur, est à disposition pour chacun. Le témoin ou observateur, le spectateur, il n’a pas besoin de converser avec l’acteur. Le spectateur ne va pas aller dire à l’acteur ceci ou cela, il regarde. Il aime ou il aime pas mais il regarde. Tu es ce qui regarde. Il y a juste un déficit d’écoute, non pas du personnage ou de l’autre, cela tu le fais très bien, mais d’écoute du silence, ou de l’enfant intérieur, celui qui jamais ne peut porter le moindre jugement sur quelque aspect de ta vie ou de ton personnage. Ce qui veut dire que celui qui juge sa personne n’est plus spectateur, il est un intrus sur la scène de théâtre, qui gêne le jeu, le spectacle. Le témoin, l’observateur, il est obligé d’être dans le silence pour observer, pour entendre l’acteur.

Mais cela s’est déjà vécu, de nombreuses fois, il n’y a pas de retour en arrière possible. C’est juste des stratégies d’évitement qui ne sont pas liées à la peur ni au manque d’amour, mais je dirais que c’est même pas une habitude. Comment appeler ça ? C’est une forme de formatage, non pas de l’éducation mais bien plus qui est observé dans certaines activités professionnelles, qui crée cela. Alors qu’est-ce qu’il faut comme solution ? Eh bien dans ton cas, c’est très simple. Mettre non seulement de la légèreté, mais en plus, bien plus que de la fainéantise. Parce qu’il faut faire ce que tu as décidé de faire, mais avec du « je m’en foutisme », il n’y a rien de sérieux. Le « je m’en foutisme » ne t’empêche pas de faire ce que tu veux faire mais le rend plus malléable, plus évident, et là il n’y aura plus aucun envahissement de la scène de théâtre par l’observateur.

J’emploie volontairement des images très simples afin de ne plus vous entraîner dans ce qui pouvait sembler important voilà cinq années. Mais nous ne sommes plus dans les concepts, or l’image, la métaphore, comme le faisait le Christ, est bien plus importante et percutante pour l’Esprit. Ça permet de shunter, de traverser ce qui est sur le devant de la scène, ce qui évite aussi que vous vous saisissiez de concepts et que vous gardiez l’image. Alors cette image n’est pas une image et n’est pas un concept, c’est pas quelque chose qui est vu, je dirais que c’est quelque chose qui parle, peut-être pas à la personne, et c’est pas mon but, ni le vôtre, mais de parler au Saint des Saints. C’est ça qui crée la retrouvaille, qui la recrée, qui l’installe.

Qui parle ?

Question : je n’ai pas réellement de question mais j’ai une curiosité à rajouter. Je suis, du moins ce corps, est synesthète…

Comment ?

… synesthète.

Ça veut dire être esthétique de façon particulière ?

… non. Mes perceptions passent par des couleurs, des sensations, des goûts. C’est parfois un peu envahissant. Que pouvez-vous me dire là-dessus et merci pour un éclairage général.

Alors d’abord, j’aimerais comprendre. Quand tu penses, quand tu vois quelque chose, quand tu écoutes de la musique, il y a des couleurs ?

… oui.

Mais alors heureux les simples d’esprit, ça veut dire que y a plus de concepts.

… ça peut un peu surcharger l’écran mental.

Mais le mental n’est pas une couleur. Ou alors j’ai rien compris. Mais si, quand tu parles, des couleurs apparaissent…

… c’est ça.

Quand tu écoutes, des couleurs apparaissent.

… oui.

Donc, s’il n’y a plus de concepts et que c’est des couleurs qui apparaissent et qui sont vues, ce qui te gêne, c’est quoi ?

… ça peut m’empêcher de réfléchir ou de participer à la vie quotidienne.

Donc je résume. Quelqu’un te parle, tu vois ça en couleurs.

… oui.

Si tu réponds, tu vois d’autres couleurs.

… oui.

Et qu’est-ce qui te gêne ? Y a trop de couleurs ?

… si c’est trop compliqué, les couleurs prennent le dessus sur le sens.

Mais les couleurs sont le sens. Il suffit de classer tes couleurs, comme quand il y a des concepts et des idées, elles sont assemblées, rangées, ordonnées. Dans ce que tu exprimes, si j’ai bien compris, le mécanisme de la pensée ne se fait pas en concepts, en idées, mais se fait à travers des couleurs.

… oui.

Et donc ce qui dérange, c’est pas les couleurs mais la superposition ou l’excès de couleurs. C’est ça ?

… oui.

As-tu la possibilité d’agir sur ce qui est vu, ou pas ?

… je ne crois pas.

Une couleur qui apparaît selon un mot que tu donnes ou que tu reçois, est-ce que tu peux l’agencer ou pas. Est-ce qu’il te semble pouvoir être active sur ce qui est vu, sur ces couleurs, ces transparences qui s’emboîtent et qui se placent dans différents endroits. Parce que c’est spatial ?

… oui.

Eh ben qu’est-ce qui t’empêche de répartir l’espace ?

… je ne sais pas le faire.

Mais as-tu pensé seulement à le faire. Regarde, les couleurs claires transparentes sont en haut, les couleurs sombres sont en bas. Les différences de ton vont du plus clair au plus sombre entre la gauche et la droite. C’est réglé.

… ça me paraît quand même plus complexe.

En quoi est-ce plus complexe, c’est en 3D ?

… oui, aussi.

Eh bien alors, y a un devant et un derrière. Les couleurs qui sont liées donc, si j’ai compris, à ta perception et à ton fonctionnement, que cela soit pour une musique, quelque chose que tu émets ou quelque chose que tu reçois, et tu as l’impression que c’est désordonné, que c’est surchargé. Qu’est-ce qui crée cela ? Qu’est-ce qui t’empêche de décider de ranger ces couleurs ? As-tu déjà seulement essayé ? Parce que ce que tu vis est antérieur à la pensée, c’est, je dirais, le monde des archétypes.

Ces couleurs ne sont pas des projections comme dans des visions, astrales ou autres, c’est le fondement même de la pensée. Il manque simplement un rangement. Et ne me dis pas que c’est compliqué puisque tu ne l’as jamais fait. Je vais prendre un exemple très simple. Si par exemple tu prends les nombres de 1 à 10. Je suppose que le 1 a une couleur, que le 10 a une autre couleur. Ou le 3, si tu veux. Bien, quand tu dis 3+3=6, qu’est-ce qui se passe en toi ?

… c’est compliqué à résumer.

Mais c’est pas résumable puisque ça se déroule en Esprit et en Vérité. Le seul problème, par rapport à cela, qui est un don, parce que rends-toi compte, tu n’es pas polluée par les concepts, par les croyances, tu es libre par rapport à cela puisque ce sont des couleurs. Mais il te faut ranger ces couleurs, même s’il y a des superpositions, ce qui doit être le cas, c’est-à-dire une couleur vue par transparence au travers d’une autre couleur. Cela te semble compliqué parce que tu n’as jamais rangé. Le rangement est une convention, c’est toi qui décides de faire des groupes, des ensembles. Par exemple, les jours de la semaine sont en haut à droite, les nombres sont en bas à gauche. Devant les nombres, y a la machine à calculer qui va prendre les couleurs et les passer par un filtre de couleur qui correspond à autre chose, dont la résultante est une autre couleur.

Ça veut dire, ce que je te dis, que cela soit pour des notes de musique, des mathématiques, pour n’importe quoi, ce qui semble t’encombrer est un privilège, simplement tu n’as pas saisi que ça doit être rangé. Les concepts s’agencent d’eux-mêmes dans la tête par la chimie, par l’électricité, avant d’être présentés à la conscience. Les agencements dans les concepts se font d’eux-mêmes. La chance que tu as, c’est qu’il te suffit de trouver un moyen de classer, et tu as entière liberté pour classer cela comme tu veux. Tu vas alors t’apercevoir que non pas une couleur mais un ensemble de couleur, d’emplacement et de transparence correspond toujours à la même chose, tu peux confirmer cela ? Quand tu prononces le nom de quelqu’un, c’est toujours les mêmes couleurs ?

… oui.

On est d’accord. Eh bien c’est la même chose, il y a jamais excès de couleurs, c’est simplement qu’elles ne sont pas agencées et rangées, et ça, c’est toi qui le décides, c’est pas tes neurones.

… vous ne voulez pas m’aider ?

Mais classe par toi-même. Quand tu ranges des médicaments, tu peux le faire par ordre alphabétique, par couleur, par teneur ou par ce que tu veux. L’important, c’est de t’y retrouver. Tu ne t’y retrouves pas, avec l’impression de saturation, parce que tu ne sais pas traiter ces couleurs, tu les laisses apparaître et disparaître selon ce qui est dit, entendu, chanté, mémorisé, sans système de classement, donc effectivement ça peut être gênant. C’est pas compliqué. À partir du moment où il existe une représentation des concepts, des idées, des mots, des notes, de cette façon, il est extrêmement facile d’agencer cela. Tu n’as pas à le subir, tu as à t’en servir. C’est comme si, comme à l’école tu avais une petite calculatrice, et là on t’a mis un super-calculateur et tu cherches à te servir de la calculette.

Range tes couleurs, je peux pas te dire mieux. Laisse les agencements, non pas à l’improviste selon les mots qui coulent, mais dès l’instant où une couleur arrive, ou une transparence de couleur arrive, range-la. Elle ne peut pas disparaître, tu le sais, puisque le même nom te donne toujours la même couleur, le même morceau de musique te donnera le même assemblage de couleurs.

Ce fonctionnement de la pensée ou des sens est un avantage. Pour l’instant tu n’en as que les inconvénients, c’est-à-dire l’impression d’être dépassée par une surcharge. C’est à toi de définir l’espace et le temps qui sont perçus de cette façon aussi, de décider que tel groupe de couleurs est là, ou devant ou derrière, si tu parles en 3D, et tu constateras alors que tu n’auras pas besoin d’attendre ou de voir les couleurs, mais que tu créeras toi-même. Tu iras chercher naturellement, sans chercher, tel groupe ou tel autre groupe, tel assemblage ou tel autre assemblage.

Rends-toi compte, quand quelqu’un parle de concepts ou d’idées, il est incapable de les localiser dans sa tête par des couleurs. Le traitement des données, traitement de l’information, passe par une programmation au sens informatique, mais si tu laisses les choses se faire d’elles-mêmes, effectivement c’est très vite saturé. Les concepts s’agencent d’eux-mêmes. Ce que tu vois à la place des concepts, donne un traitement de l’information, c’est l’exemple que je prenais, la pensée c’est une calculette, les couleurs sont un super-calculateur. Ce n’est pas un défaut mais ça nécessite une organisation temporelle, spatiale et de transparence. Entraîne-toi à cela et tu ne pourras plus être gênée. Tu sauras même assembler les idées, les pensées, les musiques ou quoi que ce soit d’autre, en fonction de l’harmonie, et tu sauras où sont les différentes transparences, les différentes couleurs, et éventuellement les différentes formes. Parce que tu as dû te rendre compte que les formes peuvent être comme des taches à peu près rondes, mais pas toujours.

Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, parce que j’ai été confronté à cela, et justement c’est une liberté et pas un handicap. Dès l’instant, si tu pouvais ranger ne serait-ce que les nombres, tu serais un très grand mathématicien, si tu savais ranger les notes, tu serais un très grand musicien.

… je ne sais pas si j’aurai le temps de tout ranger avant la fin.

Mais le rangement se fait tout seul dès l’instant où tu as donné l’injonction du type de rangement. C’est instantané. Tu n’as pas à t’occuper de déplacer les couleurs à tel ou tel endroit, les formes ou la transparence de telle façon ou une autre. Tu décides, comme quand tu as des tiroirs de pharmacie. Tu décides que là tu mets les compresses, que là tu mets les médicaments, que là tu mets les liquides. C’est exactement la même chose, après ça se fait tout seul, c’est-à-dire que le rangement va se faire tout seul dès que tu as donné un cadre de rangement.

… je vais essayer, merci.

Je suis d’ailleurs étonné que tu n’y aies pas pensé toute seule. Quand il y a encombrement chez toi, tu ranges. Quand tu retrouves plus des objets parce qu’il y en a trop, il faut mettre de l’ordre. Là, mettre de l’ordre, ce n’est pas diriger chaque pensée, chaque mot, chaque nombre, c’est de proposer un aiguillage, et ils vont se ranger tout seuls. Et dès que tu penseras à résoudre une équation ou faire un morceau de musique, tu décides d’une tonalité de couleur et un certain ordre de transparence et les couleurs arrivent toutes seules. Tu inverses le sens de la perception et à ce moment-là le morceau de musique est créé. Comment crois-tu qu’ont fonctionné les plus grands compositeurs, les plus grands mathématiciens, les plus grands penseurs ?

Ce qui te gêne, tu le décris parfaitement, c’est l’impression d’être débordée, que c’est un peu chaotique. Ce mode de perception est le plus adéquat quand il n’y a plus de cerveau dans les autres dimensions. C’est exactement ce qui se produit non pas dans le cerveau mais dans l’impression. Simplement le rangement, l’ordre, tu dois toi-même le déterminer, sans ça les choses t’arrivent, tu satures très vite, que cela soit au niveau des concepts, des idées et des sons, et tu perds les choses parce qu’elles ne sont pas classées. Mais il n’y a pas d’effort pour classer à chaque fois, tu dois donner les règles d’organisation du classement, le classement se fait après, tout seul, mais pas comme il a envie, selon des règles. Essaie cela.

… je vais essayer, mais je doute de moi quand même.

Mais tant que ça sera le bordel et non rangé, tu ne pourras que douter. Mets de l’ordre dans ces couleurs, dans ces transparences, dans ces formes, non pas en déplaçant, mais donne une règle d’organisation. Tu décides une bonne fois pour toutes, et les cases sont infinies. La répartition spatiale quand elle est vue, te donne d’innombrables possibilités, elles sont illimitées et ce n’est jamais saturé et ce n’est jamais encombré, mais c’est toi qui doit déterminer le classement. Je précise, sans connaître le nom que tu as employé là, esthète je sais pas quoi.

… synesthète. Synesthésie.

Bon peu importe, il suffit d’agencer et c’est toi qui décides. Tu as laissé les couleurs se mettre comme elles voulaient, on est d’accord ?

… oui.

Voilà, donc c’est pas possible de fonctionner comme ça. Le doute, il vient de là, il vient pas de la personne, il vient de l’absence d’organisation et de rangement de tes couleurs. Et d’ailleurs je suis sûre qu’à l’extérieur, pour éviter d’être encombrée, tu dois ranger très souvent.

… oui.

Alors range ta tête, ça sera beaucoup mieux.

… merci encore.

Je pense que ceux qui écoutent n’ont rien compris. Pour la plupart d’entre nous, quand nous avons une idée, une pensée, un concept, d’où ils viennent ? Bien sûr on pense en premier lieu qu’ils sont sécrétés par le cerveau, mais ce ne sont que des agencements qui se situent dans ce qui est nommé le corps mental ou l’aura mentale, les deux, qui quand ils deviennent saillants, apparaissent sous forme de concepts. Pour cette personne, tout est coloré avec des formes, des espaces particuliers. Il faut ranger, plutôt que de ranger l’extérieur. Tu n’as pas à ranger une fois que tu as déterminé l’ordre de rangement. Tu constateras immédiatement que si tu as décidé que en haut, au premier plan à gauche, c’est le rouge, que le violet quelles que soient les tonalités, tout ce qui est de l’ordre du violet va être en dernier plan à droite. Mais après, quand les gens vont parler et les couleurs vont arriver, ou si tu écoutes de la musique, elles vont aller se ranger toutes seules, tes couleurs, mais pas rester en vrac. Il n’y a pas d’autre façon.

C’est comme si tu laissais, pour celui qui a des idées et des pensées, c’est comme si tu acceptais toutes les pensées qui passent et qu’il y en ait cinquante à la fois. C’est incompréhensible. Alors ce qui te semble pour l’instant encombrant vient seulement du non-classement, du non-rangement. Mais le rangement, tu vas pas le faire à chaque fois, tu le sais très bien, y a des milliers de couleurs qui passent dans une phrase, des dizaines on va dire, des centaines parfois, dans la musique, mais une fois que tu as créé le premier rangement, le premier agencement, tout le reste va s’agencer selon le même référentiel temporel, spatial et de transparence. Il ne peut en être autrement parce que ça fonctionne réellement comme ça.

C’est un processus qui est le processus de la pensée ou de la perception, mais la chance que tu as, c’est que dès que c’est agencé, les capacités mémorielles, intellectuelles, de créativité, sont décuplées. Et d’ailleurs, je suppose, et tu vas me répondre, dans les expériences ou états intérieurs, que ce soit multidimensionnel, de rencontrer un peuple de la nature ou un habitant d’un système donné, c’est aussi quelque chose qui est vu sur ton écran intérieur, mais là il n’y a pas de couleur. Peux-tu répondre ?

… oui, vu qu’il n’y a pas de cerveau.

Exactement. Donc l’être que tu vas percevoir ou la forme invisible pour les yeux de chair, elle, quand tu la vois, elle ne s’accompagne pas de couleurs. Ce qui te prouve que cet assemblage de couleurs n’est pas une chimère, même s’il est propre à chacun, mais il traduit le Vibral, il traduit ce qui se traduit au sein de la Lumière Vibrale authentique. Il te manque juste cet élément-là. Mais je ne sais pas quel est ton âge, mais je suis surpris que tu n’y aies pas pensé tout jeune.

… je viens de m’en rendre compte il y a peu de temps.

De quoi ?

… que je fonctionnais comme ça.

Tu veux dire quoi par là ? Que c’est apparu récemment ?

… non, disons que c’était inconscient.

C’est-à-dire que quelque part tu ne voulais pas le voir parce que ça te gênait dans ton fonctionnement normal.

… oui.

On est d’accord, alors range-moi tout ça, agence-le comme tu le souhaites, peu importe, ce qui te semble le plus adéquat, et tu verras les résultats très très vite.

… merci. J’avais aussi une question plus générale.

Eh bien ce que j’ai répondu est tout à fait général, ça va changer ta vie.

Rends-toi compte, celui qui n’a pas ces couleurs, spontanément, je parle pas de vision ou de troisième œil là, quand il va voir les autres dimensions, quand il rencontre d’autres êtres, il sera beaucoup moins précis que toi. Par exemple une entité va être vue dans une forme mutable avec des contours, alors que toi tu le vois précisément. Tu peux analyser les détails, non ?

… oui.

Voilà. Donc ce qu’il se passe dans ton cerveau, dans ta conscience, c’est un cerveau qui n’est pas falsifié, il est libre des conditionnements, mais il faut ranger. Et encore une fois, le rangement est totalement libre, tu l’agences comme tu veux, mais il faut le créer. Ce que je veux dire par là, et c’est effectivement inadapté à ce monde, c’est que ton cerveau fonctionne comme s’il était déjà absent mais comme si ta conscience était multidimensionnelle, ce qui explique ce que je te disais, que ce qui est vision, perception, expérience, de ce qui n’est pas visible en ce monde, est beaucoup plus fin et précis, et tu me l’as confirmé. Par contre, ça devient confus ici.

Qui veut parler ?

Question : je voulais témoigner que tout ce que vous avez dit à chacun a pu résonner en moi dans cette histoire terrestre et ce qui peut arriver dans le quotidien. Ceci dit, dans la Joie et la Liberté, la légèreté du quotidien, je laisse la Vie se vivre et je n’ai rien à demander par rapport à ça, juste être là dans cet instant, en l’accueil de ce qui est là.

La dernière fois que je suis venu, j’ai terminé par une phrase humoristique : « tous pour un, un pour tous. » Bien évidemment que chacun de vous, même si ce n’est pas son histoire, et ce fut le cas dans ce qui a été retranscrit de ce que j’ai dit quand j’étais incarné, tout le monde trouve chaussure à son pied, même ce qui peut sembler ne pas te correspondre est éclairant. Et ça, tu en témoignes. C’est en ce sens que de manière fort logique, j’ai toujours dit que mes paroles ne pouvaient pas échouer parce qu’elles ne s’inscrivent dans aucun cadre de référence, dans aucun dogme, dans aucune culture, dans aucune tradition, c’est une parole libérée de tout concept.

Mais je te remercie, c’est effectivement comme ça que cela fonctionne. Même ce que je viens de dire sur le esthète je sais pas quoi là, va trouver une portée en chacun de vous, même si vous n’avez pas ce mode de perception. Je t’avais coupée ?

… non, je vous accueillais juste dans notre cœur Un, dans ce qui est là.

D’autres dires, d’autres témoignages, d’autres demandes ?

Question : je vous ai posé une question hier, en disant que je voulais vous rejoindre.

J’étais pas là hier.

… avant-hier. Je n’ai pas eu l’impression d’avoir eu la totalité de ma réponse, tout en sachant très bien que c’est la personne qui la posait.

Et ?

… et je voulais avoir un complément d’information.

J’allais dire tu n’auras pas de complément. Ce n’est pas de l’information que je délivre. Mes paroles ne peuvent échouer ; si ce n’est pas dans l’instant, ce sera dans l’instant suivant. Et comme ça a été exprimé juste avant, chacun peut se retrouver dans toutes les réponses, même qui ne vous concernent pas, parce que je ne m’adresse pas à une diversité de personnes, je m’adresse au témoin, et le témoin est Un. Il y a un seul spectateur, un seul témoin, même si la salle est pleine de spectateurs.

Donc il n’y a pas besoin de complément. Il faut déjà, comme tu l’as dit, que ce que je t’ai dit avant-hier fasse son œuvre, son alchimie. C’est pas du mental, c’est pas des concepts, c’est quelque chose qui touche, pas l’apparence. Alors je me fous que tu aies compris ou pas. Laisse œuvrer comme nous l’a dit la sœur avant. Dès l’instant, où il vous semble ne pas avoir compris, ne pas avoir saisi, cela veut dire que vous avez arrêté, vous n’avez pas laissé pénétrer. Les mots que j’ai prononcés il y a quarante ans ont un impact aujourd’hui, et pourtant ceux à qui je m’adressais ne sont plus là, moi non plus d’ailleurs. Ne soyez pas pressés, laissez le temps, l’illusion du temps, faire son œuvre.

Nous avons tous tellement l’habitude, que cela soit par les mots, que cela soit par l’énergie, à ressentir tout de suite, à donner un avis tout de suite. Comment voulez-vous que ce que je dis au travers de la personne et au travers du temps, je vous l’ai dit, fasse son œuvre si vous vous en saisissez. L’important n’est pas de comprendre, la compréhension vient ensuite, le plus important est ce qui est vécu dans l’instant. Nous avons eu divers témoignages. La compréhension ne doit pas être un préalable au vécu mais consécutif au vécu. Vivez ce que je vous dis, ne vous préoccupez pas de le comprendre. Parce que quand vous êtes dans l’acte de comprendre, ça veut dire que vous réfléchissez, que vous voulez rattacher mes mots, ou n’importe quels mots d’ailleurs, à votre logique, à votre historique, à votre besoin d’assembler les idées.

Là aussi, laissez se faire les choses. Ce qui vous est incompris aujourd’hui, sera compris, ne vous préoccupez pas de ça. Si vous saviez, quand j’étais incarné, et même quand je suis venu la première fois, le nombre de frères et de sœurs qui se sont sauvés. C’était pareil en mon incarnation, tout ceux qui étaient dans la certitude de leur spiritualité, ils sont partis. Mes mots nécessitent non pas une compréhension mais un accueil inconditionnel, comme je vous accueille inconditionnellement. Le reste suit, et en général, maintenant, très vite, mais si vous vous braquez d’emblée, vous êtes obligés de faire demi-tour.

Je ne m’adresse pas à vos concepts, vos concepts ne m’intéressent pas, seul votre vécu est signifiant. Et vivre quelque chose n’a pas besoin de concepts, ça a besoin d’être vécu dans l’accueil total. Si vous mettez, et c’est pareil pour n’importe quelle discussion entre deux êtres humains, vous êtes et nous sommes tous sans arrêt en train de savoir ce qu’on va répondre plutôt que d’accueillir la totalité de ce que dit l’autre, non pas dans les mots prononcés mais dans ce principe même de l’Accueil. Ne mettez pas le mental devant, la compréhension devant, ça c’est le diviseur, c’est le diable. Le diable n’est nulle part ailleurs que dans la tête. Si vous voulez comprendre, vous ne pouvez pas le vivre, c’est simple.

C’est pareil d’ailleurs dans vos expériences ou vos états mystiques. Vous savez très bien que si le mental interfère, d’une façon ou d’une autre, cela cesse immédiatement l’expérience. De la même façon que dans les rêves, vous avez des peurs qui vous réveillent, ou des chutes, ou des évènements qui vous réveillent, ça arrête le rêve. Vous ne pouvez pas vivre et comprendre dans le même temps, surtout en ce qui concerne ce que vous êtes.

La compréhension, au sens où nous l’entendons, elle est postérieure, elle est pas avant. Accueillir, c’est pas comprendre, c’est pas se saisir, c’est pas s’approprier, c’est être dans une disposition qu’on a nommée l’Accueil, qui permet à la fois de se retrouver mais aussi de comprendre l’autre au-delà des mots, au-delà des concepts, afin de voir que c’est le même cœur, qu’il n’y a personne. Servez-vous de comprendre pour conduire une voiture, de comprendre pour savoir faire un métier ; là il vous faut comprendre, mais pas pour ce que vous êtes. C’est le diable qui comprend, et d’ailleurs il manipule la compréhension, il la change, il la tourne.

Soyez disponibles, pas pour comprendre mais pour entendre. Même si vous n’écoutez pas et même si vous ne comprenez rien, quelque chose qui est là, au Cœur du Cœur, dans le Saint des Saints, lui entend et comprend. Laissez-lui le temps de se manifester, n’interposez pas le besoin de comprendre, le besoin d’expliquer. Le vécu n’a pas besoin d’être compris, la pratique de ce monde, oui. Tout doit être calculé, pesé, organisé, et c’est logique, mais pas pour ce que vous êtes, pas là dans le Cœur du Cœur.

D’autres choses à dire ?

… Une dernière question avant le terme du temps imparti.

Question : il y a deux jours, vous m’avez dit que vous étiez en moi et que j’étais en vous. Or ce matin, en me promenant dans la nature, brusquement tous les frères et sœurs ici présents se sont retrouvés dans mon cœur. Mon cœur est tout ouïe à votre écoute, si vous avez quelque chose à me répondre.

Cela se passe de mots, la Vérité n’a pas besoin de mots. Nous sommes effectivement les uns dans les autres, même en ce que vous nommez les espèces de trucs verts, là, les Archontes. C’est la même chose, ils sont aussi en chacun de nous. Quand nous vous disons que vous êtes le Tout et que vous êtes tous, c’est la stricte vérité. Je ne vous demande pas de croire ça comme un concept, ni même de l’accepter comme quelque chose, mais de le vivre. C’est ce qui s’est passé.

Le problème, quand nous sommes dans ce sac de viande, à trois ans, quatre ans, nous sommes nommés, on nous attribue un nom, une identité, par le regard des autres et en particulier des parents. Ensuite on compare, on fait des études, on va à l’école. Mais rendez-vous compte, la formation, l’éducation, n’est qu’un formatage à l’illusion. Si on disait à un enfant de trois ans qu’il est Amour avant d’être une personne, qu’il est aussi bien son père que sa mère mais qu’il n’est pas un individu qu’on chérit à l’extérieur, eh bien il n’y aurait plus aucun enfermement, tout simplement. Que ce soit Hercobulus ou les vaisseaux de ferraille, ils pourraient pas avoir créé cela. Plus le poids des habitudes. Ne croyez pas ce que je vous dis, vivez-le et prouvez-le, non pas en concept. C’est ce qui s’est passé dans ce que tu as vécu.

Mais pour cela, il faut vous vider, non pas vous supprimer mais vous vider des idées d’être une personne, une histoire, un corps, que sais-je encore. Vous identifiez le véhicule à la Vérité, et pourtant aujourd’hui de plus en plus se placent spontanément dans l’observateur. Alors bien sûr, vous pouvez être tellement captivés par le jeu, par la scène de théâtre, mais vous savez très bien que vous n’êtes pas l’acteur qui joue, quand vous sortez du théâtre. C’est donc bien le point de vue inculqué par les parents et l’éducation qui empêche la Vérité. Et ça, ça se reproduit tout le temps, peu importe l’élément causal. Le problème est l’identification au corps, j’ai passé ma vie à dire cela. Vous n’êtes pas ce corps, vous êtes dedans, piégés, mais vous n’emporterez pas ce corps ni aucune histoire.

J’ai répondu à la dernière question, je crois. Y en aura-t-il d’autres ?

… oui.

Alors je vous laisse vous « pauser » et Bidi vous dit à très vite.



* * * * *




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MessagePosté le: Jeu 2 Nov - 00:57 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


BIDI

Partie 7 – Questions/Réponses



Eh bien nous voilà revenus ensemble, et nous reprenons.

… Silence…

Question : d’abord un merci infini pour votre Présence. L’autre jour, vous m’avez dit de ne rien retenir, et depuis, mon cœur s’est transformé en cascade d’Amour et de Joie. Par moments, c’est à la limite du supportable. Que conseillez-vous pour que cela ne se referme jamais ?

Cela ne peut pas se refermer, c’est impossible. Il suffit simplement, régulièrement, quand tu y penses, au-delà de le vivre, cette fois-ci de faire suivre ta conscience, tes pensées sur ce qui se vit ici, dans ce Cœur. La Flamme, le Feu grandira, il n’a pas de limite. Cela peut aller effectivement jusqu’à l’impression d’éclatement, d’explosion, de consumation, de quelque chose qui apparaît comme gigantesque, non humain, mais c’est la Vérité.

Le Feu Igné, comme vous l’appelez, est le témoin de votre Éternité. Il en est le témoignage aussi par ce que cela fait au sein de la conscience, au sein du vécu, au sein des ressentis. Si un évènement fige ta personne, plutôt que de vouloir comprendre, résoudre, agir, place-toi d’abord là où il y a le Feu, tout le reste suivra, que cela soit les éléments d’une réponse, si tu dois répondre à quelque chose, que ce soit les comportements, mais aussi sur la scène qui est éclairée ainsi, qui se résout d’elle-même. Là est le « laisser vivre la Vie ». Ce n’est pas être un légume, c’est être conscient de ce qui se vit au-delà des mots, des postures, au-delà de la scène de théâtre.

Quand c’est né, bien sûr qu’il y a des fluctuations qui passent de la Joie, de l’Amour, à la Paix, à la sérénité, à la disparition : c’est le jeu normal. Quelle que soit la contrariété, quelle que soit la maladie, quel que soit le désordre sur la scène de théâtre, le spectateur ne bouge pas. C’est ce mécanisme, si je peux dire, qu’il vous faut voir à l’œuvre afin de l’affermir, pas le mécanisme mais le Feu. Vous ne pouvez pas agir dessus par votre volonté, mais par contre vous pouvez le vivre en portant votre conscience, votre attention, sur cette perception, avant toute chose, et cela suffira à créer une autocombustion, une consumation éternelle de ce Feu d’Amour. Il n’y a pas de meilleures choses à entreprendre. Tout le reste suit, toutes les difficultés de la vie inhérente à ce monde s’évanouissent.

C’est pour cela qu’il n’y a pas besoin de penser, par rapport à un évènement, à comment réagir ou comment agir. Placez le Cœur devant, ça vous a été dit, pas le cœur de la tête mais le Saint des Saints, surtout si vous avez la chance de le vivre, de le ressentir, d’en voir les effets. Si vous maintenez cette posture et ce type de réaction, interne, alors rien ne peut vous déstabiliser. Tout le jeu de ce que vous appelez l’illusion, la matrice, c’est de vous détourner de cela, de faire en sorte que vous soyez occupés à tout autre chose, tout le temps, par les divertissements, par le fait de gagner sa vie, par le fait de gérer la famille, les enfants, les parents. Mais si vous êtes lucides sur cela, il ne tient qu’à vous de ne pas vous quitter. Et autant la consumation dans le Feu Igné grandira, mais plus rien de votre personnage ne pourra ni s’y opposer ni le ralentir, et ceci très rapidement.

Ne t’en préoccupe pas par ce genre de questions mais préoccupe-t’en simplement en pensant à ce Cœur, en te délectant de ce qui se vit, quoi qu’il y ait à faire, quoi que dise ton corps ou ton personnage. Y a rien d’autre à faire, quand cela est perçu et vécu. Tout le reste se fait naturellement aussi, les mots que vous allez employer, les situations qui vont se résoudre avec élégance, avec facilité. Vous serez même surpris, et d’ailleurs beaucoup d’entre vous le vivent déjà dans certaines occasions. Vous avez nommé ça l’état de Grâce ou l’action de Grâce. Plus vous lâchez, plus cette Grâce, ce Feu, est présent, et plus il agira au travers de votre éphémère. Il changera le déroulement de l’histoire qui reste, de lui-même. C’est naturel, c’est spontané. Il n’y a rien de plus logique, il n’y a rien de plus raisonnable, il n’y a rien de plus sûr, d’évident.

… Silence…

Vous avez vécu l’intervention de ce qui a été nommé l’Impersonnel, qui déclenchait ces états-là mais de l’extérieur, pour vous donner à goûter cela. Là maintenant, ça naît de vous-mêmes parce que le personnage s’est mis de côté. C’est extrêmement facile. Si ça vous semble compliqué, ce n’est pas de l’ordre des choses naturelles. Laissez le naturel se vivre, s’accomplir, se déployer. Votre seule sollicitude, c’est de le regarder, de l’apprécier, de le goûter. Ça va renforcer votre identification au naturel, au Feu Igné, au corps d’Êtreté.

Le Feu Igné, ce que tu décris, ce que vous avaient décrit d’autres, est l’antichambre de l’Absolu. C’est les circonstances actuelles qui vous permettent spontanément de demeurer où vous ne pouviez demeurer avant, parce que nous vous avons dit sans arrêt que soit vous étiez présents, soit vous disparaissiez. Or aujourd’hui vous êtes lucides de ce qui se déroule. Y a pas d’efforts à fournir, cela se maintient et s’entretient de soi-même dès l’instant où vous n’injectez pas d’histoires, d’interrogations, de supputations, et que vous restez vous-mêmes, dans le personnage, naturels, vrais, et spontanés.

Mais je te remercie pour ton témoignage. Y en a-t-il d’autres ? C’est important, pas pour moi ni pour vous, mais pour le Un pour tous, tous ceux qui entendent, qui lisent, de voir que y a pas besoin d’être sur un trône avec une robe orange ou un chapeau sur la tête, ou un habit spécial, ou une posture spéciale. Vous n’avez plus besoin de décors, de béquilles. La conscience est pure, elle le deviendra de plus en plus.

Question : l’autre jour, j’ai vécu une intense vibration dans le cœur et une jubilation. Aujourd’hui c’est un phénomène différent, une compression intense dans la zone cardiaque, sans effet vibratoire.

C’est ça le plus important. Vous passez de la Couronne, comme vous l’avez nommée, la vibration, au Silence, mais aussi à la compression. C’est normal. Le mouvement de ce qui était nommé la Couronne ascensionnelle, le Feu Igné qui est là, donne cette alternance de vibration, de jubilation, d’extase, et parfois d’intase, avec une densité, une forme de pression qui peut parfois sembler être douloureuse, soit au centre, soit sur les points sur les côtés, c’est tout à fait logique.

Ce n’est pas différent ; le ressenti est différent parce que je vous rappelle que tout est émis d’ici et que tout rentre ici. C’est le but de mes interventions, au-delà des mots, de faire résonner en vous, non pas de vous envoyer de l’énergie ou de la Lumière, vous l’êtes, c’est de vous faire vous découvrir. J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer pourquoi c’était si fort dans la voix, parce que c’est le Verbe. Je pourrais dire des mots qui ne veulent rien dire que ça serait le même effet.

D’ailleurs, quand j’étais incarné, ceux qui venaient n’étaient pas nécessairement de ma langue. Y avait un traducteur, certes, mais le plus important c’était pas la compréhension, c’était le vécu instantané, parce que ne comprenant pas les mots, l’écoute se faisait à un autre niveau. Ce qui veut dire que aujourd’hui, ceux qui pourraient m’entendre et qui ne comprennent rien parce que ce n’est pas leur langue vivraient la même chose, même plus facilement. Mais je ne peux pas être en silence parce que l’accueil du silence se traduit aussi par le silence de la perception, l’Absolu. Ce qu’il se produit, que ce soit par le Feu Igné, par la compression, est de maintenir, d’asseoir votre Êtreté au sein de l’éphémère qui disparaît ; la disparition viendra bien assez tôt, complète.

Donc ce que tu décris est une étape, mais qui n’est pas après ou avant, c’est une respiration où le mouvement est aussi libre vers l’extérieur que vers l’intérieur. Vers l’intérieur, ça ramasse, c’est pesant, ça comprime ; quand c’est vers l’extérieur, ça ouvre, ça jubile, c’est l’extase. La compression renvoie à l’intase. Les deux vont être synchrones, c'est-à-dire que progressivement, toi ou d’autres, constaterez que y a en même temps la consumation, jubilation, Joie, Éternité, en même temps qu’il y a comme un va-et-vient qui donne cette compression, jusqu’au silence total. Ce ne sont même pas des étapes, c’est une perception. Cette perception s’inscrit dans l’alchimie actuelle, finale. L’un comme l’autre ont les mêmes effets sur la Paix, sur la spontanéité, et sur la capacité à demeurer le moyeu de la roue en quelque circonstance que ce soit.

… Silence…

Et tu constateras, selon un temps qui t’est propre, qu’à un moment donné, qu’il y ait vibration, qu’il y ait compression ou qu’il n’y ait rien, cela ne change rien. Ce qui n’est bien évidemment pas le cas avant de vivre cela, où il y a toujours questions, interrogations, le pour et le contre, vrai-pas vrai. Mais là, tout est vrai, puisque tu le vis. Ce ne sont que les deux côtés d’une même pièce. D’ailleurs on dit bien le battement de cœur : systole, diastole. Pour le Cœur d’Éternité, ce diamant qui est là, c’est la même chose. C’est d’ailleurs à partir de lui que comme le vivrez, vous changez d’état et de forme, de dimension comme vous dites, et l’Absolu aussi. Vous sentez que tout ça c’est Un, mais ce n’est plus le néant puisque vous n’êtes plus dans l’ego. Vous ne pouvez plus appelez ça le néant, c’est la béatitude totale, sans jubilation mais dans l’immobilité.

Ce qui s’installe dans cet état cardiaque est pour percevoir, pour laisser cette Lumière que vous êtes nourrir, au-delà des distances et au-delà du temps, l’ensemble des consciences, sans distinction, comme le Soleil le fait par ses rayons. Vous ne décidez plus rien.

D’ailleurs certains d’entre vous ont bien parlé de Joie éternelle sans sentir la Couronne du cœur. Dans mes entretiens, quand j’étais incarné, je disais même à ceux qui venaient me voir de laisser tomber toutes ces histoires de chakras, de corps, de dimensions. Allez à l’essentiel, tout le reste découle de là. Ne mettez pas des couches intermédiaires, plus maintenant. Le Cœur est nu.

Autre témoignage ou autre dire ?

Question : les mots écrits pourront-ils avoir autant de force que vos paroles ?

Oui. Regardez aujourd’hui mes écrits, qui n’étaient pas mes écrits mais des transcriptions de ce que j’ai pu dire dans ma langue originelle. Y a bien évidement eu des erreurs de mots mais l’effet était le même, simplement vous êtes aujourd’hui dans un état différent où votre accueil est plus facilité.

Avant, les années précédentes, vous constatiez que vous disparaissiez malgré ma voix. Qui a disparu ? Qui dort aujourd’hui ? Personne. Le jeu de la conscience, le jeu de la Vie, vous dévoile ce mystère, ce passage qui n’en est pas un, ici même dans l’illusion. Vous êtes dans le Cœur du Cœur, le Saint des Saints. Ça se passe de commentaires, ça se passe de peurs. Bien sûr, les réflexes de la personne font que vous vous demandez comment, que ça ne s’éteigne pas, ou que ça se transforme pas en autre chose. C’est impossible, lâchez cela. Ne faites pas intervenir les concepts mais le perceptuel, le percevoir, le ressenti, sans y mettre d’images, sans y mettre d’histoire, restez nus. Il n’y a rien d’autre à faire, absolument rien d’autre. Tout le reste, c’est du superflu. Tout y est.

Ne me croyez pas, éprouvez-le, vivez-le, y a aucun effort à faire. Certes il faut être sérieux, mais sérieux ne veut pas dire grave ou lourd, sérieux ça veut dire être honnête. Laissez être cette perception quelle qu’elle soit dans cette région de votre poitrine. Si ça vous appelle à la manifestation de la Joie, de la jubilation, de l’excitation même, pourquoi pas, laissez sortir, mais si ça vous appelle à la compression, le mouvement est inverse mais ça participe de la même Vérité.

Qui d’autre ?

… Silence…

Question : depuis deux nuits, je suis réveillée par un torrent de Feu d’Amour, un Feu brûlant d’Amour, mais je me laisse aller, je me laisse traverser, et je voulais partager cela avec vous.

Nous te remercions tous. Vous êtes nombreux à le vivre, en cet instant ou à d’autres moments. Vous n’avez besoin de rien d’autre. Tout est là, tout le reste suit.

… Silence…

Qui d’autre, avant que ça ne soit fini ?

Question : y a-t-il un moyen de maintenir l’état où l’on se trouve lorsqu’on accueille vos paroles ?

Il n’y a aucun moyen, aucune technique, la conscience est nue. Porte ta conscience, sans pensées, sans émotions, sur ce qui est perçu, c’est tout. Et je n’ai pas besoin d’être là pour le vivre.

Vous avez reçu d’innombrables techniques, dont une dernière par un Archange. C’est tellement simple qu’il n’y a besoin de rien. Vous avez tellement l’habitude de dépendre de quelque chose, que de dépendre de rien, ça vous semble incongru, mais vous allez vous y habituer, ne vous inquiétez pas. À part porter ton attention, ta conscience, tes pensées, sur ce qui se vit, il n’y a rien d’autre à faire. Et surtout ne demande rien, ne pense pas à ce que tu as senti y a une heure ou la veille, en espérant le faire revivre. Porte-toi simplement en conscience là, au Saint des Saints, c’est tout.

… Silence…

Et rappelez-vous, quand vous êtes cela, qui est naturel, tout l’environnement et toute la terre s’en ressent. Ça a été décrit quand j’étais incarné, mais les gens ne connaissaient pas l’énergie, et d’ailleurs ça servait à rien, ils parlaient d’impression, d’ambiance, de Présence, c’est tout.

… Silence…

Et ne liez pas ce que vous vivez à moi, sans ça vous créez une distance. C’est vous-mêmes qui vous êtes mis là. Je n’ai envoyé ni émis aucune énergie, y a que le Verbe, le souffle de l’Esprit. Le souffle de l’Esprit n’est pas une énergie, même si vous l’entendez. Il est reconnu comme Évidence, pas par votre tête mais par votre Cœur.

Qui veut parler ?

Question : on dirait quand même que vous soufflez sur les braises.

Mais bien sûr que je souffle sur les braises, mais je n’ai pas allumé le feu. Il s’allume tout seul, et vous aussi vous pouvez souffler sur vos braises, par votre pensée, pas votre mental, par votre conscience qui se tourne vers cet endroit parce que c’est un lieu, ici, dans ce sac de viande.

… Silence…

Alors avez-vous épuisé les questions, les témoignages ou les dires ? Vous êtes repus ?

… Il n’y a plus de questions ni de témoignages. Avec toute notre gratitude.

Alors si j’en ai le temps… J’en ai le temps ?

… Oui.

Bien, alors nous allons faire la même chose en silence. Vous n’avez qu’une chose à être : là, le Cœur. Aucune pensée, aucun désir, aucune volonté, juste Accueil.

… Silence…

Eh bien Bidi vous remercie de votre Accueil, de votre Amour, de votre présence, d’avoir accepté d’être à nu dans le joyau.

… Silence…

Eh bien Bidi va vous saluer et vous remercier aussi. Et je vous dis ce que vous allez dire, vous, que j’ai dit l’autre fois.

… (en chœur) : Un pour tous et tous pour Un.

Vous avez de la mémoire. Allez, je vous laisse.

… Merci. À toujours.

À toujours, mais ailleurs hein.



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MessagePosté le: Jeu 2 Nov - 01:01 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


ANDROMERID



Je suis Andromérid, représentant des Arcturiens, et rends grâce aux frères et sœurs ici présents, comme ailleurs, de chaque Présence en la Vérité du Cœur.

Accueillons-nous, accueillons chacun d'entre nous en cette Vérité, en cette Unité, et restons quelques instants en le silence afin que se vive et s'installe, se révèle et émane la vérité de chacun en la Joie, en l'Amour que nous sommes.

… Silence…

Représentant des Arcturiens, certains sont déjà venus me voir ainsi qu'avec d'autres de mes frères en ce lieu. Je ne rentrerai pas dans les détails ni ne donnerai de fonctionnement par rapport à notre peuple, simplement quelques précisions par rapport à ce qui se fait en cet instant, en cette période, en ce lieu tout au moins comme dans d'autres lieux où nous travaillons en quelque sorte, avec les gnomes, sur l'axe Feu-Éther comme le font maintenant également les elfes avec les ondines sur l'axe Air et Eau. Ceci, non pas afin de réajuster quoi que ce soit, ni même de guérir quoi que ce soit au niveau de la personne, mais simplement par la vibration de ce vécu pouvant aider simplement à la détente et au relâchement de ce qui peut faire, ou entraver, en quelque sorte, le vécu de votre pleine Vérité au Centre du Centre.

Il vous est possible, en le lieu des gnomes, de constater également notre présence afin de pouvoir vivre cet état en tout lieu, pas seulement ici, mais cela n'a pas besoin de se vivre plusieurs fois, une seule fois éventuellement. Cela, c’est donné à chacun de se rendre compte.

Que ce soit avec les elfes ou que ce soit avec les ondines, avec les gnomes, avec les Arcturiens, l'important n'est pas de chercher ni de demander quoi que ce soit, ni de faire intervenir la volonté, simplement de suivre la pulsion et de laisser se vivre ce qui se vit en votre Cœur.

Notre intervention est là pour aider au détachement et au relâchement des dernières habitudes, des dernières croyances, permettant ainsi un ajustement naturel en ce que vous êtes.

Donc je le répète, en nos lieux, il n'est pas nécessaire de demander, simplement émettre une intention et laisser œuvrer, laisser ainsi couler la Vie qui se vit et retourne en son Centre.

Il n'y a rien à faire, se laisser porter, en quelque sorte, par la Vie que vous êtes, permettant ainsi à la conscience de retourner avec facilité et légèreté en son Centre si aucune intervention de votre part n'est émise. Il n'y a pas d'autre explication ni aucune recherche à effectuer. Nous n'avons rien à enseigner aujourd'hui, si ce n'est simplement permettre, à notre manière, de participer à votre reconnaissance définitive.

Certains nous connaissent, certains nous ont rencontrés, mais ce processus qui est transmis et qui se vit en cet instant peut être vécu par tous, en chacun, quelles que soient les origines, quelles que soient les lignées, quel que soit le vécu de la personne, peu importe. Cela n'a qu'un seul but, en quelque sorte, vous permettre de vous retrouver et de vous installer en définitive au Centre du Centre, en cette Joie incommensurable, et d'y demeurer.

Il a été vécu jusqu'à maintenant des Théophanies, mais aujourd'hui il vous est possible de vivre l'Endophanie à chaque instant maintenant. Nous avons été tous là à vous accompagner, que ce soit les peuples de la nature, les Anciens, les Étoiles.

Le but n'a pas été de nous faire connaître ou de porter un quelconque intérêt à notre vécu, à nos fonctionnements, mais bel et bien de vous amener là, en ce que nous sommes et en ce que vous êtes, reconnaissant ainsi cet Unique, bien au-delà de toute forme, bien au-delà de tout jeu, de toute dimension, simplement la présence de cet ultime Amour, de cette ultime Joie qui vient vous envahir, en totalité, par Amour, qui vient vous emporter là où il n'y a plus rien, là où enfin tout se pose, là où tout s'apaise.

Nous vous avons accompagnés devant cet Inconnu que vous êtes. Quelles que soient les techniques qui ont été utilisées, quelles que soient les rencontres qui se sont produites, tout cela, en définitive, n'a été que pour cet instant, cet instant qui pour nous est déjà vécu, d'où notre réjouissance, cet instant qui vous laisse à vous-mêmes en cette Unité, en l'Unique, où en quelque sorte le dernier choix vous revient, la dernière détente, le dernier saut, venant ainsi encourager et rendre grâce à ce qui a été qualifié de passage mais qui n'en est pas un, à ce dernier sacrifice qui n'en est pas un. C'est simplement la reconnaissance et l'immersion totale en la Vérité que vous êtes et que vous avez toujours été.

Ainsi mes mots n'ont que peu d'importance et notre Présence peut se faire silence en chacun l'ayant ainsi accepté, pour se retrouver en définitive seuls et à la fois nous tous. Je ne vais pas donc prolonger ces quelques mots mais vous proposer tout simplement de vivre cette révélation avec vous-mêmes et à vous-mêmes, et ce n'est donc pas une Théophanie que je vous propose mais une Endophanie, laissant ainsi se vivre, en le silence du Cœur, le joyau qui a toujours été là, en le témoin de l'Amour et de la Joie émanant librement et sans limite, au-delà même de tout mot, au-delà même de toute explication.

… Silence...

Chers frères et sœurs, je suis Andromérid, représentant des Arcturiens, et je rends grâce aux peuples de la nature, aux peuples intergalactiques, aux Anciens et aux Étoiles m'ayant permis en ce jour de m'adresser à vous.

Nous nous joignons tous ensemble afin de bénir et de saluer en chacun, sa Vérité et son Éternité.

… Silence...



* * * * *




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MessagePosté le: Mer 8 Nov - 09:29 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


O.M. AÏVANHOV

Questions/Réponses - Partie 1



Eh bien mes chers amis, je suis extrêmement réjoui de vous retrouver afin de pouvoir échanger avec vous. Tout d’abord, je vous propose toutes mes bénédictions et aussi la Théophanie du Cœur, bien sûr, pour nous saluer mutuellement pendant quelques instants.

… Silence …

Tout d’abord, avant de vous laisser la parole, un certain nombre d’éléments à vous donner. La première chose : comme vous l’avez remarqué, je n’ai pas eu la nécessité de venir vous parler après la période du 30 septembre, c'est-à-dire durant la première semaine d’octobre, car ce que vous observez, en vous, sur l’écran du monde, sur l’écran de votre vie, de vos relations, est suffisamment éloquent, si je peux dire, pour vous démontrer la réalité de ce qui se produit en cette période. Vous l’avez constaté les uns et les autres, que cela soit à votre échelon individuel, dans votre échelon d’environnement proche ou sur l’écran du monde, vous voyez bien que tout se déroule comme nous vous l’avions annoncé depuis déjà de très nombreuses années, et que tout correspond par ailleurs à l’ensemble des prophéties d’où qu’elles viennent, d’où qu’elles soient arrivées, et qui traduisent, à travers les évènements qui se vivent sur la terre, la réalité de ces prophéties, mais avant tout la réalité intérieure pour nombre d’entre vous, toujours plus grand, de la proximité de la libération finale, si je peux dire, de l’humanité.

Bien sûr nous savons que vous êtes tous, si je peux dire, dans des situations, des environnements différents, mais chacun de vous à votre manière, dès l’instant où vous êtes capables de voir et d’entendre, vous donne à entendre et à voir justement, qu’il se déroule sur la terre et dans votre corps, et dans votre vie, beaucoup d’éléments qui traduisent des changements pour le dire, conséquents, n’est-ce pas ?

Donc il était préférable d’ailleurs aussi aujourd’hui, si ce n’est l’aide que je vais apporter, je l’espère, à un nombre d’entre vous important, par rapport à vos questionnements, mais je précise, comme je l’avais dit déjà, que les questionnements concernant votre avenir personnel ou l’avenir de la Terre au niveau prédictif, prophétique ou annonce, n’a plus lieu d’être, parce que cela vous est transmis de différentes manières au travers de tout ce qui est annoncé comme informations. Même si elles sont un peu détournées, il faut être un peu obtus, si je peux dire, pour ne pas voir ce qui est en train de se dérouler, que je nommerais, si vous voulez bien, cette révélation de la Lumière, mais aussi de l’ombre, qui se produit sur le plan de la Terre.

Alors j’espère que vos questions seront un peu plus axées, même si je crois que Bidi va vous tenir compagnie un certain temps, plus axées sur la conscience plutôt que sur vos péripéties collectives ou individuelles, ou encore sur des besoins d’éclaircissements qui ne concernent finalement que ce monde, car tout va être fait, que cela soit par moi ou par d’autres intervenants, pour vous orienter vers, je dirais, la source de la conscience.

Alors chers amis, chers frères et sœurs, je vous laisse d’emblée la parole. J’ai deux ou trois petites choses à vous dire aussi, mais elles auront certainement l’occasion d’être dites en instaurant le dialogue avec vous. Alors je vous écoute.

Question : tout d’abord trois rêves d’une sœur…

Ça commence mal avec les rêves si y en a trois d’un coup. J’ai joué aux rêves parce que si vous voulez, interpréter les rêves, les rêves, l’espace du rêve est l’interface en ce moment, non pas seulement entre le conscient et le sommeil mais surtout entre le conscient et l’Absolu, et donc s’impriment toujours, au niveau des rêves, des éléments qui peuvent vous guider effectivement, comme nous l’avons démontré ensemble à travers vos rêves à élucider. Mais aujourd’hui, et vous allez le voir, du moins je l’espère, que la tonalité des rêves qui vont m’être proposés, dépassent le cadre des petites interrogations égotiques, si je peux dire. Alors nous commençons avec le premier rêve. Nous allons vérifier ça.

… premier rêve : je suis dans ma chambre. Dans le mur il y a une fente. Un poulpe multicolore passe par cette fente. Il vient se poser près de la tête de ma fille du côté droit, elle est allongée sur le lit, puis il vient sur ma gauche du côté de mon Canal Marial. Il clignote avec de très douces couleurs. Je suis en joie et très légère, je me réveille.

C’est quoi comme animal ?

… un poulpe.

J’avais bien entendu. Un poulpe, c'est-à-dire une espèce de pieuvre ?

… oui, multicolore.

Multicolore.

Alors ce premier rêve évoque simplement tout ce qui est collant : la pieuvre par exemple, tout ce qui est le poulpe, le calamar. Vous savez que c’est un symbole qui représente quelque part un certain nombre de forces de prédation, on va dire. Or là, qu’est-ce qu’il se passe ? Le poulpe est multicolore, c'est-à-dire il n’est plus un poulpe normal mais il a plusieurs couleurs. De plus, ce poulpe vient aussi se placer, comme elle le stipule dans ce rêve, au niveau du Canal Marial. Donc ici, nous sommes bien au-delà de la pieuvre et son aspect tentaculaire, mais nous sommes dans quelque chose qui évoque une connexion et une reliance nouvelle pour cette sœur. Voilà ce que je peux en dire. Le multicolore, là, est certainement l’aspect, justement, qui signifie que ce n’est pas un poulpe ordinaire, donc d’une seule couleur, bien sûr. Alors on va voir avec le deuxième rêve, si ça s’éclaire un peu plus.

… deuxième rêve : je marche dans une ville avec un ami aux cheveux roux. Il me confie son petit chien, roux également. Celui-ci m’échappe. J’informe mon ami de son départ sans me sentir inquiète.
Troisième rêve : je suis dans une belle nature, sous une grande arche ressemblant à un pont en pierre. Je lève la tête et vois des milliers d’abeilles qui recouvrent totalement cette arche. Je suis émerveillée.
Pourriez-vous m’apporter un éclairage sur ces trois rêves récents ?


Alors l’abeille, bien sûr, c’est le symbole du Christ, c’est le symbole de la Résurrection. J’avais d’ailleurs, dans mes objets que je conservais toujours avec moi, cette abeille qui était sculptée quelque part, pour ceux qui m’ont connu quand j’étais incarné. L’abeille est le symbole du Christ et de la Résurrection. Cette sœur précise qu’elle a une arche au-dessus d’elle. La notion d’arche, que ce soit en pierre ou autre, ou en lumière, évoque toujours la notion de traversée, de passer en quelque sorte symboliquement et concrètement d’un état vibratoire ou d’un état de conscience à un autre état vibratoire ou à un autre état de conscience. L’arche est liée au passage, dans son acception la plus large, et ici cette arche est recouverte d’abeilles, c'est-à-dire que le Christ a frappé à la porte et laisse se faire le passage, si je peux dire, en toute sécurité.

Je reviens maintenant au deuxième rêve. Dans les circonstances actuelles, je précise, et non pas dans les circonstances ordinaires des rêves tel que c’est connu par ceux qui étudient les rêves, elle se promène avec un être qui est roux, dont le chien est roux. La couleur rouge, et plus particulièrement le roux, que ça soit des cheveux ou un poil, évoque Nibiru et évoque la planète Hercolubus et tout ce qui est lié à sa présence et à sa visibilité. Donc à travers ces trois rêves, se confirme la notion de traversée, de passage, afin d’accéder à la Vérité, qui se produit en ce moment même pour cette sœur. Il y a effectivement une dynamique et une logique au travers de ces trois rêves.

Je restipule que les rêves que j’interprète aujourd’hui ne sont pas liés, sauf si ça renvoie trop à votre problématique personnelle et que je peux pas en donner des éléments qui peuvent aider, la plupart des rêves seront interprétés selon la dynamique du moment qui, comme vous le savez, est liée à l’approche de Nibiru. Donc je resituais vos rêves de cette période, si tant est qu’ils soient de cette période, surtout par rapport à ce changement qui est en cours. Voilà ce que je voulais dire pour la deuxième fois. C'est-à-dire que je veux dire par là, que vos nuits soient sans rêves, que vos nuits soient avec des visions, des perceptions ou avec des rêves, tout ce qui se déroule la nuit vous renvoie à la notion de passage, de transformation, et en définitive, de libération et de l’ascension, de la Terre et peut-être votre ascension à vous, individuelle, car vous le savez, l’ascension est collective pour la Terre mais elle n’est pas collective pour l’humanité. Ça dépend de votre liberté d’installation, de vos choix et de vos positionnements, ça, nous vous l’avons toujours dit.

Alors nous pouvons continuer.

Question : si nous désirons ne plus participer à aucun des jeux ayant cours dans les mondes falsifiés et dissociés, l’âme peut-elle avoir un choix contraire, décider de ne pas se retourner vers l’Esprit et poursuivre dans sa pseudo-certitude d’immortalité ? Peut-on être amenés, par le choix de l’âme, à expérimenter à nouveau des mondes dissociés, alors que ce n’est pas notre choix ?

Alors, il faut bien comprendre que tout ce qui a été nommé le retournement de l’âme… la consumation de l’âme se fait par l’abandon de la volonté personnelle, par l’Abandon à la Lumière. Tout ça vous avait été expliqué déjà durant et avant les Noces Célestes, je vais pas revenir dessus. Par contre, l’âme est toujours orientée vers la matière. Vous n’y pouvez rien, ça fait partie de l’enfermement, nous vous avions expliqué ces mécanismes et ces rouages. Donc l’âme qui est attractée, comme l’expression avait été donnée il y a de nombreuses années, vers la matière, n’a aucune possibilité de vivre l’Esprit, c’est aussi simple que ça.

Il faut qu’il y ait une dynamique, qui vous avait été expliquée par Ma Ananda Moyi voilà de très nombreuses années, qui est d’abord le phénomène de retournement de l’âme, qui est pas toujours permanent, qui peut occasionner les phénomènes de yoyo, et que j’avais nommés tournicoti-tournicota, mais une fois que l’âme est suffisamment éclairée, si je peux dire, par l’Esprit, elle ne peut plus se retourner vers la matière.

Le risque de cette période, c’est les tournicoti-tournicota, et surtout le rejet de la matérialité plutôt que sa transcendance. Vous ne pouvez pas vivre la transcendance en rejetant la matière. C’est dans la matière que se vit votre transcendance, et votre libération passe par ce corps de chair. Qu’il soit appelé le temple du divin, qu’il soit appelé, comme le nommait Bidi, le sac de viande, peu importe. C’est pas le temple qu’il faut adorer, c’est pas le sac de viande, mais c’est ce qui est dedans, c'est-à-dire vous.

Alors, tout ce qui va se produire, tout ce qui est décrit dans ces mécanismes de l’âme, c’est : quand l’Esprit est trouvé, y a plus aucune hésitation possible. L’âme ne peut plus interférer puisqu’à ce moment-là, quand l’éclairage de l’Esprit est suffisamment important, c'est-à-dire en particulier quand le Triangle de Feu, vous vous rappelez, qui est sur le front, était pointe en haut, s’établit pointe en bas, c'est-à-dire retourné vers la matière, c’est l’effusion de l’Esprit dans la cellule, dans le corps organique. Là, l’âme ne peut plus interférer parce qu’elle est en cours de dissolution, même s’il y a encore des mécanismes de fluctuation.

Alors bien sûr, quand vous dites que vous voulez plus de la matière, qui s’exprime ? La personne ou l’âme ? Mais en définitive, ça ne change rien, parce que dès que la personne ou l’âme sont éclairées et vivifiées, ressuscitées par l’Esprit, par le Paraclet, vous ne pouvez plus avoir de doute sur une quelconque attraction à la matière, à l’expérience, ou aux mondes dissociés. Vous ne pouvez plus être dupes d’une quelconque amélioration de quoi que ce soit, chose qui est proposée par toutes les spiritualités illusoires.

Alors bien sûr, ce que je dis aujourd’hui peut vous sembler en contradiction, et d’ailleurs ça l’est, avec ce que j’ai pu dire quand j’étais incarné, mais vous n’êtes plus dans la même période, vous le voyez bien. À l’époque, j’avais pris l’exemple de la grenouille, vous savez, qu’on chauffe dans son récipient. Aujourd’hui, si vous prenez l’état dans lequel vous étiez il y a dix ans et qu’on vous mettait face à ce que vous êtes aujourd’hui, vous feriez comme la grenouille, vous voyez ? Vous seriez dissous par le Feu de la Vérité et de la Lumière.

Alors bien sûr, dès que l’Esprit est, je dirais, suffisamment présent, c'est-à-dire quand vous avez vécu les processus vibratoires, quand vous avez vécu un certain nombre de mécanismes au niveau des différentes Couronnes du cœur, ou alors par l’Onde de Vie, il y a plus de possibilité, si je peux dire, de ne plus être affecté par une quelconque possibilité de choix. L’Esprit n’offre aucun choix, il est la Vérité ; l’âme propose des expériences, soit tournées vers la matière, soit tournées vers l’Esprit. Le retour à un monde dissocié est strictement impossible. Même les méchants garçons iront faire la rééducation, non pas en 3D unifiée mais se joindront aux équipes libératrices, c'est-à-dire Anciens, nouveaux Anciens, nouvelles Étoiles, qui ont accepté, de par leurs jeux au sein de ce monde, d’aller libérer d’autres mondes.

Dans ce cas-là, bien sûr, l’âme persistera, mais elle sera éclairée, c'est-à-dire que ces frères et ces sœurs, et ces méchants garçons aussi, qui ont l’habitude de ces forces-là parce qu’ils les ont tellement manipulées en ce monde qu’ils devraient être très à l’aise pour découdre, si je peux dire, tous ces liens et toutes ces attaches des mondes falsifiés, aidés en cela, bien sûr, par le recrutement qui s’est mené entre les années 2014 et 2016, c'est-à-dire période de l’assignation vibrale et de la consumation de l’âme ou pas, n’est-ce pas ?

Donc si vous êtes en Esprit et en Vérité, il ne peut pas y avoir de choix. Croire que vous avez le choix est le propre de l’ego et de l’âme, mais certainement pas de l’Esprit. Si l’Esprit s’est réveillé en vous avec les différents témoins que j’ai donnés, même si vous jouez encore avec l’ego, vous ne pouvez plus jouer avec l’âme, parce que dès que l’Esprit est réveillé au sein de l’âme, de manière fort naturelle l’âme se dissout.

Il en est un petit peu différent, je viens de vous parler des méchants garçons, des guignols, les prédateurs de ce monde, mais aussi les futurs Melchisédech et Étoiles qui iront libérer certains mondes. Eux, leur âme doit demeurer, de la même façon que nous, Anciens ‒ Étoiles, c’est un petit peu différent, surtout par exemple Marie et d’autres Étoiles qui ne vous sont pas connues, qui ont emporté leur corps lors des processus nommés assomption et pas ascension, assomption. Là, le problème est un peu différent mais tout ce qui concerne les hommes, si je peux dire, la polarité masculine, qui ont joué à tournicoti-tournicota, qui se sont présentés d’une certaine façon, n’auront aucune difficulté à endosser aussi ce rôle d’Ancien, accompagnés et servis, si je peux dire, dans leur rédemption, par les méchants garçons.

Mais rappelez-vous ce que j’ai dit : la plupart des frères et des sœurs qui sont sur la terre au moment du grille planète final et au préalable, au moment de l’Appel de Marie, l’injonction de l’Esprit de Vérité sera telle que nul ne pourra ignorer cela. Alors bien sûr, vous le savez, il y a un temps limité entre l’injonction de la Lumière, l’Appel de Marie, la visibilité de Nibiru, et ce que j’avais nommé voilà fort longtemps le grille planète final. Je parle pas des dates ni des évènements mais je parle d’une chronologie dans laquelle vous êtes, pour vous situer, simplement.

Dès que les Théophanies ont été installées d’une manière perpétuelle, même si vous ne les vivez pas encore pour nombre d’entre vous de manière perpétuelle, l’Esprit, le Paraclet, l’Esprit du Soleil s’infuse au sein de vos structures éphémères, et vous savez que l’âme n’est pas éternelle. Ça, c’est la plus grande mystification qui a été faite à la fois dans le domaine spirituel, dans le domaine religieux, et aussi dans le domaine des Illuminati, c'est-à-dire quand a été proclamé la croyance en un dieu, l’Être suprême, la croyance en l’éternité de l’âme. C’est absolument faux. Le corps physique, même dans les mondes unifiés, n’est qu’un vecteur de manifestation, et l’âme aussi. La véritable Éternité, elle est dans l’Esprit, elle est pas dans l’âme.

L’âme a toujours des colorations, et bien sûr progressivement, au fur et à mesure des centaines d’années, le langage est passé de l’Esprit à l’âme. Et d’ailleurs, l’Église catholique a supprimé toute référence à l’Esprit. Mais vous savez, les méchants garçons parlent aussi d’âme, les prédateurs aussi, ils ont une âme, ça n’a rien à voir avec les portails organiques, or tout ce qui est porteur d’âme, même inversée aujourd’hui, vous le savez, ne peut pas disparaître en son Éternité mais néanmoins aura en quelque sorte une certaine forme d’utilité dans les évènements des 132 jours, et pour certains, dans la libération des mondes à libérer.

Donc il ne faut pas se préoccuper de la notion de choix. Si vous avez encore aujourd’hui l’impression d’avoir à choisir, c’est bien évidemment que votre âme est encore sur le devant de la scène, parce que si l’Esprit, le Paraclet, est sur le devant, vous n’avez aucun choix. Vous n’avez qu’un seul choix à être, c’est la Vérité, c'est-à-dire la Liberté, et vous ne pouvez pas vous poser la question ni de l’âme, ni du corps, ni d’une quelconque histoire.

Donc cette question, j’y ai répondu comme j’ai pu, mais en tout cas les choses vont devenir, et elles deviennent déjà, de plus en plus claires. L’éclairage de la Lumière, en vous comme à l’extérieur de vous, vous donne à voir tout ce qui n’a pas été vu, tout ce qui n’a pas été traversé, mais ce n’est pas vous qui agissez, c’est l’Intelligence de la Lumière, c’est l’Esprit de Vérité, c’est l’Androgynat primordial, mais certainement pas vous. Si vous croyez encore agir par vous-mêmes dans quelque événement de votre vie, vous êtes encore soumis à l’âme et à ses choix. Quand vous êtes libres, vous n’avez aucun choix, si ce n’est d’être ce que vous êtes en Vérité. Et là-dedans, il y a pas de place pour ce que vous aviez nommé, et nous l’avions suffisamment expliqué, le libre arbitre.

Le libre arbitre, c’est l’action-réaction, croire que vous avez le choix de faire le bien ou le mal, et cela maintient le jeu au sein de la matrice. C’est perpétuel. N’oubliez pas que vous avez pris perpétuité, mais heureusement que la perpétuité s’achève toujours par la mort de ce qui est éphémère, n’est-ce pas ? Et cette fois-ci, nous vous avons expliqué l’historique de ce monde voilà fort longtemps, qui aujourd’hui ne vous est d’aucune utilité mais qu’il est bon de rappeler encore pour certains. Le retour à la Vérité est maintenant, cette Vérité ne s’accompagne ni de formes, ni de dimensions, ni d’histoires, ni même d’un processus de fin des temps. C’est la fin du monde pour l’ego, c’est la fin de tout ce qui est lié à l’ego, que vous nommiez ça les relations affectives, familiales, sociales, karmiques ou autres. Il n’y a plus de place pour l’ego maintenant, si ce n’est au sein de la souffrance pour celui qui n’a pas encore accepté l’éclairage total de cet ego de pacotille, comme on dit.

Autre question

Question : après avoir appliqué l’huile essentielle de Ravinsara, j’ai senti ma Porte OD vibrer fortement, le point entre les yeux, et l’Étoile Attraction. Ensuite j’ai eu la vision de mon visage que j’ai tout de suite reconnu. J’ai réalisé que je n’étais pas ce personnage, comme si j’observais cette personne qui n’était pas moi. Je l’avais compris mentalement, mais là, je l’intégrais. Depuis, quand je pose l’huile essentielle et que je m’allonge, je sens toutes les cellules de mon corps vibrer profondément, c’est une sensation nouvelle pour moi. J’observe cela mais c’est juste un constat, je n’y suis pas attaché et ne recherche rien.

Alors, le témoignage, quelles que soient les techniques, je vous rappelle qu’il y a de nombreuses années, vous avaient été communiqués le yoga de l’Unité, le yoga de la Vérité, les bénédictions archangéliques, des postures, des exercices à faire qui prenaient beaucoup de temps. Vous vous êtes aperçus, au fur et à mesure des années peut-être, pour ceux qui suivaient ça depuis longtemps, que les exercices, et je crois que vous nommiez ça des protocoles, voilà, ces protocoles se simplifient de plus en plus parce que la charge de Lumière, l’intensité de la Lumière, la conscience de la Lumière qui est présente sur terre est telle que aujourd’hui ça va très, très vite.

Et ce témoignage qu’exprime ce frère à travers des techniques, mais peu importe la technique, ça peut vous le faire aussi bien lors d’un soin Vibral qu’avec des huiles essentielles, qu’avec des postures, qu’avec même le regard ou le sourire d’un frère ou d’une sœur, vous voyez ? La technique n’est plus primordiale. D’ailleurs, il vous a été demandé petit à petit de vous éloigner de tout ce qui a été utile à un moment donné. La bénédiction des Archanges, c’est plus la peine d’aller répéter des mantras et de faire des gestes, il suffit de penser à l’Archange pour qu’il soit là.

Et ce qu’exprime ce frère, c’est qu’à l’occasion d’un rituel particulier, un protocole, pardon, particulier, il a vu ce qu’il était, c'est-à-dire qu’il s’est désidentifié de son corps, ce qui est le cas dès que vous vous voyez et que vous vous voyez non plus dans un miroir mais à travers l’Esprit, vous voyez votre visage ou votre corps. Et vous savez à ce moment-là, non pas parce que vous y avez adhéré comme ça été exprimé en tant que croyance mentale, mais en tant que vécu réel, que vous n’êtes rien, mais absolument rien de ce corps, que c’est juste un personnage de théâtre qui est animé par des ficelles, comme une marionnette. Les ficelles et la main, c’est l’âme, mais l’Esprit est antérieur à la main, antérieur aux fils de la marionnette, et antérieur au personnage. C’est ce que vous êtes.

Et ça, ça sera une évidence vécue pour nous tous, même nous, là où nous sommes, et au moment du grille planète final. Y aura aucun retour en arrière possible, parce nous aurons vécu tous la disparition en Éternité, quel que soit notre véhicule ultérieur, si nous en avons besoin les uns et les autres, si nous le souhaitons, mais ça ne fait aucune différence. Or tant que vous n’avez pas vécu effectivement soit les vibrations, soit le processus où vous voyez réellement et concrètement que vous n’êtes pas ce corps, vous êtes de toute façon collés à ce corps parce que vous êtes dedans. Toute l’erreur, disait Bidi, c’est l’identification à ce corps. Par contre, le travail sur ce corps à travers les yogas, à travers l’alimentation, à travers l’énergie, vous a été fort utile depuis fort longtemps.

Aujourd’hui, vous n’avez plus besoin de tout ça. Bien sûr, je conçois tout à fait que certains frères et sœurs qui découvrent seulement maintenant l’énergie, la vibration, l’âme, l’Esprit, aient besoin d’avoir des béquilles ou des repères, même avec des cristaux pourquoi pas. Vous savez qu’il y a des cristaux qui font monter les vibrations, vous avez des cristaux qui correspondent à l’Onde de Vie, des cristaux qui correspondent au Canal Marial. Rien ne vous empêche de les utiliser, bien sûr, surtout pour ceux d’entre vous qui, vivant la Vérité de l’Esprit tel qu’a été ce témoignage, même s’ils ne se posent pas de questions, il y a quand même toujours la personne qui a besoin peut-être d’un peu de cadre, d’un peu d’éléments pour être tranquille, si je peux dire.

Mais il y a une telle évidence de la Lumière quand vous vivez ce genre de témoignage, qu’il ne peut plus y avoir de questions, ni sur les lignées, ni sur les vibrations que vous vivez, sur quoi que ce soit, parce que quand vous avez vécu ‒ et non pas cru ‒ cela, vous êtes dans la béatitude, vous êtes dans la Paix et vous savez, pour l’avoir vécu, que même ce corps, puisse-t-il être brûlé, écartelé, coupé en morceaux, que ça ne change rien, là est la Vérité de l’Éternité. Et vous avez, et je pense qu’on aura aussi d’autres témoignages comme d’autres rêves qui traduisent, si vous voulez, ce bouleversement qui est en cours, comme nous vous l’avions annoncé, depuis le 1er octobre de cette année, et que j’avais dit que vous aviez beaucoup de dates repères dans le déroulement du calendrier, et que tout ça se déroule en ce moment.

Donc ne vous intéressez pas à demain ou à la fin de l’année, vous n’y êtes pas encore, n’est-ce pas, vous êtes au mois d’octobre. Il y a suffisamment de choses à vivre en ce moment pour se préoccuper de demain ou d’hier, vous voyez. Ce qui est important, c’est de trouver cette Évidence, et elle se trouve uniquement quand vous cessez toute quête, toute recherche, toute interrogation, tout questionnement, et surtout, tout besoin d’explications. Bien sûr, je m’adresse au plus grand nombre, mais ceux qui sont là, ici, et qui écoutent ce que je dis, ça fait suffisamment longtemps que vous avez vécu toutes ces expériences, et il est important que les nouveaux frères et sœurs qui ressuscitent aujourd’hui n’aient pas l’impression qu’il faille passer par les Couronnes, les Étoiles, les Portes, les yogas, pour vivre ce qui est à vivre, parce que la meilleure façon de le vivre aujourd’hui, et même pour vous, les anciens, c’est la spontanéité de l’Instant Présent, rien d’autre. Sans ça vous perdez du temps.

Bien sûr, vous avez l’éternité, mais pour savoir et vivre l’Éternité, il faut déjà être l’Éternité, non ? Or de plus en plus, et cela aussi nous vous avions prévenus, vous ne pouvez plus vous raccrocher, si je peux dire, aux lois de ce monde, aux règles de ce monde, de cette société, de ce corps, de votre affectif, pour être ce que vous êtes. Le face-à-face, nous vous l’avons dit, c’est seul à seul, quelles que soient les rencontres, les rapports que vous avez les uns avec les autres, avec les peuples de la nature. Ce genre d’expérience dont vient témoigner ce frère se produira seul à seul, même si la relation est un moyen extraordinaire de découvrir ce qu’est l’Amour. La densité de la Lumière est telle que depuis le 1er octobre, toutes ces choses-là, sauf peut-être comme je l’ai dit, pour nos sœurs et frères nouveaux qui débarquent, si je peux dire, ne représentent pour vous aucun intérêt. Je dirais même que ça peut être un obstacle.

C’est pour ça que d’ailleurs je vous avais prévenus, le mois dernier, que je ne parlerais plus de la chronologie des évènements de ce monde. Vous êtes assez grands pour regarder tout ce qui se déroule en vous, comme dans vos moyens de communication modernes. Le plus important n’est pas là maintenant, le plus important, c’est cette surprise qui se produit quand vous vivez que vous n’êtes ni ce corps, ni cette histoire, ni vos croyances, ni vos affects, ni vos émotions, et que même ce que vous appelez votre mari, votre femme, votre enfant, ne représente rien du tout au niveau de l’Esprit, si ce n’est des jeux de la conscience, c’est tout, et des jeux, en plus, altérés au sein de ce monde.

Donc ce bouleversement qui se produit était annoncé, il me semble, et il est beaucoup plus facile de vivre ce bouleversement parmi ceux qui sont tout neufs, si je peux dire, qui n’ont vécu ni les énergies, ni les vibrations, ni l’adhésion aux religions, ni à quoi que ce soit, parce qu’ils sont justement disponibles pour l’imprévu, alors que si vous, qui avez vécu les Couronnes, les lignées, vous maintenez tout ce cinéma, vous vous privez de la Vérité et vous vous privez de la Joie éternelle, et vous vous privez, pour la période finale, de la béatitude. Y a un temps pour tout. Et là, je le décrète et je vous le dis solennellement, il ne sert à rien de vous appuyer sur quelque élément de votre passé, même lié à l’évolution de la Lumière depuis trente ans, même les Noces Célestes, même ce que nous vous avions dit y a encore, allez, je dirais une année.

Il faut rester tranquille, c’est impératif. Alors comme nous vous avons dit, nous vous avons envoyé dans la nature parce que dans la nature, vous êtes tranquilles. Il y a une telle densité de Lumière loin des cités, loin des villes, loin de l’activité mentale des humains, qui vous aide en toute évidence, de façon la plus naturelle possible, à vivre cette Éternité. Sans vous appuyer sur les repères qui pour les anciens vous ont été extrêmement utiles et profitables. Mais rappelez-vous qu’ils vous ont été utiles et profitables pour vous, mais aussi en tant que ancreurs et semeurs de Lumière. Là vous n’êtes plus des ancreurs et des semeurs de Lumière, nombre d’entre vous deviennent Lumière, en totalité, et dans cette totalité de la Lumière, y a aucune place pour la souffrance, pour l’ego, pour la personne ou pour l’histoire. Et vous allez en voir de plus en plus des témoignages de ce genre-là.

Alors, continuons.

Question : un rêve : je suis à Toulouse avec un groupe et nous prenons le train pour aller embarquer sur un avion. Nous passons par la campagne, et soudain mon wagon se détache des autres et je me…

Mon wagon ? Mais il parlait d’avion, il est dans le train ?

… oui, pour se rendre à l’aéroport.

D’accord.

… je me retrouve seul dans une pièce où un homme me propose de tester, sous forme de jeu, mes réactions à ce qu’il me soumet. Je serais filmé. J’accepte. Je ne me sens pas du tout concerné. Cela m’amuse de vivre cette expérience, je joue le jeu. Puis je me retrouve avec le reste du groupe dans une salle d’attente, avant l’embarquement. Je comprends que les autres attendaient que je termine le jeu pour embarquer.

Avant que tu termines, c’est exactement ce que je disais. Ça ne sert plus à rien de jouer, quel que soit le jeu, même de l’énergie, de la vibration. Bien sûr, ça n’interdit pas les contacts avec les peuples de la nature, avec nous, mais rappelez-vous qu’il faut être seul pour vivre cet ultime retournement, cet ultime basculement. Vous ne pouvez, et nous vous l’avons toujours dit, de le faire seul, et ce que décrit ce rêve est exactement cela.

Bien sûr nous vous avons encouragés, durant toutes ces années, à vous rencontrer, à entrer en relation pour échanger, partager, mais comprenez bien que à un moment donné, ça veut pas dire être seul tout le temps, mais il vous faut de manière impérieuse faire ce retour au centre, et ça se fait seul à seul. C’est ce que décrit ce frère. D’ailleurs il se retrouve, le wagon est détaché du train, donc des autres. Et il doit faire sa preuve, si je peux dire, se démontrer à lui-même quelque chose avant de rejoindre le groupe. Parce que l’ego est très malin, et l’âme est très maligne, elle a souvent tendance à vous faire relier à ce que nous avions nommé à l’époque des égrégores, à des groupes auxquels vous êtes soumis, parce que l’âme ne cherche qu’une chose, c’est à être soumise soit aux forces de prédation, soit aux groupes spirituels.

Mais aujourd’hui ça doit être vu pour ce que c’est. Ce qui auparavant était des béquilles, des aides, très conséquentes même pour nombre d’entre vous, devient un obstacle, alors que pour certains nouveaux frères et sœurs, c’est un atout indispensable. Mais rappelez-vous que eux, ils ont vécu l’Esprit avant de vivre les vibrations, donc pour eux c’est plus facile de trouver des repères auxquels ils ne vont pas adhérer mais simplement expliquer ce qu’il peut rester de besoin d’explication. Ce qui n’est pas votre cas à vous, qui avez vécu les énergies, les vibrations, les Couronnes. Alors on termine le rêve ?

… une femme entre dans la salle et me félicite d’avoir participé à ce test. Elle me dit que je fais partie du club maintenant et que cela me donne droit à des billets gratuits pour voyager. Je reçois une sorte de panier avec des cadeaux emballés dans un papier bleu brillant. Il y avait notamment une sorte de toile de barnum à monter, qu’on utilise pour une réception ou une fête.

Oui, ben le rêve, c’est exactement ce qui est montré à ce frère ou cette sœur, tout ce que j’ai dit. D’ailleurs le rêve est très clair, elle a parfaitement compris, ou il a parfaitement compris lui aussi, n’est-ce pas ? Après, y a des références, bien sûr, à ce qui est connu dans ce monde : le panier, les voyages gratuits, mais quand vous êtes libérés, vous n’avez pas besoin de ticket, vous allez où vous voulez, tout seul comme un grand. Y a pas besoin de titre de transport. Mais bon, c’est corrélé à ce monde : l’histoire du train qui accompagne à l’aéroport, l’arrêt du wagon, le face-à-face seul dans une pièce blanche avec un test, un jeu, qui est fait. Tout ça traduit exactement ce que je vous dis depuis le début de mon intervention.

Alors n’essayez pas, à travers même des rêves comme ça, et je le dis là pour ce frère ou cette sœur, d’aller trop loin dans l’explication. Parce que c’est tellement évident dans ce cas-là. Bien sûr, par exemple le rêve de l’animal roux avec les cheveux roux, c’était moins facile, mais tous les rêves que vous vivez aujourd’hui sont colorés, non pas par votre âme mais par l’Intelligence de la Lumière.

Alors bien sûr, vous avez des rêves qui n’ont ni queue ni tête, qui peuvent vous sembler appartenir à des préoccupations de la veille. Il n’en est rien, parce que l’alchimie de la Lumière se réalise aussi quand vous avez disparu de la personne, ce qui est le cas dans le sommeil, et à ce moment-là, vous rentrez dans la conscience Turiya. Mais même ces éclairages-là ne sont que les jeux, je dirais, de l’âme, qui est éclairée par l’Esprit. Y a une différence qui est maintenant de plus en plus importante entre ce qui pouvait se dérouler y a encore quelques années et ce qui se déroule maintenant, du fait même de la progression de l’installation de la Lumière Vibrale, de la vraie Lumière.

Donc je ne rajoute rien à ce rêve, parce qu’il est très clair. Autre question.

Question : qui ou qu’est-ce qui a poussé Marie et les Mères généticiennes à nous créer un corps physique et une âme ?

Mais les Mères généticiennes créent des matrices de vie qui sont des assemblages des quatre Éléments avec toutes les molécules, selon les dimensions données, ce que vous nommez les corps, le décor, tout ça, est totalement libre. Y a des matrices cristallines qui se créent sans arrêt. Les Mères généticiennes n’ont fait que proposer des champs d’expérience de la conscience. Le problème, c’est que ce champ d’expérience de la conscience de la Terre et d’un peu moins d’une centaine de systèmes solaires, a créé, par la volonté archontique que j’avais nommée, dans la relation avec les Mères généticiennes, dont la cause première était l’anomalie primaire au niveau de la première extériorisation de la conscience. Donc, peu importe, on va pas revenir là-dessus parce que c’est de l’histoire.

Donc les mondes libres, même carbonés, que nous avons nommés la 3ème dimension unifiée ont, du fait de niveaux de densité extrêmes de la matière carbonée, ont eu besoin, pour encaisser l’Esprit, d’un médium, d’une espèce d’amortisseur qui a été nommé l’âme, en ce monde. Mais jamais l’âme n’a été immortelle, c’est des bêtises. D’ailleurs tout l’enseignement des Illuminati et des guignols, en particulier tous ces maîtres pseudo-ascensionnés, vous le savez, s’est fait sur l’enseignement de l’âme : les sept Rayons, les traités de l’âme et toutes les connaissances même ésotériques. Et la connaissance intime jusqu’à, il y a quelques années, c'est-à-dire depuis les Noces Célestes, n’était pas possible, sauf pour des êtres extrêmement rares dont Bidi qui est venu vous voir, Nisargadatta.

Nous, parmi les Anciens, même si nous avions, pour certains d’entre nous, vécu certaines choses par rapport à l’Absolu, nous voyions à l’époque cela comme quelque chose de très lointain et qui servait à rien dans le plan évolutif de l’âme. J’ai fait la même chose, bien sûr, parce que nous n’avions pas la possibilité, si je peux dire, de nous établir, dans cette époque-là, dans ce que vous établissez aujourd’hui.

Les choses sont différentes pour Bidi, elles ont été aussi différentes pour mon maître, Bença Dounov qui, je vous le rappelle, lui, était un walk-in. Les choses sont différentes aussi pour la Source quand elle vous a dit qu’elle avait synthétisé un corps. Mais quand le voile de l’oubli s’est fait, c'est-à-dire quand nous prenons plusieurs incarnations parce que nous sommes piégés dans cette matrice, nous oublions l’Esprit et l’âme prend le relais, et depuis le point de vue de l’ego, l’âme est la finalité. De là vient l’erreur fondamentale. Mais c’est une erreur fondamentale des consciences qui ont vécu cela, que vous nommez les pseudo-maîtres ascensionnés, et de tous les enseignements spirituels quels qu’ils soient.

C’est pour ça que aujourd’hui je peux dire que même l’enseignement, la pédagogie, tout ce que nous vous avons donné, vous a été utile voire indispensable pour certains d’entre vous, vous voyez, mais n’allez pas revivre dans le passé. C’est différent parce que les tout nouveaux qui arrivent aujourd’hui ont peut-être besoin de quelques repères, mais comme je m’adresse au plus grand nombre, je suis obligé de vous diviser, si je peux dire, entre ceux qui sont les anciens, comment vous dites, les vieux de la vieille, et les bébés, ceux qui arrivent et qui découvrent la Vérité de façon inattendue et impromptue. Vous voyez ?

Mais pour ceux qui dorment, et je vous le confirme, à part les êtres, les frères et les sœurs qui s’éveillent spontanément par l’afflux de la Lumière, surtout et je le redis aujourd’hui plus que les mois précédents, n’allez pas titiller les frères et les sœurs qui sont inscrits dans leurs croyances, inscrits dans la matérialité, inscrits dans la spiritualité de bas étage, si je peux dire. Ils n’ont aucun moyen d’accepter vos mots, ni même aucun moyen d’accepter votre radiance, parce que pour eux le moment n’est pas venu et donc ils doivent se présenter dans cet état-là au moment de l’Appel de Marie. Alors bien sûr, vous voyez que même parmi ces êtres-là, y en a qui s’ouvrent aujourd’hui, spontanément, mais en aucun cas cette ouverture ne peut venir de votre intervention, ni même de votre Présence.

Soyez simplement ce que vous êtes en permanence, l’Intelligence de la Lumière se charge de répartir la Lumière là où c’est nécessaire. Vous voyez ? Vous n’avez besoin d’aucune connaissance, ni d’aucun concept, ni d’aucune perception de quoi que ce soit. Restez tranquilles. Rester tranquille ne veut pas dire rester en méditation 24 heures sur 24, ça veut dire vivez ce que la Vie vous donne à vivre le plus naturellement du monde.

Alors, on continue.

Question : pourriez-vous développer sur la dernière prophétie de Bença Dounov ? Il dit qu’il y aura un nouveau continent et une nouvelle race, la sixième…

Ça, c’est pas Bença Dounov qui a dit ça, hein.

C’est pas Bença Dounov. Bença Dounov a parlé non pas de sixième race, il a parlé d’un Feu du ciel qui régénérerait tout, mais il a jamais dit qu’il y avait une continuité. Et d’ailleurs, je vous rappelle que certains parmi vous continueront à vivre sur la Terre ascensionnée, mais pas tel que vous vivez aujourd’hui parce qu’il y a pas de vie à l’extérieur de la planète. La vraie Vie en unité, elle est à l’intérieur de la planète, sous le manteau, au plus proche du noyau cristallin, après la couche de feu, bien sûr. Mais vous ne pouvez pas faire de corrélation. La sixième race-racine fait partie de l’enseignement falsifié. La race bleue existe déjà réellement. Les Mères généticiennes de Sirius, au-delà de la forme anthropomorphique, sont des êtres de Lumière bleue. La Lumière bleue vous renvoie à la fusion des Éthers, à l’Œuvre au bleu dont avait parlé Sri Aurobindo à la fin de l’année 2009 et au début de l’année 2010.

Alors Bença Dounov, la seule prophétie qu’il ait faite, il a parlé du Feu du ciel qui régénérerait tout et qu’il y aurait une nouvelle vie, mais ne mettez pas une solution de continuité. Bien sûr, les mots qui ont été employés à l’époque, ça fait plus de cent ans, n’est-ce pas, ou cent ans maintenant, ne pouvaient pas être expliqués selon les connaissances que vous avez aujourd’hui de la mécanique céleste, visuelle, apparente, des connaissances scientifiques que vous avez, même pour l’individu normal qui n’est pas un scientifique, vous voyez ?

Alors je te laisse terminer sur cette histoire de race racine. Qu’est-ce qu’y a à développer ? La prophétie de Bença Dounov, Peter Deunov, comme vous le notez ici, elle tient en quatre lignes. Développer, ça amènerait à développer tout ce qui vous a été développé depuis dix ans maintenant.

… il y a alors d’autres écrits falsifiés qui circulent sur la prophétie de Bença Dounov.

Il n’y en a qu’un. Bença Dounov a écrit quatre lignes. Ces quatre lignes résumaient, pour l’époque, ce qui était compréhensible et acceptable. Rappelez-vous, vous-mêmes, votre cheminement spirituel, parmi les plus anciens. Si vous aviez un frère qui, y a vingt ans, vous aurait dit « mais tout ce que tu fais, ça n’existe pas », mais vous l’auriez envoyé promener, n’est-ce pas ? Vous voyez bien que la conscience que vous avez aujourd’hui, à travers les processus vécus, n’a rien à voir avec ce que vous étiez. Alors la question, c’est quoi ?

… la deuxième question : il parle de purifier la terre du sang animal, et nous consommons de l’huile de krill, des sardines et poissons gras…

Ah ça continue avec ces histoires de nourriture. Je crois qu’on va shunter cette question totalement, parce que ceux qui sont encore dans la défense des animaux, dans la cruauté animale, n’ont rien compris, ils sont encore dans l’espérance d’un monde meilleur. Ceux qui n’ont pas compris que vous n’êtes pas de ce monde et que ce monde est totalement illusoire, falsifié, enfermé, et que libéré, il ne peut pas y avoir de solution de continuité, nous sommes désolés, nous ne pouvons rien pour vous. Si vous êtes incapables de voir ce qui se trame et se déroule de manière visible sur la terre, aucun maître, aucune énergie, aucune vibration, aucun être de Lumière, ne pourra y changer un iota. Donc libre à vous de parler encore de questions comme ça, mais celle-là, je ne peux qu’être énervé, la question sur le krill a déjà été posée.

Donc si vous continuez, pour certains d’entre vous, sur ce cheminement-là, je ne peux que vous dire de vous adresser ailleurs. Nous apportons les réponses sur la Vérité et pas sur toutes ces histoires qui maintenant n’ont plus lieu d’être. Vous êtes Amour. Si vous ne vivez pas l’Amour, ça veut dire quoi ? Que vous êtes inscrits dans la personne ou dans la logique de l’âme, c’est tout. C’est pas une question de vibrations, d’ouverture des chakras ou de quoi que ce soit, c’est le positionnement définitif de votre conscience, mais aussi de votre liberté. Mais ma liberté, c’est de ne pas répondre à ce genre d’ineptie. Alors nous passons à la suivante.

Question : un rêve : au premier plan, un arbre mort avec une branche encore vivante, feuilles vertes, jaunes, brunes. La terre est nue. Au deuxième plan, un lac calme, bleu, paisible. Au troisième plan, une immense forêt de couleur vert sombre, puissant, électrique. Merci de m’éclairer.

Éclairer quoi ? Elle est où la question ?

… Il n’y a pas de précisions.

Là vous revenez avec des questions qui n’ont plus lieu d’être. Donc je vous demanderai maintenant de trier ce genre de questions qui n’apportent aucune réponse.

Qu’est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Comme la question précédente. Tout ça traduit un enfermement au sein de l’ego spirituel, rien de plus, rien de moins. Qu’est-ce que vous voulez que je réponde ? Y a trois plans. La personne n’est même pas dans le rêve. Vous voyez ce que je veux dire ? Dans les rêves précédents, vous aviez quelqu’un qui se déplace dans le rêve, qui vit quelque chose. Là, c’est une vision extériorisée, c’est du symbolisme. Le symbolisme appartient à la dualité tout autant que le diabole. Symbole et diabole ne sont que la même réalité de l’illusion luciférienne. Le symbolisme, réel, vous renvoie à l’explication et au mental, y a aucune liberté là-dedans, y a aucune joie là-dedans.

Alors on passe aux questions suivantes. Je vous avais dit qu’il allait y avoir des questions avec les transformations des rêves, et des questions de ceux qui sont enfermés, mais verrouillés à double tour dans leurs certitudes, éphémères. Parce que là, me donner une vision comme ça où le personnage qui pose la question n’est même pas dans le rêve, ne veut rien dire. Ça veut dire quelque chose pour l’ego et ça c’est fini maintenant. Alors on passe à la suivante.

Question : un rêve : je suis dans l’eau d’un lac avec deux autres personnes, et nous pêchons. Je mouline pour ramener l’hameçon, sans aucune résistance. À un mètre de moi, je sens un poisson accroché à l’hameçon, hameçonné par la nageoire dorsale. Une femme sort le poisson de l’eau et va sur un ponton en bois, le poisson dans ses mains. Toujours dans l’eau, j’observe cette jeune femme tenant ce poisson de plus d’un mètre, noir et bleu avec des rayures. La femme me dit, en me donnant le poisson : « Je suis de Jupiter », et je remets le poisson dans l’eau. Pouvez-vous m’éclairer ?

Oh, aller à la pêche, vous avez bien sûr, la pêche miraculeuse du Christ, vous avez le fait de marcher sur l’eau. Les poissons, bien sûr, c’est l’ère des Poissons, c’est aussi la pêche, le fait de pêcher. Mais là je rappelle que comme le dit le rêveur, le poisson a été attrapé de façon fortuite, en ramenant le fil avec l’hameçon. Et d’ailleurs, l’hameçon n’est pas dans la bouche mais il est, comme ça a été dit sur une nageoire, je crois.

… la nageoire dorsale.

Voilà, la nageoire dorsale. Donc là, c’est un symbolisme spirituel, mais qui renvoie aux écrits bibliques bien sûr, et à certains passages du Nouveau Testament, c’est-à-dire non pas donner des poissons mais apprendre à pêcher, hein. Vous voyez où je veux vous renvoyer par là. Ensuite vous avez une femme qui décroche le poisson qui a été pris par hasard, et ensuite ce poisson, quel que soit son aspect, est remis à l’eau. Donc tout ça… l’eau d’un lac est aussi liée, vous le savez, aux eaux des profondeurs, à l’inconscient, mais la différence entre la mer et l’océan, qui sont les mers primordiales, et l’eau du lac, c’est que l’eau d’un lac a une surface tranquille. Le lac évoque toujours la tranquillité, la sérénité.

Donc il t’a été montré dans ce rêve que tu étais devenu un pêcheur et que tu savais pêcher, même si la pêche s’est produite de façon curieuse et pas normale, si je peux dire. Et cette pêche, miraculeuse, qui est tout à fait calquée, je pense, aux croyances résiduelles de ce frère ou de cette sœur, concernant les Évangiles, c’est clair, et renvoie donc au fait de devenir autonome et de vivre la Vérité. Et la pêche, d’ailleurs, qui remet un poisson à l’eau n’est pas une pêche pour nourrir, c’est le symbolisme, et vous savez, du nombre très précis de poissons que le Christ a attrapés. Vous le connaissez ce nombre ? Mais bon, on va pas rentrer dans les nombres et les chiffres parce que ça va encore vous renvoyer à des données éphémères.

Vous savez, vous êtes de plus en plus nombreux, parmi ceux qui vivent l’Éveil, la Liberté, les vibrations, ou ceux qui sont libérés d’un coup maintenant, à vous rendre compte, parce que vous le vivez, de la fausseté du monde, mais pas seulement, aussi de votre personnage, qui n’existe pas, c’est un hologramme, c’est un fantôme. Le piège, il est avant tout, et je vous l’ai expliqué pendant des années, au niveau du système de contrôle du mental humain, avec les lignes de prédation, avec les égrégores, avec les croyances, qui vous freinent et qui vous empêchent de trouver la Vérité. La Vérité n’a besoin d’aucun support, surtout aujourd’hui. Elle est spontanée, elle est libre, et elle est en vous.

Donc tant que vous cherchez à l’extérieur, c’est-à-dire une énergie, un symbole, un rêve, une explication, une compréhension, vous ne pouvez pas, entre guillemets, faire le dernier pas, franchir la dernière marche. C’est impossible. Par contre, une fois que c’est vécu, conscientisé et émergé au sein de la manifestation, là vous jouez à ce que voulez, mais pas avant. Ne faites pas l’inverse, ne vous éloignez pas de vous à travers des visions quelles qu’elles soient. N’allez pas éloigner les frères et sœurs en leur racontant des rêves, des milliers de choses qui les entraînent dans l’histoire. Soyez de plus en plus neutres, et vous serez de plus en plus en joie, et non pas dans le faire-valoir ou l’explication. Parce que le faire-valoir ou l’explication ne nourrissent que la personne ou l’âme, pas l’Esprit, au contraire. Et ça, ça va, si ce n’est pas déjà le cas, ça va vous éclabousser et vous être projeté face à vous.

La Lumière se suffit à elle-même. Ce que vous êtes en vérité se suffit à lui-même. Vous n’êtes aucune forme, Bidi vous l’a dit de toutes les manières possibles. Il est temps maintenant, si je peux dire, de franchir cet ultime pas. Lâchez toutes les béquilles, lâchez tous les repères, c’est la seule façon que l’Amour soit devant plutôt que la peur.

Et vous savez que plus vous allez vouloir travailler sur l’explication, sur la compréhension, sur les peurs, plus vous allez être gravement touchés, maintenant, dans tous les sens du terme. Je vous ai prévenus de manière progressive, et les uns et les autres, nous vous avons prévenus déjà depuis de très nombreux mois. Mais là, maintenant, vous serez soumis à cela, mais de façon immédiate. Et c’est pas une punition, c’est vous-mêmes qui vous retournez contre vous-mêmes, dans ce face-à-face seul à seul, jusqu’à ce que vous acceptiez la Vérité que vous avez éveillée en vous, par les vibrations, par les processus de transformation, tout en voulant maintenir, quelque part, le c-- entre deux chaises. Maintenant, c’est l’un ou l’autre, j’ai suffisamment insisté : soit vous êtes en amour, soit vous êtes en peur, et ça va devenir de plus en plus tranché.

Et si vous n’acceptez pas ce que vous êtes, alors que vous vivez les processus vibraux, attendez-vous à vivre des chocs de plus en plus terribles. Ce n’est pas une menace, c’est la réalité de ce que vivent déjà certains d’entre vous. C’est pas parce que vous avez des capacités à voir, à sentir, à connaître les vies passées des autres, à voir les lignées, que vous allez aider vos frères et vos sœurs comme ça. Ça, c’était valable encore y a trois ans, y a deux ans, mais plus du tout maintenant. Allez vers l’Évidence, vers l’humilité, la simplicité, l’Enfance, y a besoin de rien d’autre. Acceptez ce changement. Quand vous êtes au lycée, vous fonctionnez pas comme à l’université, quand vous êtes à la maternelle, vous fonctionnez pas comme en primaire, alors pourquoi certains d’entre vous essaient de garder par devers eux ce qui appartient déjà au passé ?

Et je vous dis, les retours sont immédiats maintenant. Vous avez vu et vous allez voir autour de vous de plus en plus de frères et de sœurs qui vont vivre cet Amour authentique de façon incroyable, et aussi d’autres frères et sœurs qui vont se retrouver, tout en ayant vécu le Feu du Cœur, dans des choses pas agréables du tout dans leur corps ou dans leur vie. C’est vous qui créez votre réalité, c’est plus les Archontes, c’est plus les conditionnements. Voyez cela. C’est quand vous nourrissez ce qui faux que vous êtes affectés, surtout que le face-à-face se déroule, que l’ascension de la Terre a commencé début mars et que nous avons insisté lourdement sur la période qui s’est ouverte le 1er octobre, et qui ne se refermera plus d’ailleurs.

Alors, continuons.

Question : rêve du 29 août : je nage dans une eau très douce, dans une baie magnifique. Je m’y sens bien. Je prends conscience de la profondeur, insondable, j’ai un instant de peur puis continue à nager, contente. Peu après, je dois regagner le rivage, suite à cette peur. Il y a de grosses vagues et j’en choisis une pour me porter vers le rivage, avec un élan fort, si fort que je dépasse les familles qui jouent sur la plage, m’engouffre dans un tunnel et dépasse une dame, sur ma droite, au visage rond et aux yeux bleus très clairs. Une voix dit : « On se connaît depuis quarante millions d’années ». Je n’ai pas l’impression que cela vient de cet être par rapport à qui je ne suis pas enthousiaste, et mon élan m’emporte plus loin avec cette impression. Je me réveille alors. Merci de m’éclairer.

Oh, c’est très simple : vous avez encore l’eau, l’Élément Eau. Mais là, la différence, c’est qu’y a des vagues, et surtout les profondeurs, c’est-à-dire l’inconscient, ce qui est inconnu et qui fait peur. Mais qu’est-ce qu’il arrive ensuite ? Cette sœur est portée par la vague, elle dépasse même le sol, elle se retrouve dans un tunnel, donc, comme l’arche tout à l’heure, elle change d’état, et d’ailleurs elle rencontre quelqu’un qui lui parle de quarante millions d’années et elle continue sa traversée. Donc le rêve signifie quoi ? Que malgré… et ça illustre totalement ce que je viens d’exprimer auparavant, et je peux vous certifier que je n’étais pas au courant de ce genre de rêves qui allaient être donnés. Mais c’était évident qu’il allait y avoir cela, parce que ce rêve, comme tout à l’heure le train avec l’avion, vous parle du passage et vous parle de votre accès à l’Éternité.

Et là, qu’est-ce qu’il se passe ? C’est la vague qui vous emporte. Il ne sert à rien de résister, il ne sert à rien de l’accompagner, il faut se laisser porter par la Lumière. Ce qui est nommé la vague, ici, de l’eau, n’est rien d’autre que la vague de Lumière galactique dans ses premiers effets sur la Terre, maintenant que Nibiru va apparaître à votre vue. C’est-à-dire que les rayonnements cosmiques, la vague comme elle est nommée, les ondulations de la Lumière, vous conduisent à votre Éternité. C’est pour ça que je me tue à vous dire que par vous-mêmes, vous ne pouvez rien. Occupez-vous de votre vie, de ce que vous avez à faire, et laissez la Lumière vous déposer à ce que vous êtes. Vous ne pouvez rien par votre personne. Et d’ailleurs, plus vous voudrez agir sur l’Esprit avec votre personne, plus vous vous trouverez confrontés à des déconvenues énormes, parce que ce face-à-face qui vous a été annoncé, que vous vivez, aussi bien dans les rêves que dans certaines situations, qu’est-ce qui se déroule dans ce face-à-face ? C’est la confrontation entre l’éphémère et l’Éternel, dans toutes ses composantes. On le voit d’ailleurs à travers les rêves qui ont été donnés. On voit aussi, à travers les questions, ceux qui s’accrochent à une histoire, quelle qu’elle soit, avec l’histoire des animaux, des Krill et tout ça.

Je respecte la liberté de ces frères et de ces sœurs, mais qu’ils respectent aussi la nôtre. Notre liberté, la vôtre, c’est celle de l’Éternité, c’est pas celle qui est soumise à des formes, à des histoires, à des scénarios, à des évolutions de quoi que ce soit. Et d’ailleurs vous faites de plus en plus clairement la différence, pas avec les yeux, pas avec le mental, même pas avec la vibration, mais directement dans votre conscience pure, de ce qui est vrai et de ce qui n’est pas vrai. Parce que ce qui est vrai est léger, ce qui est vrai est lumineux, ce qui est vrai est Évidence. C’est pour ça que je vous dis tout ça. Et par contre, si vous êtes, à l’inverse, dans le questionnement, dans l’interrogation, vous allez constater que ça va être de plus en plus terrible ‒ j’ai pas dit dur, j’ai bien dit « terrible ».

Vous ne pouvez pas prétendre vouloir la Liberté et vous opposer à la Liberté. Sinon, ça prouve que ce que vous conceviez de la Liberté n’est pas la Liberté. C’est la liberté de l’ego ou la liberté de l’âme, mais pas la liberté de l’Esprit. Donc à travers les témoignages, les rêves, les questions qui sont posées, et si vous regardez plusieurs mois en arrière, vous allez voir l’évolution de ces rêves. Pourtant, c’est pas les mêmes frères et sœurs qui posent les questions, ou les rêves à interpréter, ou les témoignages, et pourtant vous voyez, si vous avez suffisamment de recul, cette progression vers l’Éternité, la résolution de ce face-à-face qui apparaît de plus en plus clairement.

Alors, je rentrerai pas plus en détail, on continue.

Question : un rêve : après une journée à tenir un bureau de vote, l’urne est pleine de bulletins. Je dois la porter aux personnes compétentes. J’étouffe un peu dans ces locaux, je suis fatiguée. La responsable d’un autre bureau me dit où la porter ; c’est loin, aussi elle s’engage à le faire. Je peux alors sortir. Dehors il fait chaud, les rayons du soleil sont doux. Je me retrouve au volant d’une belle voiture blanche. Je n’entends pas le bruit du moteur mais elle va très vite, et dans une courbe, je sens la voiture trop à droite et me retrouve sur une route parallèle. Je veux revenir sur la route et décide de passer au travers d’un talus herbeux. Aucune secousse, la voiture semble glisser sur les obstacles. Je suis surprise. J’arrive sous un tunnel où un feu orange me fait m’arrêter. En repartant, la route me paraît étroite et je décide de prendre une voie plus large et dégagée, à l’extérieur du tunnel. Je m’aperçois que je suis à contresens et je veux rejoindre la route que j’ai quittée. Je vois la route qui me mène chez moi, une petite route ensoleillée, toute droite. Cette grosse voiture blanche, très belle, me semble un luxe inutile, mais quelle puissance. Je ne me sens pas à ma place. Fin du rêve. Je suis perplexe, comme si j’étais dans un monde parallèle et encore là. Merci pour votre éclairage.

Alors, si on part du début, cette personne est… comment vous nommez ça… un assesseur ou quelqu’un qui s’occupe des votes, y a une urne avec des bulletins. Qui dit urne et dit bulletins, dit choix entre diverses personnes. Quand elle sort de ce lieu, c’est-à-dire de la prison de la matière, où vous avez l’impression d’avoir le choix ‒ d’acheter tel vêtement, de décider de telle vie, de tel mari, de telle femme, vous savez très bien que ceci n’est pas la Vérité ‒ et elle se retrouve dans une voiture blanche. La voiture, c’est votre corps. Elle se retrouve donc d’une situation d’enfermement à une situation de liberté, c’est-à-dire du corps éphémère au corps d’Éternité. D’ailleurs, ce corps d’Éternité n’est pas arrêté par les obstacles, il est puissant, il change de dimension, de voie, il peut revenir aussi sur la matérialité. Et vous voyez ici, y a quelque part une culpabilité, parce que dans le rêve lui-même, ça traduit, si vous voulez, non pas l’ambigüité ou l’ambivalence, mais les hésitations entre le connu et l’Inconnu. Parce que dans l’Inconnu, ça va très vite, y a des routes de partout, y a pas de limites et donc on a peur de s’égarer.

C’est comme tout à l’heure le frère ou la sœur qui rêvait dans l’eau, avec la vague qui le ramène, mais qui, en regardant en dessous, s’est aperçu que c’était sans fond, que c’était noir. Donc, vous êtes tous face à cet archétype, si je peux dire, entre la peur et l’Amour. Alors bien sûr, dans un rêve, c’est pas exprimé comme quand vous avez une peur qui se traduit dans votre vie éveillée, mais c’est le même principe qui est à l’œuvre, c’est le face-à-face. Et donc, cette sœur a des remords malgré la puissance de la voiture qui est blanche, malgré la possibilité de traverser les obstacles, de changer de voie, donc de dimension, elle est quand même contente de retrouver son chez-soi, c’est-à-dire la maison. La maison, ici, c’est la même étymologie que maman, manifestation, les eaux d’en bas, c’est les eaux de l’âme. Donc se jouent, au travers de ce rêve, les conditionnements du soi, de la personne, le vécu de l’Esprit mais le besoin de sécurité de l’âme, et donc il est exprimé dans ce rêve l’emplacement de ce qu’est ce frère ou cette sœur à l’heure actuelle, même si ça remonte à fin août.

Donc les trois aspects : matérialité, âme ou Esprit. Et tous les rêves que vous m’avez racontés jusqu’à présent ne font que parler de ça, en définitive. De même que la question sur le fait de manger du krill ou du poisson, elle, est le reflet de l’ego et seulement de l’ego, quoi que dise ou pense ce frère. Je ne prendrai plus de gants dorénavant. La Vérité est tellement éclatante et tellement accessible que nul ne pourra dire qu’il ne savait pas. Et je parle surtout pour ceux d’entre vous qui vivent les vibrations, qui ont vécu des expériences et des états. Donc le face-à-face, c’est ce qui est exprimé à travers toutes ces questions pour l’instant. Et à travers ce qui se déroule, que ce soit en rêve ou dans la vie, ou dans des visions ou dans des témoignages, c’est exactement le même processus, c’est-à-dire la finalisation de l’ascension de la Terre et de votre libération. C’est en ce moment même.

Vous effectuez, si je peux dire, tant que vous en avez le temps, les ultimes réglages ; vous savez, quand une voiture doit courir une course, il faut vérifier, faire des essais. C’est exactement ce que vous faites avec vos rêves, avec vos corps, avec vos interrogations, avec vos Félicités. Et c’est à travers ce que vous propose la Vie (que vous l’ayez choisi vous-mêmes ou pas, d’ailleurs, ne change rien) que vous trouvez l’emplacement où vous êtes. C’est ainsi que l’observateur, tel que cela avait été décrit par Bidi, le témoin si vous préférez, est de plus en plus présent. Mais rappelez-vous que vous n’êtes pas non plus le témoin, mais le point de vue du témoin ou de l’observateur permet de ne plus être accroché, si je peux dire, par l’histoire de la personne ou par les bavardages incessants de l’âme qui n’est pas encore effusée par l’Esprit et qui croit encore à l’amélioration de ce monde, à une quelconque évolution. L’âme évolue, pas l’Esprit.

Alors on continue, peut-être.

Question : je suis un homme. Fin août, j’ai rêvé que j’étais dans mon jardin et des bateaux volaient dans le ciel. J’ai touché mon cœur avec ma main gauche et il s’est mis à battre très fort et de plus en plus vite, jusqu’à ne plus discerner les battements mais avec la sensation d’avoir un moteur dans la poitrine qui tournait très vite, comme une machine à laver à l’essorage. J’étais en extase puis j’ai perdu connaissance. Je n’ai pas senti de changements après la dernière semaine de septembre mais maintenant, lorsque je m’endors, des images et des situations se présentent à moi. Parfois j’ai la position de l’observateur, parfois non. Je ne suis plus en joie au réveil alors qu’avant, je vivais la Joie et l’Amour au quotidien. J’ai même l’impression d’être abandonné. Ai-je loupé quelque chose lors de cette semaine de septembre…

Oh pas vraiment, c’est justement le contraire. Parce que quand un frère exprime comme ça « que je vivais la Joie et l’Amour chaque jour », de quel amour et de quelle joie parle-t-il ? Parce que le rêve avec les bateaux qui volent, là aussi encore le véhicule hein, vous voyez, comme avec le nageur, le bateau, le wagon, la voiture blanche ou l’avion, c’est la même chose, hein, et ce frère nous dit quoi ? Il est inquiet parce qu’il ne sent plus la joie et l’amour qu’il sentait. Je peux vous assurer et je peux lui assurer que la joie et que l’amour qu’il sentait étaient liés à l’éclairage de la Lumière sur l’âme. Or dans le face-à-face ultime, seul à seul, comme nous avons insisté, tous ces états intermédiaires disparaissent ‒ et ça peut laisser la place, pour celui qui était installé dans l’amour de l’âme quelque part, de l’âme tournée vers la matière, vers le symbolisme, vers les explications, vers la compréhension ‒, n’existent tout simplement plus. Et ça peut effectivement déstabiliser.

On rejoint, à travers ce témoignage, ce que je vous disais par rapport aux anciens et aux nouveaux. Les nouveaux qui vivent ça et qui ont aucun bagage antérieur sont libres totalement, mais ceux qui vivent cet éclairage de l’Esprit en ce moment, que ce soit par un rêve, par la disparition de cette joie et de cet amour du matin, comme il le dit par exemple, c’est la dissolution de l’âme. C’est le vrai passage, la vraie mort, la vraie résurrection. Et c’est justement à travers ce genre de témoignage que vous voyez la différence entre l’amour et la joie vécus au sein de l’âme, avec ses expériences, avec ses visions, avec ses vibrations, et l’Esprit qui est Amour au-delà de la forme, c’est-à-dire au-delà de tout corps et au-delà de toute vibration, qui a été introduit par l’Esprit du Soleil, le Chœur des Anges, l’Impersonnel, le Paraclet, et encore récemment.

Donc ne pas s’alarmer de la disparition de cette joie et de cet amour, parce que ce frère décrit très bien qu’au niveau de sa structure éphémère, y a un moteur dans la poitrine. C’est pas un tigre que vous avez mis dans le moteur, c’est le Christ, vous voyez ? Y avait une publicité comme ça dans le temps, je m’en rappelle encore. Alors, ça veut dire quoi ? Qu’y a aucune perte, si ce n’est de ce qui doit être perdu, c’est-à-dire l’âme et le corps, qui n’est pas une grande perte quand vous avez trouvé l’Esprit. C’est même un allègement, si je peux dire. Et d’ailleurs ce frère décrit l’allègement qui est survenu après, c’est-à-dire que dorénavant il se sent peut-être orphelin d’une certaine forme de joie et d’amour, comme il le dit, mais l’Amour qui est en train de se révéler, avec le moteur du Christ dans la poitrine, est sans commune mesure avec les joies ou l’amour de ce monde. C’est ça qui met fin, définitivement, par la consumation finale de l’âme, par le grille-planète final, par l’Appel de Marie qui mettra fin, pour ceux qui ne l’ont pas encore vécu, à toute attraction à la matière, sans fuir la matière puisque l’alchimie se déroule dans la matière et non pas en fuyant la matière.

C’est pour ça que les mots, aujourd’hui plus que jamais, risquent d’être confusants. C’est pour ça que nous avons insisté sur ce face-à-face silencieux à l’intérieur de soi-même, afin que vous puissiez disparaître même, comme c’est dit dans le rêve, là, du témoin ou de l’observateur, et pour vous apercevoir que vous n’êtes ni la scène de théâtre, bien sûr, ni l’acteur, ni le spectateur, ni même le théâtre, et que tout ça n’existe pas en Vérité, chose que nous commençons à vivre, nous aussi, parce que comme vous le savez, tout Anciens que nous sommes, nous sommes dans un plan intermédiaire. Même le bien-aimé Jean qui a décrit le Supramental, s’est fait leurrer par une espèce de perpétuation au sein d’une humanité régénérée et nouvelle, parce que nous n’avions pas les moyens de concevoir, d’accepter, de voir ou de vivre ‒ excepté bien sûr pour les walk-in ou pour certaines entités dont Bidi a fait partie, mais ils sont excessivement rares sur la terre.

Ils l’ont toujours été, excessivement rares, parce que tous autant que nous sommes, maîtres, prophètes, mystiques, saints, nous avons été leurrés par l’amputation de l’Esprit, et donc nous avons laissé, tous à notre manière, libre cours à l’expression de l’âme et non pas de l’Esprit. Et c’est à travers vos rêves et vos visions qui sont décrits aujourd’hui, dont certains remontent au moins à fin août, que vous voyez la différence, elle est flagrante.

Alors, on continue.

… je précise que j’ai vécu beaucoup de choses : Couronne active, onde mariale…

Voilà, vous êtes exactement dans ce que je vous disais. Et nous vous l’avons répété aussi des dizaines de fois : les derniers seront les premiers, les premiers seront les derniers. Vous en trouvez une illustration totale en ce jour. Bien sûr que les Couronnes font de vous des êtres libérés et la certitude de la Liberté, au minimum, et de l’Ascension probablement. Mais reste à passer hein, tant que l’Appel de Marie n’est pas venu et que les 132 jours ne sont pas écoulés, il faut bien continuer à vivre, sauf si vous laissez votre corps et que vous quittez définitivement l’éphémère au moment de l’Appel de Marie, ou après. Mais même si vous laissez votre corps physique, rappelez-vous que vous demeurez présents dans cette 3ème dimension, dans votre corps d’Êtreté, et non pas dans l’astral, donc vous serez là effectivement tous, sans exception, comme nous tous, comme tous les désincarnés, jusqu’au grille-planète final.

Ce qui se réveille maintenant, et la Source vous l’a dit, c’est l’actualisation, la manifestation même, du Serment et de la Promesse. Vous le voyez à travers les rêves et à travers les témoignages. De la même façon que vous aviez vu ça durant la période de l’assignation vibrale et de la possibilité d’appel des frères et des sœurs qui sont devenus des futurs Melchisédech et qui ont joué au miroitement du soi, comme j’avais expliqué. Heureux les simples d’esprit en cette période, ceux qui ne se posent aucune question, ni spirituelle, ni vibrale, ni explicative, parce qu’ils sont complètement insérés dans l’Instant Présent et ils sont insérés dans la Vérité en totalité, et pas celui qui se pose des questions sur sa Couronne, sur ses chakras, sur ses Étoiles, etc. Nous vous l’avons dit déjà depuis plus d’un an, que la conscience était vibration, nous l’avions dit déjà bien avant, mais qu’il fallait maintenant cesser de vous intéresser à tout cela pour pénétrer au Cœur du Cœur.

Aucun concept ne peut vous être utile et aucune expérience, même la plus magique, comme parle ce frère, ne peut vous être d’aucune utilité dans ce qui est à vivre maintenant. Y a une rupture du temps et de l’espace, vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tout ce sur quoi vous vous appuyez, qui repose dans le passé, fussent-elles vos vies passées ou même la journée d’hier, ne sont que des poids morts, et toute projection dans un futur, autre que la curiosité de regarder par exemple les évènements de la Terre, par exemple, vous pouvez regarder les évènements de la Terre, je vous ai d’ailleurs dit cela encore la dernière fois, mais si vous vous mettez à cogiter sur des dates, sur la probabilité d’un évènement donné, à coup sûr vous vous trompez. Et d’ailleurs c’est le cas.

Je vous l’ai dit et je le répète, nul ne connaît la date, si ce n’est que cela se déroule en ce moment même. Mais dans quel temps ? Ne cherchez pas le jour ni l’heure, soyez pleinement présents à vous-mêmes, indépendants de tout ce qui était là la veille et de tout ce qui sera là demain, parce que la solution à l’Amour et à l’éradication de la peur ne peut être que dans l’Instant Présent. Et pas l’instant présent d’il y a dix ans, ou pas l’instant présent dont parlent certains frères et sœurs qui sont sur le devant de la scène et qui vous parlent sans arrêt de l’instant présent, mais dans l’Instant Présent au-delà de ce monde, qui est le point de jonction avec l’Éternité et le Cœur et l’Amour. Tout le reste, et vous le voyez, ne fait que vous éloigner.

L’exemple de ce frère, qui a pourtant vécu d’innombrables expériences, qui a vécu toutes les Couronnes, qu’est-ce qu’il constate, même si c’est transitoire ? Ah ben zut alors, y a plus la vibration et y a plus la joie et y a plus l’amour. Ça veut dire quoi ? L’Amour ne peut pas se perdre, il ne peut pas s’éteindre, la vibration non plus. Ça veut dire que ce qui était nourri était l’âme. Que l’âme s’était peut-être retournée, mais qu’elle ne s’était pas dissoute par le Feu de l’Esprit, par le Feu Igné si vous préférez.

Ce qui est en train de se produire maintenant, et ça passe effectivement dans un état où on pourrait parler de vide, d’absence de vibration, d’absence d’amour, où rien n’est comme avant, où on ne sait pas où on va. Et si ça vous arrive, vous êtes bénis, parce que il vaut mieux vivre ça que de s’enfermer avec la maison, comme dans le rêve précédent, ou avec une urne, c’est-à-dire compter les voix, compter le pour et le contre, choisir. L’Esprit, si vous acceptez l’Esprit, vous n’avez plus aucun choix possible. Le choix appartient définitivement à cette 3D dissociée.

Ah bien sûr, ça vous a été vendu à toutes les sauces hein, le libre-arbitre, avec la notion de karma, d’amélioration, d’évolution, mais croyez-vous que réellement la technologie qui est présente aujourd’hui soit un outil de liberté ? Pas vraiment. C’est le transhumanisme, c’est essayer d’attirer les consciences dans des circuits et non plus dans des corps biologiques. C’est ça Ahriman, c’est même pas Lucifer, ça c’est Ahriman. Y a aucune évolution là-dedans. Alors vous croyez être très savants parce que vous avez accès instantanément à ce qui auparavant il vous fallait des études, des livres, comprendre, là vous avez accès à tout.

Bien sûr que ça vous donne des repères, pour ceux qui ont besoin de repères sur cette scène de théâtre de ce monde, mais faites attention à ne pas participer à cette scène de théâtre. Seul à seul, face à face. Face à la Vérité, tout le reste s’efface. Et ça peut passer par un état transitoire, une espèce de no man’s land, comme on dit, où ce qui était là hier n’est plus là, ce qui doit être là n’est pas encore là, donnant effectivement l’impression d’être suspendus, quelque part, mais c’est cette suspension qui vous conduit à la Liberté.

Et d’ailleurs c’est pour ça que vous avez des choses qui cassent, des problèmes au niveau des corps, pour vous obliger à rester tranquilles. Vraiment c’est important, cette notion de rester tranquille. Accueillir l’Esprit ne peut se faire que dans la tranquillité, et pas dans les expériences quelles qu’elles soient, surtout avec l’intensité qu’il y a aujourd’hui. C’est la seule façon de vivre la vérité de l’Amour en totalité. Mais pas l’amour de la matière, ni même l’amour de l’âme, je parle de l’Amour au-delà de ce monde. Alors, que vous le nommiez inconditionné, inconditionnel, éternel, encore une fois ce sont que des mots et des concepts. C’est à vous de le vivre, et tous les témoignages et les rêves, et d’ailleurs même ici vous pourriez en parler, c’est partout la même chose. Partout, partout. Tout ce qui est faux s’effondre, tout ce qui n’est pas vrai disparaît, en totalité. Avant le grille-planète final, bien sûr, et avant même l’Appel de Marie, puisque l’Appel de Marie collectif n’a pas encore eu lieu. C’est une opportunité exceptionnelle pour être libre et pour vous positionner et voir ce positionnement.

Alors, au suivant.

… Il n’y a plus de questions écrites. On passe aux questions orales ?

Tout à fait.

Question : rêve de ce matin : j’étais avec Marie. Elle me regarde puis me dit : « Tu marches à genoux ». Alors je me regarde, très étonnée, et puis je me relève et j’éclate de rire, et je me réveille.

Eh oui, Marie te dit quoi ? Que jusqu’à présent tu ne te tenais pas droite, et que là, en attirant ta conscience sur le fait de marcher quelque part amputée des mouvements des pieds et des jambes, c’est-à-dire les genoux en terre… Vous savez très bien, je vais pas faire les jeux de mots entre « je » et « nous ». Les genoux, c’est la force masculine et féminine aussi, en partie liée à vos racines, sous les pieds, mais c’est aussi les chakras des genoux. Or le vrai contact avec le noyau cristallin de la Terre se fait avec les pieds, pas les genoux.

Les genoux, y a déjà le « je » et le « nous », c’est-à-dire qu’y a déjà une individualité, y a déjà une histoire, y a déjà une séparation, alors qu’avec les pieds, avec l’Onde de Vie, avec les trois composantes de l’Onde de vie, te mettre debout, c’est te mettre vrai, c’est-à-dire l’homme debout entre le ciel et la terre comme disent nos amis chinois, c’est-à-dire l’homme authentique. Microcosme dans le macrocosme, et non pas soumis à quelque religion que ce soit (prier à genoux) ou à quelque individualité que ce soit, personnelle, au niveau de l’identité au corps. Et le rêve se termine très bien. Voilà ce que ça veut dire : « Lève-toi et marche. »

Question : quelle est la différence entre toucher l’Éternité et le Libéré vivant.

Toucher l’Éternité peut se faire par le Canal Marial, par l’Onde de Vie, dès l’instant où elle est montée jusqu’au 2ème ou au 4ème chakra, mais qu’elle n’est pas ressortie par en haut. Toucher l’Éternité est un état qui ne fait que passer, quelle que soit l’expérience. Le Libéré vivant n’a plus besoin d’expériences, il est l’expérience permanente. Y a plus de fluctuations, y a pas d’état morcelé, y peut pas y avoir un jour la joie, un jour la peur, un jour la tristesse, un jour les contrariétés, un jour la maladie, un jour la santé. La résultante, elle se passe dans cet éphémère, dans ce qui est à vivre jusqu’au grille-planète final, pas pour après, bien sûr. Mais les conditions de vécu après l’Appel de Marie seront un peu différentes. Toucher l’Éternité ne te rend pas éternel ; le Libéré vivant est éternel, et surtout sur l’écran de la conscience, si je peux dire.

Dans un cas, toucher l’Éternité te montre et montre à chacun de vous qui avez vécu, qui avez touché cette Éternité, des oscillations, des fluctuations, selon la température, la santé du corps, les relations avec les autres. Le Libéré vivant ne peut pas être soumis à ces fluctuations, c’est impossible. Il n’en est pas affecté. Toucher l’Éternité et être l’Éternité, ce n’est pas la même chose, surtout dans cette phase résolutoire finale. La différence essentielle, elle est là. Et puis surtout, non pas la foi, parce que en touchant l’Éternité s’installe la foi en l’Éternité, et donc une espèce de polarité nouvelle qui t’amène à te tendre, comme disait sœur Hildegarde, cette tension vers l’Abandon. Et de l’autre côté, le Libéré vivant n’a rien à tendre ni rien à abandonner, puisqu’il est en permanence, quoi que dise son corps et quoi que dise sa personne, dans le même Cœur. Il ne fait pas d’effort. Or tout état et expérience nécessite quelque part un effort, pour s’en souvenir, pour s’en rappeler, pour croire que ça se vit dans le présent. Le Libéré vivant, même s’il a une mémoire, n’a pas de répercussion du passé ou de l’avenir sur sa conscience, et sur sa liberté.

La différence, d’ailleurs, va vous devenir de plus en plus sensible. On l’a vu à travers le témoignage du frère précédent qui vivait la joie, qui vivait l’amour, qui vivait les Couronnes, les vibrations, d’innombrables états mystiques qui se sont arrêtés du jour au lendemain. Qu’est-ce que ça veut dire quand ça s’arrête, pour ce frère ? Je vais en arrière mais ça correspond aussi à ta réponse. C’est que vous êtes encore séduits par le jeu, séduits par les expériences, surtout si ça concerne des vies passées ou votre propre matière, mais l’Esprit n’a que faire de votre matière puisque c’est justement l’Esprit qui transforme votre matière.

En résumé, tu ne peux pas entretenir la forme et la matière et laisser l’Esprit prendre toute la place. C’est en ce sens que je vous dis, et de façon beaucoup plus ferme aujourd’hui, que le jeu est terminé. Que vous y croyiez ou pas n’y changera rien. Que vous projetiez encore dans une quelconque amélioration ou une quelconque matérialité à venir, c’est votre problème, c’est votre responsabilité, mais ce n’est pas la Vérité.

Si vous aviez suffisamment, non pas de cœur mais de connaissances scientifiques, si vous étiez, je sais pas moi, un ingénieur, un grand physicien, un astrophysicien, et même un climatologue honnête, vous ne pourriez aucunement discuter l’inéluctabilité du processus en cours, qui est la fin, qui est réel, concret, palpable, objectif, et qui n’a rien à faire de vos emplacements spirituels de conscience. C’est la rupture du mythe d’immortalité que vous allez vivre, le Choc de l’humanité comme disait Sri Aurobindo, et tout ça se déroule en vous en ce moment.

Alors bien sûr, si vous acceptez cela et que vous sentez par exemple une peur, pour vos enfants, pour vos parents, pour votre argent, c’est que vous n’êtes pas libres, vous n’avez rien compris. Vous avez touché l’Éternité mais vous ne vivez pas l’Éternité. Sans ça, comment est-ce que l’avenir de votre enfant, même le plus cher, vous importerait. D’ailleurs, si son avenir vous importe, vous voudriez qu’il soit lui aussi libéré et non pas enchaîné à une 3D dissociée ou à quelque rôle à venir au sein d’un monde en libération. Et Nisargadatta d’ailleurs le disait, quand sa femme est morte, quand des gens autour de lui mouraient, il était content, il était joyeux, parce qu’ils avaient mis fin à l’illusion, non pas par suicide hein, mais par l’évolution normale de ce corps qui est de mourir un jour.

Donc si pour vous, dans votre tête, vous pensez encore à votre maison, à vos enfants, à vos parents, à votre mari, vous n’êtes pas vrais. Vous avez vécu des états mais vous n’êtes pas dans l’Éternité, parce que rien de ces craintes ne peut se manifester quand vous êtes vrais. Aucune. C’est même de la joie qui vient remplacer la peur du manque ou le questionnement sur un enfant ou autre. Et ne vous inquiétez pas, votre enfant il va redevenir pur Esprit. Qu’est-ce que vous pouvez souhaiter de mieux pour lui ? Qu’il continue son histoire, à élever ses enfants, à travailler jusqu’à la retraite. Si vous pensez ça, vous n’avez rien compris, quoi que vous ayez vécu ‒ et vous n’avez pas vécu la Vérité, vous avez fait des expériences.

La Joie est indépendante de toute expérience et de toute circonstance. Vous avez mené jusqu’à présent des états de Joie, des expériences de Joie, de Feu du cœur, de vibrations, de Feu Igné, mais c’est autre chose qui vous est offert maintenant, c’est la complétude de cela. Et vous ne pouvez pas nourrir l’éphémère et l’Éternel, ils sont en superposition et en résolution.

Donc regardez votre vie, regardez ce qui se déroule dans votre conscience, dans votre corps, dans vos relations. Il est très simple de voir que vous êtes libres ou pas. Si vous êtes affectés par quoi que ce soit, vous n’êtes pas libres, c’est aussi simple que cela aujourd’hui. Il n’y a aucun prétexte qui peut tenir, y a aucune explication qui peut tenir, ou aucun attachement qui peut tenir, quel qu’il soit, sinon vous vous dupez vous-mêmes. Et l’Appel de Marie remettra de l’ordre dans cela sans aucune difficulté.

Bref, ça veut dire que aujourd’hui il faut arrêter de vous raconter des histoires. Soyez vrais, soyez humbles, je ne peux que reprendre les mots de Thérèse lors des derniers entretiens. Les circonstances actuelles depuis le mois de mars, et surtout depuis cet été, les Théophanies, et encore plus depuis le 1er octobre, ne vous laissent pas d’autre possibilité. Vous êtes libres ou vous avez peur. Ça sert à rien de vous justifier à travers l’amour ou l’expérience d’amour que vous vivez en certaines occasions. Soyez vrais. Être vrai, c’est être transparent et humble, c’est laisser la Lumière œuvrer. Tant que vous pensez pouvoir contrôler votre vie et la Lumière, vous êtes encore dans la personne. Et y a pas d’impôts à payer qui tiennent ou de responsabilité qu’il faut pas voir, l’un n’empêche pas l’autre.

Alors autre interrogation ou témoignage.

Question : durant votre intervention, à un moment mon attention s’est relâchée et votre visage m’est apparu de profil. Vous regardiez devant vous, mais l’œil droit s’est déplacé jusqu’à se mettre face à moi et me regardait longuement.

Ton œil droit, parce que moi je louche pas, hein…

… le vôtre.

Ah le mien. Donc je louche, c’est charmant hein.

... vous louchez vers l’extérieur, là.

Et alors ?

… puis l’œil s’est repositionné, regardant de face pour vous, et votre visage a disparu. Que signifiait le fait de cette translation de regard ?

Dans la dimension où je suis, même si tu vois mon visage de l’époque ou le visage d’aujourd’hui, ce n’est encore qu’une illusion. Vous avez l’habitude vous, et d’ailleurs j’ai parlé de loucher, mais vous savez très bien qu’y a des animaux dont les yeux ne sont pas, comment dire, solidaires, un peut regarder en haut à droite, et l’autre en bas à gauche. Vous l’avez en particulier chez certains reptiles où les yeux ne sont pas attachés de la même façon que chez les mammifères, en particulier chez certains insectes et chez les reptiles qui sont à sang froid, je vous le rappelle, et non pas à sang chaud.

Donc ce que tu as perçu n’est pas une anomalie, c’est simplement la capacité qui existe réellement de ne pas être soumis aux yeux de chair et au fonctionnement des yeux de chair. Donc mon œil, effectivement peut dire… comment vous dites, l’expression qui fait rire… ah oui, quand vous avez un œil qui dit merde à l’autre, voilà. Eh ben, c’est pas vraiment loucher, c’est-à-dire que votre vision n’est plus limitée à ce que vous nommez, dans la matière, un champ visuel, vous voyez à 360°.

Donc il est pas étonnant qu’il puisse voir un œil qui se tourne et l’autre qui regarde encore tout droit. C’est pas une anomalie, je louche pas, mais c’est simplement la traduction, pour ton cerveau, de cette image, de ce qui a été observé. Et d’ailleurs, je vous le rappelle, nous vous l’avons dit plusieurs fois, quand nous sommes au-delà des mondes carbonés, nous pouvons établir une communication, comme avec un coup de téléphone, comme vous faites ou nous faisons sur terre, mais avec des milliers de personnes en même temps, et tenir des milliers de conversations différentes dans le même temps. Vous n’êtes pas localisés dans un temps et dans un espace.

Et rappelez-vous que dans les dimensions libres, le fonctionnement de la conscience n’a strictement rien à voir avec celui que vous avez dans ce corps, et ça n’a rien à voir non plus avec l’astral. Vous savez, les gens qui meurent et qui voient un être de Lumière, qui voient des membres de la famille, c’est des hologrammes ça, c’est pas vrai. D’ailleurs ils sont toujours plus jeunes, éclairés, en bonne santé. Mais quand vous pénétrez la dimension de la Lumière Vibrale authentique, au-delà de l’astral et du mental, quelle que soit la dimension, rien ne fonctionne comme vous l’imaginez, nous vous l’avons toujours dit. Et ça, tu commences à le vivre ici même à travers cette vision que tu as eue.

La vision, quand vous êtes dans les autres dimensions unifiées, vous n’avez pas d’yeux, même si vous avez une forme de projection anthropomorphique, comme par exemple un Archange, avec les représentations que vous avez dans l’iconographie judéo-chrétienne. Ça encore c’est pas vrai ; on a figé quelque chose pour le représenter. Mais quand tu es dans ton corps d’Êtreté en Éternité, quand tu es au-delà du Soleil, tu n’es pas soumis à une forme ou à une quelconque physiologie ou à un quelconque besoin, tout est naturel. Mais je conçois tout à fait qu’étant habitués à ce monde depuis si longtemps, nous soyons tributaires de ses habitudes, ce qui explique d’ailleurs que même à l’époque où vous avez des auteurs qui ont témoigné dans la vie, dans soi-disant l’au-delà, ils vous narraient que des frères et des sœurs qui venaient de quitter leur corps, de mourir donc, continuaient les mêmes activités de l’autre côté, ce qui vous prouve bien que c’est une illusion. Hein, y a une forme de sommeil, je dirais, même pire, de léthargie, tant que vous n’êtes pas réveillés et libérés.

Allez, on continue.

… Silence…

… Nous n’avons plus de questions. Toute notre gratitude.

Alors chers amis, si vous n’avez plus de questions, je vais vous laisser peut-être vous aérer un peu, avant d’affronter notre cher Bidi. Quant à moi, je reviendrai peut-être à la fin, si j’en ai le temps, mais je reviendrai pas nécessairement, hein. Encore une fois, ça va dépendre non pas de vous ni de nous, mais de ce que nous observons, les uns et les autres, en chacun de vous comme à la surface de cette terre. Si vous n’avez pas de questions supplémentaires, je vais vous laisser et je reviendrai ultérieurement.

Je vous transmets tout mon Amour, toutes mes bénédictions, et je vous dis : « Soyez vrais et soyez dans la Joie ». Et rappelez-vous, c’est pas un effort, hein, c’est pas une gymnastique, c’est l’Évidence. Trouvez cette Évidence qui est en vous.

À bientôt.


* * * * *




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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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Ayla


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MessagePosté le: Jeu 9 Nov - 21:32 (2017)    Sujet du message: Entretiens d'Octobre 2017 : COMPLET + PDF Répondre en citant

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Entretiens Octobre 2017


O.M. AÏVANHOV

Questions/Réponses - Partie 2



Eh bien, chers amis, je vous transmets toutes mes bénédictions et je vous remercie de m’accueillir pour la clôture de tous ces entretiens. Alors bien sûr, je vais répondre aux questions et je glisserai quelques éléments, parce que je dois dire que beaucoup de choses vous ont été dites, de nature extrêmement simple, parce que tout devient extrêmement simple. Alors bien sûr, nous allons nous prêter au jeu des questions et des réponses, qui bien sûr ne concernent pas les évènements ni quoi que ce soit de cette nature. Tout le reste, j’y répondrai.

Question : à l’adolescence, sous l’emprise de substances hallucinogènes, j’ai vécu l’état d’évidence que vous décrivez, fugace mais si intense que l’empreinte est demeurée jusqu’à ce jour, et j’ai l’impression que cela a été le moteur inconscient de mon cheminement. Quelle est la valeur de cette expérience ?

Alors là, cher ami, il faudrait déjà que je connaisse quel genre de produits ont été absorbés. Vous savez que les peuples primitifs, si je peux dire, au niveau de leur origine, qui sont restés naturels dans différents pays et continents, utilisent des substances, non pas comme des drogues mais qui sont des produits psychoactifs. Aujourd’hui, la science redécouvre la vertu de ces substances psychoactives dans d’innombrables domaines. Le problème, c’est que vous ne pouvez pas vous appuyer sur des substances quelles qu’elles soient parce que le plus souvent ça ouvre des brèches au niveau de ce qui était nommé l’astral, l’émotionnel, le mental. Un produit, quel qu’il soit, va vous mettre face à vous-mêmes, et selon comment vous recevez l’expérience, même si elle est réellement et concrètement multidimensionnelle, dépend de votre état antérieur. C’est valable pour n’importe quoi.

Donc bien sûr, pour certains êtres et certains rituels, par exemple chamaniques, il existe des produits psychoactifs qui sont la Vérité, mais le problème étant cette ouverture qui se fait aussi sur des plans dits intermédiaires. Si votre maturité d’esprit est suffisamment claire, qu’il n’y a pas d’état émotionnel exacerbé ni de problème au niveau mental, c’est-à-dire ne pas faire comme font les occidentaux aujourd’hui pour vivre des expériences mais sans se tourner vers eux-mêmes, sans rien regarder d’eux-mêmes afin de voir le personnage, bien sûr là y a des risques qui sont conséquents. Mais c’est vrai qu’il y a le témoignage de ce frère, de son vécu il y a de très nombreuses années, qui a laissé une marque, bien sûr.

Alors la différence, elle se fait aujourd’hui, non pas sur le souvenir d’une expérience passée ou même des éléments qui resteraient présents aujourd’hui, mais dans la qualité de votre vécu. Ce que je veux dire par là, substances ou pas substances, si vous vivez un état particulier, mystique, mais si vous n’avez pas la conformation d’âme, et même de personnalité, un minimum épurée, vous allez ouvrir ces brèches. Donc vous voyez, chaque cas est différent, mais c’est pas un conseil que je donnerais, même aujourd’hui, vous voyez. Mais là, il parle bien de son passé. La différence, elle se fait, par rapport à quelque expérience que ce soit, c’est pas le magique et le merveilleux de rencontrer je sais pas quoi, c’est surtout comment ça va se traduire dans votre vie normale.

J’ai toujours insisté, quand j’étais incarné, sur l’amélioration de la personne, parce qu’il était pas possible d’accéder, comme vous y accédez aujourd’hui, même à l’Infinie Présence, parce que c’est un processus collectif et qui fait rentrer en résonance nombre de frères et sœurs sur la Lumière, donc les circonstances sont un peu différentes, mais ne faites jamais des choses pareilles si vous n’êtes pas suffisamment calmes, si vous n’avez pas de pacification de votre mental, parce que y aura plus d’inconvénients qu’autre chose. Maintenant, si vous avez des Couronnes qui vibrent, si vous avez travaillé sur vous déjà depuis longtemps, si vous vivez les vibrations, vous ne vivrez que ce qui est adapté pour vous, mais n’oubliez pas que quel que soit le produit, il y a toujours, toujours, et surtout si vous n’êtes pas purifiés, une brèche, pas une ouverture béante mais une brèche qui peut se créer et laisser la place à des choses pas très agréables.

Vous avez d’ailleurs des témoignages de frères et de sœurs qui sont partis faire des voyages chamaniques dans d’autres pays et qui ont été pour le moins perturbés. Bien sûr, parce que y a des êtres qui utilisent ça pas vraiment pour une finalité de Lumière mais plus pour le sensationnel ou pour vivre des expériences. Tout dépend de comment s’est passée l’expérience pour ce frère, et tout dépend dans quel état vous êtes au départ. Et aujourd’hui, c’est beaucoup plus simple de se tourner directement dans le Cœur. Y a aucun risque, à part d’être consumé vivant mais ça c’est très bien. Alors on continue.

Question : rêve : je suis dans un lieu désert, vaste et ensoleillé, comme une plage, lorsque je prends conscience, sans crainte, que l’eau monte et m’entoure. Je suis maintenant dans une eau calme, bleue, qui semble profonde, et j’aperçois un petit bateau blanc vers lequel je décide de nager. En montant dedans, je suis étonnée de constater qu’il est propulsé en avant et glisse très rapidement jusqu’à la rive, qui était finalement proche, et je me réveille. Pouvez-vous m’éclairer ?

Alors, être sur une plage et effectivement voir l’eau monter, l’eau c’est le symbole de l’inconscient, l’eau de la mer, c’est l’eau primordiale, ce n’est pas l’eau de l’inconscient, par exemple, comme dans un étang ou dans une piscine, ou dans une eau sombre. L’océan, la mer, c’est la vie. Donc l’eau monte, tu nages et tu pénètres un bateau. Un bateau sert à traverser pour aller d’un lieu à un autre. C’est aussi, comme tous les véhicules, que ce soit la voiture, l’avion, c’est aussi en rapport avec votre corps, comme votre corps est un véhicule. La couleur du véhicule ici, le blanc, signifie la pureté. Et donc, prendre le bateau, même si c’est pour pas aller loin, c’est d’aller d’un rivage à l’autre, c’est affronter l’océan primordial, les forces inconscientes, se retrouver dans un véhicule qui va vite et qui est blanc, qui est le bateau, et être déposé finalement à un autre lieu qui n’était pas si loin que ça. Donc tout ce rêve évoque la traversée et le changement de conscience, d’état et de corps. C’est clair, net et précis. Nous pouvons enchaîner.

Question : chaque fois que je me mets dans le cœur, je sens un picotement qui commence à la jambe droite, passe à la jambe gauche puis à tout le corps. Avez-vous une explication ?

Alors vous savez très bien que l’afflux de la Lumière Vibrale qui est répandue partout, les rayonnements cosmiques qui vous touchent de plus en plus fréquemment à travers les vagues galactiques qui sont en cours, et qui sont liées au cosmos, à Nibiru, à la Confédération Intergalactique, au Soleil dans certains cas, permet, si vous voulez, de sentir des picotements, même si vous sentez pas le Cœur. Là, ce que dit ce frère (cette sœur ou ce frère, je sais plus), est un peu différent, à savoir que ça se produit quand elle se met dans le Cœur. Quand vous vous mettez dans le Cœur, vous êtes dans l’Éternité, mais le corps physique est encore là, mais quand vous êtes dans le Cœur, le corps d’Êtreté, la Lumière se précipite. Alors bien sûr, si les Portes ne sont pas complètement perméables, nous vous avons dit que le corps d’Êtreté se resynthétise à travers, d’abord, la descente de la Lumière, l’activation des Couronnes, l’Onde de Vie, le Canal Marial mais aussi maintenant, en périphérie sur tout le corps. Vous le sentez tous à différents moments.

Le fait que ça se produise avec intensité quand ce frère ou cette sœur est dans le cœur, signifie qu’à ce moment-là, malgré le corps, elle vit ce rayonnement de Lumière, et les particules adamantines se précipitent sur son corps. C’est exactement ce qui se produit, et c’est pour ça qu’on vous dit sans arrêt, maintenant, de retrouver le Cœur, parce que vous n’avez plus besoin de faire d’exercices particuliers, de méditation, ça se fait tout seul dès l’instant où vous tournez votre conscience vers le cœur.

Et effectivement, si les Portes ne sont pas complètement déverrouillées au niveau de toutes les Portes, la Lumière va quand même pénétrer, en périphérie cette fois-ci, c’est-à-dire essentiellement les jambes, les membres supérieurs et les membres inférieurs. C’est en général dans ces endroits que sont localisées les particules adamantines qui ne peuvent pas encore chez tout le monde rentrer directement par toutes les Portes. Et même chez les frères et sœurs qui ont activé toutes les Portes du déploiement du corps d’Êtreté, c’est aussi un processus que vous vivez, c’est-à-dire que dès l’instant où vous rentrez en le Cœur du Cœur, la Lumière est là, même si vous ne sentez pas la Couronne ou la vibration du Cœur Igné. C’est la même chose.

Voilà donc, c’est très précis, c’est pas un déséquilibre, au contraire. Ça signifie que dès que y a une conscience qui se tourne vers le Cœur du Cœur, la Lumière est là, même si vous ne la sentez pas au travers de la Couronne radiante du cœur.

Avez-vous d’autres questions ?

… Il n’y a plus de questions écrites.

Alors si vous avez des questions orales ici, je vous écoute. Ou des choses à dire hein, on peut échanger aussi.

Question : c’est un rêve : je suis face à une table sur laquelle il y a beaucoup de dossiers et mon téléphone. De l’autre côté de la table, il y a un homme ; je ne le vois pas mais je sais que c’est un personnage masculin. Il prend mon téléphone et me dit qu’il a trouvé une personne pour ce téléphone. Je réponds : « J’espère que c’est pour un bon prix ». Il me demande s’il y a des choses que je veux garder. Je réponds « Non, il n’y a aucune mémoire. Il y aurait eu la voix de ma mère décédée il y a quatre ans mais je ne l’ai pas gardée ». Il rajoute : « Tu as la nuit pour te séparer de ce qu’il y a dans ces mémoires ». Les dossiers semblent constituer toute ma vie ou toutes mes vies.

Alors, la table, c’est le lieu où l’on mange, le lieu de travail, et c’est aussi, en l’occurrence ici, même si c’est pas la vraie vision de ce qui était nommé les Annales akashiques qui sont tenues, je vous le rappelle, par les Archontes. Il y a, dès qu’il y a des dossiers, des livres, en plus tu parles du téléphone où y a toute ta mémoire et tu dis toi-même que c’est toutes tes vies passées, le téléphone porte aussi ces mémoires, il est relié aux dossiers qui sont là. Donc ça te dit qu’il faut voyager léger et qu’il faut te débarrasser de tout ça, c’est-à-dire que si tu veux que le Cœur et la Paix, la Joie, l’Éternité, s’installent totalement, et pas seulement oscillant d’un état à un autre, tu ne dois plus t’intéresser à tout ce qui est passé, tu ne peux y trouver aucun appui.

Et c’est une autorité masculine, tu ne sais pas qui c’est, qui te propose de prendre ton téléphone. Alors toi, tu réponds que ça a un prix, parce que tu penses que tes vies passées ont un prix, que tes mémoires vécues de ton passé sont importantes, mais il faut voyager léger, comme j’ai dit. Tu n’emportes strictement rien dans le Cœur du Cœur, dans l’Éternité, et surtout pas une quelconque mémoire de vies passées, sauf pour certains, mais ça j’en ai déjà parlé. Mais dans ton rêve, c’est extrêmement précis, on te dit que y a pas de prix ou de valeur à accorder à ça, ça ne sert à rien.

Voilà ce que te dit le rêve : c’est une injonction à ne rien garder par devers toi, de ne jamais, dans ce que tu vis comme état intérieur, le référencer ou le repérer par rapport à quelque chose passé. L’Instant Présent n’a besoin d’aucun passé, c’est d’ailleurs un poids mort. Dès que vous essayez de raccrocher ce que vous vivez au niveau de la poitrine, vous constatez que c’est ça qui ralentit la conscience que vous avez au Cœur du Cœur. C’est pas le fait de faire les activités quotidiennes, c’est que votre conscience et votre mental demeurent dans l’habitude de toujours expliquer le présent par le passé, ou de croire que ce que vous vivez en l’Instant Présent est le résultat d’une longue évolution, ou de votre passé, ou de votre travail, ou de votre spiritualité. C’est entièrement faux, aujourd’hui, et pratiquement et concrètement, n’importe qui peut le vérifier.

C’est-à-dire que à l’heure actuelle, si vous pensez que vous avez encore besoin d’épurer, d’améliorer, plutôt que de traverser sans rien faire, vous allez mettre une distance qui n’existe plus entre vous et la Vérité. C’est une constante. C’est pas une punition, c’est pas mal, c’est simplement ça qui vous apprend à voir où est la Vérité. Et la Vérité absolue, c’est le Cœur, y a rien d’autre. Les connaissances, comme on vous a dit, ne sont qu’ignorance. Bien sûr, vous avez tous vécu, et nous-mêmes avons rajouté des connaissances, mais c’était dans un objectif très précis, n’est-ce-pas ? Mais tout ce qu’il y a dans le vécu, vous rapprocher d’une manière ou d’une autre, d’avoir besoin de comparer ou jauger ça par rapport au passé, vous prive de la Liberté que vous êtes en train de vivre. C’est certainement le réflexe du mental le plus persistant à l’heure actuelle, même je dirais chez ceux qui s’installent dans cette Infinie Présence au Saint des Saints.

C’est ce que j’ai nommé, ce qui a été nommé, les habitudes. Et les habitudes, elles concernent aussi bien la matière, le déroulement ordinaire, que les habitudes de comportement de l’âme qui, dans ses dernières bribes de consumation, va tenter de faire retrouver des mémoires, des éléments de comparaison, mais qui ne sont pas la Vérité. Et vous allez constater d’ailleurs que si vous retombez, entre guillemets bien sûr, dans le mental ou dans les besoins d’une explication de ce qui est vécu vibratoirement et en conscience, ça va se ralentir. C’est la façon que vous avez de mener l’apprentissage pour vous perfectionner, non pas dans quelque chose de la personne mais dans la qualité intrinsèque du Cœur du Cœur qui est en émanation. C’est exactement ce qui sera à vivre aussi après l’Appel de Marie, durant les 132 jours. Vous voyez ?

Donc le rêve, et ce rêve-là, et les circonstances de vos vies, vont vous amener à vous repositionner extrêmement facilement parce que quand vous sentirez, que ça soit la Paix, la Joie qui vous a habités, que ce soit une minute ou plusieurs semaines, après vous avez l’impression de dire que vous sentez plus la même Joie, mais c’est pas vrai. C’est simplement votre point de vue qui s’est replacé dans l’histoire de la personne et qui a oublié de simplement diriger son attention vers le Cœur. Et ça, dans les scènes de la vie quotidienne, hein, mais aussi si vous avez tendance à avoir cette mauvaise et fâcheuse habitude de toujours comparer ce que vous vivez, pour le jauger par rapport à des choses que les autres vivent ou qui ont été vécues avant. C’est un réglage extrêmement fin que vous avez la possibilité de faire tant que l’Appel de Marie n’est pas là, quel que soit ce qu’il se déroule dans votre vie, mais aussi dans les habitudes liées au mental ou à l’âme. Vous voyez ?

Donc ne pestez pas si votre vibration diminue, si elle change d’aspect, si vous avez l’impression que vous étiez dans une Joie réelle, sans objet et totalement spontanée, et qu’elle vous semble, au bout d’une minute ou de plusieurs semaines, diminuer. C’est simplement que vous n’avez pas nourri, avec votre attention, ce que vous êtes, et que vous vous êtes laissés emporter, certes de manière temporaire, par les habitudes ou par autre chose que le Cœur. Et très vite ça se corrigera, dès l’instant… et vous voyez d’ailleurs qu’y a des frères et des sœurs qui vivent la Joie sans rien sentir au niveau de la Couronne cardiaque, aujourd’hui. Ils ne simulent pas, c’est la vérité. Et tout un chacun doit avoir, non pas cet effort mais cette attention maintenue, je dis pas 24 heures sur 24, vous devez vivre votre vie, ce qu’il en reste, mais néanmoins prenez pour habitude, même si vous n’avez pas le temps, de consacrer quelques minutes, et vous avez aussi ce qui vous a été transmis par l’Archange Anaël, qui replace instantanément au Cœur du Cœur. C’est même plus un yoga, comme ça a été dit, c’est instantané.

Et d’ailleurs certains parmi vous constatent qu’ils n’ont pas besoin de mettre les doigts, la vibration suit votre pensée même ordinaire. C’est pour ça que nous vous avons toujours mis en garde, non seulement pour ceux qui vibrent, si je peux dire, mais aussi pour ceux qui ne sentent rien, parce que les pensées sont opératives et la Lumière suit vos pensées, de manière directe et de plus en plus immédiate. Alors vous imaginez bien, que vous vibriez ou pas, que vos Couronnes soient allumées ou pas, que si vous passez, par exemple, une heure (je dis une heure mais ça peut être n’importe quoi), un certain temps à ressasser, à rabâcher un problème, à être dans le non-pardon, à vous et tous les autres, bah à ce moment-là vous allez le payer. Mais c’est comme ça que vous apprenez, c’est comme ça que vous vérifiez, par l’expérience.

Et vous saurez que votre personnage n’est plus sur le devant de la scène, sans parler même de disparition, mais quand vous serez dans cette Paix ou dans cette Joie, ou les autres qualificatifs que vous voulez, et que vous constaterez par vous-mêmes que le passé ne peut plus affluer, que vous n’êtes pas en train de gamberger ou de comparer, et qu’en plus votre vie se déroulera avec évidence et sans effort, quoi que vous soyez dans votre vie, quoi que vous fassiez.

Autre questionnement, ou autre chose à dire.

Je crois que Bidi a épuisé toute velléité de questionnement ou d’interrogation. Mais il peut y avoir aussi des témoignages, parce que les témoignages sont profitables à tout le monde.

Question : un soir, avant de m’endormir, j’ai vu un oiseau vert chatoyant. Sur le dessus de sa tête, il y avait un triangle noir, pointe en bas, avec une ligne blanche au milieu. Depuis je l’ai revu sur une branche, en vision intérieure.

Ah, c’est pas un oiseau réel, c’est une vision, et après, vu éthériquement ou avec le Cœur. C’est pas un oiseau physique, c’est ça que tu veux dire ?

… oui.

Alors l’oiseau, de manière générale, est un messager, vous le savez. Le rouge-gorge est lié au Christ, la mésange est liée à l’Archange Gabriel, et vous avez tous, dans toutes les traditions, y a des animaux totem avec… et vous l’avez en Égypte, vous l’avez en Amérique du Nord, vous l’avez partout. Donc l’oiseau, globalement, vient t’apporter un message. La couleur de l’oiseau, bien sûr, signifie quelque chose, hein. Comme c’est pas quelque chose de physique, ça sert à rien de chercher le nom de l’oiseau, ce qui est important, tu l’as dit toi-même, c’est un oiseau, il est vert et il a un triangle noir sur la tête. On est d’accord.

… avec du blanc.

Avec du blanc. Le vert, au niveau des messagers, c’est le messager qui vient apporter la guérison ; c’est la couleur de la guérison et de la médiation, le vert. Ensuite il a, au niveau de la tête, c’est-à-dire du 7ème chakra ou de la Couronne de la tête en tout cas, il est porteur d’un triangle noir avec du blanc, c’est bien ça, une ligne blanche.

… oui, c’est bien ça.

Alors ce triangle noir est le seul triangle qui n’est pas représenté encore au niveau de votre Couronne de la tête, parce que vous savez qu’il y a les quatre Hayot Ha Kodesh, mais que vous avez ce triangle pointe en bas au niveau de la Nouvelle Eucharistie. Vous savez que vous avez l’image du chakra du cœur au niveau de la petite Couronne de la tête. Ça veut dire que lors du mécanisme de l’Ascension, le Triangle de la Nouvelle Eucharistie va fusionner avec la petite Couronne de la tête et va vous donner à sentir un 5ème triangle qui, effectivement, est parcouru depuis sa base par, en passant par la pointe, si c’est le cas, de l’axe qui est nommé AL-OD, c’est-à-dire l’axe de la Lumière directe. Donc, le messager vient t’apporter le message de ton ascension, tout simplement, et tu l’as vu deux fois, une fois le soir au lit et une fois d’une autre façon, dans un arbre. Donc là, c’est très très clair.

… Silence…

D’autant plus que tous les oiseaux, sur ce monde comme partout, ont des récepteurs à la Lumière extrêmement importants, comme les humains d’ailleurs, au niveau du 7ème chakra. Donc là, le message qui t’a été délivré, apporté, te signifie cela.

… Silence…

D’autres choses ?

Question : j’ai fait ce rêve cette nuit. J’étais dans un endroit comme une très grande île. Je voulais aller me baigner parce que l’eau était très claire, très belle, et je ne savais pas comment y accéder. Une personne m’a dit qu’il y avait de grandes dunes de sable qu’on utilisait comme un toboggan pour aller dans l’eau, ce que j’ai fait. L’eau était superbe, et à ce moment-là, on a vu un bateau qui venait de s’échouer. On est montés dessus pour voir s’il y avait quelqu’un. Il n’y avait personne, mais le bateau, très luxueux, était intact à l’intérieur. Un téléphone a sonné dans le bateau, c’était le propriétaire et capitaine du bateau…

Tu sais où est ton téléphone, toi, maintenant… Excuse-moi, continue.

… il voulait savoir où et dans quel état était le bateau.

C’est un drôle de capitaine, il est parti sans son téléphone.

… quand le bateau s’est échoué, le capitaine avait quitté le bateau et était parti dans la ville. Une femme qui semblait diriger l’île a dit de ne pas laisser le bateau à cet endroit, que des ports étaient prévus à cet effet. C’est à ce moment que j’ai vu qu’il avait une limite entre l’île et l’extérieur.

Et ça veut dire quoi ça ? J’ai pas compris, une limite entre l’île et l’extérieur.

… sur cette île, il faisait très beau, tout était magnifique, soleil, ciel bleu, et j’ai pu voir la limite, à l’extérieur, où la mer était déchaînée, il y avait une pluie battante, et c’était la nuit.

L’île entourée de mer, c’est une forme d’oasis, aussi. C’est là où tout est paisible. Le sable, en plus, est lié au temps qui passe. Tu franchis la dune de sable et tu te retrouves dans l’eau, l’eau de la mer ou de l’océan, surtout autour de l’île, comme tu le dis, est calme, c’est-à-dire que les gens qui sont avec toi vivent non pas un isolement mais un phénomène de regroupement, quelque part. Le bateau, là aussi, renvoie à la notion de traversée. Mais je précise que ça fait deux rêves où y a des bateaux comme ça et un rivage, même si tout à l’heure c’était pas une île.

Vous ne dormiez pas dans le même endroit ? Celle qui m’a exposé le rêve tout à l’heure.

… non.

Parce que vous allez aussi, j’en profite pour le dire, ça, avant de terminer avec ton rêve, vous allez constater que vous avez des rêves qui sont de plus en plus communs. Alors bien sûr, pas dans les détails mais dans la symbolique, et ce que ça signifie pour votre Éternité… C'est-à-dire qu'aujourd’hui de plus en plus, les rêves parlent à votre Cœur et ne sont plus liés aux choses quotidiennes. C’est normal, c’est la fusion, la rencontre de l’éphémère et de l’Éternel qui change, si je peux dire, la polarité des rêves, qui ne sont plus eux-mêmes tournés vers les préoccupations de la personne mais sur ce que vous vivez en ce moment, qui est, on l’a vu avec la vision de l’oiseau ou d’autres rêves tout à l’heure, c’est le moment où vous liquidez les dernières choses inconscientes. La mer, l’océan primordial, c’est l’inconscient ; c’est Marie aussi, bien sûr. Et comme tu le dis toi-même, le port où y faut mettre le bateau, si le capitaine l’a mis ici, c’est que là où y a le port, c’était pas quelque chose de sûr.

Donc le bateau qui est resté sans capitaine, le téléphone qui est dedans, te prouvent que tu peux communiquer même sur ton île, bien sûr. Donc on est sensiblement dans le même processus que le rêve du rivage tout à l’heure, sauf que là, y a pas vraiment de traversée, le bateau reste là, mais y a quand même, dans le bateau, qui est très beau comme tu le dis, une communication avec le capitaine du bateau. Le bateau, c’est ton véhicule ; le capitaine du bateau, c’est l’Esprit. Alors là, bien sûr, tu dis qu’y a d’autres personnes, dont une personne qui semblait diriger quelque part et qui dit que le bateau… une femme qui dirigeait, qui dit que le bateau n’a rien à faire là, mais vu la ligne de démarcation, ce bateau, il est venu de là-bas pour venir ici, même sans le capitaine. Donc ça veut dire qu’il n’a pas à y retourner.

Ça veut dire aussi, qu’il faut rester dans cet environnement calme et paisible où les forces inconscientes sont tranquilles, transparentes, vues. Donc, tout ça parle de ton Éternité, parle du transit qui est en cours, c’est-à-dire votre ascension ou votre libération. Voilà ce que je peux en dire.

Question : lors de la Théophanie proposée par Gemma Galgani dans sa dernière intervention, j’ai eu la vision d’un cerf qui se trouvait face à moi. Peu après, il a tourné la tête vers la gauche, me montrant donc son flanc droit. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

Alors pour le cerf, bien sûr, ça renvoie au roi de la forêt, ça renvoie aux cornes célestes avec les bois, ça renvoie à la majesté, à la royauté, à l’Éternité, bien sûr. Alors tu dis que c’était… je vois pas le lien nécessairement avec Gemma, si ce n’est que la Théophanie avec Gemma travaille, bien sûr, sur l’Étoile Unité et sur la Porte Unité. Je te rappelle que le Canal Marial emprunte ce chemin pour rejoindre le Cœur. Pas sur les circuits de la Nouvelle Tri-Unité, mais directement d’ici au centre du Cœur. Ça passe pas vraiment par les côtés du Triangle de la Nouvelle Eucharistie mais plutôt par le centre, ce que vous appelez le barycentre, je crois, le centre de ce triangle qui est juste en dessous, bien sûr, qui est entre le cœur et le 9ème corps. Parce que c’est aussi une zone importante qui communique avec KI-RIS-TI à l’arrière, ça vous le savez, pour ceux qui ont suivi toute cette historique. Pour les autres, c’est pas important.

Par contre, la Théophanie avec Gemma te met en synchronicité entre ce qu’il reste d’éphémère, et en premier lieu le corps, mais aussi les habitudes, et ton Éternité, et il t’est donné de voir ce cercle donc, qui est un symbole spirituel. Et tu verras d’ailleurs que, aussi bien dans les rêves que dans les symboles, le cercle dans la forêt a une signification très importante, hein. Là, est-ce que c’est lié, est-ce que c’est en relation, pardon, avec Gemma, non. Je crois que c’est tout simplement lié à la Théophanie du Cœur, branchée sur la Porte et l’Étoile Unité, qui a permis cela, d’accéder au royaume, si je peux dire.

Alors bien sûr, la forêt c’est aussi ce qui est caché, mais c’est aussi, et surtout aujourd’hui, ce que je vous dis déjà depuis déjà pas mal de temps, c’est que ce sont les arbres qui reçoivent la Lumière, plus que l’humain même, parce qu’ils ont des antennes par tout le feuillage, par toutes les branches, et donc ils drainent la Lumière et ils sont les ancreurs de cette Lumière, et surtout la manifestation, maintenant, de cette Lumière au sein du Feu Igné. Vous voyez ? Donc ce qui s’est produit pour toi, c’est la découverte du royaume, et le royaume n’est rien d’autre que ce qui se passe au Cœur du Cœur. Donc, c’est très clair.

… que signifie le fait qu’il ait tourné la tête vers la gauche ?

Ça n’a aucune importance, il t’a montré ses bois. Le fait qu’il te présente tel flanc ou tel flanc, ça sert à rien de rentrer dans des détails là, pour ça. Ce qui est important, c’est le cerf qui apparaît, c’est-à-dire le roi de la forêt.

Question : c’est un rêve de ce matin.

Tu rêves le matin, toi.

… aux premières heures du matin.

Il est tout frais, donc.

… je me trouvais dans un paysage un peu noyé par des inondations.

L’eau revient, mais là, l’eau du ciel, pas les inondations. C’est de l’eau du ciel, ou des rivières qui débordent, ou de l’eau qui envahit ? C’est pas pareil. Il pleut ?

… c’était de l’eau qui montait, plutôt de l’eau du ciel qui faisait déborder les rivières.

D’accord, c’est les Eaux d’en haut qui viennent féconder les eaux d’en bas, dans les circonstances actuelles que vous vivez. Ensuite ?

… se trouvaient deux petits enfants orange, vraiment très orange…

Soit ils avaient mangé trop de carottes, soit ils avaient la jaunisse… Non, c’est une blague bien sûr. Continue.

… j’en avais la charge et je m’en occupais. Leur mère est arrivée, un personnage orange comme les enfants…

Quoi ?

… la mère.

La mer était un personnage orange ?

… oui, comme les enfants, avec des ailes, comme des ailes de chouette. La mère, la maman.

Ah, j’y étais pas. Moi j’étais dans l’eau, donc je voyais la mer, le tsunami. Faut préciser quand même. Donc la maman des enfants, elle est orange. Les enfants, y a un garçon, une fille, ou c’est deux garçons ou deux filles ?

… un garçon et une fille.

Très bien.

… la maman est arrivée et, de ses ailes, a recouvert la petite fille mais pas le petit garçon. Je me suis réveillée.

Alors l’eau du ciel a fécondé les eaux d’en bas. Là aussi, c’est en rapport avec l’inconscient et la découverte de tout ce qui vous était caché, comme ça se produit en vous comme sur toute la terre aujourd’hui, et à une vitesse de plus en plus accélérée. Tout ce qui était caché vous est révélé. Bien sûr pas par les guignols, qui vous parlent devant vos écrans, mais vous avez internet pour aller chercher la vérité, n’est-ce-pas ? Et vous êtes tous, que vous soyez branchés et allumés ou pas, aujourd’hui c’est un secret de polichinelle, comme disait Frère K y a très longtemps, que tout ce qui est images de la boîte à images est inversé et ne sert qu’à une chose, à vous distraire et à vous empêcher de trouver votre Cœur, c’est tout.

Alors, qu’est-ce qu’il se passe, là ? Je reviens à ton rêve : tu as deux enfants, un garçon, une fille ; il y a donc les deux aspects de ton enfant intérieur qui naît quand la Porte Étroite se franchit. Or, la couleur réelle du troisième chakra, elle est laquelle ? Elle est orange, c’est le soleil du ventre. Donc les eaux d’en haut t’ont permis de vivre l’enfant intérieur dans ses deux polarités. Arrive la maman, qui avec ses ailes, donc un ange ou un être de Lumière bien sûr, lui aussi de couleur orange, qui te montre bien, donc, une espèce de filiation, puisque d’ailleurs elle te dit elle-même que ce sont ses enfants. Et elle prend sous l’une de ses ailes la fille et pas le garçon, parce ce qui est important dans la période qui est à vivre, c’est l’enfant intérieur dans sa totalité, mais c’est surtout l’expression et la manifestation du Féminin Sacré. On a longuement parlé de ça voilà quelques années, et de la cocréation consciente.

Donc il t’est montré que la Lumière adamantine vient laver tout ce qui restait inconscient, le révèle, te donnant à voir ton enfant intérieur, enfant intérieur qui te rallie à Marie et donc à ton origine, ne serait-ce qu’à travers ce corps et l’ADN, et aussi les lignées. Et donc à Sirius.

Et d’ailleurs, mes souvenirs ne sont pas bons à ce niveau-là mais il me semble qu’y a une relation particulière entre le bleu et l’orange, même au niveau symbolique, hein. Alors je sais pas vous parler des couleurs complémentaires, si le bleu et l’orange se passent dans une dynamique particulière, mais ça veut dire, grosso modo, cela. Donc vous voyez, à travers les rêves tout récents ou que vous exposez maintenant, le mécanisme de la Libération qui est en cours, commence à se manifester dans vos rêves, quand la personne a disparu.

Tout ça, l’important, les explications, je vous les donne, mais les explications, vous le savez, nourrissent la personne, mais ça vous montre que ce qui se produit la nuit quand vous êtes au lit ‒ vous savez, avec les Présences qui viennent vous voir mais aussi dans les rêves maintenant ‒, parle uniquement de voyage, d’Ascension, de traversée, de Libération, vous voyez les eaux. C’est parfaitement logique. Et même dans les visions, comme tout à l’heure avec l’oiseau, vous avez des messages, même sans être dans le rêve.

Et d’ailleurs, ce que nous vous avions annoncé, dans la phase finale qui est en cours, on vous avait toujours dit que plus le désordre apparent du monde vous apparaîtrait, et là vous pouvez plus le nier, hein, au plus vous vivrez des choses merveilleuses, à condition de ne pas mettre le doigt ou de participer d’une manière ou d’une autre à tous ces évènements qui se déroulent à l’extérieur. C’est-à-dire que plus vous vous tournez vers vous, plus votre Cœur vous parle, et il parle vraiment, par l’enfant intérieur, par la cocréation consciente, par les rêves, par les énergies, par les vibrations, par la Paix. Et chacun, bien sûr de différentes manières, avec diverses intensités, mais qui signent vraiment l’émergence de la Vérité, sur le plan sensible hein, je vous l’ai dit.

C’est pour ça d’ailleurs qu’il sert plus à rien de parler des évènements. Je pense que vous pouvez vous renseigner de manière réelle sur ce qui se déroule partout sur la terre maintenant, et vous le voyez, même si dans certains pays on essaye de vous distraire de tout ça, alors que c’est la seule chose fondamentale. C’est ce qui se produit à l’extérieur, qui produit l’ouverture du Cœur, et chez des frères en nombre toujours plus important, et sœurs bien sûr.

Je crois que d’ailleurs Bidi, dans un des exemples, avait parlé de la balance avec l’équilibre des plateaux. C’est exactement ça. Plus vous grandissez en Joie, plus la personne s’éloigne et moins vous êtes affectés par les circonstances de votre corps, de votre vie et du monde. Vous avez trouvé la porte, de sortie, et de rentrée chez vous. Et nous vous l’avons toujours dit, y a pas d’autre porte. Tous ceux qui sont perdus et qui restent dans des connaissances, dans des croyances, ils peuvent pas trouver le Cœur. Ils trouvent le cœur de la tête, mais pas le Cœur du Cœur.

… Silence…

Je crois que vous êtes repus. Ça se voit, hein.

… Non, il y a encore une question.

Question : c’est un rêve que j’ai fait ce matin…

Eh ben dites donc, vous rêvez en commun là. Alors vas-y, je t’écoute aussi.

… j’étais sur une plage splendide…

Eh ben dis donc, vous êtes tous sur des plages ou au bord de l’eau, là. C’est le paradis, n’est-ce-pas ?

… oui. Un temps magnifique, plein de gens et d’enfants qui s’amusaient. C’était la joie, le soleil, et cela m’a donné envie de prendre un bain mais j’avais pas ce qu’il fallait…

Qu’est-ce que tu appelles « ce qu’il fallait » ? Ah, les sous-vêtements…

… ça m’ennuyait et en plus j’aperçois, sous une petite tente, un homme assis qui observait ce qu’il se passait. Il était habillé en tenue de ville. J’étais gênée mais j’ai laissé tomber ma pudeur et me suis mise en culotte. Mais au lieu d’aller nager…

Ah, la culotte, c’est pas une pudeur. T’aurais été tout nue, encore, je comprends.

… au lieu d’aller nager, j’ai été attirée par les dunes…

Par les ?

… des dunes de sable.

Ah, y a aussi des dunes de sable. Ben dis donc, vous êtes tous allés au même endroit, c’est pas possible ça.

… je me suis mise à courir dans ces dunes, et chaque fois qu’un pied s’enfonçait dans le sable, je ressentais comme la montée de l’Onde de Vie.

Alors ce rêve signifie exactement la même chose que les autres rêves. Alors, j’ai l’air étonné, comme ça, de vous dire que vous rêvez la même chose, mais comment est-ce que le Cœur pourrait vous montrer autre chose que des choses communes ? C’est la même Vérité pour tout le monde. Le sable, « Tu es poussière et tu retourneras poussière », le sable est jaune. La mer, l’océan, toujours très beau, cette plage, la dune de sable, tout ça vous parle de votre libération et de votre ascension. Y en a encore qui ont rêvé de plage, ou pas ?

Question : oui, moi aussi.

Oui, oui, vous avez été beaucoup quand même à avoir fait ce genre de rêve, mais ça montre une chose, que les rêves qui sont pas impulsés par la personne mais de la rencontre de la personne avec le Cœur, font appel à des symboles universels, qui ne sont pas de ce monde bien sûr, hein, parce que le symbole n’est qu’une illusion, si vous voulez, mais dans le rêve, vous êtes obligés de vous référer aux symboles connus sur cette terre. Mais là, c’est très caractéristique : l’île, la plage, le rivage, annoncent la traversée. L’eau autour, qui est parfaite, dans laquelle y a un besoin de se baigner, soit de rejoindre l’océan primordial. Alors qu’il y ait pas de maillot, c’est pas grave. D’ailleurs tu le dis toi-même, il y en a qui sont habillés. Ça, c’est ce que trafique votre cerveau. L’important, c’est l’eau, la dune de sable, le beau temps, l’eau, le bateau éventuellement aussi, on a eu deux bateaux différents, tout ça vous parle de votre libération et de votre ascension, pour ceux qui font ces rêves, qui est en cours.

Marie vous avait dit que l’Ascension de la Terre a démarré au mois de mars. Quelles que soient les apparences des guignols qui vous font croire que c’est autre chose, qui essaient de vous distraire, d’attirer votre attention hein, que ce soit par des attentats, que ce soit en vous mettant en colère par rapport à des lois, et ça dans tous les pays. Et ils ne peuvent rien faire, donc c’est pour ça que les guignols, partout sur la terre, qui sont encore pour peu de temps aux commandes, on se demande de quoi, vous pondent des lois nouvelles et des états d’urgence, parce que eux, ils le savent, ce qu’il se passe, beaucoup plus que vous, ne vous y trompez pas, mais ils sont comme vous, ils n’ont pas la date précise, ils ne peuvent que constater, avec leurs outils de mesure et ce qu’ils observent dans le ciel, que tout ça est dramatiquement en cours pour eux. Mais vous savez, vous, même à travers ce que vous vivez, que ça n’a rien de dramatique, sauf pour celui qui croit à la scène de théâtre et à l’illusion de ce monde ou de son personnage. Tout dépend du point de vue, hein, ça a été expliqué d’innombrables façons.

Et ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle naissance. C’est exactement, cette expression que j’ai employée quand j’étais incarné, avec vous pendant les Noces Célestes, après les Noces Célestes, c’est exactement ce qui est en train de se passer, non seulement pour certains d’entre vous, mais à l’échelon de toutes les consciences de la terre. Le résultat, vous le voyez, est profondément différent : soit vous êtes en paix, soit vous rentrez dans la folie, c’est même plus la peur. Et vous le verrez de façon de plus en plus courante, chaque jour un peu plus, et même autour de vous, hélas. Et vous n’y pouvez rien. Parce que même la folie, les pétages de plomb comme vous dites, ou les résurgences des peurs, font partie du travail de la Lumière pour ces frères et ces sœurs, jusqu’à temps qu’ils lâchent, leurs scénarios, leurs croyances, leurs peurs, devant l’évidence de la Lumière.

Et vous avez… on peut pas parler de chance mais c’est une opportunité, extraordinaire, de pouvoir vivre ça avant même l’Appel de Marie et je dirais, en si grand nombre. De partout sur la terre ça se produit. Les deux types : le Cœur, ou même plus la peur parce que la peur débouche sur la folie, c’est-à-dire sur ce qui n’est pas raisonnable, sur ce qui n’est pas centré, sur ce qui n’est pas aligné, et sur ce qui n’est pas léger.

Les rêves où vous êtes au bord de l’eau vous montrent que vous vous êtes libérés ou en voie de libération de l’attachement quelconque à ce monde ou à votre histoire. Et c’est pour ça. C’est votre Cœur qui le fait, c’est la Lumière qui est partout, c’est les vagues galactiques qui sont arrivées, comme je vous l’ai stipulé, depuis le 1er octobre, et qui ne vont que se renforcer. Tous les phénomènes que j’ai évoqués, même depuis longtemps, au niveau des climats, des volcans, de l’humanité, se produisent en ce moment même. Partout autour de vous comme en vous. Alors bien sûr, y en a encore qui font les autruches ou qui sont tellement terrorisés qu’ils font tout pour minimiser eux-mêmes, ou travestir les choses comme le font les guignols. Mais bon, c’est valable un temps tout ça. À un moment donné, le collectif humain va quand même se poser des drôles de questions. Et les guignols seront partis, eux, se planquer.

Globalement vous le sentez tous, que vous soyez dans la folie ou dans le Cœur, y a une pression pour la liberté. Même si vous ne vivez rien, vous savez pas exactement même que vous êtes immortels, vous croyez en rien, mais vous étouffez littéralement, et ça c’est commun. Et à force d’étouffer, eh bien soit on devient fou, soit on accepte, même sans savoir que c’est le Cœur qui crée l’acceptation. Et quand vous commencez à dire « à quoi bon » et que vous tombez dans la folie, et que vous voyez aucune issue, il ne reste que l’issue principale et la seule issue, c’est-à-dire le Cœur. Ça c’est l’Intelligence de la Lumière.

Donc c’est pour ça qu’on vous a toujours dit de ne pas juger des circonstances, du positionnement de chacun, parce qu’en définitive, vous allez tous au même endroit. Peut-être pas la même destination, mais vous allez tous au Cœur, que vous le vouliez ou pas. Ça, c’est la Résurrection de l’Appel de Marie, c’est le Serment et la Promesse, avant même le grille-planète. Et c’est maintenant, en ce moment, chaque jour un peu plus.

Et je vous rappelle, je veux pas parler de dates hein, mais je vous rappelle que toutes les années, je vous ai parlé de certaines dates propices, pas les années mais les jours précis qui étaient importants, mais comme nul ne connaît la date, ça sert à rien de faire des plans sur la comète, elle viendra bien assez tôt. Mikaël vous l’a dit, je crois hein, pour l’instant il laboure par petits bouts. Les gros bouts arrivent, ils sont très proches. Et les signes dits apocalyptiques ou de fin du monde, qui ne sont que la Joie qui revient, vont être de plus en plus employés. D’ailleurs les mots « apocalypse », « fin du monde », « catastrophe », même avec un air ironique ou même en vous, se foutant de ceux qui pensent que c’est l’Apocalypse, c’est tout à fait réel. Et vous le vivez.

Autre chose à dire.

… Silence…

Ah, je crois qu’il est temps d’aller dormir et de faire de beaux rêves, apparemment, hein.

… Il n’y a plus de questions. Avec toute notre gratitude.

Alors moi, j’ai dit les quelques éléments que j’avais à dire à travers des réponses, puisqu’on m’a donné… vous avez eu envie que je revienne et que ça m’a permis de clôturer, comme je le fais depuis de nombreuses années. Voilà. Donc j’ai rien d’autre à vous dire, si ce n’est que chaque minute, chaque jour, vous allez constater que plus vous acquiescez et plus vous accueillez, plus votre Cœur est vivant et plus vous êtes en Joie, ou en paix, ou en sérénité, quoi qu’il se déroule dans votre corps, dans votre intimité, ou à l’autre bout de la planète.

Et c’est pour ça que j’ai insisté aussi de vous dire, surtout, de ne pas parler. Ça sert à rien de prévenir quiconque aujourd’hui, parce sans ça vous allez déclencher encore plus de folie. C’est le silence qui agit, au travers de ce que vous accueillez, qui se répercute et qui agit sur l’ensemble de l’univers, pas seulement sur cette planète, pas seulement à côté de vous. Et comme les vagues galactiques arrivent maintenant et vont se succéder les unes derrière les autres, il est évident que ces radiances, ces radiations, ces lumières, ces différentes caractéristiques de Lumière vibrale entraînent tout cela et permettent, effectivement, d’envisager une visibilité de Nibiru à tout instant.

D’ailleurs vous avez des prémices liées à ce qui entoure Nibiru, qui commence à être pris en photo, les couleurs des ciels changent, les volcans réagissent de plus en plus, les ouragans vont se manifester de façon de plus en plus inhabituelle, le temps va changer avec l’impression de vivre, dans la même journée, les quatre saisons… Tout ça, c’était annoncé, hein. D’avoir deux printemps dans l’année, avec des récoltes qui se sont effondrées, c’est le cas partout. Donc tout ça a été écrit de partout, que ce soit en Orient, que ce soit en Occident, que ce soit dans la Bible, dans le Coran.

Mais retenez que l’important, c’est pas la justesse de ce qui est décrit, qui vous donne pas la véracité des enseignements hein, ça je l’ai dit à plusieurs reprises, mais ce qui est important, c’est ce que vous constatez comme effet en vous. C’est la seule vérité.

Et d’ailleurs, si vous n’aviez pas, en nombre de plus en plus important, la perception, le vécu de la vibration ou la perception de la Paix ou de la Joie, vous seriez peut-être aussi en train de réagir et de vous poser des questions. Mais laissez se poser les questions, même si c’est un enfant, un mari ou une femme. N’allez pas le contrarier dans son propre dévoilement, dans son propre plan de dévoilement. Vous aidez au mieux en étant silencieux et en étant vrais, c’est tout. Y a rien à se prémunir, y a rien à préparer, y a rien à anticiper, vous êtes dedans. La seule protection, c’est le Cœur, y en n’a pas d’autre.

Mais bien sûr, et je terminerai là-dessus, vous vous rendez-compte que la nature est bien plus propice que les cités, les villes, pour vivre cette tranquillité. Alors si vos arbres n’ont pas brûlé, profitez-en pour vous immerger là-dedans, même si des branches tombent, il paraît. Voilà…

Alors là-dessus Pépère va vous souhaiter une très bonne nuit, avec des rêves très riches et surtout de grandes Joies, de grandes félicités, de très beaux échanges d’Amour et de très belles transparences.

Je vous transmets tout mon Amour, ainsi que l’ensemble des Melchisédech qui vous transmettent aussi, et je suis leur porte-parole, ils vous remercient d’avoir suivi l’histoire que nous vous avions proposée, ou de l’avoir rejointe maintenant, parce que les signes sont évidents. Chacun est à sa très juste place, et nous nous faisons un plaisir de vous retrouver, pour la plupart d’entre vous, très bientôt, là où vous savez.

Je vous embrasse, je vous serre sur mon cœur, et tous les Anciens vous transmettent leur fraternité, leur amitié et leur Paix. Et je vous dis, moi aussi, à toujours et à bientôt.



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"Ce qu’on appelle la Grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne."
Yolande Duran-Serrano


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