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ERE DE LA COLOMBE

 
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Gerard MULOT


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Joined: 01 Nov 2013
Posts: 29

PostPosted: Sun 10 Nov - 16:05 (2013)    Post subject: ERE DE LA COLOMBE Reply with quote

Jusqu'au soleil du lendemain ils demeurèrent dans les entrailles de la Terre.
Entre les buis, parmi les pierres, d'innombrables ruisseaux coulaient...

Le Cavalier songeait au chant de la rivière, lorsque l'Enfant lui dit :

- M'accompagneras-tu dans mon voyage de la plaine ?

Je m'y rends aujourd'hui... Et puis je reviendrai saluer la montagne et te donner l'abri de son flanc bien-aimé.

C'est en silence qu'ils arpentèrent la vallée, passèrent les frontières, traversèrent les villes où se tenaient les hommes...

Et Yahalia portait le chant de sa Parole.

Et à ceux qui élevaient des drapeaux à la Paix, assourdissant les places, défilant dans les rues, la « colombe » en image, voici qu'il leur disait :

- Répondrez-vous au bruit avec un autre bruit ? Et flagellerez-vous d'un rameau d'olivier cette guerre des masques ?

À quoi servira-t-il de dénoncer son arme et de' briser la porte qui cachait ses secrets ? Donnez plutôt à l'homme la Conscience de Paix, apprenez-lui plutôt les raisons de l'Échange, et l'Unique Origine qui bat sous les visages.

Et à ceux qui vaguaient, portés par l'indolence, voici qu'il leur disait :

-   En vérité, je vous le dis, il vaut mieux l'Erreur que l'errance Car celui qui met la main dans le feu la retire, mais celui qui rôde autour des flammes, la fumée tant l'aveugle qu'il ne sait pas qu'i_ meurt par asphyxie.

Et aux hommes figés, qui s'isolaient du monde...

-   Vous avez peur de prendre la route par crainte de la tentation_ mais là où vous restez, vous invitez à venir les fantômes.

Et pendant que vous vous croyez « en Dieu », les convives pénètrent dans la maison, et voilà qu'ils recréent chaque espace.

Ils sont les compagnons de votre solitude et emplissent le vide de la Séparation.

Vous craignez d'avancer... Craignez plutôt le gel qui ne saurait figer la rivière d'Eau vive.

Et à ceux qui dans les cités de l'Occident brûlaient l'encens des dieux de l'Orient, voici qu'il leur disait :

Ne fuyez pas les régions froides pour vous chauffer aux soleils d’autres terres… Et ne transvasez pas d’un vase dans un autre le Breuvage divin. Et ne succombez pas aux moulures des vases.

Pourquoi chercher à l'Orient ce qui se meut de même à l'Occident ? Écoutez donc les « temps » et voyez vers quelle aile l'Oiseau tourne sa tête...

Croyez en votre terre et préparez son champ. Préparez le réveil des régions endormies avec les instruments conçus pour leurs oreilles. Laissez-les s'édifier dans leur matrice naturelle. Car moi je vous le dis, aux Lumières nouvelles, les vernis de façade se verront craqueler. Il ne sera qu'aspérités sur les anciennes pierres d'angle.

Et alors qu'il parlait ainsi, voici que vint à lui la confrérie des hommes qui croyaient

édifier l’éternelle demeure. Et ceux-ci entendirent :

- Comme base de votre temple, vous vous êtes servis du palier, et vous êtes enfermés en ce temple sans donner d'escalier à votre demeure.

Et à l'image du dernier ciel vous avez cru bâtir cette demeure et n'en avez point supposé de plus haute. Et moi je vous le dis, cette base du Temple est en vous-même.

Et de même le Temple.

Et je vous dis : laissez une échappée à votre demeure afin que l'Escalier se construise et que le Vivant aille et vienne sans limites. Car si l'homme construit son royaume sur un palier et donne lui-même assise et faîte à son Temple, il s'enferme en un monde clos que les faux dieux et les idoles convoitent.

Et à ceux qui accusaient la matière du Monde et faisaient de la Terre la pierre de l'abîme, voici qu'il leur disait :

-   Cherchez en vous l'enfer. Enlevez de la Terre la couronne d'épines si vous ne voulez pas que vos fronts soient marqués des plaies qui la meurtrissent.

Prenez garde d'y voir le portail de l'abîme si vous ne voulez point être enchaînés vous-mêmes aux barreaux de la grille.

Vous prétendez connaître Dieu, et le Silence de son Nom, or voici que vous êtes dans l'effusion et avez hâte que le Monde s'épuise.
Or, voyez le cheval fougueux tirer la charge de la Nature, son Cocher ne le fouette pas de peur que le chariot ne bascule.

Mais l'ignorant nomme cette charge : « la plaie », et la désigne aux regards impatients. Or sait-il, celui-là, d'où est issu son doigt qui accuse ?

Où pousserait la vigne s'il n'était le terrain ?...

On ne se désaltère au breuvage divin qu'en communiant avec la coupe et non en dénonçant cette «forme » qui le contient.

Et il leur dit encore :

-   Vous ne jetez des pierres au Monde que parce que cela soulage poids de votre main. Que ne soulagez-vous le poids du Monde !


Et alors qu'ils s'en revenaient par le chemin de la vallée quelques. hommes autour de lui, s'attroupèrent. Et ils disaient entre eux « Serait-il le Prophète ? »

Alors Yahâl  leur dit :

Regardez donc autour de vous ! Même un grain de poussière touché par les rayons du soleil prophétise sur la Lumière.

 

Et à ceux qui se bousculaient pour embrasser ses pieds et toucher son habit, il dit encore :

- Ne cherchez pas un roi pour poser sur sa tête la couronne tressée par les mains de l'Idolâtrie, mais tissez votre propre bandeau si vous voulez entrer dans le Royaume de Lumière.

Et je vous dis aussi : n’embrassez pas les pieds des hommes. Et ne dites pas d’un seul d’entre eux : « Voici celui que nous attendions ».

Car Celui que vous atttendez, en vérité, Il n'est jamais parti. Il Est Celui qui EST de toute Éternité. Celui qui peut dire : JE SUIS et qui ainsi Se Nomme.


Mais sur ce qu'Il vous montre, vos paupières se ferment. Mais vos chants exaltés couvrent Sa Voix. Mais vous ancrez vos coeurs dans des ports éphémères.

Or Il m'envoie vous rencontrer, poser mes lèvres sur vos lèvres, pour qu'enfin vous puissiez L'appeler du Nom qu'Il Aime.

Quant à « celui » que vous portez en image sur vos poitrines, n'adorez pas son « vêtement », laissez-le se montrer dans sa Lumière dynamique.

Ne clouez pas sur le bois de votre apparence la main que son Âme vous tend.

Et moi je vous le dis :

Ne le tenez pas prisonnier de vos rets.

Car le pêcheur qui trouve un beau poisson dans son filet, le met-il en évidence sur la porte de sa maison, ou le mange-t-il et le partage-t-il avec ses convives ?

Ne naturalisez pas la prise de votre filet. Qu'elle ne devienne pas une idole visible au milieu des objets de votre maison.

Laissez-le Libre de se Donner.

Car Il est Nourriture afin que les hommes se Nourrissent.

Et alors s'approchèrent ceux qui avaient adoré un « Dieu » persécuté. Ceux qui avaient imposé aux quatre coins du globe la doctrine entachée d'un sang toujours perlant. Sang de Dieu, sang des hommes... éclaboussant les robes des prêtres intolérants.

L'Enfant se retourna:

- Car c'est derrière moi, en effet, que vous êtes, avançant dans les ombres de tous les Fils venus éclairer cette Terre.

Le « trident » n'aime pas que l'on brise ou élève au détriment des autres une flèche sur trois...

Que n'avez-vous sculpté dans le bois de la croix un mât pour votre barque ? Le Souffle de l'Esprit aurait gonflé vos voiles! Et vous aurait conduit par-delà les récifs, les îles remontées qui troubleront vos âmes.

Mais vos flancs sont meurtris par l'éperon des vagues d'un Océan trahi.

Vos cales prennent l'eau, les rouages s'oxydent, le navire sans Port s'en va à la dérive... La tête de la proue déjà est menacée par les vents revenant des tempêtes exhalées.

Églises de la Terre! Vos racines s'épuisent à rassasier des cimes que le Soleil renie.

Qu'avez-vous fait de Lui ? Pétrifiant sa Lumière, martelant ses rayons à des forges humaines...

Vous avez mis à terre le reflet de son Nom, élevant des autels à son ombre.

À cause de ces mots, un cri emplit la foule... Les uns le défendirent et d'autres l'accusèrent. Mais il dit à ceux-là:

-   Prenez garde, demain, de tuer le Berger pour adorer le loup en « Pasteur » déguisé.

Et aux autres il leur dit :

-   Brisez les esclavages et allez en mission non plus pour remplacer leurs dieux par votre Dieu, non pour ôter les chaînes qui entravent les corps mais celles qui enserrent la conscience des êtres. Désaffu­blez ce Dieu des oripeaux fanés, ne cueillez plus de fleurs pour les noirs cimetières... Utilisez les graines pour les champs préparés, œuvrez à l'émergence de la Terre nouvelle.

Seul un homme resté à l'écart ne disait rien. Nulle émotion ne le marquait... mais deux sillons profonds lézardaient son visage, encadraient une bouche, fermée comme une porte à jamais close. Nul ne le connaissait. Le Cavalier lui-même ne le reconnut point dans ce jour qui baissait...

Il s'approcha de l'Enfant et lui dit :

-   Que fais-tu dans ces lieux ? Tu n'es pas dans ton monde!

Et Yahâl répondit :

-   Montre-moi les frontières des mondes. Désigne-moi la clef qui ouvre la porte des uns et condamne celle des autres.

Alors seulement, si tu me prouves que je ne suis pas de ce monde je m'en irai.


L'homme ne trouva rien à répondre, et l'Enfant reprit :

-   Je respecte la prison où tu te retires, et mon éclair ne frappe pas cette porte qui t'en fait maître. Mais prends garde que la prison elle-même ne se lasse un jour de ta présence et qu'elle ne m'appelle... Et que la porte n'éclate sous la violence de son désir d'Amour.

À ces mots, l'homme serra les lèvres davantage et quelques-uns parmi les hommes s'interposèrent...

Mais lui les écarta, et seul avec l'Enfant, voici qu'il menaça:

-   Sais-tu bien que je peux te détruire ?

-   Que craindrais-je ? Ce qui de moi s'affaissera peut rouler à tes pieds comme la vague sur la grève...

Que craindrais-je ? Devant l'œil des témoins tu ne le feras pas car tu crains la menace et leurs poings qui se lèvent.

Mais si ceux-là n'étaient pas là, tu le ferais, n'est-ce pas ? Bien que l'Œil que tu veux ignorer te surveille.

Que craindrais-je ? Si ce n'est que tu t'enfonces davantage au lieu de te saisir de la Main que Je tends.

- Me prendrais-tu de force ?

-   Cela n'est pas ma Loi. Tu ne l'ignores point... Mais Je puis souffler sur la bougie ou lui laisser le temps qu'elle se consume d'elle-même.

- Je suis la pierre qui peut t'atteindre!

-       Mais avec une Main Je te lance, avec l'autre Je te reçois. Lorsque Je les joindrai... tu seras enfin Libre. Et nul ne pourra plus connaître la paix de ton erreur qui empèse le monde.

-       Je ne veux point de ton repos!

- Et cependant Toi-même Tu le réclameras. Et tes paupières se fermeront... et Tu dégageras les mèches de ton front afin qu'un autre « oeil » Te révèle.

- Qui crois-tu que je suis ?

L’Enfant le regarda et posa dans ses yeux tout l’Amour de son Etre… Il lui dit doucement, il lui dit gravement :

- Tu es « Moi ».

 

 

 

Console-toi Terre

même si l'heure est proche et que sonne le glas même si vont surgir

les plus grands soubresauts de ton Être.

Car des pierres du ciel martèleront ton corps.
Car des flammes du ciel lècheront ton visage.
Car les lumières de tes nuits

n'auront plus le repos des étoiles.

Car tes eaux retenues s'échapperont.

Car le feu et la mer feront un noir mariage.

Mais Sa Voix surgira du Tabernacle

Mais Son Pied foulera le Mont Sacré

Mais Sa Main figera l'avance des guerriers

  et ils seront dans la stupeur comme une marée qui se glace.

Alors viendra ta Récompense

quand la Rose du Jardinier répandra de nouveau son parfum.

Alors viendra ta Récompense

quand fleurira la couronne d'épines qui ceint ton front.

Et le Souffle attendu

effleurera ton Âme

Sur l'Arc des sept couleurs

Il étendra son Aile blanche...

ALORS

  L'ÈRE DE LA COLOMBE APPARAÎTRA

 

Tiré de l’ « Evangile de la Colombe » ORIA


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PostPosted: Sun 10 Nov - 16:05 (2013)    Post subject: Publicité

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Alta


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Joined: 12 Oct 2013
Posts: 1,938
Localisation: Altaïr

PostPosted: Sun 10 Nov - 16:17 (2013)    Post subject: ERE DE LA COLOMBE Reply with quote

j'adore !!!!! et depuis très longtemps!  l'Archange Uriel par ORIA tel est l'évangile de la Colombe.
_________________
Seule la personnalité connais la peur, car elle résulte de la peur, toutes ses stratégies visent à éviter/négocier/se soumettre à elle, sans peur, elle n'existe plus, car l'amour prend toute la place, là est la Liberté, la Vérité, l'Absolu..


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Phalphul
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PostPosted: Sun 10 Nov - 17:14 (2013)    Post subject: ERE DE LA COLOMBE Reply with quote

Merci pour ce

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PostPosted: Today at 14:23 (2019)    Post subject: ERE DE LA COLOMBE

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